L'Américain d'origine allemande Dieter Dengler (Christian Bale) était un pilote de la marine américaine abattu près de la piste Ho Chi Minh en 1966. Torturé pendant des mois et amaigri, Dengler a fini par échapper à ses ravisseurs, fuyant dans une jungle dense et échappant à toute capture pendant plus de trois semaines avant d'être secouru par les forces américaines. La performance spectaculaire de Bale permet de comprendre la situation la plus désastreuse qui soit.
Inspiré d'une histoire vraie, Rescue Dawn raconte la capture et l'emprisonnement de Dieter Dangler, un officier de la marine américaine, pendant la guerre du Vietnam. Herzog y montre ainsi des scènes de torture absolument terribles, avant de porter son attention sur les plans de Dieter et des autres détenus pour s'évader. Soutenue par une caméra qui ne prend jamais le point de vue des geôliers laotiens et vietnamiens, la tension est constante ; quant aux terribles scènes de jungle, elles font écho aux classiques sud-américains d'Herzog et nous rappellent encore que la nature est hostile à l'Homme. Ce qui empêche Rescue Dawn d'atteindre les sommets, c'est toutefois cette façon qu'a Herzog de faire de Dangler un héros total, le seul à prendre des initiatives et à véritablement mériter l'attention du spectateur, sans aucune prise de distance. C'est un peu décevant chez un cinéaste habitué à faire un cinéma aux ambitions métaphysiques, et d'autant plus si l'on considère que cela rapproche parfois Rescue Dawn de tout un cinéma militariste sans intérêt.
Bof, je m'attendais à voir un film différent, plus psychologique et réaliste, comme laissaient présager les critiques positives. J'ai été déçu, les américains sont toujours aussi solides et organisés, les autres paraissent sauvages, incultes. L'épopée dans la jungle sans équipement aucun (et pieds nus) et le happy ending n'étaient pas les bienvenus.
Une réalisation qui fait le taf mais aucune idée de mise en scène et aucune originalité. Niveau budget, on voit qu'il n'y en avait pas beaucoup, car beaucoup de facilitées scénaristiques et les fonds verts sont absolument horribles tellement on les voit, les feuilles sont en plastique sur quelques scènes et les décors ne sont pas très réalistes. Le premier acte du long métrage est bien au début mais après ça devient lourd, avec les kidnappeurs qui n'arrêtent pas de hurler et c'est long. Dès qu'ils s'évadent, le film prend sens et devient plus intéressant. Les acteurs ne jouent pas forcément très bien, même Christian Bale nous a habitué à mieux. J'ai du mal à être convaincu par ce film qui tourne en rond et qui ne raconte pas grand chose, des visuels pas très beaux et un photographie moyenne.
Herzog filme ça limite comme un documentaire.Si certains sont un peu rebutés par l'image je suis quasi sur que cela est voulu,car il faut resituer le film dans son époque.Et ce n'est pas un film d'action. Bale est encore très très bon,mais tout les acteurs sont vraiment au top,le fait de les voir aussi maigres nous immerge vraiment.Félicitation a eux car ça n'a pas du être facile. Le film est dur,froid,sans concession et prend aux tripes.
Il aurais vraiment mérité une sorti ciné,même si je suis assez septique sur un éventuel succès car film de niche et pas accessible a tous.
La toute fin par contre est clairement rajouté par les studios et fait tellement cheap,mais elle ne gâche pas du tout le film.
La première interrogation que l’on se pose à la vue de Rescue Dawn est la suivante : pourquoi transposer l’histoire d’un aviateur rescapé de sa captivité au Vietnam, histoire déjà racontée dans l’excellent documentaire Little Dieter Needs to Fly (1997), en un survival fictionnel ? Raisons budgétaires, selon le cinéaste. Autre chose aussi. C’est qu’entre-temps, Dieter Dengler a quitté le monde des vivants et, ce faisant, a accédé au statut de héros à part entière – le héros ne peut qu’être absent de la réalité, sa nature est essentiellement fictive, prise en charge par un récit légendaire dont il devient le personnage principal. Et le cinéaste se plaît à entremêler les genres : là où son documentaire revendiquait une liberté avec le passé reconstruit de l’aviateur, notamment lors des séquences oniriques, son œuvre de fiction adopte une esthétique similaire à celle du documentaire. Nous suivons les acteurs comme s’il s’agissait de vraies personnes parfois affranchies d’un cadre qui les cherche davantage qu’il ne les enferme – pensons à l’entrée de Dieter prisonnier dans le camp ennemi, que la caméra capte avec distance puis qu’elle évacue au profit d’un plan sur une famille venue assister à l’humiliation. Après une première demi-heure plutôt tiède durant laquelle Herzog emprunte passages obligés et clichés lourdement traités, nous percevons le cœur battant de l’œuvre : représenter la détermination d’un individu à survivre et à échapper à la folie ambiante, mieux à suivre sa folie propre qui le rend si souvent hilare et insolent à l’égard de ses bourreaux – une folie qui le raccorde à son destin, celui de voler. Nous retrouvons l’importance de la marche à pied pour s’ouvrir au monde, croyance que répète Herzog depuis ses débuts et que cristallise magnifiquement son livre Vom Gehen im Eis (1978) ; car les épreuves endurées par Drengler font de lui un martyre, une icône dont la contemplation nous élève, nous spectateurs, à la vérité. Voilà ce que disait le cinéaste au micro de France Culture le 25 août 2020 : « Les faits ne font pas la vérité ; grâce à l’imagination, à la poésie et l’invention, il est possible d’atteindre l’extase […], un accès profond à la vérité » (Werner Herzog : « Le XXIe siècle sera le siècle de la grande solitude »). Rescue Dawn constitue donc le second volet d’un diptyque passionnant sur un homme passé, grâce à sa fictionnalisation, du statut de témoin à celui de héros.
Vraiment trop caricatural sur les bons américains et les méchants asiatiques sans distinction... On n'y croit pas car le scénario est trop rocambolesques et on s'arrête sur des petits détails. Pas une once d'analyse de la situation. Et pour la fin on a le droit au bouquet final des bons américains qui eux "savent bien vivre" !
Au début du film j'était sceptique, ensuite je me suis dit que c'était bien finalement et puis la fin m'a calmé...A l'image de son happy end beaucoup trop exagéré et lourd, Rescue Dawn glorifie l'Américain résistant et déterminé face aux méchants laosiens. C'est un peu trop manichéen et à part l'un des gardes du camp, les laosiens sont présentés comme l'ennemi (donc point de vue trop américain évidemment). A part ça le film fait vieux mais c'est volontaire pour coller à l'époque traité, et c'est bien joué. Christian Bale est bon mais a fait bien mieux, les personnages secondaires sont intéressants et le film nous met clairement à la place de Dieter, ce qui nous prend dans l'intrigue. En somme un plutôt bon film mais avec de grosses limites pour une Guerre que l'on a vu 15000 fois au cinéma. Cette version, bien qu'assez réaliste, ne fait pas partie des meilleures.
Ma quatrième incursion dans la filmographie fictionnelle de Werner Herzog, un film que je voulais découvrir depuis un bon moment et j'ai découvert là un ensemble à mi-chemin entre le film de guerre dans le genre de "Furyo" avec David Bowie ou encore "Le pont de la rivière Kwai" de David Lean pour sa peinture de conditions d'enfermement extrêmement difficiles dans une région tropicale face à des geôliers d'une grande violence tant physique que psychologique et le film d'évasion dans la lignée par exemple de "La grande évasion". Un long-métrage qui, dans sa deuxième partie, rappelle énormément "Aguirre, la colère de Dieu" par la beauté luxuriante, écrasante de son impénétrable jungle conduisant inexorablement les hommes à la folie. Une mise en scène sobre, sans fioritures qui confère à l'oeuvre un côté presque documentariste, un casting de choix porté par un Christian Bale impressionnant dans sa transformation physique face à un Steve Zahn plutôt surprenant dans un rôle à contre-emploi et un Jeremy Davies qui s'avère un peu décevant à trop cabotiner malgré un indéniable talent d'acteur. Au final, un honnête divertissement.
Comme beaucoup le savent j'estime que Christian Bale est une escroquerie dans le milieu du cinéma. Et là, comme à son habitude, il ne présente rien d'extraordinaire. Alors il joue bien son rôle, certes, mais c'est un rôle sans grandes émotions. Si l'on doit parler du film, c'est vrai qu'il n'est pas si mauvais que ça. Mais le film est entaché par le scénario linéaire, plat, ressemblant à un jeu vidéo demandant d'aller d'un point A à un point B, et cela en répétition. en revanche, oui, la détresse des personnages est très bien mise en valeur et on ressent bien l'oppression que peuvent ressentir les protagoniste. Une certaine violence est aussi bien filmé. Je trouve aussi les décors parlant, mais malheureusement, il me paraissent pauvre. Bref, un petit film d'histoire... Dommage l'histoire du Vietnam est grande.
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4,0
Publiée le 18 novembre 2020
Christian Bale, Steve Zahn et Jeremy Davies dans l'enfer du Vietnam! Terrifiant cauchemar èveillè dans une nature hostile qui glisse progressivement vers la fascination! On reconnait bien là le style unique de Werner Herzog qui nous offre un film de survie souvent impressionnant, poussant ses acteurs dans leurs derniers retranchements! Le cinèaste de "Aguirre" et "Fitzcarraldo" refuse l'action et le spectaculaire pour s'en tenir aux limites physiques et psychologiques de l'individu! Les tortures et humiliations que l'on inflige à Bale, le regard hallucinè de Zahn et la perte de poids sidèrante de Davies font rèellement froid dans le dos! Histoire vraie et èprouvante dont il est difficile de sortir indemne avec une ambiance qui pousse aussi à l'immersion! Tout se passe comme si nous ètions nous-mêmes un prisonnier en captivitè, bousculè, menacè, torturè, à l'image de Dieter Dengler! A noter la magnifique (et modèrèe) partition de Badelt qui rend "Rescue Dawn"encore plus intense...
J'ai bien aimé ce film, qui montre que dans une guerre (ici la guerre du Vietnam), l'aspect psychologique est très important, en tout cas pour les soldats qui sont au front où ont été faits prisonniers. La menace de la folie est, avec la faim et la pluie l'un des problèmes principaux que va affronter le personnage principal avec ses collègues d'infortune. On est très loin ici d'un Rambo; les soldats ennemis qui se dressent sur sa route sont au plus une menace parmi d'autres; et ces soldats vietnamiens sont au plus des second couteaux peu aptes à se battre voire de simples villageois. On a toutefois ici un héros qui ne renonce pas, malgré tous les avatars et avanies qui se dressent sur sa route.On voit dès le début que le héros est arrogant et orgueilleux, mais on se dit qu'il lui faut bien ça pour tenir...Ce film axe son propos là dessus: tenir vaille que vaille, être endurant et résistant que ce soit sur le plan physique mai aussi psychologique...
Le film le plus nul qui m'ait été donné de voir sur la guerre du Vietnam. Herzog a voulu faire son Voyage au bout de l'enfer et se vautre lamentablement. Tout y est grotesque : dialogues et rares scènes d'action (l'évasion, le radeau, les sangsues etc.). Même Bale est mauvais : hilare d'un bout à l'autre, on le croirait en vacances au Club Med. Un ratage monumental, jusqu'à la fin digne de Top Gun !