Excellent film au titre devenu culte, avec un quator d'acteurs au summum, Meryl Streep en tête en rédactrice en chef tyrannique faiseuse de roi du magazine de mode référence, ce qui n'est pas bien sûr sans rappeler des personnages réels. La scène d'ouverture à elle seule est un monument et donne le ton du film avec son arrivée à la rédaction du magazine et le vent de panique qui en résulte. Anne Hathaway, quasiment révélée par ce film ou du moins accédant à un autre statut, apporte sa fraîcheur, son enthousiasme et sa candeur avec charme et talent. Magnifique Emily Blunt en assistante peste et totalement servile et grand numéro également de Stanley Tucci, comme toujours excellent second rôle . Un film frais, drôle, punchy qui aurait pu cependant s'épargner de quelques scènes et dialogues pseudo moralistes.
Comment ternir les étoiles de la haute-couture, du luxe, de la presse, et de la mode ? Sans savoir si David Frankel s’est réellement posé la question, le réalisateur a trouvé matière à réponse dans le roman éponyme de Lauren Weisberger que la scénariste Aline Brosh McKenna a adapté pour l’occasion. Pour illustrer cette réponse, rien de mieux que de faire une affiche partagée en deux, avec d’un côté une femme mûre tirée à quatre épingles, et une jeune femme quelque peu encombrée de l’autre, une affiche soulignée par quelques mots menaçants et sensés donner le ton : "Un job d’enfer. Une boss infernale". Autrement dit, on nous promet du lourd. Et pour assurer le lourd, autant faire appel à un casting prestigieux. Dans le rôle de la femme mûre, Meryl Streep nous étonne dans un rôle dans lequel on ne l’attendait pas. Loin, très loin de ses rôles inoubliables de "Out of Africa" ou de "Sur la route de Madison", elle représente ici une éminente rédactrice en chef du magazine féminin le plus influent au monde. Face à elle, une jeune comédienne de la nouvelle génération : Anne Hathaway. Elle prête ses traits à Andrea, une jeune journaliste obtenant un job d’enfer pour lequel des millions de filles tueraient pour l’avoir. L’une est sophistiquée en ne jurant que par les marques de luxe (et encore), l’autre est l’antechrist de la mode en s’habillant chez… on va dire l’équivalent de La halle aux vêtements. Tel un passage de témoin entre les deux actrices, l’une sait tout des rouages la mode, des ateliers de création à l’inondation des boutiques bon marché, l’autre en ignore tout. Si Meryl Streep a fière allure dans le rôle de la boss infernale, Anne Hathaway prête souvent à sourire devant ses attitudes qui font penser au chien-chien à sa mémère qui se démène comme un beau diable pour satisfaire sa patronne. Les deux personnages n’ont rien en commun, sauf le caractère : un caractère bien trempé. On se dit alors que plus ça va aller, plus ça va faire des étincelles. Il y en a oui, mais pas autant qu’on pourrait s’y attendre, simplement parce qu’il y a un arbitre de choix, campé par un Stanley Tucci irrésistiblement sympathique, doté qu’il est d’un humour tout en finesse. Et pourtant, l’autre assistante n’a de cesse d’essayer d’alimenter les rancœurs avec un malin plaisir, par l’intermédiaire d’Emily Blunt dont on se demande si ce n’est pas elle le diable… Ce qui ressort avant tout de ce long métrage, c’est l’apparente ambiance bonne enfant qu’il y a eu sur le plateau de tournage. Il en ressort une comédie fraîche et légère, mais cela a un inconvénient de taille : l’aspect grinçant et satirique ne ressort pas suffisamment. Cela en fait une comédie plaisante à suivre, gentillette, mais tout de même un peu mal ajustée. Nos dames devraient cependant y trouver leur compte, et ce malgré la petite touche de moralité typiquement hollywoodienne. Quant aux hommes, ils devront retenir une chose : c’est que le luxe a vite fait de faire tourner les têtes, surtout quand il y a un blondinet plus ou moins bellâtre qui débarque avec son sourire toutes dents dehors et qui se croit irrésistible. Non mais ! Ca m’énerve !! (en plus, perso, je ne le trouve pas terrible, hein… si ? mais nooon, non, non et non !).
Petit film très sympathique, même je ne cautionne pas pour autant la morale de l'histoire, d'être traité comme un chien pour réussir. De plus, je ne trouve pas qu'une femme ait besoin de porter du Dolce Gabbana pour être charmante, son pull bleu du début lui allait très bien! C'est la femme qui sublime le vêtement et non pas l'inverse! Dans ce cas précis c'est la sublime Anne Hathaway, qui incarne par ailleurs parfaitement son personnage, tout comme Meryl Streep. 3,5/5
Une apprentie journaliste se retrouve embauchée comme assistante d'une patronne tyrannique, qui va la contraindre à sacrifier sa vie personnelle pour se consacrer à la mode. Sorte de version girly et moins sombre de "Swimming with Sharks", "The Devil wears Prada" s'avère être une satyre assez timide sur le monde de la mode (le nombre hallucinant de placements produits ferait presque passer le film pour une apologie du milieu !). D'autant plus que la réalisation est très générique, et que la confrontation psychologique entre les deux protagonistes est rarement creusée. Néanmoins, Anne Hathaway est charmante en femme motivée qui va peu à peu se transformer en carriériste froide, tandis que Meryl Streep est impériale en patronne infecte jusqu'au bout des ongles. En prime, Stanley Tucci campe un amusant bras droit branché sur la mode. Ces acteurs donnent lieu à quelques situations amusantes, mais au delà de ça il est difficile d'expliquer le succès surprise que le film a rencontré en 2006.
Le boss n'est pas le tyran d’entreprise que l'on aurait espéré voir dans le monde de la mode! On regarde un enfant de cœur railler des enfants gâtés. L’enjeu dramatique est ridicule et les incohérences nombreuses. Le film tourne progressivement au cliché tous plus gros les uns que les autres! On assiste à une vitrine payée par les marques de vêtements et des boissons pétillantes. Bref: a éviter!
Une petite comédie très sympathique, bien dirigée et bien interprétée. Meryl Streep est vraiment très bonne, mais notons aussi la révélation du film, Emily Blunt, qui nous livre un interprétation cinglante et superbe. Une réussite !
Très bonne comédie américaine ou le jeu d'acteurs est remarquable . Tout le casting tire son épingle du jeu admirablement avec une mention spéciale pour Meryl Streep qui crée encore une fois un personnage comme aucune autre actrice en activité ne sait le faire actuellement ! Cette grosse intelligente au milieu de ces squelettes ambulants et qui se déguise pour se fondre dans la masse qui ne finit jamais de la toiser du regard produit une superposition d'effets comiques très amusante . C'est très décalé et l'extravagance des vêtement très mode portes par les différentes actrices,et Stanley Tucci , donne des allures de film costume à cette comédie actuelle .C'est drole et en même temps l humour d'auto dérision qu'apporte l'extravagance du film, au monde de la mode, désamorce les critiques bébêtes et ras les pâquerettes de bouffonnerie et de grotesque attribuées par certains au monde de la mode et personnifiées dans le film par le personnage du boyfriend, très méprisant du travail que sa copine livrée en pâture sur le marche de l'emploi, a trouve. Il ne comprend pas les enjeux de propreté qui existent dans le vêtement et Son poste de cuisto où il met très souvent les mains dans le cambouis et pas de manière métaphorique ne lui donne pas le droit de se moquer . Parce que ce qui n'est pas drôle c'est plutôt d’être tout nu et le monde de la mode est finalement un jeu avec la nudité ou le vêtement est une seconde peau. L'art de se couvrir et de se découvrir. Dans ce film une vraie place est accordée au vêtement. Il se meut tel un fantasme dans l'univers féminin . Fantasme pour lequel certaines d'entre nous sont prêtes même a sacrifier beaucoup. Ce qui est aussi surprenant parce que très rationnellement un vêtement ça sert à se couvrir ! D'un autre cote ça sert aussi à séduire, autant les autres que soi même. Le vêtement participe de plein pied a la libido sous sa forme basique, sublimée ou dans son versant narcissique ,ce qui est central dans la vie.C'est aussi un accessoire identitaire et de nos jours on a même le droit de confondre les genres avec le vêtement ce qui n était pas évident pour nos grands mères . La fin est dans le ton de la comédie donc ça finit bien mais dans la réalité la personne incarnée par Anne Hathaway n'était plus embauchée nulle part et c'est pour ça qu'elle a écrit le livre qui sert de support a ce scénario qui est une critique de societe.
Le Diable s'habille en Prada est une comédie pas mal du tout, portée par une excellente Meryl Streep. L'histoire est très sympathique, elle marche très bien. Elle a quelques rebondissements qui marchent bien. On s'attache vraiment aux personnages. Le film arrive à ne pas être trop girly. Les quelques touches d'humour marchent très bien. Meryl Streep est absolument géniale dans ce rôle de boss infernale. Alors que je la connaissais plutôt dans des personnages sympathique et bienveillant, elle interprète une supérieure tyrannique comme si elle avait passé sa carrière à jouer ce genre de rôle. Elle arrive à nous donner de l'empathie vis-à-vis de son personnage. Anne Hathaway (que je découvre dans ce rôle) se débrouille de manière très convaincante. Les seconds rôles ne sont pas en reste, notamment Stanley Tucci (que je découvre également grâce à ce film) qui est très juste et très attachants. Emily Blunt, Simon Baker et Adrian Grenier jouent bien leurs rôles. Comédie sympathique.
Une comédie traitant de la superficialité du monde de la mode et de ceux qui en vivent mais le sujet n'est qu'à peine survolé. Le principal objectif du film est de refaire une version de cendrillon moderne avec les différentes humiliations d'une patronne ( calquée sur une vraie personne importante de la mode ) envers son assistante. Le film n'est pas une surprise et rentre dans le moule scénaristique prévu pour ce genre d'histoire. La moche assistante qui se moque de la mode deviendra cendrillon : une pure beauté à la pointe de la mode rendant folle de jalousie ses rivales par la suite. Pourquoi ce film a donc marché auprès du public? Parce que Meryl Streep y est impeccable ( comme à son habitude ) et que le film comporte un bon rythme. On ne s'ennui pas même si c'est n'est pas votre style de film. Mais pour les sceptiques, rappelez vous que dans ce sujet on a réalisé bien pire comme sex and the city par exemple. D'ailleurs rien que le fait d'y repenser me fait me sentir mal.
Bien sûr, tout cela est téléguidé, excessif, mais tellement bien mené, avec une mention spéciale pour Anne Hathaway (Andrea) et surtout pour Meryl Streep (Miranda), tellement à l'aise dans le rôle de cette femme froide, calculatrice, manipulatrice, intelligente et belle.
Une comédie légère et agréable que l'on prend plaisir à revoir de temps à autre. Le trio d'actrices est juste fantastique et porte le film du début à la fin. La réalisation est assez efficace et tente de nous éviter les longueurs même si certaines ficelles du genre sont, hélas, inévitables. De plus, il faut avouer que les personnages dans leur ensemble parodient assez bien les personnalités réelles du monde de la mode, qui sont parfois assez grotesques, et nous prenons un malin plaisir à suivre leurs mésaventures dans cette fiction à la fois touchante et pleine de bonne humeur.
Une comédie gentillette , satire du milieu de la mode .Un monde qui peut sembler superficielle aux yeux de beaucoup (les mannequins 34 / 36 et pas plus avec un 34 devenue à l'heure actuelle un 36 et le 36 un 38 enfin bref toujours ce culte voué à la minceur et notre chère Andrea qui elle fait un 40 est considérée comme ''grosse '' dans cette industrie ,les millions dépensée pour s'acheter des vêtements de luxe (Dior , Prada , Channel ,... ))Cette comédie est portée par de bons acteurs qu'ils soit principaux ou secondaire . On retiendra ici Anna Hathaway maladroite charmante, pétillante mais aussi celui de Meryl Streep parfaite dans le rôle de ce fameux ''diable habillée en Prada '' . Un ''diable '' qui cache des faiblesses comme tout le monde contrairement à ce qu'on pourrait croire au départ .Un film assez girly (Mais le public masculin peut aussi y trouver son compte ! ) qui donne sur sa fin une belle leçon de vie .Rester qui on n'est , ne pas oublier d'où on vient pour garder les pieds sur terre dans tout ce monde de paillette . Ce qu'Andrea visiblement avait oubliée !
Après je n'ai jamais lu le roman de la romancière Lauren Weisberger. d'où est tirée cette adaptation donc difficile de faire des comparaisons , voir si c'est fidèle ou non . Mais en tout cas , j'ai apprécié ce film dans sa globalité même si peu être on aurait du axer sur un côté encore plus humour à mon goût !
Un film léger, mais qui reste tout du long agréable à regarder, Meryl Streep est excellente dans sa cruauté, et Anne Hathaway parfaite dans sa naïveté. Quelques passages drôles font que ce film se démarque un peu des autres du même type.