Uranus
Note moyenne
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83 critiques spectateurs

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evariste75
evariste75

210 abonnés 248 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 avril 2024
Film magnifique que j'ai vu en première semaine, juste avant qu'il ne soit "censuré", suite aux polémiques qu'il a engendrées...

Brochette d'excellents acteurs, des dialogues ciselés,... mais sujet sensible !
kibruk
kibruk

195 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 janvier 2023
Avec un casting extraordinaire composé de multiples légendes du cinéma français (dont hélas bon nombre nous ont quitté), "Uranus" nous propose une comédie dramatique au vitriol sur les mois qui ont suivi la libération. Le film dit beaucoup en nous montrant un bestiaire représentatif de la société française de l'époque, tout en étant un excellent moment de détente. On ne peut que se régaler en savourant des lignes de dialogues brillantes déclamées par des acteurs formidables, on retiendra particulièrement un Depardieu simplement incroyable, l'un de ses meilleurs rôles pour moi.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 février 2022
Acerbe, grinçant, lucide. Cette satire sur la France sortant de l'Occupation met aux prises collaborateurs, résistants, hésitants et dépités au sein d'un casting éblouissant mené par un tonitruant Gérard Depardieu dont la fin, éprouvante, émeut. Dans une mise en scène jouant sur les regards et l'implicite, le récit mêle mensonges, trahisons et épiphanies dans une tonalité entre poésie et violence. Singulier, osé, pertinent.
Michael R
Michael R

138 abonnés 1 508 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 août 2024
Le film a deux immenses qualités : d'une part, un casting 4 étoiles et d'autre part, un thème peu vu à savoir, les rapports entre Français au lendemain de la 2nde guerre mondiale. Honteuse de son histoire, rares sont ceux qui ont osé dépeindre le climat d'hypocrisie, de délation et de règlements de compte dans cette France-là. Dommage que Berri filme platement à la manière d'un théâtre de boulevard, car il avait le matériau (le livre de Marcel Aymé) et une kyrielle d'acteurs au verbe bien pendu, Depardieu est énorme et le film mérite d'être vu rien que pour sa prestation.
Nicolas S.
Nicolas S.

130 abonnés 1 591 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 janvier 2025
"Uranus" est un film dont je n'avais jamais entendu parler alors que les noms qui s'enchaînent au générique sont tous plus prestigieux les uns que les autres.


L'histoire de Marcel Aymé est d'ailleurs très intéressante : nous suivons quelques habitants d'un village bombardé durant la 2nde Guerre Mondiale qui se reconstruit petit à petit.


Entre chasse au collabo, politique du logement et reconstruction psychologique, les thèmes abordés sont riches.


Ils le sont d'autant plus qu'ils nous sont présentés par le regard des personnages, remplis d'humanité. Mentions spéciales à celui de Gérard Depardieu en homme brut de décoffrage mais éminemment sensible ou à celui de Philippe Noiret aux envolées poétiques rafraichissantes.


Tout n'est pas à garder bien sûr et certaines scènes semblent vraiment datées, mais ces personnages hautement humains, quelques répliques qui font mouche (notamment celles dites par Michel Blanc) et un casting d'acteurs talentueux justifient à eux seuls de voir cette comédie française, bien plus profonde qu'elle n'y paraît.
mazou31
mazou31

130 abonnés 1 361 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 septembre 2022
Adaptant une nouvelle cruelle de Marcel Aymé, Claude Berri s’adonne à un film assez bonasse, à l’image d’un de ses héros incarné par Philippe Noiret. Il résume la relativité du choix politique et le manichéisme de la Libération; Il y a du vrai bien sûr mais tout est ici outré, presque caricatural. La réalisation est elle aussi bien bonasse et ne tient que grâce aux exceptionnels niméros de nos meilleurs acteurs du moment et aux dialogues brillants qui sentent leur Marcel Aymé, décédé depuis longtemps (1967). Cela reste un film plaisant et drôle malgré le sordide des situations.
Arthus27
Arthus27

126 abonnés 642 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 mars 2022
Avec une telle brochette d'acteurs, il était impossible de réaliser un mauvais film. Brillamment interprété, le film nous offre plusieurs tirades de grande classe comme Depardieu, Marielle ou Noiret savaient nous offrir. Mais c'est également là que le film nous perd. A force de sur-écriture, les monologues se succèdent et nous donnent l'impression d'assister à du théâtre filmé. Les (multiples) intrigues rencontrent le même travers : sur-écrites, elles en deviennent confuses, et on perd de vue les différents enjeux scénaristiques. Les différents sujets abordés sont pourtant extrêmement intéressants à creuser : Quelle vie après l'occupation ? Quel regard poser sur celles et ceux qui ont collaboré? Sur les résistants de la dernière heure? Quel idéal embrasser pour le "monde d'après"?
En conclusion, un film relativement agréable à voir, mais dont on regrettera la lourdeur.
Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 186 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 mai 2022
Un film à la distribution remarquable, dont le thème est les lendemains de la libération vus d'un petit village français. L'occasion pour Claude Berri de réaliser une série de portraits de personnages qui ne sont pas tout à fait blancs, ni tout à fait noirs pour avoir dû affronter les circonstances souvent difficiles de l'occupation. On suit particulièrement les habitants d'un appartement partagé entre la famille d'un ingénieur (JP Marielle), celle d'un ancien résistant communiste ( Michel Blanc), d'un enseignant veuf (Philippe Noiret). L'appartement abrite aussi un ancien collabo qu'il faut protéger, de la gendarmerie, des ex-résistants et des communistes qui le traquent. Le second pôle, c'est le bistrot, tenu par G. Depardieu, alcoolique, poète depuis qu'il a découvert quelques vers d'Andromaque, ex petit trafiquant, ex catcheur de foire, et grande gueule indomptable, qui doit affronter le chef de gare vicieux et mielleux (Daniel Prévost);..s'en mêle un commissaire politique du PC ( étonnant Lucchini) et un commerçant qui s'est enrichi avec les allemands et le marché noir (Michel Galabru dans un rôle tragique) ...
Les portraits sont soignés, le scénario vivant, les dialogues percutants, la direction d'acteurs réussie
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 4 octobre 2024
Très bon souvenir de ce film vu à sa sortie.
Trois grands moments selon moi qui correspondent à trois tirades :
celle de Philippe Noiret (le professeur Watrin) quand il évoque Uranus ; celle de Gérard Depardieu (Léopold), tenancier de bar qui, dans une prison, insère habilement verres de vin blanc aux vers de Racine, plus particulièrement ceux d'Andromaque, dans une diatribe où il vomit de rage tous les partisans communistes, maréchalistes, gaullistes, collabos, miliciens, les mettant dans le même panier qu’ils soient convaincus ou convertis de la dernière heure ; celle de Michel Galabru (Monglat) qui recadre son fils venu lui reprocher ses malversations obscures pendant l’Occupation avec un dégoût de lui-même.

Puis, il y a les autres, des portraits extrêmement bien taillés comme ceux de Gaigneux (Michel Blanc), communiste réfléchi ; Jourdan (Fabrice Luchini) communiste zélé et dangereux ; Rochard (Daniel Prévost) communiste opportuniste et maladroit ; Monsieur Archambaud (Jean-Pierre Marielle) qui tente de se racheter une bonne conscience en cachant spoiler: un collabo Maxime Loin (Gérard Desarthe)
, dans ses appartements mettant en danger sa femme (Danièle Lebrun) et sa fille Marie-Anne (Florence Darel) ; enfin c’est ce qu’il croit, je n’en dirai pas plus.

Claude Berri réalise une ode à l’hypocrisie française au lendemain de la fin de l’Occupation. Chacun épie, soupçonne, doute, s’interroge du rôle de l’autre pendant la guerre. C’est l’heure de rendre des comptes se croit-on obligé.
Combien tous ces lendemains que je n’ai pas connus ont dû être douloureux pour n’importe qui dans cette France torturée par cette guerre.
Que ce soit dernièrement « Lacombe Lucien », « Mon ami le traitre » ou encore « Le temps d’aimer » et ici avec « Uranus » il m’apparaît difficile d’avoir des avis tranchés.
Mieux vaut se rallier à la philosophie du professeur Wautrin qui a l’obstination de croire en la bonté de l’homme malgré les horreurs de la guerre et les horreurs personnelles qu’il a vécues.
Et pourquoi pas à celle de Léopold, cette force de la nature, qui est tombé amoureux de Racine au point de s’envisager poète : « Je ne bois que du blanc depuis qu’je suis enfant »…
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 mars 2020
Ce n‘est qu’après la victoire des alliés à Monte-Casino (18 mai 1944) que la France se découvrit majoritairement une vocation de résistant, cantonnée jusqu’alors à une infime minorité. Les communistes, furent les plus vindicatifs, sans doute pour faire oublier leur collaboration active au régime nazi après le pacte germano-soviétique. Ils organisèrent donc une chasse aux sorcières que montre parfaitement « Uranus ». Le livre de Marcel Aymé, synthèse ironique au vitriol, est adapté inégalement par Claude Berri et sa petite sœur, Arlette Langmann. Le côté ironique et caustique du livre disparaît au profit d’un ton sérieux et sans concession, car c’est connu, on ne plaisante pas avec ces choses là ! Grâce à un casting d’exception chacun des personnages symboliques du livre est parfaitement représenté. Gérard Depardieu, cafetier herculéen, grande gueule alcoolique, qui adore Andromaque de Racine et se pense poète, mais qui déteste les « cocos » et donc de lui reprocher d’avoir servi des boches pendant la guerre. Le fait qu’il avait comme serveur un juif (qui n’était qu’un demi juif et de surcroit son neveu, donc ça ne compte pas) n’est pas une circonstance atténuante. Jean-Pierre Marielle, ingénieur déboussolé, qui croyait au Maréchal Pétain, un héros de la victoire de 1918, qui par humanité donne refuge à un collabo condamné à mort. Philippe Noiret, touchant professeur désabusé par la succession de haines (celle des nazis, celles des FFI), qui se range dans la bonté et le bonheur, qui « n’est pas une recette facile ». Michel Blanc, communiste honnête et humain, qui sent bien que le procès que Daniel Prévost (loin de ses habituelles comédies) au cafetier est un règlement de compte personnel. Mais Fabrice Luchini, l’intellectuel, le penseur de la cellule, que l’on sent absent dans ses actes de la deuxième guerre mondiale, veut un exemple. Sans oublier Michel Galabru, génial dans le rôle d’un sinistre salaud qui a profité du marché noir pour s’enrichir outrageusement en aspirant les économies des petites gens, et que personne n’inquiète, à commencer par les communistes. La scène qui l’oppose à son fils est certainement une des plus dure d’ « Uranus ». Film oublié de nos jours, ce qui est peu étonnant entre des critiques, très majoritairement à gauche et une télévision française du même bord. Malgré quelques réserves sur le jeu outré de Depardieu, le montage inégal et le parti-pris du sérieux (l’humour caustique d’Aymé donnait de la vivacité au propos, alors qu’ici il devient lourd et manichéen), « Uranus » mérite d’être vu.
Renaud81
Renaud81

34 abonnés 88 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 février 2025
Quel casting ! On a là, à quelques absents près, le gratin du cinéma français des années 90 : Depardieu, Marielle, Noiret, Galabru, Daniel Prévost, Luchini, Michel Blanc…Chacun aura son moment « de gloire » et ses tirades, même si la palme revient comme souvent à Depardieu, comme toujours excellent spoiler: (un petit bémol sur la scène de sa mort, jouée de façon un peu trop théâtrale)
. L’ambiance dans ce petit village français, dans l’immédiate après-guerre, donne un bon aperçu des rancunes et rancœurs entre les différentes classes sociales et les divers milieux politiques : Cela va du profiteur de guerre au collabo, en passant par les résistants de la première ou de la dernière heure. Il y a des salauds, des braves, et entre les deux tous ceux qui ont simplement fait en conscience ce qu’ils estimaient le mieux pendant la guerre. Entre tous ces personnages, les règlements de compte sont planifiés et exécutés soit sur des soupçons, soit sur des manœuvres politiques, soit encore sur des animosités personnelles, et chacun en prend pour son grade. En cela, Claude Berri ne prend pas de pincettes et montre la France dans sa diversité de pensée et d’actes, loin des utopies prétendant que tous les Français étaient dans la Résistance. Un film très intéressant pour ses dialogues et sa mise en lumière de manœuvres plus ou moins politiques en des temps troublés.
mx13
mx13

284 abonnés 1 963 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 juillet 2025
Le thème était super intéressant en vrai mais le film en lui meme avec ses personnages extravagants était nul a voir. Je le déconseille aux moins de 7 ans. 2/5
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 juin 2022
Adaptant Marcel Aymé, Claude Berri dresse un tableau représentatif et peu glorieux des règlements de comptes aux lendemains de la libération. Une parabole cynique, aux dialogues parfois cinglants, qui n’épargne personne. Bien qu’un peu oublié, « Uranus » est avant tout un film d’acteurs : Depardieu, Noiret, Marielle, Prévost, Blanc, Lucchini, Galabru, Desarthe. Du lourd.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 septembre 2025
Tiré d'un roman ( peut-être son meilleur) de Marcel Aymé écrit en 1948, " Uranus" mis en scène (1990 ) par le producteur phare du cinéma français d'auteur du moment Claude Berri fut un grand succès public à sa sortie ( 2,5 millions d'entrées).

Regard sans concession sur la période de la libération, le scénario repose sur une galerie de portraits de personnages censés représenter le comportement des français pendant l'occupation. Disons qu'au plan moral, ce qu'il en ressort oscille entre le dégoût et la frustration.

Il y a tout de même un personnage, incarné par Philippe Noiret enseignant en littérature, incarnation d'une forme de sagesse, de bonté détachée ( est ce le double de Marcel Aymé ?) et c'est de lui que vient l'explication du titre. On comprendra en l'écoutant.

Il y a une scène qui colle au siège, celle entre le personnage interprété par Michel Galabru et son fils. C'est la meilleure ( et très largement) de l'ensemble et peut même faire figure de scène d'anthologie.

Le casting est exceptionnel, l'interprétation aussi ( le succès du film n' y est sans doute pas étranger), mais la mise en scène manque beaucoup trop de créativité.

On se rappellera la critique de fond signée Serge Daney ( " le deuil du deuil ") publiée dans le quotidien Libération à l'égard d'Uranus. Elle fit polémique et Claude Berri obtint judiciairement et exceptionnellement un droit de réponse à ce qui était finalement une critique esthétique.
Agnes L.
Agnes L.

229 abonnés 2 011 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 décembre 2022
Chronique d'un village français à la fin de la seconde guerre mondiale. A la suite du bombardement de certaines maisons, les habitants sont obligés de cohabiter à plusieurs familles dans le même appartement. Entre les communistes, les pétainistes, les neutres et les profiteurs de tout poil, cette histoire tragi-comique réunit une pléiade de très grands acteurs. Au dessus du lot, il y a Gérard Depardieu qui campe un Leopold truculent, une force de la nature qui tient un café, tout en ayant l'âme d'un poète. Film d'anthologie de Claude Berri qui adapte le roman de Marcel Aymé.
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