The Servant
Note moyenne
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75 critiques spectateurs

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Ghighi19
Ghighi19

103 abonnés 2 082 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mai 2017
Étrange et étonnant pour l ' époque à laquelle ce film a été tourné. Pinter a écrit un film intelligent sur la perversité en général . Le personnage de Dirk Bogarde est fascinant d ' ambiguïté. James Fox est lui aussi parfait en jeune lord manipulé à l ' extrême. La réalisation de Losey est très stylisée. Il utilise les reflets à la perfexion comme dans ce plan marquant où on peut voir les personnages au travers de la poignée de la porte . Un bon film troublant dans le vrai sens du terme .
tomPSGcinema

886 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mars 2017
Sans être le chef-d'oeuvre que j'espérais visionner, "The Servant" est tout de même une oeuvre assez marquante dans son genre. Les interprétations de l'imposant Dirk Bogarde et de la très sensuelle Sarah Miles sont franchement admirables. De plus, ce huis-clos possède une mise en scène assez inventive de Joseph Losey et une superbe photographie en noir et blanc qui apporte une bonne dose de malaise à l'atmosphère du film. Par contre, l'histoire ne m'a pas particulièrement conquis et ce malgré une première heure assez aguichante.
 Kurosawa

677 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 novembre 2016
Intriguant dans son entrée en matière et dans l'instauration d'un rapport maître-valet hostile, où la condescendance de l'un s'oppose à la soumission tranquille de l'autre, "The Servant" séduit par son atmosphère malaisante, voire oppressante par instants. Mais l'arrivée de la prétendue sœur du docile Hugo va tout chambouler, au point que Tony tombe amoureux d'elle, et amorce le renversement entre les deux hommes. C'est bien là que le bât blesse, dans cette réflexion superficielle de lutte des classes à travers le prisme d'une histoire sentimentale : comment peut-on imaginer un tel changement de rapport de force seulement parce qu'une femme traîne dans la maison avec des jupes "trop courtes" ? comment, surtout, Tony peut-il imaginer qu'elle est vraiment la sœur de son valet ? Je veux bien croire que notre pauvre bourgeois soit aveuglé par l'amour mais à ce niveau de naïveté, il passe plutôt pour un authentique idiot. C'est peu dire que la situation finale, aussi spectaculaire soit-elle comparée au rapport initial, laisse perplexe tant elle aura plus été la conséquence de la faiblesse inouïe d'un homme face à un couple manipulateur que d'une véritable réflexion sur les rapports de classe et tout ce qu'ils comportent, à savoir la vanité des mœurs et autres frustrations qui ne sont ici que vaguement ébauchées. Sans enlever à Losey une direction d'acteurs impeccable et des idées de mise en scène percutantes (l'ombre de Hugo sur le mur, la scène d'amour entre Tony et Vera sur le divan), j'ai de la peine à être totalement convaincu par ce tableau de la domination humaine, présenté sous un angle facile et par conséquent simpliste. Un classique surestimé.
rogerwaters
rogerwaters

170 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 janvier 2016
Chef d’œuvre qui crée encore aujourd’hui un malaise puissant chez le spectateur, The Servant n’est pas une œuvre facile qui se livrerait comme cela à la première vision. Dominé par une réalisation absolument brillante, mais qui n’est jamais démonstrative, le long-métrage parvient à instaurer un climat malsain et d’une parfaite inquiétude. Inconfortable du début à la fin, le scénario d’Harold Pinter se joue des attentes du spectateur pour mieux le désarçonner. Illustrant de manière impressionnante la lutte des classes, l’auteur ne cherche aucunement à accabler l’ensemble des personnages tout en se refusant à désigner un seul héros. Non le majordome n’est en aucun cas un modèle de prolétaire qui agirait par conscience de classe, mais bien plutôt un opportuniste qui joue de son pouvoir de séduction pour prendre l’ascendant sur son maître et profiter ainsi de ses avantages. Non, le maître incarné avec justesse par James Fox n’est pas un individu veule et égoïste, mais il est juste d’une fainéantise incroyable. Le tout sur fond de dépravation sexuelle (toujours suggérée, y compris une éventuelle trace d’homosexualité) et d’une Angleterre qui connaît une lente, mais certaine révolution sociale. Absolument brillant.
Space Jockey
Space Jockey

22 abonnés 30 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 octobre 2015
Une oeuvre terrible, sur la relation entre un aristocrate et ses valets, une oeuvre sombre et ambivalente qui voit s'opérer une inversion des rôles. Le noir et blanc est spectaculaire, les acteurs troublants, tout dans ce chef d'oeuvre est fascinant.
Moorhuhn
Moorhuhn

169 abonnés 579 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 juillet 2015
Mon premier Losey m’aura déjà bien tapé dans l’œil. Cette histoire de faux-semblants est juste captivante de bout en bout et The Servant est vraiment hallucinant de maîtrise sur bien des niveaux. A commencer par cette mise en scène aussi belle qu’habile, créant justement une tension parfois digne d’un (bon) film d’horreur. Ces travellings lancinants magnifiés par une photographie très léchée sont vraiment sublimes. Nous sommes plongés dans l’intimité de cette maison bourgeoise que l’on quittera très peu et qui sera perturbée par l’arrivée de ce domestique aux multiples facettes. C’est d’ailleurs un peu dommage que l’on quitte parfois le cadre du domicile, j’aurais signé des deux mains pour un huis-clos intégral qui aurait sûrement accentué davantage l’ambiance oppressante du film. Après ce n’est qu’un petit détail qui n’engage que moi bien entendu.

Car ce sentiment d’oppression fonctionne très bien grâce la réalisation ingénieuse de Losey qui a la manière de resserrer efficacement son cadre sur l’action et les personnages. A partir du moment où tu cernes les enjeux de la scène en un plan, c’est que tu as juste tout compris au cinéma. Et c’est un film oppressant aussi dans la mesure où l’on assiste à un jeu de pouvoir, mené par le propriétaire et le serviteur, dont l’intensité grimpe crescendo. Plus l’intrigue avance et plus les caractères s’affirment et les masques tombent. Et The Servant n’est pas avare en séquences marquantes. Le passage de la rencontre entre le propriétaire de la demeure et la sœur est notamment incroyablement érotisant, avec une tension sexuelle folle.

C’est aussi un film sans concessions, qui représente une véritable descente aux enfers qui prend aux tripes et qui ne va jamais arborer un ton moralisateur. Nous sommes notamment jamais très loin des problématiques de lutte des classes mais sans manichéisme aucun ni prise de position simpliste. C’est plutôt un film sur l’homme, sa médiocrité, ses peurs et sa volonté incessante de manipuler l’autre, de le dominer. Et c’est traité brillamment, un grand film.
au-dela-des-nuages
au-dela-des-nuages

54 abonnés 91 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 décembre 2022
J'ai vu ce film la 1ère fois au lycéedans les années 70 et j'en garde un très fort souvenir d'une ambiance glauque qui va jusqu'au dégoût. Une sorte de suffocation ou le mal parvient à s'extraire de tous les pores de notre peau et par on ne sait quel sortilège ces images nous restent à l'esprit quelques 38 ans plus tard. Je l'ai revu à la télé il y a quelques temps et malheureusement la magie n'a pas opéré : il manquait l'obscurité de la salle obscure et peut-être aussi les désirs hors de la morale des jeunes adultes que nous étions.
weihnachtsmann

1 635 abonnés 5 773 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 avril 2015
Franchement je n'ai pas aimé ce jeu malsain de pouvoir entre les deux personnages principaux. Mais il y a incontestablement une mise en scène très travaillée. On se dit qu'il va y avoir un meurtre tellement l'ambiance devient oppressante et puis en fait on n'est pas dans le thriller; simplement l'opposition de deux mondes dont l'un veut s'accaparer l'autre. On attend quelque chose qui ne vient jamais. Pas convaincu pour ma part
The servant
Loïck G.

397 abonnés 1 840 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 janvier 2015
. Le genre de film que l’on ne voit plus vraiment. Comme l’impression que les choses demeurent figées pendant très longtemps, que les rapports maître-valet évoluent au fil d’un quotidien paisible. Il ne se passe pas grand-chose, mais subrepticement Losey met en place une autre mise en scène, visant à déstabiliser l’ordre établi par la naissance et l’argent. Une critique aiguë de l’establishment des années soixante en Grande-Bretagne, à travers les manigances démoniaques d’un valet et de son amie. Une vengeance tranquille, mais terrible qui ira jusqu’à l’avilissement de la victime. Et quand la vérité voit le jour (mais laquelle, il y en a tellement) c’est par le truchement d’une ombre, d’un miroir. Losey joue avec les reflets, les faux-semblants qui semblent hanter le regard de Dirk Bogarde. La classe au coin du sourire, mais jamais éclatant, toujours en retrait, comme en attente d’on ne sait quel malheur.

Avis bonus Plusieurs interviews qui nous promènent encore joliment dans l’univers de Pinter et Losey, tout un chapitre du cinéma européen.
Pour en savoir plus
Marc  Régis
Marc Régis

52 abonnés 244 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 6 septembre 2014
Je reprends la critique de Jacques Lourcelles (dictionnaire du cinéma) qui me semble très pertinente : "... ce film qui marque le début du naufrage de Losey. Cette laborieuse dissertation sur la déchéance et la servitude fait un usage à la fois outrecuidant, vieillot et mécanique de certains éléments visuels comme les miroirs et les escaliers... univers déliquescent à l'ambiguïté terriblement convenue..."
Daniel C.
Daniel C.

173 abonnés 734 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 août 2014
Un admirable film avec des angles de prises de vue tellement audacieux et créatifs, qu'on crie au génie! La perversité des personnages est remarquablement filmée. Qui est au service de qui ou de quoi, telle est la question, qui demeure tout au long du film. La déchéance s'opère peu à peu. "Que cherchez vous ici?" lui demande lady Mounset. "Je suis là pour servir" lui répond Barret (magistralement interprété par Dirk Bogarde)... Oui, pour servir à quoi et quelle cause sert-il donc, tout cela reste des questions en suspens. Joseph Losey observe la lente dégradation du supposé maître, qui peu à peu, ne semble plus rien maîtriser et à accepter peu à peu le contrat pervers, que mettent en place Barret et sa prétendue soeur. Un chef d'oeuvre à revoir absolument!!!
mem94mem
mem94mem

136 abonnés 590 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 août 2014
Je découvre plus ou moins Joseph Losey avec ce film, scénarisé par le dramaturge anglais Harold Pinter. Je ne regrette pas le déplacement. Noir et blanc sublime dans cette nouvelle version numérisé (l'appartement a été complètement refait en studio), mise en scène au poil, avec effets de miroir, d'ombres (celle sur le rideau est fantastique), un escalier formidablement bien utilisé avec champ plongeant et contre-champ, et qui symbolise aussi la différence de classe. Quant au scenario, c'est ébouriffant de masochisme, attraction/répulsion (sexuelle ou pas, le champ est ouvert), choix et renoncements. C'est rondement orchestré, sans jamais faiblir. On peut interpréter le film de multiples façons. L'expression des sentiments est assez réduite dans ce film, mais le casting est parfait. Je n'est pas aimé cependant les partitions de jazz, quelquefois dissonantes, en fond sonore, bien qu'elles participent à l'ambiance fantastique du film.
WardStradlater
WardStradlater

70 abonnés 469 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 janvier 2014
Un huis clos passionnant, où la lutte des classes mène un combat acharné pour la domination. Utilisant brillamment un scénario à la fois subtile, haletant et mélangeant thriller, surréalisme et humour noir, The Servant est un film magistral. Tout y est savoureusement mis en scène, avec le souci du détail et du beau.
landofshit0

316 abonnés 1 745 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 novembre 2013
The servant et l'histoire d'un notable à la recherche d'un major d'homme,on ne sait le quel des deux va trouver l'autre. L' employer de maison va peu à peu trouver sa place et faire sa place dans les lieux et surtout dans la vie de ce riche jeune homme. Qu'il va façonner à son mode de vie. Ce servant se sert de la fortune des autres pour mener la vie dépraver qu'il ne peut se payer. Les plans sont d'une grandes efficacités et d'une beauté stylistique qui sert totalement le récit. Le film est parfaitement mené, il reste tout de même un peu long dans sa première heure.
Gn0me
Gn0me

13 abonnés 29 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 juin 2013
The Servant est certainement l'un des films les plus pervers qui aient jamais été réalisés. L'interprétation magistrale de Dirk Bogarde et le jeu de lumières subtil rendent l'atmosphère étouffante et certains éléments du décor tendent à devenir obsédants à l'instar du miroir bombé et d'un escalier qui semble mener au paradis du vice incarné en les personnes spoiler: du couple domestique maléfique. Le metteur en scène parvient à transformer un jeu en une traque terriblement angoissante lors d'une scène de cache-cache entre le maître et le domestique.
On peut le répéter: le mal a rarement été aussi bien filmé que dans ce chef-d'oeuvre à (re)découvrir absolument.
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