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lafoudre
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1,0
Publiée le 29 septembre 2006
J'ai rarement été gêné par la lenteur et le peu d'action des films mais q'est-ce que je me suis ennuyé à ce film. J'ai lutté en permanence contre l'envie de faire une sieste. A cause du prix du billet j'ai résisté. Peut-être étais-je en petite forme physique. Un conseil si vous êtes allergique aux films ans action, n'y allez pas
N'ayant jamais vu aucun film de Sokurov auparavant, et ne sachant pas réellement à quoi m'attendre si ce n'est un travail de la photographie "grandiose", que je confirme par ailleurs, Le Soleil s'avère être un film unique et particulièrement surprenant. Le film démarre avec une lenteur stupéfiante, qui s'installe durant toute la durée. Ce rythme inhabituel, témoignant généralement d'un manque frappant de maîtrise, ne gêne en aucun cas, il nous guide au contraire de façon poétique, la poésie étant un élément important de la narration, dans l'intimité confinée de l'empereur Hirohito, 124e empereur de la dynastie japonaise. Le cadrage se révèle être particulièrement efficace, mettant l'accent sur l'émotion contenue des différents protagonistes, ou agissant dans le but de révéler un trait enfoui de leur personnalité. Tandis qu'un portait enfantin de l'empereur est dressé, les américains sont dépeints comme ayant un comportement proche de la brutalité animale, leur manque évident de tenue contrastant avec la politesse et la courtoisie excessive, ridicule à certains moments, du peuple japonais, représenté par les servants d'Hirohito. Le choix de la caricature met en lumière le contexte de deux cultures antagonistes se découvrant l'une l'autre, caricatures latentes toujours d'actualité. Mais, et afin de conclure,sous ses airs mystiques, symboliques(notamment à travers le culte voué pour les sciences), et fictionnels, le film met en exergue un chapitre essentiel de l'histoire japonaise, celle d'une rupture, tant sur le plan national que mondial, tant sur le plan historique que social.
C'est très intéressant de voir un film sur l'empereur japonais qui le décrit différemment que les autres films japonais. C'est très poétique et très beau. Les images sont très belles et les acteurs sont magnifiques. Surtout Issey Ogata.
Un excellent film qui traite d'un sujet difficile et qui donne envie d'en savoir davantage sur Hirohito : le jeu de l'acteur principal est tout simplement époustouflant, et tout (mise en scène, lenteur, photo...) est fait pour qu'on soit plongé dans son univers intérieur (pour le moins surprenant, en même temps c'est ultra crédible) : du coup on se prend de pitié pour cet être infantilisé, vivant en vase clos, ce qui pose quand même certains problèmes (on parle d'événements historiques). En effet il peut passer pour irresponsable, et quand on connaît les atrocités commises par le Japon pendant la guerre... Enfin le seul défaut de ce film (mais pas des moindres !) c'est sa lenteur : elle est logique dans la mesure ou Sokurov met toute la mise en scène à la disposition de son personnage (et qu'il ne fait pas de concessions hollywoodiennes !) mais du coup il faut quand même s'accrocher à certains moments. J'ai dû faire une coupure à la moitié du film, bouger un peu, sans quoi je m'endormais ! Donc je conseille de voir ce film avec une pause sucrée ou caféïnée à prévoir ;).
Un conseil : si vous souhaitez un tantinet accrocher au film, mettez de côté tous vos pensées/préoccupations/problèmes du moment car sa lenteur est traitre et peut donc facilement faire décrocher... Une fois mobilisés tous mes trésors de patience et de concentration, j'ai donc enfin réussi à savourer quelques passages de ce film qui retrace un quotidien placé sous le rythme du temps mort et pendant lequel pourtant se dessinent de grands tournants historiques. On y voit un homme responsable d'atrocités mais qui de par son statut divin est complètement étranger à leur réalité (question de sa responsabilité ?), on y savoure la rencontre et les dialogues entre deux êtres puissants que tout oppose et dont l'un tient entre ses mains le pouvoir de vie et de mort sur l'autre sans en profiter, mais on souffre quand même de la lenteur, de l'ambiance pesante, des couleurs sombres et des tics insupportables de Hiro Hito qui animent ce film. Alors que dire de ce film ? L'angle choisi est interessant, l'Histoire dont il traite, un bijou à traiter cinématographiquement mais au final j'en retiens une grande déception... en partie peut-être liée à l'absence de sympathie de homme dont il retrace un moment de vie...
Sokurov ne cesse de faire des films de plus en plus beaux, de plus en plus maîtrisés, à la fois intelligents, cultivés et émouvants jusqu'aux larmes. Une merveille qui me laisse sans voix.