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Starwealther
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4,0
Publiée le 6 mai 2008
Soderbergh, à côté de ses superproductions Hollywoodiennes avec gros casting, réalise des films beaucoup plus personnels. Le metteur en scène montre une vie américaine de misère, c'est celle des ouvriers. Cette pauvreté peut rendre haineux et envieux. La fin est proprement effrayante et étonnante. Une réussite
Ca y est ,ils ont osés : adapté l'inspecteur Derrick au cinema mais je comprends pas pourquoi il ont pas gardé le titre original sans doute un probleme de copyright ; ah y a aussi un souci avec le type qui jour Derrick ,il lui ressemble pas du tout mais bon pas grave l'important est que l'on retrouve le rythme trepidant de la serie et des dialogues toujours aussi percutant du genre : t'aurais pas vu mon briquet? Non sans blague Monsieur Soderbergh,c'est franchement pas la peine de gaspiller votre argent (et notre temps par la meme occasion) pour nous pondre une enquete policiere tellement soporiphique qu'elle devrait etre remboursé par la secu ou bien alors vous avez cherché a adapter le rythme de l'enquete a celui de cette petite ville US dont le taux de suicide doit etre un des + elevés au monde.Les comediens (tous amateurs) ont bien du merite a jouer des personnages si insignifiant au milieu de ce doc sur la vie d'usine.
Après des grosses productions ultra glamour comme Ocean's eleven ou des films plus engagés comme Traffic, Soderbergh revient aux origines, avec un sujet des plus banals, dans un trou pommé du Midwest, porté par l'interprétation sans faille d'acteurs non professionnels. Une histoire a priori anodine: celle d'une femme, Martha, qui secrètement amoureuse de son jeune collègue de travail, Kyle, va commettre l'irréparable par jalousie. Très minimaliste, ce petit film est pourvu d'une mise en scène peu dépouillé, sèche et rude, faite de longs et lents paronamiques en dv ou d'interminables plans séquences fixes, essentiellement fondés sur des dialogues de la vie de tous les jours. On peut d'ailleurs penser à Lonesome Jim de Steve Buscemi. La virtuosité du cinéaste est justement de nous tenir en éveil et de ne jamais provoquer l'ennui devant un film sans aucun artifice; c'est une histoire qui ressemble à un banal fait divers, nous plongeant dans une vie morne et triste, où ces ouvriers avancent péniblement dans la la routine inévitable. Bubble met en scène la pertubation de cette vie terne sans horizons, et ses conséquences des plus atroces. La force de Bubble tient justement de cette extrême simplicité, de par sa mise en scène comme pour son scénario, qui, on peut l'avouer, à la fois nous dérangent et nous fascinent.
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2,5
Publiée le 7 janvier 2009
Une autre expérience du cinèaste virtuose Steven Soderbergh dont l'objet consiste ici en une exploration de la psychè américaine et du vide contemporain!S'il est parfois lent même si ce thriller satyrique dure 1h15,"Bubble" retient tout de même l'attention par sa peinture d'un bout d'Amèrique rongè par la solitude et qui prend même des allures de documentaire!A savoir que "Bubble" est le premier film à être sorti simultanèment en salles, en DVD et via la vidéo à la demande (VOD)! Enigmatique et assez dèconcertant avec un dèpouillement souligné par une bonne musique à la guitare acoustique...
L'histoire de trois américains travailleurs pauvres, dans un engrenage qui va se terminer comme il se doit. Le syndrome "Solaris" a encore frappé. Soderbergh peut être très lourd quand il se sent dépositaire d'un "message" où toute tentative de cinéma hollywoodien serait contre nature. Passé ce désagrément d'un film lent, peu amène, indigeste et d'une qualité de grain typée reportage, on cherche à savoir où il veut en venir. Et on ne le sait que quand on réfléchit le lendemain de la séance... Du moins on le devine. Ce film d'un nouveau genre vaut la peine d'être vu, ne serait ce que pour deviner les différentes facettes d'un réalisateur intelligent et virtuose. Qui parfois voudrait prendre un peu de temps pour explorer des voies différentes d'un cinéma d'auteur. Au niveau déontologie, pas de problèmes, boîte de production indépendante et inconnue (pas de risque de tâche sur le "produit" Soderbergh), acteurs non professionnels correctement dirigés, cadrages pro mais pellicule de reportage, et musique pas chère (juste une guitare) mais superbe. Tout ce qu'il faut pour tourner la tête tranquille et s'attacher uniquement au sujet. Toute scène d'action est proscrite, notamment celle qui expliquerait tout, on s'ennuie ferme dans ce qui fait la vie de tous les jours des américains sous citoyens, ceux qui doivent cumuler 2 ou 3 boulots/bidouilles pour simplement avoir le droit de dormir dans un mobil home. Contrairement à ce que j'ai lu ailleurs, et contrairement à un Chatillez, on ne sent pas une haine du réalisateur pro pour ses personnages. C'est manifestement une critique de l'Amérique quand elle ne peut plus pourvoir à la vie digne de ses concitoyens, même ceux qui veulent travailler. Mais surtout, une démonstration du vide intersidéral de la vie dans les provinces américaines, dont les distances et la dépendance à la voiture est encore plus angoissante que dans nos "petites" campagnes. Tout le reste n'est que le déroulement logique de ces petites existences où un dollar est toujours bon à prendre. On peut être plus réservé sur la critique de la religion, puisque la logique de certains personnages semble en désaccord avec leurs croyances. Mais après tout, le reste du scénario ne souffre d'aucune lacune. C'est un film désincarné, qui évite à tout prix le sensationnel, l'anecdote ou l'action, pour aller à l'essentiel, les comportements humains face à l'absence de perspective, à l'ennui, et au désoeuvrement. Quand tout tourne autour de l'espérance d'un dollar supplémentaire pour espérer passer un dimanche plus intéressant ou plaire à l'élu de son coeur, la vie vaut-elle vraiment d'être vécue, ou d'être respectée ? C'est la question intéressante d'un plus que riche, et c'est sans doute la mentalité qui habite la plupart des grands de ce monde pour qui la vie de la populace n'a non seulement plus aucune valeur, mais aussi plus aucun intérêt.
Etrange, bizarre, surprenant, inquiétant, documentaire ?, social, enquête policière, usine de jouets qui nous regardent (les poupées), trois personnages aux vie banales discutent dans une salle de repos devant la caméra DV de Soderbergh. Sacré Soderbergh, qui passe de Brad Pitt et George Clooney a des acteurs non professionnels, d'un univers glamour à une petite ville, le travail à l'usine, et de toutes petites vies. Les collègues de travail, voilà un thème souvent réduit, notamment dans le cinéma américain, au travail de bureau entre cadres pour des histoires romantiques, d'espionnages, policières, où je ne sais quoi. Rarement le cinéma américain contemporain s'attaque aux ouvriers, laissant cet univers au cinéma européen. Soderbergh ose. Bien lui en prend, car on accroche. Des anti héros plus émoustillanst, plus fasinants, plus passionnants, que bien des "héros". Ah, le pouvoir de la mise en scène. Mais grâce soit rendue aussi à ces acteurs non professionnels, surtout la femme qui joue Marta. Le film est très court, pourquoi serait il long ?, il s'attache à l'essentiel. Une expérience à ne pas rater.
Un trou paumé et on sattache à quelques habitants, à leur quotidien, pauvre et triste, à leur bataille pour gagner quelques dollars, en moyenne deux jobs pour tout le monde et de lentraide pour sen sortir, jusquau jour où tout bascule pour chavirer et sortir les personnages de leur routine. La grande réussite tient dans ce grain de sable qui fait tout dérailler. Court, percutant, efficace, impeccable quant à la mise en scène, les acteurs Juste sur toute la ligne. Sinon, pas drôle cest sûr et un peu déprimant de voir ce quotidien pathétique (mais cest la vraie vie, oui je sais, cest ça le pire). Nécessaire ?
Drame de la jalousie ordinaire dans un petit bled américain. le film est prenant, montre des personnages sans guère de reliefs en proie avec leur quotidien monotone jusqu'à l'arrivée du drame. Le film est emphatique et triste, sans issue pour ses (anti)héros et il n'y a pas l'once d'une morale...bonne B.O.
Soderbergh a beau côtoyer Clooney, Pitt ou Damon, son regard envers ces personnages-là est humain, jamais hautain. A partir de là, on peut apprécier son nouvel exercice de style, expérimentalement réussi.
"Satire sociale", "Critique de la société US", "Soderbergh", "acteurs amateurs", "un rythme lent", "chronique de vies ordinaires", "oeuvre sociologique"... Dès qu'on voit ce genre de phrases, on peut être sur que la presse va crier au génie. Ce sont des mots magiques pour films 4 étoiles genre "personne comprendra à quel point c'est subtil, mais nous les pros on vous le dit". Moi le spéctateur lambda, je vous le dit : c'est un film nul et sans intérêt.
Comme souvent dans la vie, sous l'apparente banalité des situations, des rencontres, des échanges, des regards se cachent des turpitudes, des violences larvées, des actes de folies. Avec une mise en scène et un scénario volontairement minimaliste, Soderbergh parvient, dès les premières minutes, à susciter l'intérêt du spectateur qui s’interroge, qui se demande où le réalisateur veut en venir. A la compassion pour ses anti-héros s’ajoute des questionnements autour de leur vie, entravés par des difficultés financières quotidiennes et rongés par une monotonie de vie. C'est calme, simple, contemplatif parfois, c'est un film qui ne plaira pas à tout le monde. Pour moi, c’est une belle réussite.
Le scénario de ce film tient en quatre phrases. Pourtant, on ne s'ennuie pas un instant et beaucoup de scènes sont d'un rare comique, même si peu de paroles sont échangées. Des thèmes tels que la timidité, la jalousie et la perte de contrôle sont magnifiquement traités en toute légèreté. A voir absolument !
Soderbergh est un grand cinéaste aussi à l'aise dans les gros blockbusters que dans le film intimiste. Dans Bubble il aborde la misère sociale en employant des comédiens amateurs qui travaillent à l'ennui dans une fabrique de poupées de bébés. Le désœuvrement, la jalousie, le meurtre sont filmés de manière magnifiquement glaciale. Minimaliste à l'extrême, on suit ces personnages dans leur quotidien le plus désespérant, dans leurs conversations décalées et vides par rapport à l'intrigue qui laissent une impression de malaise inconscient. Un magnifique film où on laisse le démonstratif de côté pour simplement toucher au sensible.
Rarement un film de 73 minutes n'a paru aussi long. L'histoire se résume pourtant en quelques mots et l'intrigue ne présente au final aucun intérêt. C'est filmé sans effets et d'une platitude effarante. Le jeu des comédiens est dépourvu de profondeur. Pour conclure, je ne trouve aucun motif de satisfaction après l'avoir visionné ...