Note moyenne
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Oeuvre élégante et touchante dont la longueur n'est pas un handicap. Adaptation intelligente d'un roman célèbre. Interprétation sensible de Marina Hands.
Film absolument superbe à tous points de vue : le récit est porté par des acteurs magnifiques, une photo et une musique sublimes, des silences se suffisant à eux mêmes, et enfin une reconstitution d'époque, avec son rythme d'alors, tout à fait extraordinaire. A déguster comme un bon Chateau Cheval Blanc. Evidemment, les jeunes amateurs incultes et amoureux de red bull ne peuvent apprécier. A chacun son bonheur.
Une belle illustration de l'oeuvre littéraire. C'est effectivement très réussi avec sobriété et simplicité. Jai beaucoup apprécié la bande-son, sans musique mais avec la restitution des tonalités de la nature, la qualité de limage et enfin le contraste entre la haute bourgeoisie et laspect « brut » du garde-chasse. Lhistoire nous paraît crédible Une fidèle restitution de latmosphère romanesque. Un casting intéressant malgré une Lady Chatterley qui me faisait très souvent penser à Audrey Tatou. Est-ce la ressemblance physique ou un mimétisme involontaire ? De plus, cette émancipation féminine des années vingt et cette émancipation sexuelle avant tout, pourrait être encore tout à fait dactualité de nos jours.
Pour se permettre d'adapter un roman aussi grandiose, il faut être méga sûr de son coup. Et là, le pari n'est pas gagné. C'est en général assez plat, à tous les niveaux, surtout au niveau de l'image, mais aussi du jeu des 2 personnages
principaux. L'interdit ressenti à la lecture ne surgit pas dans le film. Ce dernier reste assez timide, avec des longueurs permises à l'écrit, mais non à l'écran. L'acteur qui joue Parkin est assez antipathique et Constance reste un peu trop naïve et froide! Dommage ce film manque d'audace, de contrastes, de chaleur, de fureur Même les cadres choisis manquent d'esthétisme
principaux. L'interdit ressenti à la lecture ne surgit pas dans le film. Ce dernier reste assez timide, avec des longueurs permises à l'écrit, mais non à l'écran. L'acteur qui joue Parkin est assez antipathique et Constance reste un peu trop naïve et froide! Dommage ce film manque d'audace, de contrastes, de chaleur, de fureur Même les cadres choisis manquent d'esthétisme
Le roman de D.H. Lawrence, écrit en 1928, dut être imprimé en Italie ! Lorsquil sortit enfin en Angleterre en 1960, on fit un procès à son éditeur (quil gagna). Le romancier avait osé employer un mot de quatre lettres qui devint plus tard aussi banal qu'une virgule! On constate que le film de Pascale Ferran est fidèle au livre (texte intégral dans le projet Gutenberg sur internet), avec l immersion dans la nature, le panthéisme, l observation très fine des dégâts produits par les différences de classe (critique sociale sous-jacente), la présence du traumatisme de la guerre, et bien sûr léveil progressif et réciproque de Constance et Parkin, chacun accédant à ce quil maîtrise mal au départ. Les fleurs symbolisent cette naissance. Quand le printemps se fait attendre, une fleur devient un trésor, et la fougue avec laquelle Constance se précipite vers les premières jonquilles en dit plus long que tout un discours sur lennui : cest lhiver qui sachève au propre comme au figuré. Constance, qui a parcouru lEurope - Paris, Florence et Dresde- et possède une culture politique plutôt à gauche, étouffe dans le cadre provincial et réactionnaire du château de Wragby (dialogue sur la grève à la mine). « Lady Chatterley » est une uvre qui nous apprivoise si on lui en laisse le temps. La réalisatrice manie la caméra avec des doigts de fée et cest vraiment à une féérie que lon assiste : un univers dans lequel il faut entrer : si on reste à lextérieur le ridicule est proche (ce ridicule que dénonce Lawrence avec insistance au début du roman). Mais si on consent à se laisser émouvoir, cet effort est récompensé, et cest losmose avec cette poésie, ce parti-pris de douceur où la féminité envahit le domaine masculin sans le rendre mièvre. Tout est progressif et rien nest obscène dans ce film. On nest pas près doublier les merveilleux interprètes qui renouent avec la vérité du livre de Lawrence trop souvent trahi et galvaudé.
est une histoire de désir brut, qui se transforme en passion amoureuse. Une histoire cachée, secrète, et dont personne ne se doute, alors que lépanouissement de Lady Chatterley saute aux yeux de tous.
Pascale Ferran prend son temps (et le nôtre, également) pour dérouler ce récit de léveil des sens, en parallèle aux saisons. Cette lenteur est nécessaire et donne à lensemble une impression de sérénité, un calme totalement apaisant au sein dune nature idyllique, où même la terre et la pluie sont en accord avec les amants.
Malheureusement, la mise en scène déçoit. Trop statique, trop classique, manquant de romantisme, de passion, avec un point de vue détaché, narratif, littéraire. De plus, les dialogues en français sonnent faux dans les bouches de ces personnages anglais. Comme tous les amoureux, ils énoncent pas mal de fadaises, et quelques scènes frisant le ridicule empêchent le spectateur de céder à lémotion.
Pascale Ferran prend son temps (et le nôtre, également) pour dérouler ce récit de léveil des sens, en parallèle aux saisons. Cette lenteur est nécessaire et donne à lensemble une impression de sérénité, un calme totalement apaisant au sein dune nature idyllique, où même la terre et la pluie sont en accord avec les amants.
Malheureusement, la mise en scène déçoit. Trop statique, trop classique, manquant de romantisme, de passion, avec un point de vue détaché, narratif, littéraire. De plus, les dialogues en français sonnent faux dans les bouches de ces personnages anglais. Comme tous les amoureux, ils énoncent pas mal de fadaises, et quelques scènes frisant le ridicule empêchent le spectateur de céder à lémotion.
Plutôt bon film de Pascale Ferran, qui adapte le livre de Lawrence du début XXème. Pas mal de points positifs d'abord, c'est vrai : le film prend d'abord le temps de conter son histoire, histoire d'une châtelaine mariée à un riche patron minier du début du siècle en Angleterre, mais estropié par la guerre juste après leur mariage - doit-on supposer -, ce qui implique l'absence totale de rapports sexuels à l'intérieur du couple (l'état initial du film, sur lequel il va progressivement se constituer, est presque un état zéro, un état-néant de connaissances et de pratiques physiques du protagoniste principal, Lady Chatterley, donc, très bien interprétée par Marina Hands, qui joue à merveille le rôle de la pudique innocente gênée). Evidemment, le film consiste en une découverte, une exploration (puisqu'on part de zéro), à travers la relation de plus en plus intense avec le garde-chasse, interprété par un inconnu total (bien plus qu'un total inconnu, oui...), Jean-Louis Coulloc'h. Je reviens un peu sur ce que je voulais dire : le film prend le temps, donc, d'exposer le cadre lent de ce film, où les péripéties sont difficiles à venir, où l'action proprement dite se fait dans la retenue, où les plans que le spectateur retient sont en majeure partie des plans quasi immobiles (cadrages sur les visages principalement), sur les pans entiers de nature que l'héroïne traverse pour passer du mari au garde-chasse (dans une sorte de cabane au fond du jarding). Donc film réussi en cela, qui restitue bien la beauté des paysages forestiers, et l'écoulement du temps sans à-coups ni turbulences : l'image d'une régularité, d'une mécanicité (mais pas la machine moderne, tyrannique et violente : plutôt l'image tranquille d'une roue, d'un sablier genre éternel...). Bon je n'insiste pas : place prédominante de la nature, comme une sorte d'arrière-plan infranchissable et presque fatal pour l'action et la liberté des personnages. Il y a aussi le thème d'une innocence (inconnaissance) quasi biblique (la photo avec les personnages courant nus sous la pluie en serait un exemple) de la Lady. Autres points positifs (en ce qu'ils sont cohérents pour le film, pas en-soi...), que je reprends des mots de la réalisatrice (assez sensés) : le film essaie de retracer et de bousculer une double domination croisée : Lady (dominante socialement mais dominée sexuellement, à l'époque comme genre je veux dire, bon comme femme en somme), et le garde-chasse (dominé socialement mais dominant parce qu'homme). La destitution de ce double assujettissement croisé insiste vraiment sur l'aspect expérimental du film : ce que la réalisatrice dit qu'elle a voulu montrer à partir du livre, et sur ce point je pense qu'elle le fait bien, c'est montrer cette relation complexe (encouragée à l'origine par le mari pour le bonheur de sa femme, puis refusé implicitement ensuite pour le rang social du garde-chasse, donc relation, si l'on voulait, incitée/refusée) comme une expérience (toujours au sens de découverte, d'exploration) corporelle (connaissance de l'amour, du plaisir, du désir aussi) mais aussi spirituelle (le langage joue un rôle absolument important, il s'ouvre progressivement entre les deux amoureux, du silence gêné à l'aveu profus de la fin). Versus le puritanisme, évidemment. Bon, finalement, ça fait pas mal de points positifs...
Pour les points négatifs : évidemment la longueur qui en un sens est la réussite du film, peut rebuter beaucoup de spectateurs, et je n'en étais pas loin ; ça bouge quand même pas des masses. Pas assez de musique. Le garde-chasse ne fait absolument pas fantasmer, et c'est tout de même important (oui je sais, la réalisatrice voulait surtout montrer le côté terrien et un peu brute du personnage... mais quand même, ça n'autorise pas tout).
Bon en gros ça se laisse regarder, mais pas par les amateurs de Saw... Oui, ça peut paraître injuste vu la longueur respective des deux paragraphes, mais tant pis : 13/20.
Et bien sûr, toutes les critiques sur le Tching's cine :
http://tchingscine.over-blog.com/
Pour les points négatifs : évidemment la longueur qui en un sens est la réussite du film, peut rebuter beaucoup de spectateurs, et je n'en étais pas loin ; ça bouge quand même pas des masses. Pas assez de musique. Le garde-chasse ne fait absolument pas fantasmer, et c'est tout de même important (oui je sais, la réalisatrice voulait surtout montrer le côté terrien et un peu brute du personnage... mais quand même, ça n'autorise pas tout).
Bon en gros ça se laisse regarder, mais pas par les amateurs de Saw... Oui, ça peut paraître injuste vu la longueur respective des deux paragraphes, mais tant pis : 13/20.
Et bien sûr, toutes les critiques sur le Tching's cine :
http://tchingscine.over-blog.com/
Alors là, je suis complétement sur interloquée?! J'ai lu avec attention les critiques avant et après le film, les critiques hallucinantes criant au chef d'oeuvre m'ont précipité à voir le film, et dès les 1ères minutes, je me suis demandée dans quel pétrin je m'étais mise... Mise en scène et images de téléfilm, cadrage qui coupe les tétes des personnages, gros plans inutiles, propos naif et niais, et surtout des acteurs que je qualifierais sans hésitation de castastrophiques... Pour moi tout sonnait faux : l'histoire, les dialogues, le jeu des acteurs, j'avais l'impression d'etre dans une série Z, rien à sauver...
Je ne comprends absolument pas les critiques, j'ai comme la désagréable impression d'etre à coté de la plaque à moins que ce soit les critiques qui aient été soudoyées ou je ne sais quoi!
J'ai rarement vu qqch d'aussi niais, sans parler de scène parfaitement grostesque : les fleurs bien sur, hilarante, la danse sous la pluie ou le mec en bottes joue au monstre en courant derrière la femme...
J'ai lu dans les inrocks que l'actrice principale disait que la frontière entre la grace et le ridicule est étroite, ben je crois que c'est çà, certains ont cru voir de la grace, moi j'y ai vu une grosse farce complétement ridicule et ratée...
Mais ce film restera une vraie énigme pour moi, pourquoi tant d'engouement (unanimes qui plus est...) pour une bluette à deux sous mal jouée...
Je ne comprends absolument pas les critiques, j'ai comme la désagréable impression d'etre à coté de la plaque à moins que ce soit les critiques qui aient été soudoyées ou je ne sais quoi!
J'ai rarement vu qqch d'aussi niais, sans parler de scène parfaitement grostesque : les fleurs bien sur, hilarante, la danse sous la pluie ou le mec en bottes joue au monstre en courant derrière la femme...
J'ai lu dans les inrocks que l'actrice principale disait que la frontière entre la grace et le ridicule est étroite, ben je crois que c'est çà, certains ont cru voir de la grace, moi j'y ai vu une grosse farce complétement ridicule et ratée...
Mais ce film restera une vraie énigme pour moi, pourquoi tant d'engouement (unanimes qui plus est...) pour une bluette à deux sous mal jouée...
Looooooooooooooooong, très long, trop long.
Je vais devoir avouer avoir beaucoup de mal à comprendre les "bonnes critiques" de ce film.
Je pensais que la lenteur du début n'était que pour mettre l'histoire en place. Malheureusement ce n'était pas le cas. Au bout d'une heure et demi (et oui je suis restée concentrée aussi longtemps!!! sur 2h40) je me suis vraiment ENNUYEE. Je n'ai jamais autant observé le public pendant une séance. Bref je DECONSEILLE FORTEMENT ce film, sauf si vous voulez vous punir...
Je vais devoir avouer avoir beaucoup de mal à comprendre les "bonnes critiques" de ce film.
Je pensais que la lenteur du début n'était que pour mettre l'histoire en place. Malheureusement ce n'était pas le cas. Au bout d'une heure et demi (et oui je suis restée concentrée aussi longtemps!!! sur 2h40) je me suis vraiment ENNUYEE. Je n'ai jamais autant observé le public pendant une séance. Bref je DECONSEILLE FORTEMENT ce film, sauf si vous voulez vous punir...
Très bien réaliser avec des superbes images de la forêt, des belles couleurs. Mais je trouve l'histoire et le scénario peu palpitant.
Bon film qui ne charge pas le personnage féminin pour son adultère comme ont trop eu tendance à le faire les précèdentes adaptations cinématographiques du roman. Il évite aussi les eceuils de l'adaption d'un classique littéraire (académisme de la mise en scène et de l'interprétation). Travail interessant sur les corps des personnages et leurs résonnances entre eux. Le corps brisé du mari opposé à celui vigoureux du garde chasse et celui de Lady Chatterley, qui s'épanoui au fur et à mesure de sa relation. Des longueurs mais quelques très bonnes scènes dont celle, humiliante pour le personnage de Clifford, où il s'entête à vouloir monter une côte dans son fauteuil en refusant l'aide qu'on lui propose.
L'histoire, vous la connaissez déjà.
Le premier réflexe des femmes qui avaient pris le risque d'emmener un ami ou un conjoint a été de demander « tu ne t'est pas trop ennuyé ? ». Et bien comme je n'habite pas Saint Germain des Prés, (on sortait du Saint Germain), je serais plus franc du collier sur la réponse parce que je suis un enfant du XXème arrondissement. Je me suis fait chier. Le mot a son importance, car si ma mie n'était pas dans la salle, je serais parti en courant dès la première demi-heure. Ou plutôt, je n'y serais jamais allé !
Il faut imaginer la mièvrerie d'un téléfilm du dimanche soir sur M6, sans le sexe, sans même le jeu des acteurs de seconde zone !
Je n'ai jamais vu une merde pareille en 6 ans passés dans les salles, même les pires nanards américains pour ados étaient excusables, à cause de leur cible et du fait qu'il se passe en général quelque chose.
Ici, on a droit à un ennui mortel, quelque part entre Madame Bovary et « la leçon de piano », mais sans le chef d'oeuvre, ni la musique, et encore moins les acteurs.
Pardon, c'est vrai que pendant 5 minutes environ, la brunette semble s'emporter et exprimer un sentiment ou une pensée, tandis que l'homme des bois aurait presque quelque chose d'humain. Hyppolite Girardot fait de son mieux, mais ce doit être dur pour lui que sa carrière soit à ce point mal en point pour accepter de « jouer » dans une erreur pareille.
En plus d'être mal joué (pas forcément à cause des acteurs mais on se le demande à force), il ne se passe rien pendant 2h30, les prises de vue sont d'une platitude qui rappelle les interludes de la télévision de 1960, la musique est correcte sans plus, et l'ennui pharaonique.
Enfin j'imagine qu'il existe un public pour ce genre de niaiserie, les veuves de plus de 60 ans qui ont oublié ce qu'est une relation amoureuse ou adultère, et les vieilles filles qui ne savent pas encore ce que c'est (et risquent de ne jamais le savoir vu la tronche et l'âge des très rares représentants du sexe « fort »).
C'est nul, nullissime, même certains films de porno soft du dimanche soir sont plus subtils ou plus intelligents ou en tout cas plus marrants.
Il n'y a aucune excuse pour un ratage pareil, même les dernières phrases qui essayent de donner une dimension romantique ou amoureuse à l'ensemble tombent complètement à plat (surtout après 2 heures d'ennui mortel), on ne peut être plus idiots et plus frustres que les deux participants.
Soit l'auteur de Lady Chatterley a signé un pamphlet très acide sur la décrépitude de l'aristocratie d'alors et le film est un reflet fantôme de la chose, soit il a fait une ouvre érotique de valeur et la réalisation (de peur de passer la censure ?) est passé à 2000 Km de la chose. Je ne parlerais pas de la scène du pénis, la seule qui m'a fait rire (intérieurement) tellement elle est ridicule, ni celle de la pluie tellement elle est laide et risible.
L'érotisme, le naturisme et la pornographie existaient à cette époque, et même 4000 ans avant. Que l'on ne nous fasse pas croire que l'Angleterre victorienne la découvrait à ce point.
C'est tellement nul que les 5 minutes que j'ai passé à écrire cette critique me dégoûtent (en plus je l'ai relu pour éviter les fautes d'orthographes).
A voir si possible en version anglaise, pour ne pas qu'en plus les voix françaises natives ne doublent pas le ridicule des dialogues et du jeu dans une campagne anglaise.
Quand je pense que dans une seule scène de 15 secondes de « Sur la route de Madison », on avait plus d'émotions, de plaisirs, d'intelligence, de suspense que dans 3 heures de cette horreur cinéphilique. Dont le casting n'est pas à mon avis la moindre des erreurs.
Même « Bilitis » le chef d'oeuvre des beaufs de banlieue était incroyablement plus réussi, surtout la musique, tandis que l'érotisme et l'atmosphère malsaine de « Mort à Venise » suffisaient à n'importe quel réalisateur pour ne plus s'attaquer à ce genre de film sous peine de navet.
Incroyable mais vrai, le film le plus nul de l'année, international compris (et je suis fier de maintenir ce point de vue, ainsi que l'argumenter sur la place publique) a recu le césar du meilleur film ! Même Cannes ne s'est jamais ridiculisé à ce point, les plus mauvais films récompensés étaient au moins ambitieux ou rebelles à défaut d'être réussis.
Là, on se demande quels sont les dessous de table ou la moquette que le jury a fumé !
Ce film est une nullité sans nom, même l'actrice fait pâle figure face aux dizaines d'espoirs féminins actuels, Florence Loiret-Caille par exemple. C'est fou, mais ce n'est pas Perrier, juste une faute de goût de plus de la part de vieux jury sans aucun esprit ouvert au cinéma contemporain. Et de plus en plus en cercle fermé sur leurs amis. Je télécharge la liste du jury dès que j'ai 5 minutes.
Le premier réflexe des femmes qui avaient pris le risque d'emmener un ami ou un conjoint a été de demander « tu ne t'est pas trop ennuyé ? ». Et bien comme je n'habite pas Saint Germain des Prés, (on sortait du Saint Germain), je serais plus franc du collier sur la réponse parce que je suis un enfant du XXème arrondissement. Je me suis fait chier. Le mot a son importance, car si ma mie n'était pas dans la salle, je serais parti en courant dès la première demi-heure. Ou plutôt, je n'y serais jamais allé !
Il faut imaginer la mièvrerie d'un téléfilm du dimanche soir sur M6, sans le sexe, sans même le jeu des acteurs de seconde zone !
Je n'ai jamais vu une merde pareille en 6 ans passés dans les salles, même les pires nanards américains pour ados étaient excusables, à cause de leur cible et du fait qu'il se passe en général quelque chose.
Ici, on a droit à un ennui mortel, quelque part entre Madame Bovary et « la leçon de piano », mais sans le chef d'oeuvre, ni la musique, et encore moins les acteurs.
Pardon, c'est vrai que pendant 5 minutes environ, la brunette semble s'emporter et exprimer un sentiment ou une pensée, tandis que l'homme des bois aurait presque quelque chose d'humain. Hyppolite Girardot fait de son mieux, mais ce doit être dur pour lui que sa carrière soit à ce point mal en point pour accepter de « jouer » dans une erreur pareille.
En plus d'être mal joué (pas forcément à cause des acteurs mais on se le demande à force), il ne se passe rien pendant 2h30, les prises de vue sont d'une platitude qui rappelle les interludes de la télévision de 1960, la musique est correcte sans plus, et l'ennui pharaonique.
Enfin j'imagine qu'il existe un public pour ce genre de niaiserie, les veuves de plus de 60 ans qui ont oublié ce qu'est une relation amoureuse ou adultère, et les vieilles filles qui ne savent pas encore ce que c'est (et risquent de ne jamais le savoir vu la tronche et l'âge des très rares représentants du sexe « fort »).
C'est nul, nullissime, même certains films de porno soft du dimanche soir sont plus subtils ou plus intelligents ou en tout cas plus marrants.
Il n'y a aucune excuse pour un ratage pareil, même les dernières phrases qui essayent de donner une dimension romantique ou amoureuse à l'ensemble tombent complètement à plat (surtout après 2 heures d'ennui mortel), on ne peut être plus idiots et plus frustres que les deux participants.
Soit l'auteur de Lady Chatterley a signé un pamphlet très acide sur la décrépitude de l'aristocratie d'alors et le film est un reflet fantôme de la chose, soit il a fait une ouvre érotique de valeur et la réalisation (de peur de passer la censure ?) est passé à 2000 Km de la chose. Je ne parlerais pas de la scène du pénis, la seule qui m'a fait rire (intérieurement) tellement elle est ridicule, ni celle de la pluie tellement elle est laide et risible.
L'érotisme, le naturisme et la pornographie existaient à cette époque, et même 4000 ans avant. Que l'on ne nous fasse pas croire que l'Angleterre victorienne la découvrait à ce point.
C'est tellement nul que les 5 minutes que j'ai passé à écrire cette critique me dégoûtent (en plus je l'ai relu pour éviter les fautes d'orthographes).
A voir si possible en version anglaise, pour ne pas qu'en plus les voix françaises natives ne doublent pas le ridicule des dialogues et du jeu dans une campagne anglaise.
Quand je pense que dans une seule scène de 15 secondes de « Sur la route de Madison », on avait plus d'émotions, de plaisirs, d'intelligence, de suspense que dans 3 heures de cette horreur cinéphilique. Dont le casting n'est pas à mon avis la moindre des erreurs.
Même « Bilitis » le chef d'oeuvre des beaufs de banlieue était incroyablement plus réussi, surtout la musique, tandis que l'érotisme et l'atmosphère malsaine de « Mort à Venise » suffisaient à n'importe quel réalisateur pour ne plus s'attaquer à ce genre de film sous peine de navet.
Incroyable mais vrai, le film le plus nul de l'année, international compris (et je suis fier de maintenir ce point de vue, ainsi que l'argumenter sur la place publique) a recu le césar du meilleur film ! Même Cannes ne s'est jamais ridiculisé à ce point, les plus mauvais films récompensés étaient au moins ambitieux ou rebelles à défaut d'être réussis.
Là, on se demande quels sont les dessous de table ou la moquette que le jury a fumé !
Ce film est une nullité sans nom, même l'actrice fait pâle figure face aux dizaines d'espoirs féminins actuels, Florence Loiret-Caille par exemple. C'est fou, mais ce n'est pas Perrier, juste une faute de goût de plus de la part de vieux jury sans aucun esprit ouvert au cinéma contemporain. Et de plus en plus en cercle fermé sur leurs amis. Je télécharge la liste du jury dès que j'ai 5 minutes.
César du meilleur film 2007, Lady Chatterley est un film austère au premier abord avec sa longueur (2h40 quand même) et son thème pas vraiment grand public. Un film typique du festival de Canne !
Et pourtant passée cette premier impression, le film est une bonne surprise.
La réalisation contemplative et toute en retenue permet aux acteurs d'exprimer l’étendu de leur talent. Le jeu de Marina Hands et Jean-Louis Coulloc’h est d'une grande justesse et d'un naturel confondant. Leur prestation est d'autant plus remarquable que les différents scènes de nu ne provoquent aucune gène au spectateur non prévenu. Tout semble simple et naturel.
En tant que film d'auteur, Lady Chatterley pourra en rebuter certains mais ce serait une erreur de ne se fier qu'à ce simple apriori.
Et pourtant passée cette premier impression, le film est une bonne surprise.
La réalisation contemplative et toute en retenue permet aux acteurs d'exprimer l’étendu de leur talent. Le jeu de Marina Hands et Jean-Louis Coulloc’h est d'une grande justesse et d'un naturel confondant. Leur prestation est d'autant plus remarquable que les différents scènes de nu ne provoquent aucune gène au spectateur non prévenu. Tout semble simple et naturel.
En tant que film d'auteur, Lady Chatterley pourra en rebuter certains mais ce serait une erreur de ne se fier qu'à ce simple apriori.
A se demander s'il n'y a pas une version spéciale pour les critiques qui sont dythirambiques! Personnellement je me suis copieusement ennuyée au moins 2h (sur 2h38 je vous le rappelle), sidérée de tant de niaiserie. D'accord pour le garde chasse, l'acteur s'en sort honorablement mais notre Lady est pathétique, la bouche constamment entrouverte pour suggérer une sensualité ingénue...rien de sensuel, que du neuneu, du compassé. Laborieuse l'amante!
Lady Chatterley est un film lent, doux, sensuel, tendre et fiévreux, un travail d'orfèvre, minutieux, qu'il ne faut surtout pas brusquer. C'est pourquoi certains d'entre vous diront qu'il est pire qu'un flacon de somnifères, que rien ne se passe, que c'est l'ennuie mortel et qu'à part coucher ensemble une bonne dizaine de fois dans le film les personnages ne font pas grand chose. Mais ils n'auront pas vu que le film est une longue métaphore de la vie qui renaît petit à petit dans le coeur de Constance ainsi que dans celui de son garde-chasse, que tous deux ils apprendrons à aimer, à se toucher, à se découvrir, à s'ouvrir. Amour libérateur qui fait de nos deux héros des Adam et Eve évoluant au milieux d'une nature généreuse et symbole de la vie, de la fécondité, de la renaissance. A aucun moment, les scènes d'intimité ne sont vulgaires, elles sont pudiques tout en ne cachant rien, jusqu'à arriver à la scène pillier, lorque les deux amants, nus se recouvrent de fleurs : innocence, amour, beauté... Peut-être Pascale Ferran a-t-elle réussi à faire passer de sa sensibilité de femme à travers son oeuvre, une réussite !
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