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Stéphane D
174 abonnés
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2,5
Publiée le 5 mars 2022
La note donnée n'a aucune importance : c'est la vue d'un Xénial qui découvre le film 60 ans après sa sortie. 60 ans "seulement" tellement la distance est grande avec l'ambiance, le phrasé et la mentalité de l'époque. Exemple de dialogue : "-Si tu laves pas la chemise, lave au moins le col. -Oui mais si t'avais pas acheté ce phare anti-brouillard pour épater la galerie." La restauration 4K est incroyable côté image : pas une rayure. En revanche côté son le mono est difficile pour les oreilles quand on est habituébau Dolby Atmos des films modernes. Et les bruitages sont complètement approximatifs (1 coup de brosse en trop quand le personnage se coiffe, quelques couverts en moins quand le gosse met la table, etc). Même les miaulements de chats sonnent faux (ou alors eux aussi ont changé de langage depuis cette époque...) On découvre aussi de belles recettes de cuisine : le père désemparé de devoir se préparer à manger en l'absence de sa femme bricole un truc avec des oeufs: verser une bonne dose d'huile dans une poêle et juste casser des oeufs dedans. Niveau histoire, il s'agit d'un gosse en marge du système scolaire, c'est tout. Quant à la fin du film...le mot "FIN" apparaît tout d'un coup sans qu'on l'ait vu venir!
On pourrait se dire que "Les quatre cents coups" de François Truffaut est démodé, qu'il a trop vieilli. Comme le bon vin, le film de Truffaut a peut-être pourtant pris en saveur avec le temps. En racontant les difficultés d'un adolescent dans sa relation avec ses parents et ses professeurs, le film est non seulement un beau récit sur la fin de l'enfance. Mais c'est surtout désormais un film qui évoque une époque que beaucoup n'ont pas connu. Le film se situant à la fin des années cinquante, les enfants du film sont les grands-parents d'aujourd'hui. "Les quatre cents coups" est un incontournable du cinéma français, un film qu'on garde un grand plaisir à regarder.
Premier film du "new wave master". Toute une époque au peigne fin, comme un arrêt dans le temps, histoire de se rappeler de façon juste et drôle, comment c'était "avant".
Les thématiques de l'enfance sont intelligemment traitées, l'écriture au même niveau est bonne, les acteurs s'en sortent avec les honneurs bref : On ne saurait trop vous recommander de voir ce film.
D'abord léger et virevoltant, 'Les quatre cent coups' prend une tournure plus sombre et mélancolique à mesure que son personnage est rattrapé par l'autorité. Film à charge sur le système éducatif et carcéral et sur le monde des adultes en général, 'Les quatre cent coups' n'en reste pas moins, aussi, un portrait d'adolescent drôle et touchant dans un Paris de rêve. Un chef d'oeuvre, porté par un Jean-Pierre Léaud incroyable de naturel.
Très beau film sur les sales gosses qui sont ballottés par des adultes sans pitié. Le rythme serré, le montage précis se mêlent aux plans longs et larges. On évolue au rythme de la course de ce garçon qui cherche quelle direction il doit prendre.
. Parce que les 400 coups fait partie des oeuvres parlant le mieux du monde difficile de l'enfance. Ou plutôt des dégâts causés par le monde des adultes sur celui de l'enfance ; . Pour les débuts tonitruants de F. Truffaut apportant une mise en scène fluide, libre, un regard neuf, réaliste et tendre.
Ce film, réalisé par François Truffaut et sorti en 1959, est très bon ! Ce film culte mais aussi pilier de la Nouvelle Vague m'a en effet beaucoup surpris car je ne pensais pas autant accrocher ! C'est ici l'histoire de Antoine, un enfant turbulent, qui cherche à faire les pires bêtises possibles. Voilà, annoncé comme ça, le synopsis n'annonce pas un film passionnant mais pourtant, il est très plaisant à suivre ! Alors c'est bien-sûr assez particulier, ce n'est pas du cinéma d'action, si nous n'adhérons pas à l'histoire, on s'ennuie ferme pendant une heure et demie car le film nous montre "simplement" des passages de la vie d'Antoine. Malgré tout, j'aime beaucoup ce genre de cinéma car nous avons quelque chose de véridique, de palpable, c'est authentique, presque comme si nous regardions un reportage Ina sur la jeunesse des années cinquante à Paris. Le fait que le film ne soit pas tourné en studios mais uniquement en décors extérieurs et dans des appartements accentue largement cet effet. Si on rentre dans le film, on ne s'ennuie donc pas car on reste captivé par cette histoire qui ne l'est pourtant pas tellement mais qui est aujourd'hui d'autant plus intéressante qu'elle nous donne le cadre de vie de l'époque, de cette France populaire qui existe d'ailleurs toujours aujourd'hui. Effectivement, on peut même se rendre compte que plus de soixante ans après, les choses n'ont pas tellement évoluées et que les préoccupations restent les mêmes. En ce qui concerne la réalisation, nous avons de très bonnes choses, notamment à la fin du film. Du côté des acteurs, nous avons principalement Jean-Pierre Léaud, Patrick Auffay, Claire Maurier, Albert Rémy etc. qui jouent très bien. "Les Quatre Cents Coups" est donc un très bon film !
La nouvelle vague dans ses œuvres et avec elle une réalisation fluide et légère à travers l'enfance perturbée d'Antoine Doisnel, futur personnage clé de la filmographie de Truffaut. Les problèmes de la vie quotidienne et de l'éducation n'ont pas beaucoup changé depuis, les problèmes liés à l'école non plus et le petit Doisnel endosse parfaitement sa responsabilité de figure de proue de l'école buissonnière et autres bêtises de son âge. Un film rafraîchissant qui n'a pas vieillit.
Un des meilleurs films sur l'enfance que j'ai pu voir, pas le meilleur mais un des meilleurs. Disons qu'au début le film a un côté universel qui m'a énormement plu et qu'il perd progressivement (dommage). Du coup la seconde moitié du film m'a moins parlé. Par contre, la mise en scène est vraiment très bonne, je crois que j'aime beaucoup le cinéma de Truffaut alors que je ne suis pas un grand fan de la Nouvelle Vague, mais les 400 coups me donne vraiment l'envie de poursuivre la filmo du réalisateur.
Le personnage de Truffaut, 5 films étalés sur deux décennies, une des fondations de la nouvelle vague française, commence son apprentissage de la vie pour Antoine. Les 400 coups suit de manière très réaliste l'enfance trouble de son héros. N'étant pas grand fan de ce type de cinéma que je trouve assez peu intéressant en tant que fiction, le film ne m'a pas marqué. Malgré tout, Antoine est attachant et son parcours capte la curiosité, d'autant qu'il retranscrit une vision de la jeunesse et la scolarité de l'époque.
Pas complètement conquis par cette œuvre retenue par l'Histoire comme instigatrice de la Nouvelle Vague française. Loin des envolées esthétiques que le mouvement cherchera par la suite, confinant souvent à l'abstraction et à une déconstruction totale de son matériau cinématographique pour atteindre la voix recherchée, Les Quatre Cents Coups demeure en fait assez proche des codes du classicisme. La liberté qu'il se permet, en fin de compte, est surtout celle des thèmes, qui mettent en avant la jeunesse contemporaine et la difficulté à grandir, cherchant leur vitalité directement dans l'existence des hommes de leur temps plutôt que d'élever ceux-ci à des considérations solennelles par le biais des codes narratifs et dramatiques habituels et un peu trop révérés pour ne pas sembler ronflants. Le mouvement naissant, tellement éclectique que sont unité est parfois difficile à retrouver a posteriori, se distinguait en fait surtout par une liberté neuve dans la possibilité de donner à ses thèmes de prédilection et à l'expression de son moi intime la prévalence totale sur la forme et sur la conduite d'un récit balisé. Cette liberté, on la retrouvait donc déjà dans ce premier Truffaut, comme élan artistique (dans les moyens employés) et aussi comme objet à atteindre, comme sentiment à embrasser. C'est donc un peu dommage, je trouve, de constater le peu de surprise qu'amène le récit, sa progression restant cadrée par un souci (presque toujours respecté) de réalisme par respect pour la teneur en partie autobiographique du scénario. Cette mort de l'enfance qu'on regarde partir comme Antoine devra regarder Paris le quitter à travers la grille d'un camion de police, je la trouve ici étouffée, trop contenue. Ce que je vois dans Les Quatre Cent Coups, c'est surtout le regard de l'adulte, et sa mélancolie est trop proche de la mienne pour la ranimer véritablement, lui insuffler le souffle qu'elle voit elle-même expirer.
Quel plaisir de voir (ou revoir) ce premier film de François Truffaut, si admirablement filmé dans un Paris de la fin des années 50 et mettant en scène un jeune adolescent de la classe moyenne, mal dans sa famille, mal dans son école et épris de liberté , un peu border-line comme on dirait aujourd'hui. La comparaison à tous points de vue avec Mommy, le film de Xavier Dolan est intéressante. Deux façons diamétralement opposées de voir l'hyperactivité, deux façons opposées de fair epreuve de tendresse envers des écorchés...