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vivaBFG
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3,5
Publiée le 24 décembre 2020
Un thriller honnête mais qui laisse un peu sur sa faim, peut être dû à l'absence de rebondissement. Certains plans sont très originaux, mais à mes yeux ce n'est pas cela qui sauve le film. Les acteurs sont bons, et M; Welles a une stature imposante, peut être accentuée par les plans de caméra toujours filmé de bas vers le haut. A voir par les amateurs de film à énigme, tendance thriller
Déception devant ce film dont j'attendais beaucoup... Mr. Arkadin doit cependant être vu pour sa mise en scène spectaculaire de Welles qui multiplie les plongée et contre-plongée et les mouvements nerveux de caméra qui, il faut l'admettre, amènent beaucoup de rythme au film. D'ailleurs Welles fait preuve d'une grande modernité dans la gestion du temps notamment dans l'utilisation des ellipses temporelles qui pour l'époque on dû en choquer plus d'un. Mais malgré ses prouesses techniques le film ne parvient pas à convaincre, parfois trop confus, parfois trop rapide. Certaines scènes semblent post-synchronisées d'autres non ce qui participe aussi à ce sentiment de brouillon. Quant à la fin du film, elle appelait pour moi un twist que l'on aura évidemment pas et l'on saura donc jamais réellement le fin mot de l'histoire... Dommage de passer à côté du suspense, de l'émotion qu'aurait pu donner cette histoire.
Réalisé en 1955, Dossier Secret (ou Mr Arkadin) est une sorte de Citizen Kane mais dans un ton décalé, frais, le tout formant un mélange entre aventure, polar et espionnage. En effet, Welles y interprète de nouveau le rôle principal d'un homme d'affaire mégalomaniaque aux nombreux secrets. Mais la comparaison s'arrête là, car Citizen Kane est un grand film, enveloppé de mystère et à l'ambiance particulière, alors que Dossier Secret est simplement un film d'honnête facture. Pourtant, les premières scènes, accompagnées d'une voix-off du narrateur (Guy Van Stratten), sont prometteuses. On est tout de suite embarqué dans un flash-back, qui s'avérera durer les trois quarts du film, et qui commence par une scène de meurtre qui retient toute l'attention du spectateur. Malheureusement, l'attention faiblie, et on resort du film légèrement sur sa faim.
Chef d'oeuvre complètement oublié du maître! Avec M. Arkadin, comme avec Citizen Kane, Orson Welles est en avance sur tout le monde en mettant tout le monde d'accord sur la vitesse du rythme. Tout se passe à 300 à l'heure; on se croirait dans "usual suspect" 40 ans avant (Beaucoup de points communs entre ces deux films, notamment dans le scénario) Le scénario est purement jubilatoire; les personnages sont parfaitement dirigés, Welles est hallucinant de vérité dans la peau d'un magnat charismatique et cruel, les cadrages sont à tomber par terre (Citizen Kane deviendrait presque ringuard!), certaines séquences font parties du nectar de l'histoire du cinéma et le tout enrobé d'un humour et d'une légère dérision en dit long sur l'Intelligence de l'auteur. Welles disait qu'on lui avait arraché ce film des mains et que le montage a été saboté par les producteurs; effectivement on peut se demander si le film ne va pas un peu trop vite... et si la fin n'est pas étrangement baclée...?? Malgré tout cela M. Arkadin est un film à voir absolument, surtout pour ceux qui ont été déçu par Citizen Kane. Comme dans Fallstaf, ce film est un magnifique condensé de tout ce qu'EST Welles. Un chef d'oeuvre réellement injustement oubliée, et malgré ses nombreux défauts un des meilleurs films du maître.
Orson WELLS ne s'embarasse pas vraiment de vraisemblance dans cette oeuvre troublante et baroque, remarquablement mise en scène et qui possède une atmosphère fascinante. L'interprétation est de plus magistrale (à part peut être le héros assez falot mais ça semble voulu)
Ensemble qui tient la route mais j'ai un peu souffert du cadrage massif d'Orson Welles présenté comme une armoire à glace invincible. Aujourd'hui, on choisirait peut-être davantage d'astuces pour figurer la puissance. En tant que femme, j'ai déploré que le soufflé retombe, mais comme l'homme de main est un acteur commun, trop peu séduisant, c'est l'impasse quoi qu'on entreprenne, une des faiblesses du casting ? Dommage, car l'actrice féminine est crédible et l'ensemble est filmé avec beaucoup de virtuosité.
Le mélange du film noir américain et du conte baroque, sous le signe de l’ange du bizarre. L’ambiance fait un peu penser aux récits du Manuscrit trouvé à Saragosse. On a le sentiment que dans certaines scènes Welles se laisse aller à de purs numéros ludiques servis par des comédiens qui s’amusent. Ca pourrait être irritant, mais c’est fait avec un tel talent… On retrouve une Europe glauque d’après-guerre, hantée par les trafiquants, les réfugiés, les aventuriers… comme dans le « Troisième homme ». Les rôles paternels, démiurgiques, entre maléfice et vulnérabilité, sont incarnés comme personne par Orson Welles (Mr Arcadin a quelque chose du roi Lear). Du cinéma magique.
En un mot excellent! Que se soit l'écriture du scénario ou des dialogues, la mise en scène, la photographie, l'interprétation des acteurs, tout est parfait!
16 216 abonnés
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3,5
Publiée le 22 septembre 2025
Dynamitant brillamment les codes du film d'espionnage, ce film puzzle de et avec Orson Welles est une oeuvre virtuose que l'on prend toujours plaisir à revoir à la tèlèvision! Ce « Dossier Arkadin » (1955) navigue entre pouvoir, mensonges et corruption! Une enquête en forme de flashback (très similaire à celle de "Citizen Kane) qui nous mène de la Finlande à la Tunisie, de la Belgique aux Pays-Bas en passant par l'Espagne, la France et la Suisse avec un aventurier cynique qui tente de retrouver ses origines! Robert Arden sillonne le monde pour reconstituer la vie d'un insaisissable milliardaire imaginè par Welles! On y voit toutes sortes de gens, de phènomènes, dans une èpoque de corruption...et de confusion, mais qui a toute sa place dans un film noir! La sèquence du bal masquè avec ses masques qui reprèsentent des personnages de Goya est sans doute l'une des plus dèlirantes de Welles! Le suspense, lui, monte d'un cran au fur et à mesure de l'histoire même si la fin est quelque peu manquèe! Quant à Paul Misraki, il signait là l'une de ses meilleures compositions! Imparfait, certes, mais fascinant d'un bout à l'autre! Prèsentè au Cinèma de minuit...
Excellent film, dès le début du film, Orson Welles nous plonge dans une ambiance extraordinaire grace à une musique qui nous fait sourire, à la fois rapide et envoutante. Le film est dans cette continuité, une intrigue qui commence très vite, et tout s'enchaine non stop durant 90 minutes. Le seul problème, qui est de taille tout de même, concerne la fin du film. Alors que l'histoire, la musique, les acteurs, le montage, les plans, bref, tout est magnifique, malheureusement, la chute est molle, on n'est pas surpris, on se dit un peu " tout ça pour ça ", bref, j'aurai préféré voir une fin avec un peu plus de suspense. Malgré ça, je me suis bien régalé avec ce film.
Mr Arkadin met encore en scène les obsessions de ce génie qu'est Orson Welles : apparences, pouvoir, argent, famille. Le scénario est très riche et dense pour placer le film au dessus de la moyenne du film noir. Les enjeux sont typiquement "welleseiens" : l'importance du masque donc. Je regrette toutefois l'interprétation, une fois n'est pas coutume, un peu décevante de Orson Welles dans le rôle de Arkadin. L'acteur, exceptionnel, m'a semblé ici assez faiblard et monolithique en dehors de cette barbe qui ne lui sied absolument pas.
On est un peu perdu dans ce film. Dès le départ on ne sait pas remonter le fil de l'histoire tant Welles va vite et nous perd à la vitesse de la lumière qui est très belle dans ce film. L'acteur principal, Robert Arden, est un habitué des second rôle dans les film de série B. Ce film sera donc le rôle de sa vie. Je pense que Wells a justement choisi un inconnu pour le rôle principal pour bien montrer que son rôle tout étant le premier rôle n'a pas d'importance. On doit d'abord essayer de comprendre l'histoire qui s'enfuie devant nous à toute vitesse pour nous forcer à la suivre. On se dissipe en regardant les très beaux avantages de Patricia Medina, juste cachés par un très léger gilet soutenant difficilement ces 2 lourds avantages. Et Arkadin est toujours filmé en gros plan tandis Robert Arden est toujours au second plan pour encore montrer qu'il n'est pas important dans l'histoire. Le jeu de Welles est toujours de nous perdre dans ce film en accélérant le rythme quand on croit commencer à comprendre. C'est comme si le spectateur était le taureau d'une corrida à qui on opposait la muleta rouge pour le matador Welles puisse planter ses banderilles. Mais on ne sent rien car cela ne fait pas mal car on obsédé par la recherche de l'explication de cette histoire. Autre métaphore : c'est comme si on était en plongée en apnée à la poursuite du poisson de sa vie. On oublie de respirer. Et n se décide à remonter pour reprendre son souffle avant la prochaine scène ou reparait Arkadin en gros plan.
Un homme veut faire chanter le grand Arkadin.. Mais celui-ci se révèle amnésique et le charge d'enquêter sur son passé. Avec en exergue sybillique le résumé du film : on peut tout confier, sauf son secret. Et, dans cette folle course-poursuite autour du monde, se détache, au milieu de bals masqués vulgaires et de personnages étranges, une ombre chinoise. Inquiétante, bénéficiant de l'inquiétant physique d'Orson Welles, dominant chaque contre-plongée. On ne sait toujours pas vraiment qui est Arkadin, on ne saura jamais, peut-être est-ce mieux ainsi.