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Un visiteur
1,0
Publiée le 24 octobre 2006
Je suis un abonné des navets de Dumont ou je ne suis pas fait pour je ne sais pas. J'avais failli quitté "29 Palms" par ennui, j'ai failli quitter la salle par écoeurement. Une succession de viol en gros plan, d'assassinat, puis de viols, puis d'assassinats. C'est horrible, ça n'apporte rien. Je laisse une étoile car il montre bien la tristesse des campagnes du nord désertées, et que tout film montrant les horreurs de la guerre vaut pour apprendre à ne plus en faire.
Sentiment très mitigé. Expérience positive car la manière de filmer de Bruno Dumont est très proche de la nature, de ces sujets (magnifique scène où la terre est retournée par le soc de la charrue, très beaux plans sur le ciel). Positive aussi car il existe un point d'espoir. Mais tout ne m'a pas séduit : je me suis parfois ennuyé, la représentation caricaturale des ruraux me désole (ça allait jusqu'au médecin, incapble de refermer une mallette!) et j'ai eu beaucoup de mal à saisir où Dumont veut nous emmener. Un sentiment donc partagé, et film à conseiller aux spectateurs avertis.
Ne tournons pas autour du pot : c'est un très grand film sur lequel je n'ai rien à redire . Seulement je trouve qu'il a eu un grand manque de chance de sortir quelque temps après "Brother" qui traitait aussi bien un sujet comparable. A la guerre comme à la guerre ...
Film où ce qui nous est dit des personnages ne l'est qu'à travers ce qu'ils font, en ayant pratiquement pas recours à la parole. C'est sobre, sans fioritures, la musique y est absente. Parce que c'est un monde comme un no man's land, tant aux alentours de la ferme de Demester que sur le terrain de guerre et dans ce temps de l'absencence de l'autre. Au spectateur de cheminer et de percevoir l'infime de ce qui fait ces chacuns qui s'habitent si peu eux-mêmes. On ne le prend pas par la main, on ne le guide pas, on ne lui dit pas quoi penser. Absence(s), violence(s), de celles auxquelles on ne prête pas toujours intérêt et crédit.
Un film qui peut désarçonner. Un cinéma loin des artifices.
"Grand prix du Jury"...Waouw allons voir ça! Hum... Dorénavant je me méfierai des prix attribués au Festival de Cannes... Quelle daube! Il n'y a pas d'autres mot! Payer pour voir ça! A ce compte-là, courez voir "Profils paysans", vous en aurez de l'authentique! Un film inintéressant dès les premières images sur ce type au milieu de sa ferme, des dialogues ennuyeux à mourir ("Il fait beau aujourd'hui" "oui, on est bien là...", véridique), bref j'en passe. Même l'épisode de la guerre ne m'a pas émue. J'attendais seulement qu'ils crèvent pour que mon calvaire finisse enfin. Une caricature du monde rural, un chef-d'oeuvre d'ennui, appellez ça comme vous voulez mais surtout n'allez pas le voir, gardez vos sous!
Film ennuyeux, lent avec des plans interminables. A croire qu'il ne sait pas comment meubler son film. Les scènes militaires ou agricoles ne sont pas crédibles. Un cinéaste amateur et débutant ferait sans doute mieux! Certaines scènes de violence ou de sexe sont gratuites et à la limite du supportable. Près de la moitié des spectateurs ont quitté la salle avant la fin de la scéance. J'aurais du en faire autant!
Comment expliquer que Flandres plaisent tant aux critiques ? Peut-être dans leur optique de ne rendre le cinéma accesible qu'à une élite. Vous ne comprenez pas ce "film" : vous êtes un imbécile. Non, si vous ne comprenez pas ce "film", c'est tout simplement parce qu'il n'y a rien à comprendre, rien à voir, rien à entendre. La barre est tombée très bas. Ca va être difficile de faire pire !
Magnifique! Voilà un réalisateur qui sait ce qu'est le cinéma et qui sait faire du cinéma. Un sens du cadre inouï, un montage brillant et une direction d'acteurs irréprochable. Les deux derniers plans du film sont ce qu'on a fait de plus beau depuis bien longtemps. Juste l'histoire d'un enfant qui devient enfin un homme. C'est d'une beauté à couper le souffle.
Je l'ai vu à Cannes, en présence de Bruno Dumont, et je me suis permis de lui administrer un joyeux bras d'honneur. Après réflexion, je me suis accordé avec moi même pour qualifier Flandres de chef d'oeuvre.
Le jury 2006 du festival de Cannes a encore frappé fort. J'aimerai que l'on me dise ce que ce film apporte au cinéma. On est là au degré zéro du cinéma : scénario inexistant, dialogue non seulement inaudible mais il tiendrait en une page, plans et prises de vue à vomir, du misérabilisme certainement voulu, mais on a déjà donné dans le genre, les acteurs, c'est un comble, représentent exactement ce qu'ils sont, des rustres et des primitifs, alors bravo pour le casting, quant au sujet en lui même, des animaux se conduiraient mieux. C'est le fond du panier de l'humanité ! on voudrait décrédibiliser le festival de Cannes que l'on ne s'y prendrait pas autrement,qu'a voulu nous démontrer ce jury ? que la misère existe, qu'il y a pire que des porcs dans le genre humain ? on le sait tous cela. Autant la Palme d'Or était méritée et justifiée, mais là, franchement je ne comprend pas. A fuir d'urgence et à vite retirer des affiches !
Alors là, quelle surprise.... à première vue rien ne laissait soupconner que j'allais etre bouleversé par ce film, ca à l'air lent, mou, étrangement joué, mais voila, après mes reticences sur les premieres scenes la magie l'emporte et je fremis, je retiens mon souffle, j'ai la chair de poule... je sors de ce film sans savoir le temps qu'il dure, avec la chance d'avoir trouver encore une oeuvre qui m'a changer la vie,ou en tout cas le week end.... me revoila amoureux du cinema..... merci monsieur Dumont
Les personnages de "FLANDRES" n'ont pas besoin de parler pour qu'on puisse sentir en eux leurs désirs, leurs amours, leurs haines. Les paysages de Flandres n'ont pas besion d'etre "bien filmé" pour qo'n puisse les voir sombres, sublimes et spirituelles.
Nous n'avons pas besoin de comprendre "FLANDRES": nous devons juste le sentir. C'est exactement l'essence du cinéma: SENTIR.
Voilà un film qui se veut austère, mais qui donne des paysans une image particulièrement détestable (et complètement fausse): on a l'impression, comme dans les précédents films de Bruno Dumont d'ailleurs, de voir une bande de débiles congénitaux, sachant à peine parler (les dialogues, rares, sont à peine compréhensibles), réunissant à eux seuls toutes les tares de la création... Dans ce monde où l'humanité est réduite à sa plus simple expression, les êtres sont à peine humains, et se comportent comme des animaux (la scène d'amour n'est guère qu'une annonce de la scène du viol). Trop, c'est trop, et le film n'est que très rarement supportable!
Un film qu'il est facile de haïr, tant le propos de Bruno Dumont semble incomprésensible ou d'une simplicité extrême. Aprés 10 minutes d'un début interminable sur le quotidien d'un fermier possedant autant de vocabulaire qu'une vache laitière, il devient évident que le metteur en scène se fout de la vraisemblance du récit... Mais la puissance des personnages et de leurs émotions nous transpercent à chaque seconde... l'absence de musique et le travail remarquable accompli sur le son accentue cette impression d'autopsie des âmes et nous fait resentir le murmure des respirations comme autant de coups de scapel. Flandres devient alors un film sur l'urgence de vivre et nous interroge sur notre propre humanité. Beau, choquant et infiniment plus subtile qu'il n'y parait, Flandres mérite de ne pas passer inaperçu.
Pourquoi tant de haine ?.. Pourquoi tant dapplication à démontrer la misère de ces êtres humains ? Le film est clairement partagé en trois parties : le quotidien hivernal, triste et sans aucun avantage (comme dirait la chanson) dhabitants de la campagne du nord de la France, puis la guerre que vont mener certains dentre eux dans un pays non défini, mais qui pourrait être lIrak, pour enfin aboutir au retour dun combattant dans sa campagne toujours terne malgré larrivée du printemps. Sans aucune musique, avec des dialogues tenant sur une demi-feuille, Bruno Dumont installe un climat oppressant malgré les espaces énormes, quon soit dans le froid humide de paysages dégagés des Flandres, ou bien dans la chaleur intense du désert, aux horizons forcément gigantesques. Il possède un immense talent pour faire ressentir à ce point lindigence intellectuelle et sentimentale de tous les personnages, quels quils soient. Il ny a pas de jugement, pas de regard moralisateur, juste un exposé des faits, incroyablement cru. Tout paraît extrêmement maîtrisé : cadrage, montage, lenteur calculée. On ne ressort pas indemne dun tel film où le sentiment de dégoût nest pas moins fort dans les scènes dincommunicabilité du début que dans celles où la guerre et ses ignobles actions barbares sont à la limite du soutenable. Pendant la projection, et plus encore au sortir de la salle, une question taraude lesprit; pour quel public est destiné ce spectacle ? Certainement pas pour ceux que le film est censé décrire. Pas non plus pour le grand public, celui qui remplit les salles en allant voir les succès américains ou les comédies françaises. Une seule sorte de spectateurs potentiels, et les bonnes critiques dans les journaux le confirment : un public dit intellectuel ou au moins cultivé, ou au pire le faisant croire. Cest là que le propos de Bruno Dumont devient quelque peu abject, peut-être à son insu. Le film semble nous dire, regardez les humains comme ils sont laids, et