Un beau film , à la mise en scène sobre , rigoureuse mais puissante.L'évocation de la guerre rappelle beaucoup Coppola et Kubrick dans leur approche respective de la guerre du Vietnam. La bestialité , la violence , la dérive vers l'inhumanité sont bien montré. Et puis il y a aussi en parallèlle l' amour de cette jeune fille , un peu sauvage , paysanne, à la sexualité brute, qui se cherche et qui veut de la chaleur. Cette manière de filmer est superbe , froide et en même d'une chaleur autenthique, . Il y a un coté Bresson ou Rivette , à la source du grand cinéma français d' art et essai. Et pas du tout ennuyeux. Très belle direction d'acteurs aussi , au millimètre , juste dans le ton.. Vraiment un beau film hors des modes ..
Pas du tout aimé ce Grand Prix du festival de Cannes. Les paysages, les acteurs (ok, sauf elle), lhistoire, la vie en somme, tout quil est moche et désespéré des bourrins sen vont en guerre des scènes de guerre très réalistes, il est vrai. Une volonté de nous interpeller, déranger, mais tout est tellement laid et bestial, non parlé (que des bruits, des sons) que cela dénature le propos initial au demeurant intéressant du moins à mon sens ! Je ne comprends pas ce que certains critiques trouvent de beau à ce film (ils sont masos ?). En option.
Autant j'ai aimé "la vie de Jésus" du même réalisateur, autant ce film me laisse interrogatif. Je me suis forcé à regarder ce dernier jusqu'au bout pour pouvoir m'en faire une opinion, car à voir les critiques, ça va du chef d'oeuvre du siècle à la pire merde. Les plans fixes ne me dérangent pas dans la mesure où le paysage est agréable, ce qui n'est pas le cas ici, pourtant j'habite l'Est de la France et je connais la "grisaille" des ciels. Il en ressort une profonde solitude des personnages et des images. Où veut en venir M. Dumont? Que se passe t'il dans la tête de Demester... et des autres? Où se situe le cinéma "d'auteur". On peut se poser beaucoup de questions et essayer de trouver des réponses, mais le temps étant précieux...
Le jury 2006 du festival de Cannes a encore frappé fort. J'aimerai que l'on me dise ce que ce film apporte au cinéma. On est là au degré zéro du cinéma : scénario inexistant, dialogue non seulement inaudible mais il tiendrait en une page, plans et prises de vue à vomir, du misérabilisme certainement voulu, mais on a déjà donné dans le genre, les acteurs, c'est un comble, représentent exactement ce qu'ils sont, des rustres et des primitifs, alors bravo pour le casting, quant au sujet en lui même, des animaux se conduiraient mieux. C'est le fond du panier de l'humanité ! on voudrait décrédibiliser le festival de Cannes que l'on ne s'y prendrait pas autrement,qu'a voulu nous démontrer ce jury ? que la misère existe, qu'il y a pire que des porcs dans le genre humain ? on le sait tous cela. Autant la Palme d'Or était méritée et justifiée, mais là, franchement je ne comprend pas. A fuir d'urgence et à vite retirer des affiches !
La reconstitution minimaliste éblouissante et ultraviolente d'une guerre imaginaire. Une guerre intérieure. Tout le film traite de l'impossibilité d'aimer. Et c'est très talentueux et très beau. Aucun cynisme, aucune froideur, bien au contraire : une perception très aigue du manque d'amour.
Bruno Dumont dresse un portrait pessimiste et sans complaisance de la nature humaine. De la banale tristesse des Flandres à la barbarie d'une guerre lointaine il laisse peu d'espoir de rédemption à ses personnages.Son film est dure sans doute un peu caricatural mais il laisse un goût de sang dans la bouche.On peut ne pas être touché par se portrait sans doute un peu trop réducteur mais la justesse de sa mise en scène et l'interpretation pleine de retenue de ses acteurs ne peuvent totalement laissé indifférent.
Un spectacle visuel étonnant et méditatif, la recherche d'intériorité des personnages atteignant des profondeurs psychologiques pratiquement indécises, qui ne jouent que sur les ressentis. Dumont, comme dans '39 Palms', reprend son thème préféré, l'impossibilité ou la complexité de l'amour, et nous offre une œuvre, d'abord cinématographique, de plus émouvante.
L'(in)humanité ! Que ce soit les paysages froids du "59" ou l'étendue désertique au climat torride, magnifiquement rendus, le constat est identique. La bestialité humaine fait froid dans le dos... Dans une ferme du Nord, des hommes patientent à leurs manières avant le grand départ pour l'inconnu. Deux jeunes femmes, légèrement marie-couche-toi-là (!), les satisfont comme elles peuvent. Une fois le foutre envoyé, ils le sont aussi en terrain ennemi. Seule leur survie compte, quel qu'en soit le prix à payer... Habitué du Festival de Cannes et de ses récompenses, Bruno Dumont y a décroché, pour la seconde fois, le Grand Prix du Jury (après "L'humanité"), sans oublier la Mention Spéciale Caméra d'Or pour l'extraordinaire "La vie de Jésus". Oeuvre brute au pessimisme extrême sur le nihilisme inhérent à la condition humaine et toutes les dérives qui en découlent, Bruno Dumont nous bombarde son "Full metal jacket", dépouillé de tout artifice. Mis à part ce conflit ignoble ("oeil pour oeil, dent pour dent") et une direction irréprochable de ses comédiens amateurs, sa description clinique de la société (symptomatique et répétitive) est d'un ennui poussé à son paroxysme. Ames sensibles s'abstenir !
Un film qu'il est facile de haïr, tant le propos de Bruno Dumont semble incomprésensible ou d'une simplicité extrême. Aprés 10 minutes d'un début interminable sur le quotidien d'un fermier possedant autant de vocabulaire qu'une vache laitière, il devient évident que le metteur en scène se fout de la vraisemblance du récit... Mais la puissance des personnages et de leurs émotions nous transpercent à chaque seconde... l'absence de musique et le travail remarquable accompli sur le son accentue cette impression d'autopsie des âmes et nous fait resentir le murmure des respirations comme autant de coups de scapel. Flandres devient alors un film sur l'urgence de vivre et nous interroge sur notre propre humanité. Beau, choquant et infiniment plus subtile qu'il n'y parait, Flandres mérite de ne pas passer inaperçu.
J'ai loué ce film par simple curiosité, car j'avais vu sur la pochette que le film avait plutot bien marché a Cannes. Désormais, il fait partie de mes préférés! Trés peu de dialogues, pas de musique, mais c'est justement le silence et les plans fixes qui ont un role majeur dans ce film. bien que cette guerre soit fictive, ca fait réfléchir. un must!
"Flandres" est avant tout une puissante expérience visuelle, combinant de grands tableaux à la Bruegel et des panoramiques à la Luc Delahaye. Le cinéaste déploie dans les scènes de combat militaires une virtuosité impressionnante, mais surtout l’incessant basculement des Flandres – où sont restées les femmes – aux collines désertiques – où s’entretuent les hommes – instaure le jeu qui manquait jusqu’alors à ses productions très terriennes. Pour les amateurs de Dumont, une indiscutable réussite.
Parfois abject, souvent dérangeant, ce film est pile ce que Bruno Dumont voulait en faire. Pas joli, pas agréable. Il ne veut pas nous séduire, il dit chercher à nous impressionner, à nous déstabiliser, tirer sur nos nerfs, nos sens, pour nous ammener à la reflexion. C'est fait. Très beau parallèle entre la 'solitude' de la jeune fille dans les paysages bruts des Flandres d'un côté, et l'horreur de la guerre de l'autre.
Voici un des deux films les plus interessants de la pré-sélection du Prix Louis Delluc. Un film à la Robert Bresson avec ces comédiens utilisés comme modèles. Des dialogues minimamistes mais une mise en scène puissante.
Ne tournons pas autour du pot : c'est un très grand film sur lequel je n'ai rien à redire . Seulement je trouve qu'il a eu un grand manque de chance de sortir quelque temps après "Brother" qui traitait aussi bien un sujet comparable. A la guerre comme à la guerre ...
Alors là, quelle surprise.... à première vue rien ne laissait soupconner que j'allais etre bouleversé par ce film, ca à l'air lent, mou, étrangement joué, mais voila, après mes reticences sur les premieres scenes la magie l'emporte et je fremis, je retiens mon souffle, j'ai la chair de poule... je sors de ce film sans savoir le temps qu'il dure, avec la chance d'avoir trouver encore une oeuvre qui m'a changer la vie,ou en tout cas le week end.... me revoila amoureux du cinema..... merci monsieur Dumont