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Sergio-Leone
210 abonnés
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2,5
Publiée le 22 août 2007
C'est surtout la satyre de la bourgeoisie New-yorkaise qui m'a plu dans cette comédie loufoque et fantastique de Woody Allen. Cependant cette ambiance sophistiquée pour un film au final assez léger me laisse de marbre ainsi que son humour.
Le film est en quelque sorte la version comique d'Une Autre femme, sorti quatre ans plus tôt. Une femme se rend compte que sa vie est un carcan routinier dans lequel elle s'est laissée enfermer. La crise existentielle laisse sa place à un docteur chinois qui lui donne des herbes spéciales pour se libérer. Dans ce film, Allen regroupe l'emsemble de ses astuces narratives présentent dans ses films précèdents. Alice à dons du mal à surprendre un connaisseur de l'oeuvre du New Yorkais. De plus, tout le film repose sur Mia Farrow qui a été plus à l'aise chez Woody (La Rose pourpre du Caire). Dans ce rôle de bourgeoise qui part en vrille, Diane Keaton, voire Dianne Wiest, auraient sans doute mieux convenus. On passe néanmoins un bon moment.
Si on peut trouver beaucoup de défauts à "Alice", notamment quelques baisses de rythme ainsi qu'une histoire qui met du temps à démarrer, l'ensemble reste néanmoins charmant, ponctué par quelques scènes et situations hilarantes. On suit donc Alice, qui s'ennuie dans le quotidien de l'Américaine moyenne qui peut vivre "au crochet" de son mari, passant ses journées dans des magasins d'habit ou à s'occuper des enfants. Puis elle va tomber sous le charme d'un saxophoniste. Sans se prendre aux sérieux, mais avec de beau et parfois subtile message, Woody Allen nous livre une comédie fantastique, débordant de bonnes idées mais malheureusement pas toutes exploitées. Certaines scènes sont vraiment bien faite, surtout celle "fantastique". Les interprétations sont bonnes, que ce soit Mia Farrow dans le rôle-titre ou William Hurt dans celui de son mari. Au final, même en étant un Woody Allen mineur et pas exempt de tout reproche, "Alice" se révèle charmant, marrant et sympathique.
Je me demande toujours comment Woody Allen parvient à écrire des romances aussi fines, à la fois touchantes, amusantes, légères et profondes, qui paraissent traduire parfaitement certaines sensibilités. Alice sort de sa vie rangée grâce aux herbes magiques d'un médecin chinois, elle a d'autres rêves qu'une vie plate de petite bourgeoise. La variation que nous offre Woody Allen sur le thème de l'adultère émancipateur est pleine de jolies surprises.
Du Woody Allen bien connu : se moquer des bourgeois Etats-uniens. Les obsessions des femmes pour leur santé et les médecines exotiques, le sexisme mondain, l'hypocrisie du mariage, la futilité des femmes riches au foyer, la volatilité des sentiments... tout est évoqué comme d'habitude avec un humour intellectuel. On aime ou on n'aime pas.
Parcours d'une jeune New Yorkaise dont la vie monotone change suite à la rencontre avec un acupunteur qui se révèle proposer des traitements aux pouvoirs surnaturels. Ces éléments surnaturels vont catalyser une suite de changements et d'évènements nouveaux dans sa vie. Il y a beaucoup d'éléments récurrents chez Woody Allen traités avec pertinence et poésie : le poids du passé, le dilemne amoureux, la vacuité des relations mondaines, les renoncements aux ambitions, ... Mais cependant, outre un cadre, des costumes, des modes de vie et une mise en scène lente qui ont vieilli, on regrettera le manque de charisme des 3 acteurs principaux. Au final, le film est plaisant, mais un peu ennuyeux.
La meilleure association du couple Farrow-Allen avant leur problèmes... Woody est pourtant absent, mais Mia Farrow tient là selon moi son meilleur rôle depuis Rosemary's baby, en femme douce, féminine, élégante, mondaine, fragile, sensible, et qui va changer dans le bon sens du terme. Un mélange succulent de surréalisme, de bourgeoisie, d'orientalisme exotique, d'humour à la Woody Allen. Je ne me suis jamais lassé de le revoir. Un régal !
Beau moment. Film que nous n'avions pas revu depuis... sa sortie en salles. Dans l'univers convenu, luxueux et morne d'habitudes, une femme apprend à visiter les recoins de son âme et re-construit son chemin de vie.
Un conte où les invraisemblances nous ravissent. On s'émeut quand Alice est troublée, quand elle absorbe ses herbes en cachette, comme une petite fille, quand elle ouvre son regard et qu'elle éprouve les émotions qui la guettent et la traversent. Le Docteur Yang est une sorte de magicien des couleurs, un révélateur, loin des cabinets des psychanalistes! Mia Farrow nous ravit, toute en délicatesse et naïveté, craintes et volupté.
Ce film a des passages droles (nottament avec le personnage de Woody Allen en malade imaginaire) et des passages plus dramatiques mais cette fois la sauce ne prend pas (comme c'est le cas pour Annie hall) et ces deux elements s'anihilent entre eux pour donner un film somme toute ennuyant malgré des personnages attachants
Une tentative de Woody de dépeindre les affres d'une catholique, tentative méritoire tant il aura probablement dû falloir un énorme effort d'imagination à notre cinéaste invétéré pour se mettre dans la peau de son héroïne, même sur un mode ironique, allant jusqu'à dépeindre sa "rédemption". Pour cet effort je mets un 3 étoiles