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Nicolas S
55 abonnés
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2,5
Publiée le 11 avril 2023
Sans mobile apparent fait impression pendant une vingtaine de minutes, avant que le voile ne tombe enfin : c'est un film qui n'a absolument rien à dire. Rien. Pas d'enquête, mais une simple litanie de meurtres justifiées par un motif abracadabrantesque que l'on découvre à la fin du film. Cela se laisse regarder toutefois grâce à Trintignant, présence qui sauverait à peu près n'importe quel film de la complète nullité, et grâce à cette ambiance "70s sur la French Riviera" assez exquise, surtout qu'elle s'accompagne d'un excellent thème musical signé Morricone. À voir pour l'ambiance à la limite, certainement pas pour le scénario.
Ridicule et laborieux (j'ai failli écrire "labrorieux") ce polar sans nerf frôle parfois le comique: spoiler: atteindre une cible à quasiment un kilomètre à la carabine 22 LR ou au revolver 38 spécial, il faut tout de même oser... Pas de direction d'acteur, pas de rythme: en résumé, un navet à oublier absolument.
Quatre personnes sans rapport apparent entre elles sont tuées par la même arme à Nice. Le commissaire Carella (Jean-Louis Trintignant) enquête. Il y a tout d’abord une recherche de forme : respect des trois unités, découpage en quatre jours, entremêlements de dialogues, ruptures de scènes et ellipses audacieuses, surtout pour l’époque. Cela donne un rythme nerveux. La disparition et l’apparition d’acteurs importants en cours de projection, certes consécutive au scénario, joue aussi à titre de forme, donnant au spectacle un aspect déroutant (cf Psychose d’Hitchcock) qui en renforce le mystère. Puis il y a une intrigue bien intrigante, dont les rebondissements sont captivants pendant les trois quart de la projection. S’y ajoute une atmosphère assez étrange, un peu glacée, un peu lancinante, portée par la musique de Morricone. Et enfin un Trintignant éblouissant (belle course autour du vieux port de Nice), secondé par des comparses valeureux dont le regretté et excellent Sacha Distel. Au passif, la solution de l’intrigue, trop simple, encore qu’autour d’elle, le travail scénaristique soit intéressant, quelques invraisemblances (tir au pistolet à travers toute la largeur du vieux port), et quelque éléments restant inexpliqués (on ne voit toujours pas à la fin pourquoi la série de meurtres débute à ce moment précis). Mais cela n’a que peu d’impact sur la réussite indiscutable du projet.
Un bon petit polar solide à l'ambiance particulière dans laquelle Trintignant est comme un poisson dans l'eau trouble de la cote d'azur de l'époque. Cela manque tout de même d'un peu de mouvement.
Philippe Labro s'est essayé au cinéma américain à suspense sans atteindre le niveau du maître Alfred Hitchcock. Ce film manque cruellement de rythme et de rebondissements spectaculaires, d'autant plus que la nonchalance coutumière de Jean-Louis Trintignant ne contribue pas à soulever l'enthousiasme. Les quelques rares moments d'action ne contribuent que peu à l'intérêt du film. Le scénario est toutefois intéressant tant l'inspecteur Carella s'évertue à démêler l'écheveau de cette intrigue policière dont il cherche le mobile. Pour ma part, hormis Trintignant qui domine le film, j'ai trouvé les seconds rôles plutôt ternes, notamment, Sacha Distel et Jean-Pierre Marielle. Je préfère de loin "L'alpagueur" ou "L'héritier" du même réalisateur et j'aurai préféré un Lino Ventura ou un Belmondo à un Trintignant lancinant. D'où seulement trois étoiles.
Le film a mal vieilli. Ça se veut un polar mais on sent bien que cela fait "fabriqué". Ça veut y ressembler mais ça tombe à côté et c'est presque risible. Forcément, les années ont passé. Sans doute qu'à l'époque, on y croyait, c'était même sûrement novateur mais maintenant qu'il y a plein de points de comparaison, ce n'est plus à la hauteur.
Une histoire de partouze bourgeoise qui tourne mal interprétée de façon exécrable de par des comédiens qui n'y croient pas, ou sont tout bonnement mauvais, une intrigue alarmante qui traine en longueur le tout accompagné d'une bande originale qui ne se retrouvera que dans les bacs à 1 euro des grands magasins. Nullisime.
J'avais trouvé ce film pas mal à sa sortie au début des années 70. Je viens de le revoir à la télé. C'est dingue comme tout a vieilli, surtout le jeu des acteurs et actrices.
Sur un sujet peu original (un tueur sévissant dans Nice en plein jour, un flic le traquant sans relâche), l’intérêt du film se trouve dans la réalisation très rythmée et à l’influence américaine, au soin tout particulier apporté à de nombreux plans, et globalement à l’interprétation. Jean-Louis Trintignant notamment campe un personnage énigmatique, insaisissable, mais qui fait corps avec une histoire trouble qui finit par s’assembler parfaitement.
spoiler: En trois jours, trois cadavres: celui d'un riche industriel, M. Forest, celui d'un jeune playboy, M. Buroyer et celui d'un astrologue, M. Kleinberg. L'arme du crime est un fusil à lunettes : c'est le seul élément que possède l'inspecteur Carrella. Il décide de fouiller la vie des trois victimes, car il existe, il en est sûr, un lien entre elles. Grâce à la belle-fille de Forest, Sandra, il entre en possession du carnet de rendez-vous de l'industriel, sur lequel figure une liste de noms féminins. Parmi eux, celui d'une de ses amies, Jocelyne Rocca. Carrella l'invite chez lui et apprend qu'elle a connu les trois victimes à l'université. Il pressent qu'elle sera la quatrième victime ; mais il est trop tard, elle est tuée, elle aussi, en sortant du domicile de l'inspecteur. Carrella se dirige maintenant vers l'université. Le professeur Palombo est justement en train de répéter une pièce, Juliette, dont le personnage principal est joué par Sandra Forest. Ceci intrigue Carrela qui la suit alors qu'elle quitte la répétition. Il la surprend quelques minutes plus tard en train de voler un document. Celui-ci permet à l'inspecteur de découvrir ce qui unissait les victimes et de protéger l'éventuelle « cinquième » : reste à trouver le mobile du crime et à rattraper l'assassin…
Des crimes d'amour, d'honneur en quelque sorte. Un policier au rythme lent et à la solde interprétation. L'enquête avance doucement mais les personnages sont intéressants avec une musique de spore icône tout à fait valable.
Bon polar signé Labro . Film noir énigmatique, digne d'un film américain... Dominique Sanda est magnifique... Trintignant fidèle à lui-même... Une histoire de meurtres qui se reforme comme un puzzle... A noter la petite mais importante du genie Marielle
Un suspense bien mené, signé Philippe Labro. Jean-Louis Trintignant est excellent dans le rôle de l'inspecteur tenace, qui ne lâche rien. On peut reprocher cependant que les scènes de meurtre frôlent le ridicule, mais dans l'ensemble c'est un film digne d'intérêt, surtout pour sa distribution de qualité. 7/10
Ce qui distingue ce film très daté d'un téléfilm, c'est le plaisir de retrouver des acteurs comme Trintignant, Dominique Sanda, Crauchet, Marielle, Audran, bien que ces trois derniers n'aient que de tout petits rôles. Les seconds couteaux sont dans l'ensemble mauvais, la mise en scène médiocre. Quant à la bande son, on est surpris d'apprendre qu'elle est l'oeuvre de Morricone car on croirait entendre de la musique d'ascenseur ou de grande surface. Le scénario n'est pas non plus très ingénieux. Bref, ça se laisse voir, sans plus.