Le Voleur
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Gablivildo62
Gablivildo62

8 abonnés 260 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mai 2026
« Le Voleur » est une comédie dramatique réalisée par Louis Malle en 1967 avec Jean-Paul Belmondo (Georges Randal), Geneviève Bujold (Charlotte Randal), Julien Guiomar (l'abbé Félix La Margelle) et Marie Dubois (Geneviève Delpiels) dans les rôles principaux ainsi que Paul Le Person, Françoise Fabian et Marlène Jobert dans les seconds rôles, et des apparitions de Charles Denner et Bernadette Lafont. D'une noirceur glaciale sous son vernis Belle Époque, c'est un film se se concentrant sur la psychologie d'un homme, George Randal, qui s'enferme dans sa propre solitude. Le personnage incarné par Jean-Paul Belmondo est un homme sec, cynique et dépourvu d'illusions. Il ne vole pas par nécessité, mais par vengeance contre sa propre classe sociale, la bourgeoisie, qui l'a spolié de son héritage et de son amour. On est loin du "Bébel" bondissant et rigolard des années 70-80. Ici, son jeu est d'une sobriété remarquable. Il est d'une froideur extrême. C'est l'un de ses meilleurs rôles dramatiques.
Icare4591
Icare4591

64 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 avril 2026
probablement le meilleur film de Louis Malle et le rôle le plus beau de Belmondo, loin de ses cascades et ses scènes d'esbrouffe qui lui ont donné le nom de Bebel, ici il a un rôle froid, un regard neutre sur cette société finissante du 19e siècle, Malle dépeind un monde à la Zola,Maupassant et même à la Marcel Proust, il y dénonce l'antisémitisme et la peine de mort montrée comme un spectacle de foire, ces bourgeois riches vivant dans l'opulence dont Randal les dépouille sans aucuns états d'âme, il passe d'une maison à l'autre, il ne montre jamais ses sentiments, il vole pas par plaisir mais par besoin, c'est plus fort que lui, il ne sait rien faire d'autre, peut être qu'au fond de lui-même il sait qu'il se fera prendre, qu'importe il continue
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 novembre 2024
Louis Malle adaptait en 1967 un roman de Georges Darien publié en 1897, écrivain aux penchants anti-bourgeois et anticléricaux évidents. Porté par un casting génial – Jean-Paul Belmondo, superbe, est entouré de seconds rôles féminins et masculins délicieux, avec une mention spéciale pour Julien Guiomar, exceptionnel dans le rôle d’un curé gangster – Le voleur est un film provocateur et grisant, dans lequel ses personnages et ses dialogues – divinement littéraires – servent un propos subversif. Le cinéaste Louis Malle, qui disait s’identifier au personnage principal, profitait de ce film pour railler tous les codes de la bourgeoisie qu’il haïssait, nous offrant d’incroyables séquences de célébration de l’art du cambriolage et de mépris à l’égard de la figure des hommes d’argent. Une superbe reconstitution de l’Europe de la Belle époque (fin du XIXème siècle), en particulier à travers ses somptueuses maisons de maître (qui vont, pour la plupart, finir en miettes) doublé d’un portrait au vitriol d’élites politiques et économiques décadentes.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 16 novembre 2024
Bel-Ami version cambrioleur. Un personnage principal amorale mais tout de même attachant et qui ne cesse d’évoluer tout au long de cette œuvre parfaitement rythmée.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 octobre 2024
Alors que George devient majeur, il espère bien récupérer sa fortune familiale, et la main de sa cousine. Pas de bol, son oncle lui a spolié les deux ! George va rapidement devenir un voleur, et rencontrer un gang habitué à dévaliser la haute bourgeoisie européenne...
Pas vraiment un film criminel, "Le Voleur" est à mi-chemin entre drame et comédie. Il y a clairement de l'humour, souvent noir, à travers la peinture de ces bourgeois déconnectés et de ces femmes opportunistes. Ou les répliques saillantes de Belmondo, et celles de son complice, un abbé aux airs sérieux qui cache un redoutable chef de bande (excellent Julien Guiomar !).
Mais aussi un aspect mélancolique. Car le protagoniste ne vole pas vraiment pour l'argent, et l'on sent une pointe de tristesse dans ses motivations qui ne seront peut-être jamais satisfaites. Et puis le film se déroule dans les années 1890, présentées comme un tournant de ce petit monde de criminels. Habitués à voyager en Europe pour détrousser généreusement leurs victimes, les brigands vont se frotter à l'anarchisme, et à une société qui les tolère de moins en moins.
Le tout filmé avec une certaine noirceur, et de l'ambition dans les décors (nombreux intérieurs très convaincants). Je reprocherai quelques lenteurs sur deux heures, mais l'interprétation de Belmondo moustachu fait sans mal passer la pilule.
Arnaud A.
Arnaud A.

8 abonnés 239 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 octobre 2024
Un film superbe, divertissant de bout en bout, politique et érotique. J'ai pensé à un Barry Lyndon français et optimiste.
Philippe Sony
Philippe Sony

5 abonnés 56 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 septembre 2024
On peut reconnaitre à Louis Malle de ne pas s'être enfermé dans un genre ce qui a donné lieu parfois à des films difficiles à apprécier. Mais ici on peut dire qu'il a réalisé un coup de maitre qui n'a pas pris une ride : A la fois la reconstitution de la fin du XIXième est magnifique , le scénario très fluide et JP Belmondo, tout en sobriété et retenue trouve la un de ses meilleurs rôles. L'hypocrisie et le cynisme de l'époque sont parfaitement retranscrits, les personnages secondaires ont de l'épaisseur et du caractère, la montée de l'anarchisme et au final le détachement du "voleur" trouvent un sens très naturellement. Une excellente surprise pour ce film bien trop méconnu.
kibruk
kibruk

195 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 août 2024
C'est sans doute l'un des meilleurs rôles de Belmondo. Il y incarne à merveille un anti-héros charismatique, un bourgeois en révolte contre son monde à l'époque de la mouvance anarchiste de la fin du 19ème siècle. C'est l'adaptation du roman du même nom de Georges Darien, est-elle fidèle, je ne sais pas, mais j'ai trouvé le scénario excellent, et évidemment la réalisation de Louis Malle est à la hauteur. "Le voleur" est un film que j'avais vu il y a très longtemps, dont je gardais un très bon souvenir, et le revoir a été un véritable plaisir.
Davidchyprim
Davidchyprim

3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 août 2024
Un très bon film .La reconstitution du 19e siècle est envoûtante. Les acteurs sont excellents.Pour moi un des meilleurs rôles de Belmondo loin de ses rôles répétitifs de gros bras et guignolos de la suite de sa carrière. Ici il est tout en retenue et justesse.
Une œuvre à redécouvrir.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 avril 2024
Le film Louis Malle aurait pu être une simple comédie sur le mode des aventures d'Arsène Lupin. Mais l'attitude et l'état psychologique de Georges Randal, son héros-cambrioleur, très sobrement interprété par Jean-Paul Belmondo, introduisent un ton amer, désenchanté, qui, s'il n'enlève rien à la virulence de la satire anti-bourgeoise, atténue le caractère fantaisiste de certaines situations.
Qu'ils sont grotesques pourtant ces bourgeois dévalisés par Randal, ces capitalistes ou ces aristocrates que leurs ridicules prédisposent à la caricature et dont les moeurs justifient la flambée libertaire de l'époque. Toutefois, sa haine du bourgeois ne conduit pas Randal à l'anarchie, lequel désabusé, voire nihiliste, semble indifférent à toute cause.

Le film est le récit de son parcours de voleur et des raisons qui l'ont amener à commettre des cambriolages, le récit de ses rencontres avec d'autres voleurs, avec des bourgeois naïfs et leurs épouses si promptes à se donner. L'ironie des auteurs débouche finalement sur un certain pessimisme car, si les méfaits de Randal, sont autant de "batailles" gagnées contre sa famille d'origine, sa guerre contre le conformisme et les valeurs bourgeoises es perdue d'avance.
JSCooper
JSCooper

9 abonnés 845 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 décembre 2023
Belle reconstitution de la fin du 19ème siècle, bons acteurs, une légère baisse de rythme/répétition dans le troisième quart du film.
Pasc
Pasc

4 abonnés 16 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 novembre 2022
Lent chef d'oeuvre, avec une distribution exceptionnelle de premiers et second rôles. Emouvant de les voir tous ensemble aussi jeunes. Quelques passages repetitifs, et des moments inoubliables, un abbé Julien Guiomar shakespearien, et Belmondo dans un rôle sur mesure.
Critique Facile
Critique Facile

109 abonnés 116 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 novembre 2022
https://leschroniquesdecliffhanger.com/2022/11/07/le-voleur-critique/

"Je fais un sale métier, mais j’ai une excuse, je le fais salement » dit Georges Randa, qui sous nos yeux va professionnaliser et théoriser ce qui va devenir pour lui comme un art voluptueux. Car Georges vole aux bourgeois, et ce que semble nous dire Louis Malle, en écho avec le roman initial est donc qu’il vole aux voleurs. La charge contre la bourgeoisie dans leurs réflexes conservateurs et l’archaïsme de leur pensée est toute savoureuse. Un peu comme dans Le souffle au cœur (1971), où l’air de rien et sans en faire trop, il y va au napalm sur cette classe sociale.

Et d’ailleurs, contrairement à la pensée initiale, on rit beaucoup dans Le voleur. Les situations sont forcément cocasses et Malle oriente l’empathie de sa caméra sur les voleurs et les plans de la moquerie sur les volés. Sans parler de quelques répliques cinglantes, pour un film littéraire, que l’on doit certes à l’œuvre originelle mais aussi aux talents d’auteurs pour l’adaptation de Daniel Boulanger aux dialogues et de Jean-Claude Carrière au scénario. « La nuit dans une maison inconnue, quand tout dort, c’est comme si je venais au monde. Et quand je rentre, je ne suis plus rien ».

Jean-Paul Belmondo fait ici comme de l’anti-Bebel. C’est un jeu sans effets, chirurgical, avec justement un magnétisme tout aussi puissant. On le sait maintenant, mais dans la filmographie de notre héros national, de celui à la trace indélébile des cœurs cinéphiles, Jean-Paul savait tout faire, pouvait tout jouer, tant sa générosité et son talent sont sans équivalent.

Le voleur est une pièce centrale dans l’œuvre de Louis Malle, qui va ici désosser la carcasse bourgeoise. Georges Randa n’est pas Arsène Lupin, lui il défoncera les vitres pour dérober, ne ménageant pas le bourgeois, car celui-ci ne ménage pas le pauvre… Ou comme il est écrit dans le roman éponyme « Mais ce sont les institutions, aujourd’hui, qui sont coupables de tout ; on a oublié qu’elles n’existent que par les hommes. Et plus personne n’est responsable, nulle part, ni en politique, ni ailleurs… » C’était il y a 125 ans….
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 octobre 2021
Un film majeur de Louis Malle , très réussi, qui frôle la noirceur absolue. On est très proche du ton du roman de O. Mirbeau , avec ce désespoir sournois ,et féroce qui le caractérise. On est pas dans la gentillesse de Arsène Lupin , mais dans la révolte sociale latente. Bemondo est formidable , tout en retenue, sans en faire trop , jouant tout de l'intérieur , Un de ses meilleurs rôles , loin de son profil habituel. La mise en scène est brillante mais sobre. Marie Dubois et Geneviève Bujold , sont excellentes aussi ,actrices un peu trop oubliées. Vraiment un beau film .
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 septembre 2021
Georges Randal, orphelin très jeune, est élevé par un oncle cupide dont il s’aperçoit jeune adulte qu’il l’a dépossédé de son héritage. Issu de la bourgeoisie, comme son oncle, mais ruiné par ce dernier il se retrouve sans le sou. Pire encore, il s’aperçoit que sa cousine ; les deux s’aiment depuis leur plus jeune âge ; est promise à un homme fortuné. Lui ruiné ne la mérite pas, les bourgeois n’ont comme valeur que la volonté de faire prospérer les biens familiaux ; cupidité et cynisme seront les premières attaques faites à cette caste. Tiré d’un roman, Louis Malle comme à son habitude est d’une précision absolue sur la description d’une époque et l’ambiance général du roman. Georges Randal commet alors son premier vol ; la motivation de cet acte est clair, faire capoter le futur mariage de sa cousine. L’objectif est atteint, sa cousine reste disponible ; mais lui y perd son âme. Comme un drogué ; et le décor est planté dès le premier délit par une voix off précise ; il ne pourra plus vivre sans cette adrénaline. Il intègre alors la société très organisée des voleurs ; anarchisme, s’enrichir, désir de se ranger tranquillement sont les motivations de ses comparses ; lui ne répond à aucune de ces motivations. Sans dévoiler la fin, cette addiction finit par le consumer et lui faire perdre de vue son objectif initial. Durant toutes ses aventures, Louis Malle en profite pour charger au possible la bourgeoisie de l’époque ; les trahisons et coups bas au sein de cette caste tranche avec la solidarité entre brigands.
Pour jouer le héros glacial, Jean Paul Belmondo est un choix étonnant. Il est glacial ; une forme d’Arsène Lupin, le côté charmeur en moins. A contre-emploi de ce qu’il fera plus tard, ce rôle ne lui offre aucune cascade. On suit un professionnel au travail, pas de glamour et ni de panache. Ce personnage que l’on pense complexe très longtemps se révèle au bout du compte assez basique et c’est ce qui est le plus étonnant au bout des deux heures de film.
Passionnant de suivre ce voleur incarné par un Belmondo tout en retenue, un Louis Malle au sommet de son art et un Jean-Claude Carrière toujours aussi précis dans l’écriture de ses scénarii. Un Belmondo méconnu mais à voir absolument
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