En 2005, on découvrait le court-métrage. Un an plus tard, Fruit Chan récidive, mais cette fois avec le long-métrage. Une oeuvre " gastronomique " remarquablement interprétée par la sublime Bai Ling et ses " succulents " raviolis ! Fruit Chan nous plonge au coeur des secrets de beauté Asiatique, où le Botox et la chirurgie esthétique n'existent pas. A consommer sans modération !
Nouvelle Cuisine est un film délicieusement glauque... les actrices sont parfaites, la lumière est magnifique mais le sujet traité fait froid dans le dos... Sans être une oeuvre majeure, Nouvelle Cuisine vaut le détour pour le sentiment de malaise qu'il procure...
Un film écoeurant, à vous dégouter de la cuisine asiatique ^^ ! Non, sans plaisanter, j'ai trouvé ce film assez vide. L'histoire n'avance pas tant que ça, on découvre assez tôt le secret de cette cuisinère... et on n'avance en rien. Beurk... !
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0,5
Publiée le 27 mars 2020
Décidément les films asiatiques sois-disant d'horreur ne sont pas fait pour moi. Nouvelle cuisine ne fait pas exception a ma règle. On se demande dans quel genre il faut classer ce film. L'image est laide, on n’accroche pas aux personnages ou a l'histoire. Du mauvais cinéma qui rappelle tous les navets hongkongais que j'ai essayé de voir. Seul point positif, pour une fois ce n'est pas trop surjoué, mais finalement vraiment rien d'intéressant...
C'est un véritable regard, tant personnel qu'universel, sur la société actuelle et l'individu que nous livre le réalisateur coréen. Le film est riche de symbolismes et de détails auxquels il n'est pas inintéressant d'être attentif. La bande-son, la photographie et l'esthétisme constamment recherchés et soignés divergent délicieusement avec un propos froid totalement maîtrisé. Le discours, très fluide, coule de façon aussi légère que les personnages rentrent - ou sont déjà ? - dans une spirale tragique, inexorable, fatale, sans jamais avoir l'air de s'en rendre compte. Ils sont manipulés par les autres, la société, le monde, mais surtout par eux-mêmes avant tout. À un degré plus profond, l'adresse de Fruit Chan suggère de nombreuses questions sur l'individu : la nécessité d'être soi, les désirs, l'égoïsme, la relation avec autrui... en passant par la double question de l'avenir de l'être humain et de la finitude humaine, évoqué notamment à travers l'ingrédient principal de la recette dont il est question dans le film. À toutes ces questions, le cinéaste n'a pas pris de baguettes et met finement les pieds dans le plat. Ne dit-on pas que "La cuisine, c'est quand les choses ont le goût de ce qu'elles sont " ou bien "De tous les arts, l'art culinaire est celui qui nourrit le mieux" ? Après visionnage, la digestion risque d'être difficile. La fin/faim justifie les moyens ?
Il faut aimer le genre... honnêtement ce film est clairement inclassable : ce n'est pas une fiction, ni un film d'horreur et sûrement pas un triller. L’histoire tiens à peine debout sur un thème que je dirais purement féminin : une starlette ayant la 40 aine, trompée par son mari et qui essaye de retrouver sa jeunesse à tout prix. Un peu simpliste et sans rebondissements. Quand à l’interdiction (- de 16 ans) il n’y a vraiment rien de vraiment exceptionnel si ce n’est que de manger découper des bonbons en gélatine en forme de fœtus humain. Des films de zombie des années 70 seraient plus « trash » que ce long métrage. A éviter absolument, à moins d’être fan de films nippon.
Ne connaissant pas le travail de Fruit Chan, réalisateur réputé d'une hypothétique nouvelle vague de Hong Kong, j'attendais beaucoup de sa "Nouvelle Cuisine", extension d'un précédent court-métrage remarqué. Malheureusement, je suis resté sur ma faim (!), tant Chan ébauche trop de thèmes, explore trop de voies, pour les laisser tomber ensuite au fil d'un film qui ne tient pas ses promesses. Le filmage est d'une élégance qui frôle le maniérisme, et cette lumineuse beauté (des acteurs, des plans), sensée souligner la plongée vers un primitivisme horrifiant, est finalement assez lénifiante. De même, l'intéressante approche d'une sexualité cannibale mais hypnotisée par le mirage de l'éternelle jeunesse du corps, est désamorcée par la pudibonderie rituelle du cinéma chinois. Finalement, c'est du côté de la cruauté sociale (la misère physique et morale d'une mère et d'une fille confrontées à une grossesse incestueuse) que l'on trouve les rares moments d'intensité de cette "nouvelle cuisine", d'une intelligence assez vaine.
Étant fan de films asiatiques mais difficile à convaincre avec le manque régressif d'inspiration artistique omniprésent dans le milieu cinématographique ces dernières années, je dis respect au réalisateur de cet excellent film au déroulement captivant et extrêmement bien filmé. Les actrices et acteurs sont fabuleusement charismatiques dans leurs divers rôles ! L'ambiance glauque se fait également ressentir sans excès !
Pour résumer en quelques mots, un long-métrage visuellement réjouissant et artistiquement valorisant que je vous recommande vivement !
Je suis très impressionné par tout le mélange de saveur. A la fois horrifique, fascinant et voluptueux (tant culinaire que sensuel), le film désarçonne les tabous. Le problème de la vieillesse est abordé en finesse, et les motivations de la jeunesse ne sont pas toujours justes. L'âge est un chemin humain que ici on peut voir... et s'en délecter. Qui veut avorter ?
On assiste, dans « Nouvelle Cuisine », à un assez beau travail sur la plasticité des corps, qui est en soi très envoûtant mais quelque peu redondant. Fruit Chan développe, sans réellement l’approfondir, une réflexion sur l’âge et son apparence, sur l’idéal et ce qu’il peut être pour ensuite mieux railler les hérésies sociétaires.
Bravo pour le scénario du film. Que dire de plus: Que la nouvelle cuisine nous offre de très bons acteurs,en tête,l'actrice qui joue tante Mei. Et que c'est un superbe film fantastique qui fous la chaire de poule,vu le sujet traité.
Un film quelque peu décevant : l'histoire est pourtant originale mais mal exploitée. On dénotera bien quelques bonnes idées et une réalisation impeccable mais, le tout est finalement indigeste, on finit même par s'ennuyer. Seule l'actrice principale parvient à tirer son épingle du jeu.
Ou comment être dégoûté des raviolis chinois. Ayant découvert le film grâce à une publicité dans un journal, j’ai été séduit par son scénario atypique. Deux femmes se servent de fœtus humain (mort) afin de rajeunir en âge et en beauté. Critiquant le culte de la jeunesse, le scénario montre la volonté de ces femmes mettant en œuvre tous les moyens afin d’arriver à leur fin.
Un film glauque, mais qui ne manque pas d’intérêt.