Un Bond avec un Moore très fatigué(57 ans) qui assure le minimum syndical pour sa dernière apparition dans le role. Reste une mise en scène efficace,de belles cascades et surtout Walken parfait en méchant mégalomane.
Les pathétiques adieux de Moore au rôle de l'agent secret. L'acteur, définitivement trop vieux pour rester crédible (il approchait la soixantaine), voit les plans où il se fait doubler se multiplier (sans que personne n'essaie de le cacher d'ailleurs) et son air vieux, usé et fatigué (tient ca me rappelle quelqu'un...) le discrédite immédiatement. L'histoire n'arrange rien, pompée sur celle de Goldfinger (la Silicon Valley remplaçant Fort Knox) et offre peu d'interêt là où nombre de situations sont franchement ridicules (les scènes de poursuite parisiennes où Bond met plus d'innocents en danger qu'autre chose). Tout aussi ridicule est la Bond girl principale, Tanya Roberts, "leading lady" la plus fadasse depuis Britt Ekland en Mary Goodnight (qui avait au moins pour elle d'être marrante). Il s'agit cela dit de la seule erreur de casting, Christopher Walken faisant sensation en richissime psychoapthe de même que Grace Jones dans la peau de la sauvage May Day. Patrick Mc Nee s'en sort lui aussi très honorablement en pseudo valet brimé. Malgré un scénar' peu insipré et aucun Bond n'étant totalement mauvais, quelques moments surnagent comme l'imposant final en haut du Golden Gate Bridge, sans toutefois faire oublier que le chant du cygne de Moore reste bien triste. Enfin, c'est juste mon avis !
Sans aucune hésitation, le plus mauvais James Bond de la série. Il faut dire que voir cet agent secret de 58 ans tomber les jeunes filles, effectuer des cascades de moins en moins impressionnantes et déjouer les plans diaboliques d'un énième magnat est à se plier de rire. Roger Moore vieillit à vue d'œil et s'engouffre dans le grotesque à travers une succession de scènes sans aucune saveur, déblatérant des répliques désormais creuses et sans panache, faisant ainsi sombrer la machine dans l'insipide et ce malgré quelques bons points. Avant tout, le scénario s'avère bigrement intéressant, collant finalement très près aux années 80 avec ce méchant charmant et sans pitié (excellent Christopher Walken) qui souhaite engloutir la Silicon Valley sous un raz de marée afin d'obtenir le monopole des usines de puces électroniques. Malheureusement, il est très mal construit et ne parvient jamais à nous immiscer totalement dans le récit. De plus, le film possède de bonnes scènes d'action hélas toutes trop courtes, empêchant lesdites séquences de devenir mémorables, comme cette course-poursuite en Citroën CX en plein Paris, la course d'obstacles à cheval truffée de pièges impromptus ou encore celle dans San Francisco à bord d'un camion de pompier. Seul le final sur le pont du Golden Gate vaut son pesant d'or malgré les années qui passent. Mais c'est surtout au niveau du rythme que le film bât de l'aile : mou, sans panache ni aucun style, le long-métrage peine à captiver. Et ce n'est ni la présence (aussi bienvenue que tardive dans la série) de Patrick McNee campant un agent anglais vite évincé ni celle de la chanteuse-mannequin Grace Jones, imposante mais piètre actrice, qui viendront rehausser cette quatorzième aventure visiblement de trop. On regrettera donc que les producteurs se soient attardés sur une nouvelle péripétie avec Roger Moore, pour qui Octopussy sonnait déjà indubitablement le glas, et n'aient pas à la place opté pour un changement d'acteur. Pas forcément irregardable mais franchement décevant, Dangereusement vôtre est une belle déception que le temps n'épargne hélas et fait partie de ces 007 que l'on préfère oublier.
Plus qu'un duel, on a envie de parler de trio pour ce 14e épisode des aventures de 007 ( Moore - Christopher Walken - Tanya Roberts ). Si c'est enfin le dernier James Bond pour Roger Moore ( devenu papi ), ce n'est pas le moins bon. Loin de là!
Les détracteurs de "A View to a Kill", dont je fais modérément partie, pointent très souvent les 57 ans de Roger Moore lors du tournage, jugés déraisonnables pour incarner un James Bond fringant. Si on le compare aux "geezers teasers" modernes, où des papys de l'action avec au moins 10 ans de plus sont mis en vedettes improbables de thrillers de bas étages, certes ça ne choque pas vraiment. Mais vu le contexte de l'époque, et la manière dont le film a vieilli... oui ce n'était pas de très bon goût. Roger Moore n'a jamais été à l'aise avec les séquences les plus physiques. Et ici, c'est encore plus gros. Constamment remplacé par des cascadeurs (les mauvaises langues diront qu'il est doublé pour ouvrir une porte !), Roger Moore peine parfois à donner le change dans les scènes d'action, pas hyper fluides à cause des coupes. D'autant que les diverses remasterisations en HD et autre 4K ont rendu cela encore plus criant. A côté, Moore a toujours le charme qu'on lui connait, et fait passer la pilule sans mal... à part peut-être sur les (nombreuses) scènes de séduction, limite malaisantes à cause de la différence d'âge et des tactiques poussives de vieil oncle relou. La légende raconte d'ailleurs que Roger Moore aurait décidé de raccrocher le costard de James Bond suite à une discussion avec Tanya Roberts, où il se rendit compte qu'il était plus vieux que la mère de celle-ci ! Même s'il on passe outre cela, "A View to a Kill" contient plusieurs faiblesses. La Bond girl, justement jouée par Tanya Roberts, demeure cruche. Le scénario a tendance à s'éparpiller, entre trucages hippiques, espionnage industriel, complot destructeur. Sans oublier quelques répétitions ou grosses facilités à avaler. Mais il reste un divertissement tout à fait correct pour les amateurs de James Bond, dont je fais immodérément partie. Le paquet a été mis sur les cascades (merci Rémy Julienne !), très sympathiques. En parachute, auto, à cheval, en camion, en dirigeable, c'est le festival. La BO est plutôt jolie (merci John Barry !). Les décors sont également de premier choix. La Tour Eiffel, le château de Chantilly allègrement mis en valeur, la Californie et le Golden Gate : de quoi dépayser. Il y a également de bons seconds rôles. Patrick "John Steed" Macnee en faux valet, le toujours chelou Christopher Walken en méchant psychotique, ou Grace Jones en second couteau animal et exubérant. Au passage, si moult acteurs ont salué le plaisir qu'il ont eu à côtoyer Roger Moore à un moment de leur carrière, ce n'est clairement pas le cas de Grace Jones, qui ne s'entendait pas du tout avec 007. Elle parvint néanmoins à faire donner un petit rôle de figuration à son petit ami de l'époque, un certain Dolph Lundgren, alors inconnu. Qui, à 67 ans à l'heure où j'écris ces lignes, continue de tourner dans des "geezer teaser". La boucle est bouclée !
Le 007 de trop pour Roger moore il est à la traîne il est beaucoup trop vieux et sera pratiquement tout le temps doublé ou quand il est pas doublé il est super éssouflé. Sinon j'ai pas trouvé l'histoire prenante.
C'est le Bond qui m'a le plus marqué. Zorin interprété avec Brio par C. Walken est le méchant de service, et également la locomotive de l'histoire. Grace Jones en veuve noire n'est pas pour déplaire non plus dans son jeu, reste un Roger Moore qui joue sa dernière mission, et ma foie, ça fonctionne toujours.