Lady Chatterley
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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 mars 2007
Et pourtant je n'avais pas envie de le voir, ce Lady Chatterley césarisé de frais par les professionnels de la profession. Et pourtant je redoutais prétention auteuriste et affèteries à la mode Femis...
Et pourtant j'étais un drôle de crétin : Lady Chatterley est un film magnifique ! Sans aucun conteste le meilleur de l'année, voire de moult années précédente.
Pascale Ferran s'est emparée du roman pour nous offrir un bouleversant personnage de femme moderne porté par une merveilleuse Marina Hands. On a rarement vu au cinéma tant d'amour de la vie, de la beauté, tant de sincérité et d'émotions... 2 h 40 en apesanteur... Un voyage au pays de la passion raisonnable : celle qui construit, qui dure, qui s'engage... La passion nécessaire qui donne sa couleur à chaque seconde de la vie, qui la transforme en existence.
Merci Pascale pour ce film de femme lucide et courageux.
Merci Marina pour toutes ces précieuses larmes de bonheur.
Carole P.
Carole P.

11 abonnés 34 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 novembre 2006
Très decevant. Les critiques presse, les avis d'amis, le très bon souvenir de "Petits arrangements" m'avaient convaincue. Je ne comprends pas du tout ce qui a suscité un tel engouement. "Lady Chaterley" restera pour moi un film raté, proche de la mièvrerie et qui est totalement passé à côté de son sujet (la force de l'attirance physique). Les parallèles avec la nature sont lourdement présentés, et avec assez peu de grâce. J'ai pensé bien sûr à "La leçon de piano", mais on est très très loin de la puissance du film de Jane Campion. Les personnages ne sont pas séduisants ni attachants, sauf peut-être et c'est un comble, le mari joué par H. Girardot, excellent, malgré un rôle mal écrit. Pour finir, la scène de la déclaration est complètement ridicule.
Anais68
Anais68

9 abonnés 49 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 décembre 2022
Je mettrai une étoile seulement pour un film vraiment pas terrible avec beaucoup de longueurs et beaucoup trop de scènes de Q pour camoufler le manque de qualité.
Bruno TEF
Bruno TEF

7 abonnés 135 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2026
Lady Chatterley est une adaptation à l'écran du roman de l'écrivain britannique . Lawrence, l'amant de lady Chatterley.
L'histoire est plutôt simple, Constance Chatterley est mariée à un riche propriétaire terrien qui a été blessé au front durant la Grande Guerre et a perdu l'usage de ses jambes. Incapable de satisfaire sexuellement sa femme, la relation qui unit les deux époux est purement platonique et Clifford (le mari) montre une froideur assez déroutante à l'égard de sa jeune femme qui s'occupe de lui au quotidien.
Alors qu'elle souffre d'une dépression due à la morosité de sa vie et à l'indifférence de son époux, le médecin de Constance lui conseille de prendre du repos et de se distraire sous peine de tomber gravement malade. Elle se décide à embaucher une infirmière pour s'occuper de son mari invalide et entreprend de longues balades dans le domaine familial. Au cours d'une sortie, elle rencontre un homme taciturne dans une petite cabane perdue au milieu de la forêt, qui n'est autre que Parkin, le garde-chasse du domaine. C'est le début d'une liaison passionnée entre les deux êtres.
J'ai été assez étonné de lire des critiques extrêmement dures contre ce film, qui, s'il n'est pas un chef d’œuvre, n'est pas non plus un navet, loin s'en faut.
Tout d'abord, la longueur du film (environ 2h40) s'explique par la nature du lien qui va se tisser entre les deux amants. Les deux protagonistes appartiennent à des milieux sociaux très différents et une liaison entre eux est difficilement envisageable dans l'Angleterre conservatrice du début du XXème siècle. Une telle relation nécessite forcément du temps pour se mettre en place et permettre de surmonter les obstacles sociaux et moraux qui séparent les futurs amants.
Si socialement Constance et Parkin appartiennent à des mondes différents et inconciliables, il s'agit en revanche de deux êtres qui ont de nombreux points communs. Tout d'abord, ils connaissent tous deux la solitude, Parkin de par son activité de garde-chasse, mais aussi du fait de sa personnalité renfermée, Constance de par la froideur et le cynisme de son époux. Tous deux ont des personnalités très sensibles et c'est par cette sensibilité mutuelle qu'ils vont découvrir progressivement que leur liaison va se construire.
La relation entre les deux amants va s'élaborer en dehors de tout contexte de classe sociale, c'est au milieu de la forêt et dans une simple cabane en bois que les deux amants vont se rencontrer pendant des mois, Constance n'acceptera de se rendre dans la maison de Parkin que bien plus tard. La scène où les deux amants entièrement nus vont batifoler dans la nature fait évidemment référence à l'Ancien Testament, à Adam et Eve, c'est en quelque sorte, pour les deux amants, un retour au paradis terrestre, la redécouverte de l'innocence et de la pureté du premier âge de l'humanité, avant le péché originel. C'est justement parce que cet homme et cette femme se retrouvent nus, en dehors de toute référence sociale, religieuse ou morale, que cette relation devient possible et que leur bonheur explose comme un printemps. A ce propos, on notera que la dépression de Constance se déclare à l'automne et que la relation avec Parkin se construit au fil des saisons, hiver, printemps, puis été. L'amour qui unit les deux amants est calqué sur le cycle naturel des saisons, comme une renaissance, un retour à la vie après une longue période de sommeil hivernal.
On remarquera également que lorsque Constance confie son mari aux soins de son infirmière, elle rompt le dernier lien physique qui l'unit à son mari en abandonnant le rituel de la toilette et des soins corporels qu'elle lui prodigue au quotidien. Cette rupture lui permettra de tisser de nouveaux liens, charnels cette fois-ci, avec le garde-chasse.
Lady Chatterley est un film d'une grande délicatesse qui doit être abordé avec la lenteur nécessaire, c'est une belle histoire, certes un peu naïve, qu'il convient de découvrir durant les quelques 2h40 du film.
On notera l'étonnante composition de Maria Hands qui campe une Lady Chatterley à la fois sensible et touchante. Sa naïveté et sa spontanéité sont essentielles et donnent au film une fraîcheur bienvenue.
petithom
petithom

10 abonnés 473 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 novembre 2006
Enfin un film français vraiment ambitieux.
Il y a du Truffaut et du Mallick chez Ferran.On est sans cesse surpris par la mise en scène et les acteurs sont tous remarquables.H.Girardot en particulier qui réussi à etre touchant et agaçant en meme temps.
Un film d'amour et politique en meme temps.Bravo
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 6 novembre 2006
Je ne comprends pas les bonnes critiques de la presse au sujet de ce "film" : 2h40 d'ennui total pendants lesquelles je suis passé de la stupeur à l'agacement, puis à la consternation. Ce fim est raté sur toute la ligne : l'image est laide, le scénario indigent, les dialogues extrêmement mal écrits (oscillant entre une langue "d'époque" et des répliques d'aujourd'hui) et très mal interprétés — mais après tout, les acteurs ont sans doute fait ce qu'ils ont pu avec ce dont ils disposaient, c'est-à-dire pas grand chose. Comment Hippolyte Girgardot a-t-il pu se fourvoyer dans un tel désastre ? Mais tout ceci n'est rien en comparaison des dernières minutes du film, littéralement pathétiques. À éviter absolument.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 3 novembre 2006
Quelle déception ! après les critiques presse dityrambiques, je suis sorti en colère de m'être fait avoir (c'est rare). C'est long, très long, très très long, vraiment niais la plupart du temps (tu m'as mis un myosotis dans les poils pubiens, je te mets donc un bouton d'or...). La psychologie des personnages n'est que vaguement abordée, tout le monde est bien propre sur soi, les mineurs ont un joli teint noir bien uniforme, et le côté transgressif de l'histoire n'apparait pas si on n'a pas lu le roman... Bref, je ne suis pas du tout rentré dans le film, plusieurs scènes assez longues n'ont aucun intérêt (Clifford qui veut absolument faire monter une côte à sa voiture sans aide pendant un bon 1/4 d'heure), les plans d'une banalité à pleurer (gros plan sur le profil de la dame pour indiquer le regard de l'homme, gros plan sur la main de l'homme posée sur la taille de la femme au cas où le spectateur ne l'aurait pas remarqué dans le plan plus large...) Bref, la lassitude (et l'incrédulité ?) devant tant de kitch a provoqué un fou rire chez ma voisine lors de la fameuse scène floralo-pubienne. Tu m'aimes ? oh oui je t'aime, on s'aime pour la vie alors... Dégoulinant... A éviter absolument, sauf en cas d'insomnies persistantes...
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 8 novembre 2006
moi aussi je me suis ennuyée ferme et je suis même partie avant la fin, ce qui a du m'arriver trois fois dans ma vie. Mais surtout, je ne comprends pas l'unanimité de la critique presse. Serait-ce l'audace suprême qui consiste à montrer un sexe d'homme en gros plan qui vaut ce déluge de bons commentaires? La réalisatrice dit s'être inspiré de La leçon de piano. mais il y avait plus d'émotion dans un seul plan du film de Jane Campion que dans les presque trois heures de celui-ci. Le film est interminable et pourtant ne suffit pas à faire comprendre l'évlution des personnages. sans doute consciente de ce problème, la réalisatrice intercale frequemment des textes décrivant l'action (façon cinema muet). Aveu de faiblesse?
shimizu
shimizu

13 abonnés 229 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 décembre 2006
La claque!
Dix ans qu'on l'attendait et elle ne nous a pas déçu.
Pour moi c'est sans conteste le film français de l'année. Incroyablement beau, il témoigne d'une relation fusionnelle entre un garde-chasse et une représentante de la petite noblesse.
Pour se retrouver, les deux amants passent par dessus tous les préjugés qui les séparent. On a par la même occasion un subtil tableau des moeurs et des gouffres entre les classes sociales de l'époque.
Mais ce qui nous abasourdit, c'est la façon dont Pascale Ferran filme la nature (le film se déroule sur quatre saisons), et les scènes d'amour. Véritable foisonnement amoureux, le film relève du panthéisme. L'amour se révèle dans chaque feuille d'arbre, dans chaque fleur.
Les deux territoires, celui de la noblesse avec son gazon bien coupé, et celui du garde-chasse (une sorte d'ours mal léché, touchant de brusquerie et de maladresse), où règnent le désordre et la jungle, où le sexe est omniprésent, sont bien délimités. Le seul point de passage est une petite porte en bois, que l'héroïne (merveilleuse Marina Hands) franchit à tout instant, pour s'abandonner à sa passion.
Les acteurs sont exceptionnels. Une Marina Hands pleine de dévotion et de naïveté, un Jean-Louis Colloch poignant. Les plans qui montrent son visage décomposé par le désir sonnent juste. Et Hippolytte Girardot, le mari impotent, impuissant et cocu, fait aussi une belle performance. Son cri de désespoir ("Il est clair que je fais insulte à n'importe qui ici!"), lorsqu'il dévale malgré lui les pentes irrégulières de la sauvage forêt, qu'il ne comprend pas, nous remue profondément.
D'emblée, un grand classique du cinéma français. A placer au coté de "Partie de campagne" de Renoir et des chef d'oeuvre de Jean Grémillon. Et je pèse mes mots.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 4 décembre 2006
Pas mal mais trés lent
Nicolas H
Nicolas H

10 abonnés 309 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 mars 2011
Un film d'une grande sensualité,les acteurs incarnent la passion et l'amour avec fougue et délicatesse.Sans tabou,le désir fou contre les barrières sociales dans une époque aux moeurs révolus mais dont la pensée n'a guère évoluée.Très belles intèrprétation de l'ensemble des acteurs dont H.Girardot trop souvent absent des écrans.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 4 août 2007
Non, je suis désolée, c'est trop lent tout ça, je n'ai jamais eu le courage de lire le livre qui traine sous mes yeux depuis que je suis petite et me voilà déçue, je crois que ça manque d'érotisme, par contre, l'approche est là, bien là au moins les 3 1ers quart du film
En bref, je suis contente de l'avoir vu pour ma culture personnelle mais je ne le conseillerai pas à mes amis et je ne le reverrai pas
jujucarter
jujucarter

8 abonnés 201 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 janvier 2010
Une nullité effarante, et surtout une telle lenteur que je me bénis de l'avoir enregistrer pour avoir pu accélérer. Encore merci d'avoir coupé le film en deux parties pour pouvoir s'arrêter à la première !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 mars 2007
Quel beau film !! Une superbe histoire d'amour dans la campagne anglaise d'après première guerre mondiale. Marina Hands est époustouflante dans le rôle d'une jeune femme qui découvre l'amour dans les bras d'un homme qu'elle n'aurait jamais dû cotoyer. Une histoire sensible et boulversante mise en scène avec intelligence. L'érotisme brulant de certaines scènes ne fait qu'apporter de la crédibilité à cette histoire. Quel plaisir que de voir les deux amants courir nus, sous la pluie, dans un champ. Quel émotion que cette dernière scène au pied d'un arbre ou encore celle où Constance fait arrêter la voiture de sa soeur pour dire au revoir furtivement à son amant. Magnifique.
Alain69
Alain69

5 abonnés 134 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 4 novembre 2012
De bien belles images. Sinon...

1) Échec total de l'écriture filmique. On ne comprend rien aux personnages, on reste à l'extérieur. Pour preuve, il faut attendre la dernière scène, qui plus est un dialogue, pour s'approcher un peu de Parkin. L'image ne dit rien, ne montre rien.

2) Du coup on voit des branches, de la pluie, de l'herbe, des oiseaux. C'est bien pour un numéro de chasse et pêche. Une fois, pour tisser un lien entre sensualité de la nature et l'éveil des sens de lady Chaterley, oui. En faire tout le film, non, on a compris c'est bon.

3) On a bien quelques plans en caméra à l'épaule, dont certains en visions subjectives. Mais sans le moindre sens, sans la moindre raison. Sauf si cela sert à éviter l'endormissement précoce du cobaye. Idem pour le plan face-caméra de l'aide soignante à la fin du film. Aucune justification, un artifice pour rompre avec les longues, longues, longues minutes de plans d'arbres, de branches, d'oiseaux.

4) Et par moment on frise le ridicule. La scène sous la pluie est franchement gênante. De ma compagne, cobayée en même temps que moi. "Il est pas un peu tout con, ce film ? - Ben, si ma chérie. "

5) Un film au final d'un ennui total. "J'ai bien aimé le faux super-8, ça change un peu, c'était pas mal. - Exact ma chérie, seul moment d'un début d'intérêt. "

6) Fond anglais dans un décor français. Ça coince. L'auteur eut mieux fait de franciser totalement son adaptation.

7) Bon, allez, une bonne note pour finir. L'herbe, les branches et les oiseaux sont joliment filmés.
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