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3,0
Publiée le 6 septembre 2017
Le siècle Darrieux
Donc quelques chaines TV rendent hommage à la comédienne centenaire. Cet encore film de Henri Decoin (1940) qui avec ses 27 années de plus que celle qui fut sa compagne, fut sans doute un mentor, mais plus sûrement un réalisateur amoureux comme peuvent le montrer leurs 10 films communs.
Dans ce cinéma d’avant-guerre, Danielle Darrieux symbolise à merveille la légèreté, elle en est l’icône vibrante, ludique et modeste. Ludique car elle EST le jeu, l’interprétation même. Vibrante et modeste car bien souvent d’une sensualité discrète.
Ici, elle est Arlette, échappée d’une maison de correction pour atterrir dans un cours de Picpocket! dirigé par un Saturnin Fabre savoureux, et avec pour collègue un toujours réjouissant Carette. Elle tentera, se fera prendre, s’en sortira… Ces films-là prennent le goût d’un sucre d’orge sans que le goût ne passe jamais.
Unis à l’époque sur les plateaux comme à la ville, Henri Decoin et Danielle Darrieux ont multiplié les collaborations depuis Le domino vert (1935). Si nous nous limitons aux films dont Decoin était le réalisateur, Battement de cœur matérialise déjà leur cinquième collaboration alors qu’1938, lors du tournage, l’actrice n’était âgée que de vingt-et-un ans. C’est au rythme de ce Battement de cœur que la comédienne passera définitivement au statut de star du cinéma français. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
Une comédie drôle avec peu de temps morts n'ayant pas trop vieillie. Une excellente interprétation de D. Darrieux, servie par d'excellents seconds rôles.
"Battement de coeur" (France, 1939) d'Henri Decoin est une comédie romantique qui repose sur des quiproquos nombreux. Heureusement le contexte du cinéma de l'époque, bien moins graveleux que celui d'aujourd'hui, joue sur les finesses. En gros, l'oeuvre est maitrisé et atteint parfaitement son but qui est de faire une comédie américaine à la française. En effet le cinéaste Decoin, amoureux de la culture américaine, retranscrit dans "Battement de coeur" le rythme d'une comédie hollywoodienne des années 30 avec brio. L'histoire est celle d'une jeune fille, jouée par la merveilleuse Danielle Darrieux, qui entre dans une école où on y apprend à voler. Lors d'une "séance de pratique", elle se fait prendre en flagrant délit. Afin d'éviter toute représailles, elle doit se faire passer pour la nièce d'un noble aristocrate. Ce qui aurait pu être d'une niaiserie folle, devient par la réalisation de Decoin et le jeu de Danielle Darrieux, Saturnin Fabre et l'excellent Jean Tissier un bijou d'humour. Cependant, si la comédie est réussit et parfois alléchante, elle n'est pas la plus mémorable du cinéma français. En effet, comme la plupart des films de Decoin, cette oeuvre, sans style visuel réellement personnel tire essentiellement sa force de sa thématique abordé avec justesse, se concentrant seulement sur la cohésion des plans et non pas sur l'importance de chacun. En conclusion, "Battement de coeur" (France, 1939) est une comédie remarquable dans la filmographie d'Henri Decoin mais pas inoubliable dans le paysage du cinéma français pré-70.
Délicieuse comédie des années 30 avec E Feuillere, eblouissante et S Fabre excellent. A découvrir pour une éloquente des relations sociales dévolues mais o combien élégantes. Beaux décors, rythme soutenu et Claude Dauphin plus séduisant que jamais. Du cinéma français de grande qualité. Anecdote, ce film réunit un futur grand résistant, (C Dauphin) et un acteur que son activité d'acteur durant la guerre détruisit complètement après guerre (S Fabre). Hasard ...
Un très plaisant vaudeville bourgeois avec force robes de soirée, diplomates et chapeaux mous. Le principal intérêt film et dans la composition de Daniel Darrieux qui passe la pauvre petite fille à la femme du monde très déterminée. En même temps elle est aussi jolie qu'elle chante bien.