484 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
83 critiques spectateurs
5
8 critiques
4
34 critiques
3
9 critiques
2
14 critiques
1
7 critiques
0
11 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Ismail33
22 abonnés
624 critiques
Suivre son activité
0,5
Publiée le 19 janvier 2010
73 minutes d'un scénario qui nous endore péniblement, des acteurs mous, dommage car dans un bled pommé des Etats-Unis, il y avait la place de faire un bon Thriller.
N'importe qui a le droit de faire des films "expérimentaux". Ici on ignore quelle expérimentation a voulu réaliser Soderbergh, mais c'est raté, long, ennuyeux et inintéressant, quand le film semble enfin commencer on se dit qu'on va peut-être avoir droit à quelque chose de surprenant, même pas ! Et quand le mot fin arrive brusquement, on se demande ce qu'on vient réellement de regarder !
Je m'attendais à un excellent film étant donné les critiques quasiment dithyrambique mais dès le départ, le rythme est très lent....( avis aux insomniaques!) mais j'ai voulu le regarder jusqu'à la fin, m'attendant à ce que les critiques soient à un moment ou un autre justifiées; ça n'arrive jamais, c'est infiniment plat et la bande son est agaçante. Que dire du final qui suffit à gâcher complètement les quelques qualités qu'auraient pû avoir ce film. Dommage pour les acteurs qui jouent malgré tout plutôt bien.
Soderbergh nous montre avec ce "Bubble" qu'il est toujours capable de revenir avec une parfaite maîtrise à des sujets peu faciles et peu commerciaux. Cette "bulle" est mise à jour sous la forme d'une autopsie hyper réaliste visant à disséquer une Amérique profonde, oubliée des clichés hollywoodiens, capable de pousser des êtres tout en dévotion à commettre l'irréparable.
L'histoire est peu alléchante mais au final jamais ennuyante. Les protagonistes sont des gens simples à la vie monotone et n'accordent pas beaucoup d'intérêt à l'histoire. Mais Steven Soderbergh va rapidement en apporter de l'intérêt, au delà du fait que l'interprétation de ses personnages est de qualité, il a cette façon de traiter ces prolétaires sans histoire de manière assez particulière. Leurs vies basculent de manière innatendue avec l'arrivée d'un "élément perturbateur" et nous emmène inéluctablement vers le drame social. Minimisation des (bons) sentiments et simplicité sont la clé du charme et de l’authenticité de BUBBLE.
Soderbergh aime alterner grosses productions et expérimental indépendant, profitant du carton des unes pour financer le second. Cette fois-ci, c’est Ocean twelve qui régale. Alors que d’autres pensent déjà à un treizième du nom, le cinéaste se paie une virée dans un trou à rats du Middlewest où vivotent de pauvres âmes condamnées au rien. Chaque jour elles se retrouvent à la fabrique de poupées, poumon de cette cité exsangue, dernier rempart avant la ruine. Le midi, autour des sempiternels mêmes fast-foods, elles échangent paroles creuses et rêves de fuites, s’observent, marmonnent et s’envient. Avec un budget minime, le réalisateur touche-à-tout atteint dans Bubble une justesse étonnante, un réalisme stylisé qui nous pousse à mieux lire ces anti-héros pauvres, incultes, superficiels et laids. Entre deux interludes d’art et d’essai bercés de folk minimaliste, il comble le vide en travaillant l’atmosphère et contourne habilement les impasses narratives. Intéressant et intriguant.
Le travail est soft, les acteurs sont touchants dans leur rôle d'amérique profonde, un scenario qui nous trimballe à droite à gauche mais dans un autre style que les productions "Ocean's" ou Traffic ! Une fin surprise !
Steven Soderberg renoue enfin avec une veine intimiste après le lourdingue Ocean's Twelve. Avec Bubble, le cinéaste fait la chronique d'une Amérique oubliée. La souplesse du tournage en caméra numérique lui a permis de se fondre dans cette petite ville du Midwest américain et de brosser le portrait d'une Amérique résignée, oubliée par la croissance et exclue de la course au succès. Ce réalisme doit beaucoup aux acteurs, tous non-professionnels et tous résidant ou travaillant dans les lieux qui servent de décors au film. L'inspecteur de police exerce ainsi son véritable métier devant la caméra. Bubble est un film curieux et original, passionnant et déconcertant. La caméra observe les personnages dans les moindres détails de leur vie quotidienne sans jamais les juger. Soderbergh déconstruit le rêve américain en montrant des bungalows miséreux, les jeunes accumulant deux emplois pour subvenir à leurs besoins, les chômeurs et retraités scotchés devant la télé. Il créé une atmosphère pesante, troublante et surtout authentique. Pas étonnant que Soderbergh s'attache à montrer la fabrication de poupées (une des rares industries encore en activité dans la région). Les jouets sortant des moules ont plus de vie dans leurs yeux et plus dexpressions que les personnages eux-mêmes. Bubble c'est la bulle cinématographique dans laquelle a été réalisée le film, c'est l'univers, la banalité du quotidien des personnages. Soderbergh explore les rapports humains, la tristesse, la déception, la frustration, la solitude et l'amitié, la misère affective, sexuelle et sociale. Bubble c'est enfin la tête des baigneurs, métaphore et jeu sur l'apparence. Chaque personne porte un masque et cache la complexité de la nature humaine, la véritable personnalité. Derrière un sourire peut se cacher un assassin. Epuré, obsédant, dérangeant, Bubble est une expérience troublante, toujours passionnante. Soderbergh est décidément beaucoup plus convaincant quand il s'éloigne des paillettes.
Steven Soderbergh s’aventure en terrain inconnu, livrant avec "Bubble", une œuvre expérimentale tournée avec un budget réduit et des acteurs non professionnels. La caméra de Soderbergh, austère et sans artifices, capte avec une précision presque documentaire l’ennui et l’étrangeté des vies ordinaires. Un exercice de style intrigant, qui ne plaira pas à tous, mais qui mérite d’être salué pour son originalité et sa sincérité.
Avec « Bubble », Steven Soderbergh signe un film pas si expérimental que cela. Finalement, j’ai trouvé son long métrage très basique tant dans forme que son fonds. Tourné presque comme un documentaire, on suit le quotidien de protagonistes sans intérêt. A filmer du vide on ressent ce vide. Et c’est à peine si une paupière se lève lorsque ça tourne au policier. On se demande tout du long où nous amène le cinéaste. Nulle part visiblement...
Martha est ouvrière dans une fabrique de poupées, quelque part au fin fond de l'Amérique industrieuse. Elle vit seule avec son père malade, n'ayant pas assez d'argent pour lui payer une maison de retraite. Elle a pour seule relation Kyle, un collègue qui doit cumuler deux boulots pour économiser. Une nouvelle ouvrière est embauchée, Rose. Elle vit avec sa fille de deux ans, fait le ménage dans une maison où elle en profite pour se baigner dans le jacuzzi, et rêve de quitter ce trou perdu. Un soir, elle sort avec Kyle, laissant sa fille à la garde de Martha. A son retour, son ex vient lui faire une scène, l'accusant d'être venue voler de l'argent chez lui. Mais le lendemain, on trouve le corps sans vie de Rose dans sa maison... "Bubble" est l'antithèse de "Ocean Eleven", grands mouvements de caméra virtuoses et pléiade de stars. Tourné en numérique avec des acteurs amateurs, il évoque par l'absence délibérée d'artifices la démarche du Dogme : plans fixes ou simples panoramiques, musique réduite à quelques accords de guitare, jeu minimaliste et montage cut. Jusqu'aux deux-tiers de ce film au format particulièrement court, on a l'impression de suivre un documentaire sur cette Amérique entrevue dans "Norma Rae" ou "Bowling for Columbine", celle des petits blancs vivant dans des mobile homes, devant cumuler les petits boulots pour s'en sortir, et compenser leur absence de couverture sociale. Et puis, le film bascule dans la fiction avec le meurtre de Rose, même si l'intrigue continue à nous être racontée avec la même sécheresse. Car c'est là où le bât blesse : si Soderbergh a certainement pris du plaisir à tourner ainsi, le spectateur européen a une impression de déjà-vu, du côté du Lars van Trier du Dogme ou des frères Dardenne, même si on est plus prêt de Benoît Dumont par l'absence total de lyrisme et le quasi autisme de ses acteurs. Là où un Gus Van Sant, tout en utilisant aussi peu d'esbrouffe technique, réussit à installer une ambiance hypnothique et fascinante, Soderbergh ne réussit à sortir de l'absence d'émotion de ses personnages que dans quelques plans furtifs des poupées démembrées dans les moules de l'usine, à la fois poétiques et inquiétants. Alors, ce qu'on retiendra de ce film finalement assez ennuyeux, c'est plus la démarche de production de Soderbergh : "Bubble" est sorti le même jour en salles, en DVD et en téléchargement payant sur internet. Tout cela ne suffit pas à en faire un véritable événement cinématographique. http://www.critiquesclunysiennes.com/
Il y a longtemps qu'on n'avait vu un film aussi sec, direct et percutant. Il n' y a pas de suspense dans cette sombre histoire, juste une analyse d'une situation. Ou comment une femme comme tout le monde peut devenir une meurtrière. C'est certes assez simpliste dans le sujet mais d'une grande efficacité dans la mise en scène.
Si lon pense très vite à "Lonesome Jim" de Steve Buscemi, dans la manière de monter les américains dans leur misère (précarité dans le travail, pas de sécu, vie dans des mobile-home ), le film prend une autre direction après le meurtre et offre ce que le cinéma indé sait faire de mieux : un film ramassé, âpre, concis, à hauteur dhomme et foncièrement passionnant.