Le Voleur
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tuco-ramirez
tuco-ramirez

169 abonnés 1 796 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 septembre 2021
Georges Randal, orphelin très jeune, est élevé par un oncle cupide dont il s’aperçoit jeune adulte qu’il l’a dépossédé de son héritage. Issu de la bourgeoisie, comme son oncle, mais ruiné par ce dernier il se retrouve sans le sou. Pire encore, il s’aperçoit que sa cousine ; les deux s’aiment depuis leur plus jeune âge ; est promise à un homme fortuné. Lui ruiné ne la mérite pas, les bourgeois n’ont comme valeur que la volonté de faire prospérer les biens familiaux ; cupidité et cynisme seront les premières attaques faites à cette caste. Tiré d’un roman, Louis Malle comme à son habitude est d’une précision absolue sur la description d’une époque et l’ambiance général du roman. Georges Randal commet alors son premier vol ; la motivation de cet acte est clair, faire capoter le futur mariage de sa cousine. L’objectif est atteint, sa cousine reste disponible ; mais lui y perd son âme. Comme un drogué ; et le décor est planté dès le premier délit par une voix off précise ; il ne pourra plus vivre sans cette adrénaline. Il intègre alors la société très organisée des voleurs ; anarchisme, s’enrichir, désir de se ranger tranquillement sont les motivations de ses comparses ; lui ne répond à aucune de ces motivations. Sans dévoiler la fin, cette addiction finit par le consumer et lui faire perdre de vue son objectif initial. Durant toutes ses aventures, Louis Malle en profite pour charger au possible la bourgeoisie de l’époque ; les trahisons et coups bas au sein de cette caste tranche avec la solidarité entre brigands.
Pour jouer le héros glacial, Jean Paul Belmondo est un choix étonnant. Il est glacial ; une forme d’Arsène Lupin, le côté charmeur en moins. A contre-emploi de ce qu’il fera plus tard, ce rôle ne lui offre aucune cascade. On suit un professionnel au travail, pas de glamour et ni de panache. Ce personnage que l’on pense complexe très longtemps se révèle au bout du compte assez basique et c’est ce qui est le plus étonnant au bout des deux heures de film.
Passionnant de suivre ce voleur incarné par un Belmondo tout en retenue, un Louis Malle au sommet de son art et un Jean-Claude Carrière toujours aussi précis dans l’écriture de ses scénarii. Un Belmondo méconnu mais à voir absolument
tout-un-cinema.blogspot.com
Pascal
Pascal

269 abonnés 2 520 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 septembre 2021
C'est un des plus grands films du cinéma français des années 60 et sans aucun doute un des plus accomplis de Louis Malle et un des tous meilleurs interprété par Jean-Paul Belmondo. Tiré du livre de Georges Darien, il raconte l'histoire d'un jeune orphelin spolié par son oncle et qui fait justice lui-même en volant d'abord sa parentèle puis les grands bourgeois. Il y a de l'Arsene Lupin chez ce personnage. Magnifiquement filmé, interprété, scénarisé, les décors sont exceptionnels, il offre de surcroît un casting de premier ordre ou tous les rôles sont magnifiquement incarnés. Il n'y a pas une seule rupture de rythme pendant les deux heures de projection. A titre personnel, c'est avec plaisir que j'ai retrouvé la splendide Francoise Fabian dans un second rôle. On y rencontre aussi Geneviève Bujold, Marlene Jobert, Marie Dubois, Julien Guiomart, Charles Denner entre autres. Le film qui date de 1967, n'a pas pris une ride . A mes yeux, c'est un chef-d'oeuvre.
soniadidierkmurgia

1 454 abonnés 4 360 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 septembre 2021
Adapté du roman éponyme de Georges Darien, écrivain pamphlétaire virulent proche des mouvements anarchistes, « Le voleur » est réalisé en 1967 par Louis Malle qui se reconnaît en partie dans le tempérament contestataire de Georges Randal, le personnage interprété par Jean-Paul Belmondo. Avec plus de quarante films à son actif, l’acteur âgé de 34 ans a déjà une très solide expérience des plateaux. Il s’oriente doucement mais sûrement vers le cinéma grand public qu’il ne quittera pratiquement plus à partir de 1970 pour devenir « Bébel ». Fils de bonne famille, Georges Randall est élevé par son oncle (Christian Lude) qui le spolie de l’héritage de ses parents pour doter sa propre fille Charlotte (Geneviève Bujold, exquise de grâce juvénile) dont le jeune homme est amoureux. spoiler: Dépité après les fiançailles de sa cousine avec un jeune notable local, il décide de cambrioler la demeure de son oncle puis de s’enfuir sans avoir pu convaincre Charlotte de le suivre. Dans le train, qui l’emmène à Bruxelles, il fait la rencontre de l’abbé Margel (Julien Guiomar) qui est en fait un cambrioleur professionnel. Ce dernier lui fait rencontrer Roger La Honte (Paul Le Person) qui va le prendre sous son aile pour le former
. Georges découvre tout à la fois l’adrénaline qui lui emplit les veines à chaque larcin mais aussi la confraternité entre les voleurs qui semblent regroupés par l’idée un peu folle de déstabiliser une société reposant essentiellement sur la rente et la transmission familiale. En somme, le triste constat un siècle après la grande Révolution de 1789 que les choses n’ont pas beaucoup évolué. spoiler: S’étant taillé une réputation liée à son agilité et à sa volonté de travailler seul, Randal émigrera un temps à Londres pour y rejoindre sa cousine et fera tragiquement la connaissance
de Jean-François Cannonier (Charles Denner), un voleur acquis à la cause anarchiste, récemment échappé du bagne. Doctement, Louis Malle délivre son film comme la chronique désenchantée de l’itinéraire d’un homme qui au gré des circonstances s’est placé dans une position hors des sentiers balisés qui s’ouvraient devant lui. Une vocation acquise en marchant dont même quand elle semble quelque peu le lasser, il ne pourra se défaire comme nous le montre le cambriolage mécaniquement effectué lors de la dernière scène. Belmondo, sobre au possible, accompagne Louis Malle dans sa vision plutôt amère d’une fin de siècle où une bourgeoisie comme toujours recroquevillée sur elle-même ne veut pas voir les bouleversements qui fatalement s’imposeront consécutivement à la Révolution Industrielle qui bat son plein. Le portrait de l’industriel aussi ridicule qu’il est plein de lui-même (Fernand Guiot), livrant quasiment la combinaison de son coffre à Randal, est l’illustration parfaite de l’état d’esprit qui anime Louis Malle. Tous les autres portraits des bourgeois que croisera Randal sur sa route ne sont pas moins acerbes qu’ils soient féminins (Martine Sarcay, Marie Dubois, Françoise Fabian) ou masculins (Christian Lude, Roger Crouzet). Le film un peu froid et sans doute un peu répétitif dans sa construction narrative ne rencontrera pas son public. Il n’en constitue pas moins une preuve éclatante de la ductilité du jeu de Jean-Paul Belmondo et de l’éclectisme du talent de Louis Malle. Le film mérite d’être vu ou revu pour en goûter la saveur notamment grâce à un casting parfaitement distribué qui contribue à faire briller Belmondo et réciproquement.
Fraenkel M.
Fraenkel M.

9 abonnés 46 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 8 septembre 2021
Film terne, les personnages et les acteurs défilent et on n'en retient rien (sauf (Guiomar). On reste à distance, Belmondo ne sait pas jouer ce genre de personnage, il manque de la profondeur d'un Noiret ou d'un Marielle.
Frederic From France
Frederic From France

66 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 septembre 2021
Sans musique ou presque. Bruitage à tire la rigo. Plutot lent mais constant. Se laisse voir, On veut savoir comment cela fini. Casting 5 étoiles, sauf Bebel, charisme d'un beignet dans ce film.
pietro bucca
pietro bucca

93 abonnés 1 356 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 septembre 2021
Loin d'etre mon Belmondo préféré, meme si je reconnais que Bébel est tout en suceptibilité dans son role. Le rythme est pour moi trop soporifique.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

167 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 avril 2021
Le dépit puis le plaisir : les raisons que donnent Belmondo pour expliquer que son personnage devient voleur, ce sont les préceptes-mêmes de la bourgeoisie dont il se venge et qu'il cherche à fuir. Il le dit d'ailleurs : la profession était sa destinée, comme si ni sa vie ni son contexte social ne pouvaient être contrôlés.

Cet enfermement doctrinal permet au film de rêver une révolution de plus en plus hors d'atteinte à l'époque décrite (surtout des riches), et de dépeindre avec beaucoup d'humour noir les derniers bastions anticapitalistes d'une ère politique entière. On médit sur les Juifs, la bourgeoisie se complaît, le monde bouge assez peu : les doctrines du siècle à venir se forgent sur une enclume froide et hautaine. Pour le moment, les "faces interdites" sont personnelles : on vole pour soi-même et l'on se révolte contre ce qu'on a vécu seul ; mais demain, quand le monde changera et que les voleurs passeront de mode, le vol et la révolte globalisés ne seront-ils pas la progéniture idéologique de ces gentilshommes insatisfaits ?

À chaque instant, la beauté pastel de la reconstitution passionnée que le film abrite parle au nom d'un siècle sur le point de se fermer tandis que l'on transitionne du monde moderne au monde contemporain. C'est avec cette nostalgie, et des dialogues sans une once d'anachronisme, que se déroule ce film-roman qui, encore aujourd'hui, rafraîchit l'idée du gentleman et du cambrioleur à la fois. Car que les décors et le fond politique ne nous le fassent pas oublier : nous sommes devant Belmondo, acteur intemporel d'une classe incomparable, aussi agile avec les mots que le premier et habile de ses gestes que le second.

→ https://septiemeartetdemi.com/
vivaBFG
vivaBFG

26 abonnés 1 674 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mai 2020
Un très bon divertissement même si le sujet traité est sérieux le scénario fait tout pour dédramatiser les mauvaises actions de notre héros joué par un Belmondo au top de sa forme. La fin du film est neutre et permet à chacun d'imaginer ce qu'il veut du pire au meilleur.
La reconstitution de la fin du 19ème est très bien réalisée. L'ambiance de l'époque est parfaitement retranscrite même par l'évolution de ce monde de voleur qui s'orientera pour certain vers le monde de l'anarchie.
A voir par les amateurs de Belmondo, mais aussi par les amateurs de film de truand.
Marian88
Marian88

3 abonnés 190 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 octobre 2019
Le film est bien orchestré dans ensemble et la mise en scène vraiment bien réalisée pour cette comédie dramatique de 67 qui plante le décor à la fin du XIX siècle. Belmondo qui joue le voleur professionnel Georges Randal est au summum de son talent même si ses multiples aventures romantiques avec plusieurs femmes (Geneviève Bujold, Bernadette Lafont, Marie Dubois...) en même temps semble totalement illusoire. Julien Guiomar est convaincant dans son rôle d'abbé mafioso sans oublier toute une pléiade d'acteurs d'époque en seconds rôles : Étaix, Denner, Jean-Luc Bideau...

L'intrigue est bien ficelée du début à la fin, Belmondo n'en faisant pas de trop dans la gesticulation à outrance ou dans ses mimiques (pour une fois !) et la fin n'est pas celle qu'on peut imaginer dans les dernières minutes spoiler: le héros n'est pas assassiné
de ce long métrage de 2 heures. Film visiblement pas très connu mais qui mérite vraiment d'être vu !
selenie

7 482 abonnés 6 719 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 février 2019
La première chose importante c'est que Randal n'agit pas pour l'argent qui reste secondaire,ainsi, les butins sont souvent bien dérisoires et le voleur reste particulièrement pragmatique. Sur le fond, sous couvert d'un film d'aventure Louis Malle instaure une réflexion sur le pouvoir et l'argent mais finalement le cinéaste passe un peu à côté de son propos. En effet le Voleur reste toujours un bourgeois, il ne court pas après l'argent parce qu'il en a, et la fin finit de casser la légende en devenir ce qui arase aussi la critique politico-sociale. Niveau acting, on notera un des rares rôles de Bébel de l'époque qui soit aussi posé (pas de cascades ni courses bondissantes), mais qui laisse aussi transparaître son côté malicieux et désenchanté à la fois.
Site : Selenie
Stephenballade

460 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 janvier 2019
En adaptant le roman éponyme de Georges Darien, Louis Malle offre à Jean-Paul Belmondo un rôle aux antipodes des rôles populaires auxquels les spectateurs avaient pris l’habitude de le voir. Et dès son apparition, Belmondo surprend par sa silhouette d’aristocrate bien sous tous rapports, engoncé qu’il est dans un costume haussé d’une lavallière, chapeau melon et canne. Contre toute attente, cette tenue venue tout droit du XIXème siècle lui va bien : il la porte avec classe, il est chic et inspire de ce fait le respect et une certaine attirance, que ce soit auprès de la gente féminine pour laquelle il va se révéler être un bourreau des cœurs ou que ce soit auprès des plus hautes sphères de la société pour lesquelles il ressent un profond mépris bien qu’il lui doive quelque part son train de vie. Et pourtant, se cache terré en lui un fieffé coquin puisque, comme le titre l’indique, il n’est qu’un cambrioleur, dont l’allure pourrait lui valoir le titre de cambrioleur affublé de gentleman comme superlatif. Par le titre, on comprend aisément que "Le voleur" va se focaliser sur cet homme qui subira son destin suite à bien des désillusions. Cette histoire aurait pu être intitulée aussi comme "Le journal d’un voleur" et pourquoi pas complété par « ... repenti (ou pas) », étant donné que la fin laisse la porte à bien des possibilités d’imaginer la suite, cela pour deux raisons : d’abord parce que l’histoire permet de connaître l’évolution du personnage depuis sa plus tendre enfance (enfin, tendre… si j’ose dire), et ensuite parce que nous avons droit à une narration en voix off, tout cela pendant qu’il commet son (dernier ?) larcin dans une imposante maison caractérisée par son perron constitué par un superbe escalier en fer à cheval. Une maison bourgeoise que nous aurons tout le loisir de contempler sur le long, très long, l’interminable plan servant de générique de début. "Le voleur", c’est donc en ce qui me concerne un coup de cœur. Ou plutôt plusieurs coups de cœur. A commencer par les costumes. Au moins, à cette époque, ça ressemblait à quelque chose ! Qu’est-ce que c’est beau ! Qu’est-ce que c’est distingué ! Bon je ne retournerai pas sur celle de Jean-Paul/Georges Belmondo/Randal car j’en ai déjà parlé mais avouez que ça avait de la gueule quand même, par l’association harmonieuse des couleurs, par cette complexité de la confection (surtout chez les femmes), trahissant du même coup le rang social de la personne qui la porte. Alors quand en plus de jolis petits minois comme celui de Marie Dubois en Geneviève viennent compléter une telle tenue qui lui confère déjà une beauté saisissante, il y a de quoi tomber sous le charme. Elles étaient certes encombrantes pour les femmes, mais elles permettaient aussi d’être très en vue. Et que dire de la praticité ? Sans doute n’étaient-elles pas des plus confortables, mais en tout cas elles ne gâchent en rien l’agilité de Belmondo, lui qui est déjà naturellement si leste et agile. L’autre coup de cœur est dans les décors et accessoires. Maisons superbes certes, mais les décors valent tout autant le coup d’œil. Les décors intérieurs reflètent parfaitement le niveau de vie des propriétaires, que ce soit dans les revêtements muraux, bibelots, bijoux et… les meubles ! Je ne vous cache pas que de les voir se faire saccager de la sorte m’a fait mal au ventre, de la même façon que les belles carrosseries dans d’autres films. C’est donc un coup de cœur pour la reconstitution de l’époque, une époque où les civilités constituaient encore une vertu. Mais c’est aussi un coup de cœur pour les deux/trois petites choses qui ont été balancées. « L’électricité, c’est cher et ça tombe toujours en panne », « Tout est si cher ! ». Misère ! Qu’est-ce qu’ils diraient aujourd’hui ??? Et le dernier coup de cœur est dans la façon dont est racontée l’histoire : tout se passe dans cette maison au prix d'une longue réflexion, comme si le personnage principal, a priori nullement pressé, avait tout le loisir de dresser le bilan de sa vie, jusque dans cet amour filial ironiquement impressionnant. Car finalement, où est la réflexion de ce film, si ce n’est de susciter une nostalgie envers un patrimoine en danger ? Elle est aussi dans les liens parentaux qui influent pour beaucoup sur l’avenir de notre progéniture. Un film intéressant à bien des points de vue, donc ! Et à découvrir si ce n’est déjà fait.
Housecoat
Housecoat

141 abonnés 393 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 janvier 2019
Faire incarner un gentleman cambrioleur à Jean-Paul Belmondo est une idée tellement évidente qu'on se demande pourquoi il a fallu attendre Louis Malle pour l'avoir. Le réalisateur n'a pas peur de créer quelque chose de complètement surréaliste pour raconter une histoire sur la dépendance du risque et les conflits sociaux. L'univers des voleurs est représenté comme un véritable dogme avec ses règles et son organisation, chaque membre se serre les coudes pour piller les biens des riches, sans le moindre état d'âme avec pour justification le bien fondé de voler une classe supérieure douteuse. Jean-Paul Belmondo se révèle le plus versatile de tous, cambriolant pour l'amour, l'argent, l'amitié, la vengeance, le chemin qu'il prend lui donne une satisfaction éphémère mais qui est incapable de lui donner un véritable but. Une victoire amère vient lui faire une révélation bien cynique sur toute sa vie criminelle dans laquelle il ne reste que l'amour du risque comme seule motivation de ses actions malhonnêtes. Dommage d'avoir créé un contexte propice à la grandiloquence et de ne pas s'en être servi, mais Le Voleur a des arguments à faire valoir en ce qui concerne sa réflexion sur le moteur qui peut pousser un individu à franchir le pas de la marginalité.
fabrice d.
fabrice d.

50 abonnés 1 948 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 janvier 2019
Ce film de L. Malle n'est pas son meilleur. Ce film manque beaucoup trop d'intensité et de tension pour susciter pleinement l'admiration du spectateur.
Cette histoire de gentleman cambrioleur, qui officie aussi bien du côté des voyous, qui sont toujours très convenables et tres chics d'ailleurs, que du côtier des rentiers et aristocrates, est trop lisse.
Il y a bien sur une critique de cette société, avec cette bande de voleurs, pleins d'ardeur, qui volent révolutionner le monde, des anarchistes ou presque, qui veulent vivre comme les rentiers mais en volant...ce qui leur est du.
Même si il y a bien sur le goût du risque, qui fait qu'être voleur, c'est aussi faire un métier qu'on aime.
Belmondo incarne à merveille ce beau voleur, tout en finesse, et retenue, ce qui est utile pour les soirées de cambriolage.
Il évolue parmi les élites, et se voit facilement proposer de faire de la politique, chose qu'il rejette rapidement.
C'est un faussaire et un voleur de génie qu'on envie alors que lui n'y voit qu'une vie comme une autre, une sorte de métier où il a appris rapidement à se faire plaisir.
Le film regorge de bons acteurs, mais cela reste un peu long.
La fin est toute en retenue, un peu décevante finalement, car je m'attendais à ce qu'il se passe quelque chose, mais non, la vie continue.
riverainpsy
riverainpsy

46 abonnés 433 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 janvier 2019
Du Maupassant . Un regard mélancolique , teinté de cynisme, sur le pouvoir corrupteur de l'argent ; mais plus encore sur la solitude profonde des individus , sur la douleur infini de la lucidité . Voleur , violeur métaphorique, faussement détaché , Belmondo incarne un homme devenu une mécanique jouant un rôle d'être humain . Gyomar tient là un grand rôle , incarnant la conscience torturée des autres protagonistes . Profond, efficace ,sans effets : de l'excellent Louis Malle.
Hotinhere

806 abonnés 5 526 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 novembre 2024
Les tribulations d’un gentleman cambrioleur revanchard dans le Paris bourgeois décadent de la Belle Époque, incarné avec grande classe par le flegmatique Belmondo, épaulé par un casting séduisant. 3,25
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