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Un visiteur
1,0
Publiée le 17 août 2012
Je n'ai pas eu l'occasion d'apprécier la fin originale du film, je n'ai pas tenu jusque là, c'est trop mal filmé... comparer ça à du Léone, c'est comme mettre les L5 en face des Rolling Stones... Au bout d'une demi-heure d'ennui, nous avons arrêté la projection et mis en route 'Butch Cassidy et le Kid', quel contraste!
Le Grand silence est une des œuvres les plus typiques du western spaghetti et donc atypiques dans le milieu du western traditionnelle. Sergio corbucci réalise là son meilleur film en prenant un malin plaisir à casser tous les codes du western le poussant à une noirceur totale jusqu'au final toujours aussi osé ou même la neige a remplacé le désert.
Un bon petit western italien, qui vient nous offrir un constraste saisissant entre la noirceur et la dureté du film, et la pureté et la douceur de ses paysages enneigés, peu conventionnels pour ce genre de film. Ce héros, si mystérieux à cause de l'absence de parole est brillamment interprété par Jean-Louis Trintignant (j'étais quelquepeu sceptique avant de voir le film). Les scènes sont rudes mais assez bien filmée, entrecoupées de moment de silence pesants qui donne du piment à ce film. J'ai beaucoup apprécié les jeux de regards entre les différents protagonistes. Et comment ne pas apprécier cette fin, spoiler: aussi dure et injuste soit elle. Loin des happy ends habituels et qui donnent parfois des sensations de gâchis tellement qu'elles sont attendues, ce tragique dénouement vient nous heurter pour nous rappeler que, dans la vie, le bien ne sort pas toujours vainqueur de son affrontement avec le mal.
Revu hier à la télé, toujours avec le même intérêt. Fin surprenante, mais ce n'est pas du cinéma américain (que j'aime, par ailleurs) où souvent les choses finnissent bien...
J'ai regardé hier ce film à la télé et je me suis ennuyais espérant un peu mieux. Il n'a rien à voir avec un Léone, c'est mauvais, outrageusement pessimiste, Trintignant aussi transparent que muet. L'appréciation "médiocre" de mon programme TV était donc largement justifiée.
"Le Grand Silence" est un bon film. Les paysages enneigé que nous montre Sergio Corbucci sont grandioses, ils nous plonge au fin fond de l'Utah, en rude période hivernale. Bon, au niveau de l'histoire, rien de très extraordinaire, sur fond de vengeance avec un chasseur de prime muet (très bien joué par Jean-Louis Trintignant) se retrouve confronté à un autre chasseur de prime, qui lui, à la langue bien pendu (aussi très bien joué par Klaus Kinski). À noter aussi que j'ai beaucoup apprécié Frank Wolff dans le rôle du shérif. Cependant, là où le film sort des sentier battus, c'est sur la fin, qui m'a beaucoup surpris. Je l'ai trouvé d'une grande tristesse, mais réussi. Aussi, ici il n'est pas question d'indiens qui attaque des cow-boy, mais des hors la loi et des chasseurs de prime dans une petit ville si banale... La musique d'Ennio Morricone est plutôt belle.
Bref, un bon western, qui manque peut être de rythme, mais que j'ai trouvé très réussi. Je conseil.
La moyenne car c'est quand même bien nul, un peu l'impression de voir une série B. Après, le "méchant" est très bon à l'inverse de notre muet qui fait de la peine (tout comme les costumes). Seule la fin relève incroyablement le film, sacré fin vraiment !!!
Un western spaghetti de haute tenée,qui reste mémorable pour son inversion des codes du genre.En effet,l'action prend place dans un décor enneigé et glaçé.La femme en détresse est une afro-américaine.Le chasseur de primes se déplaçe en bande,au lieu d'être seul,n'est pas un justicier,et il use de manières courtoises.Quant au mercenaire,il se prénomme Silencio en hommage au Clint Eastwood de "Pour une poignée de dollars".Sergio Corbucci digère donc toutes ces influences,et nous offre un duel impitoyable entre un Jean-Louis Trintignant mutique et quasi-christique,et un Klaus Kinski au regard perçant et à la cruauté sans limites.Avec la musique d'Ennio Morricone(plus effacée qu'à l'accoutumée)et la surabondance de gros plans sur les visages,il n'y a aucun doute sur l'imitation du style de Sergio Leone,avec moins de virtuosité certes,mais autant de tension latente.De plus,la fin est particulièrement pessimiste,nous laissant désemparés,et achevant de faire du film un western atypique.Il y aussi une certaine réflexion sur le sens de la loi,puisque ce que fait ici l'ignoble Tigrero,c'est légal,alors même qu'il abat de pauvres paysans sans le sou.Bref,à voir avec plaisir.
Un western spaghetti ultra-violent, avec des personnages assez incroyables et pour le moins marqués, qui se passe dans la neige... Voilà, rien que ça, ça change et ça vaut le détour. Trintignant n'a pas un rôle à la fois facile et difficile, puisqu'il joue un muet (c'est facile pour apprendre son texte) et doit passer son jeu par le visage et le regard. En face, Kinski est toujours aussi exalté, on voit la flamme dans ses yeux. A avoir vu !
Un western spaghetti plutôt classique dans son histoire de vengeance mais transcendé par sa noirceur inattendue et sans concession. « Le Grand Silence » du titre, c'est à la fois le surnom de se vengeur mystérieux et muet s'en prenant aux chasseurs de prime, et le grand silence qui suit le passage de celui-ci, laissant généralement des morts dans son sillage. La logique de l'homme sans nom d'Eastwood est poussée ici à son extrême puisque le personnage n'est pas seulement silencieux mais muet. La prestation de Jean-Louis Trintignant (inattendu dans se genre de film) n'est d'ailleurs pas sans rappeler Eastwood. Klaus Kinski, plus attendu et à première vue logique dans un western, est parfait en chasseur de prime sans scrupules. L'affrontement entre eux a lieu dans de superbes paysages enneigés loin des plaines désertiques habituelles, le blanc envahissant l'image étant un contrepoint parfait à la noirceur du film. Aidé par une superbe musique d'Ennio Morricone mais desservi par la réalisation pas toujours très maîtrisée de Sergio Corbucci, "Le Grand Silence" présente pourtant de grands moments, notamment son splendide duel final, symbole parfait d'un film pessimiste mettant en scène un monde cruel ou le mal gagne à la fin.
Un western très éloigné des codes habituels du genre , les déserts du Texas ou du Nouveau Mexique laissent ici la place aux paysayges enneigés de l'Utah , dans lesquels la violence est omniprésente et bien rendue à l'écran avec des victimes qui ne se contentent pas de tomber au loin suite à un coup de feu mais que l'on voit saigner et mourir de près , plus violent mais aussi plus sombre , car ici la loi du plus fort est la seule qui compte et le shériff impuissant en est réduit à se faire voler son cheval par des mésireux , au milieu de tout cela reigne un chasseur de prime cupide et cynique , magistralement interprété par Klaus Kinski qui éclipse Jean Louis Trintignant dans son rôle de cow boy muet redresseur de tort , au final le seul reproche que l'on puisse faire à ce film , c'est que le héros n'est pas à la hauteur du méchant .
Un film très moyen, Corbucci nous ressert le héros peu loquace façon Clint eastwood, mais ici c'est le paroxysme, le héros est muet... Le film se déroule en hiver sous la neige dans l'Utah, très loin de l'image des western habituels. Un des plus mauvais western que j'ai vu pour l'instant, et dieu sait que j'en ai vu...
Western atypique et soigné notamment grâce à la musique de Morricone, discrète mais subtile, mais aussi des acteurs excellents. Atypique par son scénario et le sujet traité loin des standards des westerns de l'époque.
Grâce à la qualité de la mise en scène de Sergio Corbucci, à une magnifique photographie qui rend bien honneur aux superbes paysages enneigés et à la solide performance du casting, je prends toujours autant de plaisir à visionner ce grand western crépusculaire. Klaus Kinski excelle dans le rôle d'un ignoble chasseur de prime et Jean-Louis Trintignant est parfait dans celui d'un étrange pistolero muet. Notons également la présence d'une mélancolique BO d'Ennio Morricone qui apporte un charme supplémentaire à cette oeuvre qui mérite de figurer parmi les plus belles réussites du western spaghetti.