Ce film, réalisé par David Slade et sorti en 2005, n'est pas mal du tout ! Le film aborde le grave problème qu'est la pédophilie mais sous un angle plutôt original puisque c'est cette fois-ci le pédophile qui est présenté en position de victime et l'adolescente en position de psychopathe. Ce n'est absolument pas du spoil puisque c'est un élément présent dans la bande-annonce et dans le synopsis mais n'ayant vu ni l'un ni l'autre, je dois dire que j'ai été déjà très surpris au début du film ! En effet, je m'attendais à un film plutôt classique traitant de la pédophilie. Le film est réellement déstabilisant puisque durant tout le métrage, on ne sait pas vraiment qui croire, il est donc alors très difficile de prendre un parti pris, ce qui est très frustrant puisque nous avons une perte totale de repères ! Les choses évoluent forcément au fil de la trame narrative mais le fait que ce ne soit jamais vraiment clair pousse le spectateur dans ses retranchements et la notion de bien et de mal est alors complètement confuse, ce qui est rare dans un film traitant d'un sujet aussi sérieux ! Même si j'avoue que ce n'est pas un film que je regarderai une seconde fois, j'ai vraiment apprécié le fait que l'on soit mal à l'aise presque tout le long du film, enfin c'est en tout cas l'effet que ça m'a fait. Non pas pour son côté malsain mais réellement par rapport aux personnages qui sont très bien écrits et qui perdent le spectateur. Bon en dehors de ça, c'est vrai qu'il n'y a rien de vraiment novateur mais enfin, c'est en tout cas la promesse de passer un moment désagréable (dans le bon sens du terme bien-sûr) ! En ce qui concerne la mise en scène, nous avons un gros travail au niveau des couleurs et le huis clos est très bien géré puisque nous avons des plans très différents les uns des autres dont les mouvements correspondent bien souvent à l'état émotionnel des personnages, ce qui est une très bonne chose. Du côté des acteurs, nous avons Ellen Page et Patrick Wilson qui sont très bons ! "Hard Candy" est donc dans l'ensemble une bonne surprise.
En somme, le film arrive clairement à nous faire ressentir l'angoisse de par le montage, la mise en scène et le jeu fabuleux d'Ellen Page et de Patrick Wilson. Malheureusement je ne peux m’empêcher de ne pas apprécier ce film tant par la peur et la terreur qu'il procure au spectateur. Objectivement, c'est un très bon film huis-clos mais qui ne m'as pas fait passer un bon moment, remettant ainsi en question la notion de "Bon film".
Quel déception ce film. S'il est vrai que le suspense parvient à nous tenir en haleine jusqu'au bout parce qu'on veut savoir, tout le problème réside dans la fin du film. Trop rapide et trop bâclée. Et puis, outre l'issue, on notera certains vides dans le film, certains oublis pour la compréhension du spectateur.
La prestation des deux acteurs est exceptionnelle. Celle d’Ellen Page, tout autant que celle de Patrick Wilson. La violence et l’horreur, qui se développent à mesure tout au long du huis-clos est énorme. David Slade les fait monter crescendo, toujours dans l’implicite, mais jamais dans le graphique. Pourtant bien préparé par ces deux atouts, le spectateur n’adhère pas totalement. Et pour cause, Slade laisse filtrer dans son intrigue un certain nombre d’ambiguïtés et d’invraisemblances. Ces d’ambiguïtés font que ni la totale culpabilité d’un personnage, ni la totale innocence de l’autre, n’apparait avec limpidité. Dans un tel flou, on est tenté de trouver injuste autant le jugement que le châtiment. Le manque de vraisemblance apparaît quant à lui dans les interventions extérieures, et lors des scènes d’action, pendant, et même après le huis-clos. L’ensemble, tout bien pesé, est plutôt décevant.
Indéniablement, il s'agit d'un petit film choc, le genre de petit produit fait en indé, avec une bonne idée, peu de moyens et quelques effets de mise en scène ou d'écriture qui vont marquer le public. Est-ce que ça vieillit bien ? Formellement, l'image granuleuse et les quelques effets de lumière ou de montage font parfois encore le job, mais ça reste du tape-à-l'oeil un peu agressif. Au niveau du scénario, ça enchaîne un peu les twists, et parfois, ça fait qu'on est voulu sur un terrain moral finalement bien confortable, laissant parfois la subversion de côté spoiler: (la jeune fille n'est pas une psychopathe totale, le type est finalement assez pourri, alors qu'au milieu du film, on a plein de questionnements moraux qui nous assaillent) . Finalement, ça reste solide, et même si ça patine un peu à un moment et que la mécanique reste un peu trop la même pour captiver de bout en bout, ça reste un thriller tendu et bien ficelé. Alors évidemment, si je l'avais vu à sa sortie comme une petite découverte, mon jugement serait sans doute un peu plus enthousiaste, mais là, ça reste mesuré. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
Sur le fond, le propos est contestable quant à ce qu'il suggère de l'auto-justice. On pourra aussi déplorer que le spectateur s'attache ici plus au pédophile présumé qu'à son bourreau, ce que certains considérerons comme un tour de force pervers, mais qui m'a mis mal à l'aise. Enfin, on à la vague impression d'assister à une caricature de cinéma choc. Quant à la forme, la réalisation ne vaut pas mieux que celle d'un téléfilm bouclé à la va vite et les gros plans incessants achèvent de nous user. Malgré un certain suspense et une ambiguïté tous deux maintenus jusqu'au bout, l'ensemble laisse donc une empreinte plus que mitigée.
Malgré le sujet sensible, ce film est une pépite . Le final est juste parfait . Les acteurs éblouissants et la réalisation maîtrisée en tout point. A voir d'Urgence pour un Thriller pas vraiment conventionnel et à la limite de l'Horreur..
Déroutant, choquant, malsain, voilà les qualificatifs qui me viennent à l'esprit après être sorti de la salle de ciné. L'histoire met en scène une adolescente de 14 ans qui rencontre sur internet un séduisant trentenaire, photographe de son état. Rapidement, la jeune fille se rend au domicile de Jeff (Patrick Wilson) et tout laisse alors à penser qu'elle va devenir la nouvelle victime de ce maniaque en apparence bien sous tous rapports. Et c'est là où ce long métrage nous prend totalement à contre pied, car très rapidement, c'est celui que l'on prenait pour le bourreau potentiel que l'on retrouve drogué et ligoté sur une chaise à la merci de sa jeune invitée. Hayley (c'est le prénom de l'ado au coeur de ce huis clos), va n'avoir de cesse de torturer psychologiquement et physiquementspoiler: (La scène particulièrement dure de la castration) cet homme jusqu'à un dénouement assez inattendu pour ma part. Ici, pas de violence visible ou de scènes gores, tout est dans le sous entendu et les dialogues incisifs des 2 protagonistes. Ellen Page (actrice que je viens de découvrir) fait preuve d'une maturité et d'un sang froid dans le raffinement de la dénonciation du thème fondateur et au combien dérangeant surtout à l'époque actuelle, à savoir, celui de la pédophilie. L'angle de vue choisi par le réalisateur, celui de la victime devenant bourreau est à la fois déroutant et inattendu .La condamnation d'un système où tout est régi par Internet, notamment dans les rapports humains fait aussi beaucoup réfléchir. Comme je l'ai déjà signifié, bien qu'il n'y ait pas de plans choquants visuellement, le fond et la forme du récit aussi intéressant soit-il justifient amplement une interdiction aux moins de 16 ans.
Le malaise s’installe avec le jeu d’une ado de 14 ans et d’un trentenaire qui se tournent sympathiquement autour sans avoir l’air d’y toucher, chacun jouant son rôle avec la pleine conscience du sien comme de celui de l’autre. Mais quand la traditionnelle proie s’avère être le chasseur, le bourreau et le justicier, plaidant un juste châtiment pour pédophilie, c’est le cauchemar qui commence. Entravé, torturé, physiquement mais surtout psychologiquement après s‘être fait éplucher sa personnalité et son passé affectif, douleur et tension croissent jusqu’à l’insupportable pour ce pauvre photographe, soumis au pouvoir d’une redoutable gamine, despotique et sadique, à l’intelligence inventive et disproportionnée inhérente à une jeunesse malade. Bon petit film de torture, d’angoisse et de dissection, y compris psychopathologique, dans lequel on se laisse prendre par la mise en lumière progressive des histoires de chacun. L’aventure en soi, jusqu’à son final un peu attendu, ne constituent pas l’essentiel du spectacle. Le supplice constitué par le chantage à l’affectif dans ce qu’on peut aimer le plus, ainsi que la finesse et la pertinence des duels sémantiques, psychologiques et factuels en constituent plus les pierres blanches. Plus gênant encore se veut le dévoilement, malgré les malices et la mauvaise foi, de la perversion cachée dans nos stratégies pourtant quotidiennes de séduction, qu’ils opèrent selon le mode enfant ou le mode parent.
Un bon film d'horreur, proche du genre thriller Haneke. C'est pas si mal, mais on a dubmal à accrocher. Scènes très perturbantes de temps à autres. Je le déconseille aux moins de 16 ans. 3/5
Ellen Page joue très bien. Les images sont très belles. Voilà pour les points positifs. Après, pour prendre l'actrice principale et quasi unique pour une fille de 14 ans, il faut avoir une très mauvaise vue. Mais le problème de ce film est ailleurs, le problème de ce film est que... ce n'en est pas un, c'est plutôt une pièce de théâtre filmée, qui plus est une mauvaise pièce, les assommants dialogues n'ont en effet guère d'intérêt. Il s'agit d'un huis-clos, même Hitchcock s'y est cassé les dents avec La Corde, avec deux personnages qui s'affrontent et l'on a tout dit. Après, on a tous les pires clichés de la cinématographie contemporaine : l'action terrible qui n'est pas montrée à l'écran (oh j'ai peur !), les hurlements de facilité quand on n'a pas su faire autrement (oh ce que ça m'impressionne !), et puis un sujet, les criminels pédophilies, qui suffit à émouvoir tout un chacun (la pédophilie, c'est très vilain, donc je vibre avec le film qui la dénonce !). Je n'aurais pas dû écrire tant de mots pour une telle nullité.
Rien à sauver dans ce monumental navet. Scénario affligeant, acteurs affligeants, réalisation affligeante. À inscrire fissa dans le Guiness des Records.
Un film surprenant , beaucoup de style et de personnalité , un sujet rarement traité au cinéma et certainement un des 1ers films à aborder les dérives du web , je pense qu'on en reparlera dans une 20 aine d'années
Difficile de donner un avis sur Hard Candy. On m'en a souvent fait l'éloge, c'est un "classique", et je ne pouvais qu'admirer le jeu de ces deux grands acteurs que sont Page et Wilson. En effet, les deux étoiles que j'ai volontiers attribuées à ce film s'adressent essentiellement à eux. En ce qui concerne le scénario, j'avoue que je reste assez dubitative, voire de marbre. Il n'est en aucun cas question ici d'être pour ou contre la vengeance ; il est des films où les protagonistes font justice eux-mêmes, et c'est d'ailleurs ce qui est jouissif pour le spectateur. L'ennui avec Hard Candy, c'est qu'à aucun moment on éprouve quelconque haine contre le personnage de Jeff. On ignore qui il est, ce qu'il a vraiment fait... alors jusqu'au bout, on se demande s'il mérite réellement ce qui lui arrive. Quant à Hayley, je pense que le trait de l'adolescente dérangée a été beaucoup trop forci, si bien qu'on réalise très vite que l'actrice a bien plus de quatorze ans. Pour conclure, je n'ai pas trouvé ce film vraiment plausible ; je n'ai pas saisi où le réalisateur souhaitait en venir, et quel était son but à part créer un étrange sentiment d'incompréhension.
Le générique de fin tombe et voilà le mot qui me sort de la bouche : m'ouais. Ce film m'a semblé très brouillon sur pas mal d'aspects ; l'histoire se passe presque exclusivement en huit clos où, comme l'annonce l'affiche, on arrive à cerner le petit chaperon rouge et le grand méchant loup qui se cherchent mutuellement. Petit à petit, le loup se retrouve piégé dans sa propre tanière, pourquoi ? Parce qu'il est accusé de pédophilie et qu'une petite ado' de 14 ans veut jouer les justicières ; bon, jusqu'ici ça pourrait se tenir, d'autant que l'ado' est spoiler: assez barrée . Et ça fait partie de l'un des problèmes de ce film : Hayley paraît spoiler: folle , spoiler: hystérique , intelligente certes, mais spoiler: bonne à être enfermée , ce qui du coup nous fait poser beaucoup de questions ! Elle accuse ce photographe de pédophilie sans aucune preuve formelle et celui-ci passera les 3/4 du film à nier, ce qui fait en fin de compte que, personnellement, je n'ai jamais su si le soucis venait de la gamine ou si ce type avait vraiment été mauvais. Autre problème : la gamine nous répète toujours un même nom d'une victime, spoiler: qu'on suppose donc violée et tuée , sans qu'on en sache plus hélas ! Quel lien avec elle? Pourquoi se venger pour elle? Enfin, tout le long du film cette ado' va prendre comme moyen de pression une autre femme, spoiler: qui apparemment, aurait été le premier modèle du photographe et son premier amour mais encore une fois... on en saura pas plus. dont on ignore presque tout ; bon, venant d'un film -16 ans, je m'attends à ce qu'il y ait de la torture en moyen de pression !
Et je finirai là-dessus, cette interdiction pour pas grand chose car d'accord, tout est basé sur la psychologie mais même celle-ci n'est vraiment pas à la hauteur de choquer des âmes sensibles à mon humble avis... Vu bien pire, sans évoquer un quelconque gore. Enfin, la moralité de ce film finalement ? spoiler: Est-ce que la gamine va continuer à traquer des mecs sortis de nul part dont on ne sait foutrement pas comment elle a réussi à mettre la main dessus ? Va t-elle remplacer la justice puisqu'apparemment bien plus intelligente que les forces de l'ordre? Je n'ai même pas réussi à ressentir une fierté ou une satisfaction pour "l'héroïne" qui en devient vraiment insolente.