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djacno T.
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0,5
Publiée le 25 janvier 2013
Un long film loin de l'histoire originale. Ici, le romantisme victorien cède sa place au seul voyeurisme. Difficile d'accrocher quand rien n'est crédible et les acteurs transparents. On a du mal à croire que la frigide, peu sexy et muette Marina Hands tombe sous le charme d'un homme moche, hirsute et gauche sans aucun charisme. Malheureusement, dans ce film salace, on ne retient que les scènes de nue et de sexe car mal amenées, mal tournées, sales, mal jouées et trop crues, elles suscitent plus le dégoût que l'envi. A éviter sauf si vous voulez vous ennuyer 3 h devant une huître et un poulpe!
Tout commence par un retard : le MK2 Quai de Seine n'est jamais qu'à 5 stations de chez moi mais il faut que j'arrive en retard et que je loupe Le Direktor... Il faut donc trouver une solution. C'est Lady Chatterley, histoire de voir le gagnant des Césars.
Ce film, c'est une histoire vaudevillesque des plus classiques : une bourgeoise qui prend pour amant un de ses domestiques dans l'Angleterre de l'entre-deux guerres. Le mari est un patron infirme, l'amant un homme simple et bourru.
Plusieurs idées me sont venues au cours du film : d'abord, l'héroïne est une neuneue à la Amélie Poulain. Ensuite, filmer une histoire d'amour entre deux personnes simples est très difficile et, dans ce cas, c'est passablement loupé. Alors que la réalisatrice cherche visiblement à montrer la sensualité avec discrétion et un regard, somme toute affectueux pour ses personnages, le sentiment général est celui d'une immense niaiserie et d'un grand vide. On a l'impression de voir une série de saynètes sans relief et n'ayant pour but que de montrer le talent du monteur...
Sévère déception, d'autant que le film, et ce n'est pas le moindre de ses défauts, est ennuyeux. En bref, du cinéma français contemporain typique.
Le seul plaisir de ce film: constater que d'autres, comme moi, ne l'ont pas aimé! savoir que l'on peut se "défouler" sur allociné quand on a l'impression d'avoir été roulée par les bonnes critiques et les oscars! (A qui se fier?!)merci donc aux "0 étoile".A lire les critiques, on s'attend à une découverte subtile et fine de la sensualité.Il n'en est rien. Je confirme pour ceux qui n'ont pas encore vu le film qu'un homme et une femme tombent amoureux (oui le mot amour est prononcé alors que ce n'est que de la baise)sans s'être parlé (qq dialogues en fin de film) que cette femme et cet homme font l'amour,de la façon la plus banale qui soit, c'est à dire qu'elle semble plutôt s'ennuyer pendant que lui s'endort (au cas où l'on n'en serait pas sûr,son absence de jouissance , à elle,sera confirmée un peu plus tard quand enfin elle jouira mais ce ne sera pas grâce à lui qui ne sait toujours pas caresser une femme ni même lui dire un mot, simplement qu'elle est belle par exemple, car elle l'est.....et dire que le metteur en scène est une femme!!!). J'ai beaucoup lu dans les messages "0 étoile" l'ennui et la lenteur de ce film. Il y a des films lents, chinois ou indiens , par exemple, qui sont d'une rare beauté et d'une grande sensibilité.ce n'est pas le cas de celui-ci. C'est donc bien d'ennui qu'il s'agit....J'espère avoir bien vite l'occasion de dire du bien d'un film pour oublier celui- là.
Rien de bien exceptionnel. C'est pas mal joué et c'est bien réalisé. A part ça, ca ne casse pas des briques. C'est même plutôt mou. Mais bon, c'est une adaptation et, si le livre est mou, le film est mou. 3 étoiles quand même pour avoir réussi à faire ce film avec si peu de moyens.
Je n'ai pas lu le l'oeuvre de D.H Lawrence mais en regardant le film de Pascale Ferran si sa transcription est fidèle au roman, on peut comprendre pourquoi le livre publié en 1928 est considéré comme un chef d'oeuvre. Lady Chatterley ne se réduit pas juste à une jeune aristocrate libérée qui trompe son mari handicapé avec le garde – chasse. Lady Chatterley est une femme éprise de liberté qui devient un être EPANOUIE en décidant de vivre pleinement sa sexualité sans tenir compte des considérations morales de son époque (1920) ou de la différence des classes sociales qui pourraient la séparer de son amant. Elle et lui s'épanouissent dans un bonheur simple et charnel qui les conduit naturellement à l'amour. Sans jamais tomber dans la vulgarité, le film de Pascale Ferran montre avec justesse et compréhension à la fois l'apprivoisement, l'éveil à la sensualité et le cheminement amoureux de 2 êtres qui se cherchent puis qui s'aiment dans la nature subtilement filmée.
Dans une sublime nature omnipresente ,voila une belle histoire d'amour servie par 2 comediens exceptionnels et filmé avec delicatesse par la revenante Ferran ,l'ensemble est toutefois ternie par une derniere 1/2 heure pas indispensable ainsi qu'un rythme extrement lent.Le scenario en lui meme n'a finalement rien de transcendant (une fois la relation installé ,c'est surtout une suite de coits) mais la maniere dont la cineaste parvient a decrire la lente monté du desir entre ces 2 etres si different est remarquable : a l'image d'un peintre ,elle procede par petites touches en filmant les corps qui se frolent et s'abandonnent dans des soupirs de plaisir.C'est un sentiment de grande sensualité qui se degage des ebats de ce couple illegitime incarné par une magnifique Hands (quel corps mon dieu !!!) s'ouvrant comme une fleur a l'amour charnel que lui procure le garde joué avec grand talent par le quasi inconnu Coulloc'h.N'oublions pas la presence de l'excellent Girardot en chatelain cocu.
J'ai eu très peur pendant les 20 premières minutes du film, car le début est particulièrement lent. Je me suis dit que 2h40 comme ça, j'allais énormément souffrir. Heureusement, malgré la lenteur de démarrage du film, une fois qu'il est partit, on rentre dans un univers passionnant et très prenant. Première chose, la qualité impressionante des acteurs et en particulier, bien sur, de Marina Hands. Dans la peau d'une riche bourgeoise anglaise de l'entre-deux guerres, Marina Hands interprète un rôle d'une infinie douceur. Très subtile et en même temps remplie d'émotion, elle est éblouissante du début à la fin du film. Les autres personnages du film sont également de très grande qualité. Jean-Louis Coulloc'h à un rôle également complexe. D'un premier abbord très bourru, on se trouve en fait en face d'un homme d'une grande sensibilité, sensibilité difficile à vivre. Quand au mari de Lady Chatterley, interprété par Hippolyte Girardot, il s'agit d'un bourgeois persuadé que la distinction entre les patrons et les ouvriers, ou plutôt les esclaves, est d'ordre pratiquement divine, rendant le personnage délicieusement antipathique. Avec un rythme extrémement travaillé, le film nous plonge dans la relation de cette bourgeoise avec son garde-chasse. Cette histoire fait en fait ressortir tout le mal-être de Lady Chatterley, et son inadaptation à son époque. Rempli de sentiments d'une très grande force, sans tombé dans le ridicule, Pascale Ferran impressione par la précision chirurgicale et la beauté simple de sa réalisation. Les images sont belles, tout simplement. Les scènes nues, très présentes dans le film, filmé sans taboux et encore une fois sans en faire des tonnes rajoute encore à la beauté du film. Les césars ne se sont pas trompés quand à ce film, de très grande qualité.
Pour moi c'est un chef d'oeuvre intimiste dans un cadre et des costumes de film à grand spectacle. La sensualité à la fois dévoilée et tout en retenue suggère bien plus que dans d'autres films avec scènes de "nus". La "course" dans l'herbe est un moment unique du 7ème art et la dimension politique et sociale n'est pas oubliée. Le film est fidèle au livre, en retranscrit les meilleurs passages et les acteurs sont excellents.
Avec un titre pareil, on s'attendrait presque à un film en costumes. Loin de là, Lady Chatterley est moderne, incroyablement sensible, bien joué et prenant. L'éveil d'une femme à la sensualité et au plaisir, aux sentiments aussi. Une belle histoire, des comédiens fabuleux de naturel, un très bon moment en salle obscure.
C'est quoi ce film ? on est en 2006 pas en 1980 ! l'histoir est pourri. C'est bien simple a part moi il y avait que des personnes agés ! Et encore. C'était tellemnt nul que je me suis barrer avant la fin ! A oublier au plus vite !
Disons le tout net, ce film est consternant. Le fait qu'il ait obtenu tant de récompenses lors de la dernière cérémonie des césars en dit bien plus long sur la "malaise" du cinéma français que tous les discours de pascale Ferrand. Elle aurait mérité le Navet d'or plutôt qu'un césar. Parlons déjà de l'image, qui n'est absolument pas digne d'un film de cinéma. Des cadrages à la lumières, tout est moche et ne fait naître aucun plaisir esthétique dans l'oeil du spectateur. Le film est long, les plans redondants et inutiles se succèdent (l'heroïne marche dans les bois, l'héroïne cueille des fleurs, regarde un écureuil, les nuages...etc). Partout on s'attarde de manière lourdingue sur la nature qui séveille au printemps, métaphore ultra éculée de l'éveil du désir charnel féminin. Quand enfin Lady Chatterley rencontre le garde chasse et vit ses premiers emois, on se dit que l'on avait pas vues des scènes d'amour aussi peu érotiques depuis... jamais, en fait. Les acteurs sont nuls, surtout la fille qui joue la lady, une espèce d'Audrey Tatou pour intellos qui ne possède aucun charisme, aucune force, et une diction de première année de cours Florent. L'homme, qui se voudrait une espèce de brute charnelle et mutique à la Marlon Brando n'éveille en fait que l'ennui (les interminables scènes ou l retire les collants et les chaussures de la fille, avant de poser une couverture sur le sol pour l'enlacer). Le comble de ce film est qu'il dure plus de deux heures, et qu'au bout de 20minutes on sait dejà qu'il n'y aura rien à en tirer. Je passe sur une multitude d'autres détails qui ont augmentés mon calvaire de spectateur et qu'il serait trop fastidieux de citer. En conclusion, je mets 0 étoiles uniquement parce qu'il n'est pas possible d'en mettre moins.
Une ode à l'amour et à la nature transcendés par l'excellente interpretation de Marina Hands , une poésie de tous les instants, Pascal Ferrant filme cette histoire d'amour passionné avec une rigeur rare, une intensité étonnante, quelque part assez proche d'un Terrence Malick dans cette façon d'infuser aux éléments une telle force au point d'en faire des personnages secondaires de l'oeuvre, un bijou de mise en scène et d'interpretation, un grand film charnel parfois un peu desservi par quelques longueurs mais d'une beauté indéniable.
Film habité d'une douce fraîcheur, évitant les clichés qui guettaient, doté de beaux personnages, Lady Chatterley est un film agréable et réussi. Cependant on est loin de l'ambition des Renoir et Truffaut dont ce réclame Pascale Ferran. L'exploration des personnages, bien que subtile, reste simple. On est cependant touché par certaines scènes dans lesquelles, au-dela des conventions, les deux héros cherchent le bien-être et la complicité d'une personne socialement étrangère mais pourtant pas si différente. Bien entendu, l'enthousiasme fou de la critique (après-coup d'ailleurs) est ridicule et injustifié.
L'honorable (sinistre et soporifique!) Académie des Césars a pour tradition depuis quelques années de récompenser des ratages ennuyeux et prétentieux. "Lady Chatterley" en est un très bon exemple. Pascale Ferran a l'intention louable et ambitieuse de faire une oeuvre artistique mettant en exergue la révélation de nos sens au contact de la Nature. Pourquoi pas ? Des très grands cinéastes comme Jean Renoir, David Lean et Terrence Mallick l'ont réussi magistralement. Mais Pascale Ferran est loin d'être à la hauteur de ses ambitions car la seule chose qu'elle a réussi à faire est une oeuvre empesée d'une structure narrative catastrophique car elle utilise n'importe comment voix-off saccadée, intertitres et même une figure de style cinématographiquement littéraire, sans bonne raison apparente, vers la fin que Truffaut a utilisé (lui magistralement!) dans "Les Deux Anglaises et le Continent". Quand à Marina Hands, qui ne ressemble pas du tout à une lady anglaise, elle se contente de réciter son texte. La prestation de Danielle Darrieux était mille fois plus convaincante. Quelques belles images, quelques beaux courts moments et le reste de la distribution correcte (quoique celui qui fait le garde-chasse n'est pas formidable non plus!) arrivent à sauver quelques meubles. Une très bonne preuve qu'ambition n'est pas forcément synonyme de réussite.