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Marceau G.
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3,0
Publiée le 6 juin 2014
Avec "Le Diable s'habille en Prada", David Frankel nous offre une satire gentillette du monde de la mode. Porté par un duo d'actrice pétillantes, ce film s'avère tout de même un peu superficiel, tout comme son sujet... Anne Hathaway épate, même si elle paraît parfois gourde, et Meryl Streep excelle dans la perfection (et oui !). Les seconds rôles sont également délicieux : Stanley Tucci, Emily Blunt, et Simon Baker. Même si techniquement on a vu mieux, ce film reste sympa à regarder et pas (totalement) con. Gentil.
Le problème quand on fait un film sur une personne réelle c'est qu'on doit exagérer le trait pour plaire, sinon on risque de voir un quotidien banal et chiant. On peut dire que Meryl Streep joue très bien la peau de vache, et à l'air de prendre plaisir à malmener Anne Hathaway, juste dans son rôle, néanmoins ce qu'on nous donne à voir n'est pas supra passionnant. Je zappe la musique, pas mal mais sans plus, le jeu d'actrices donc qui est bien dans le ton, l'histoire au sujet peu plaisant pour moi mais réaliste et servie par une trame de comédie qui convient (sans trop d'originalité mais un peu), ainsi qu'une mise en scène claire et précise. Malgré ces points médians, j'ai apprécié la critique de la vie professionnelle américaine, si décriée mais tant imitée... En gros Anne ne vit pas pour son travail, et s'en rend compte une fois qu'elle a été bien exploitée, puis comme happy end sympa Meryl la congratule et l'aide. Bon c'est bien tout ça mais on n'y croit pas trop. Il n'empêche que cette déviance, si souvent montrée et remarquée, est exaspérante, donc une bonne critique à ce niveau c'est rare, donc d'autant plus appréciable. On sent bien l'héroïne se faire déborder petit à petit, prise dans l'engrenage de la mode (plaisant au demeurant il est vrai), et en finir d'un coup, comme une drogue. Bravo pour cette interprétation et ce twist dans l'histoire, ça fait plaisir et c'est surtout ça que je retiendrai dans ce film que je conseille de voir au moins une fois (après c'est chiant).
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3,0
Publiée le 11 août 2013
Quand une journaliste dèbutante est engagèe comme assistante de la rèdactrice en chef d'un grand magazine fèminin, elle croit avoir touchè le gros lot mais la pauvrette ignore qu'elle vient de tomber entre les griffes d'une patronne infernale! David Frankel signe un brillant portrait de patronne abusive avec une mise en scène vivace et une Meryl Streep dèlicieusement odieuse en garce d'anthologie qui pourrit la vie à la nouvelle coqueluche d'Hollywoood Anne Hathaway! Leur duo rend parfaitement justice à l'humour ravageur du roman de Lauren Weisberger avec des seconds rôles attachants que campent Stanley Tucci et surtout Emiliy Blunt, qui en viendrait même à èclipser Anne Hathaway! Une comèdie sympathique et vacharde sur l'univers de la mode, accompagnèe par une B.O très branchèe...
Il s'agit d'un film brillant et généralement divertissant, bien qu'un peu superficiel en termes d'histoire et de profondeur. Toutefois, le scénario est bien écrit, même s'il frôle parfois la prévisibilité, et le travail de la caméra est agréable, sans parler des costumes à la mode. Le principal mérite du film est la performance de Meryl Streep, qui déçoit rarement dans les rôles qu'elle joue. Ici, elle semble se délecter du rôle de Melinda Priestly, une femme difficile à satisfaire. Anne Hathaway, de Princess Diaries, est très charmante et convenablement ringarde dans le rôle d'Andrea Sachs, même si je dois dire que ses vêtements au début du film sont hideux. Emily Blunt, qui se fait un plaisir de faire des remarques désobligeantes tout au long du film, et Stanley Tucci, qui aide à transformer Andrea. On peut se demander si le film n'est pas trop long, mais il se déroule à un rythme très rapide, et je n'ai donc pas eu de problème avec sa longueur. Les quelques critiques que j'ai formulées à l'égard du Diable s'habille en Prada sont la prévisibilité de l'histoire et, parfois, le manque de profondeu
Le Diable s'habille en Prada est pour ainsi dire vu et revu et chaque fois je valide ! Super casting, Meryl Streep et Anne Hathaway en tête de gondole mais aussi Stanley Tucci, Emily Blunt, Gisèle Bundchen ... Tous tirent leurs épingles du jeu que se soit dans les petites vacheries et dans certains passages plus délicats. Emily Blunt et Stanley Tucci brillent d'ailleurs à ce jeu. Le sourire final d'Emily est une scène que j'aime beaucoup et qui synthétise très bien les choses. La relation conflictuelle entre Miranda ( Meryl Streep exceptionnel ! ) et Andy ( Anne Hathaway qui rivalise ... ) est un autre motif de satisfaction, la conversation dans cette voiture entre l'une et l'autre et le point culminant du film. Une séquence qui dépasse du cadre et dont il est difficile de ne pas voir une forme de " passation ". En plus d’être bien rythmé et très agréable à suivre, ce long métrage fait briller ces acteurs et conjuguent les pirouettes et taquets en touts genres, notamment au niveau des dialogues ! Le prochain visionnage sera à coup sur tout aussi sympa, à coup sur !
Film culte de chez culte, Le Diable s'habille en Prada est la comédie romantique ultra glamour sur le milieu de la mode par excellence. Tout d'abord le casting 5 étoiles: Anne Hathaway, Emily Blunt et Stanley Tucci offre au film un cachet incroyable mais la performance du film revient à Meryl Streep, divine dans le rôle de la tyrannique Miranda Priestly. La bande son est exquise et ajoute au film une touche pétillante. Les répliques sont cultes, la réalisation est belle et les costumes superbes. A voir de toute urgence si ce n'est pas déjà fait.
Une comédie enjouée, réalisée par David Frankel, alliant humour et action. Le scénario bien rythmé nous conte les déboires d’Andrea, une jeune assistante tentant de pénétrer le milieu branché de la mode. Une critique acerbe de la société newyorkaise et des « fashion victim ». Cette comédie bénéficie d’une superbe BOF signée Theodore Shapiro et d’un casting de qualité : Simon Baker et Adrian Grenier jouant les amis d’Andrea. Meryl Streep se révèle magistrale dans son rôle de directrice rigide d’un journal de mode. Quant à Anne Hathaway, elle est pétillante dans le rôle de la jeune journaliste volontaire Andrea Sachs.
Le Diable s'habille en Prada : Une comédie pétillante et rythmée, qui montre et critique de façon amusante le monde de la mode et la tyrannie des patrons. Le rythme est fou, les gags et situations cocasses et rocambolesques sont très bien servis par le scénario ; qui montre à merveille ce monde de la mode, où la performance et les traitements plus bas que terre sont de rigueur ; mais bon, il faut en vouloir. L’histoire est un peu « gamin gamin », un peu « fille », mais plaira également à la gente masculine qui adorera suivre cette femme dans ses périples et dans l’enfer de la mode. Ensuite, les personnages sont peut-être clichés mais très amusants à suivre, et ma foi assez attachants tout compte fait. C’est peut-être surtout grâce aux acteurs qui jouent avec panache leur rôle ; d’ailleurs le duo Meryl Streep et Anne Hathaway fonctionne très bien, elles se complètent bien, et les autres acteurs ne sont pas en reste : Emily Blunt, Stanley Tucci… ; ils sont très sympa. Donc voila, une comédie plaisante à regarder, pas exceptionnelle mais franchement, on passe un agréable moment.
Fraîchement diplômée, Andrea débarque à New York et décroche le job de rêve en tant qu'assistante de la tyrannique rédactrice en chef d'un magazine de mode.
C'est David Frankel (Beauté cachée) qui adapte le roman de Lauren Weisberger. Le scénario a été écrit par Aline Brosh McKenna (Nouveau Départ). Le film a été nommé à deux Oscars, Meilleure actrice et Meilleurs costumes.
Avant de mettre cette comédie, j'avais énormément de préjugé. Je pensais avoir un contenu où, si on n'aime pas la mode, ça serait une horreur à regarder. Pourtant pas du tout. Pas besoin de s'y connaitre pour apprécier avec plaisir.
Vous l'aurez compris, le thème de la mode ne va pas être envahissant. En réalité, cela va servir de trame de fond pour appuyer le récit. Celui-ci aurait pu se passer dans un autre domaine, même s'il est vrai que ce milieu est connu pour ses dérives.
Le rythme va être soutenu dans le récit de cette jeune assistante. À aucun moment je ne me suis ennuyé. J'ai été facilement pris par l'histoire.
Elle va représenter la face cruelle du monde du travail. J'avais de la peine pour Andrea. On va endurer avec elle toutes les misères que lui fait vivre sa boss.
Ce film va donc se transformer en une belle symbolique du sacrifice pour le travail. Cela en vaut-il la peine ? Jusqu'où peut-on pousser la limite ? La vie ne doit pas se résumer à "métro-boulot-dodo". Vouloir atteindre ses rêves est très noble, mais on ne peut pas tout accepter et sacrifier la relation avec ses proches. Finalement, même si par moments j'ai rigolé, on est plus devant un drame qu'une comédie selon moi. Il y a un sens profond.
Je veux saluer les sublimes performances des actrices. La grande Meryl Streep montre l'étendue de sa grâce. Quant à Anne Hathaway, elle a une fougue touchante. Le casting secondaire est tout aussi qualitatif avec Emily Blunt et Stanley Tucci.
Le Diable s'habille en Prada de David Frankel est une petite satire gentillette du monde de la mode, et au passage, une franche adaptation de la romancière Lauren Weisberger. Au premier abord, le public masculin bien viril pourrait se sentir menacer devant de telles intentions, et bien force est de constater que celui ci ne manque pas d'intérêt. Originalité n'est peu être pas son mot d'ordre, mais la mise en scène est amusante et captivante. Une grande partie du scénario gravite autour de deux personnages radicalement différents. Il y a d'un côté cette figure emblématique du monde de la mode, prêtresse glaciale de la haute couture, j'ai nommé Miranda Priestley! Une illustre personnalité influente, directement inspiré d’Anna Wintour, directrice en chef du magazine Vogue, ici changé en Runway. Ce rôle interprété par la formidable Meryl Streep n'est pas qu'une caricature. Celle ci lui offre un réel charisme, beaucoup de classe et d'élégance. Le genre de personne que l'on aime détester. Et de l'autre, l'assistante potiche et ordinaire qui deviendra rapidement la chouchoute de la patronne. Celle ci se laisse littéralement absorber par le milieu, et en oublie peu à peu ses principes fondamentaux, devenant ainsi une diablesse prête à tout pour réussir. Le charme maladroit d’Anne Hathaway est assez irrésistible. D'ailleurs, cette morale n'est pas si racoleuse; no pain, no gain en d'autres termes, et avant tout, ne pas oublier qui l'on est vraiment. Les seconds rôles apportent tous leur pierre à l'édifice, et on ne s’ennuie pas une seconde, c'est indéniable. Du cinéma girly, certes, mais intelligent. A voir donc. 3,5/5
Dans son genre ce film fait partie des meilleurs. Le scénario est bien monté, et sert à véhiculer des idées telles que les relations d'amitié, l'impact du travail sur la vie privé, le courage de dire non, la condition des femmes patrons et la vision qu'elles donnent, le sacrifice accordé à son travail, et les coups dans les pattes. Ce film n'est finalement pas l'histoire de Miranda Priesley ou d'Andie, c'est l'histoire de la société new-yorkaise dévoué à leur travail et vivant à 100 à l'heure. C'est en celà que ce film est géniale, du coup le travail du réalisateur est remarquable, qui accompagne d'ailleurs son film d'une bande son qui sert le film, tout en étant un minimum présente. Enfin ne parlons pas des acteurs, surtout de Méryl Streep qui est juste époustouflante, d'Anne Hattaway très bonne et qui a réussi à ne pas se faire écraser par Streep. C'est un film sans faux pas, que l'on peut revoir plusieurs fois avec toujours autant de plaisir. Que dire de plus : si vous ne l'avez pas encore vu, foncez!
spoiler: C'est l'histoire d'une glorification du harcèlement moral institutionnalisé en culte de la personne.
- Cette critique contient des spoilers -
Je me souviens avoir beaucoup aimé Le diable s'habille en Prada lors du premier visionnage. La mode est une industrie que je méprise, les dialogues sont au-dessus de la comrom classique, c'est rythmé et le scénario en plus d'être relativement cohérent a de bonnes idées (le sacrifice d'Andy puis de Miranda au profit de leurs carrières). Quoique pas fan du physique de l'actrice (qui peut croire qu'elle fait du 38) Anne Hathaway est assez irrésistible et Meryl Strip tient son personnage brillamment. Personnages d'ailleurs plus fouillés qu'habituellement.
2024/06 C'était probablement la 3e fois que je le voyais et ai regardé avec plaisir. Toutefois le monologue "bleu céruléen" qui était sensé justifier l'importance de la mode m'apparait désormais d'un creux aussi vertigineux que des talons Louboutin. Aussi je me rend compte que sous couvert d'une critique de la mode, le film le glorifie indirectement 1H30 durant (Andrea qui rayonne d'être passé d'un 38 à un 36, sa copine qui joui de recevoir un sac à main gratuit...).
Une comédie peu crédible, prévisible, ennuyeuse et qui n'amuse pas. La mise en scène et l'interprétation sont plates, et aucune émotion n'est suscitée. Un film sans saveur !