759 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
66 critiques spectateurs
5
17 critiques
4
33 critiques
3
11 critiques
2
2 critiques
1
2 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 juillet 2010
du grand kurosawa, du grand mifune. Finalement bien mieux que le remake de leone grace notament a mifune qui a presque plus de charisme qu'eastwood (j'ai dis presque !), et qui est plus dans son role.
Yojimbo ou "Le garde du corps" pour la version française est l'histoire d'un samouraï se baladant au gré du vent sans aucun but autre que celui de se faire de l'argent. C'est dans cette optique que ses pas le mènent dans un petit village où deux clans s'affrontent. Démontrant rapidement son habileté au combat, il se rend indispensable pour les clans. Si bien que il se fait courtiser par ces derniers qui ne s'arrêtent pas de surenchérir sur sa personne pour qu'il combatte dans un côté plutôt que dans l'autre. Se jouant de cela pendant une bonne partie du film, son avarice laissera place à une certaine bonté qui lui causera bien des ennuis. L'ambiance du film est singulière au genre et on peut ressentir parfois la même émotion que dégage les westerns de Sergio Leone. La musique est assez oubliable et c'est bien dommage. C'est ce qui semble pêcher dans le genre. Néanmoins, la performance de Tetsuya Nakadai et Toshirô Mifune se fait encore une fois ressentir. Pour tout ceux qui sont curieux, qui aiment les vieux films, les chanbara ou encore ces deux acteurs, je ne peux que vous recommander de le voir.
Un immense chef d'oeuvre. Kurosawa est définitivement l'un des réalisateurs qui maniaient le mieux le noir et blanc. Chaque plan, même le plus anodin, est un sorte de poème. Ce film a évidemment eu une influence sur le western spaghetti, mais il a également dû inspirer George Miller pour Mad Max. Un classique d'entre les classiques.
Vous trouviez la copie réussie? C'est normal, l'original est un chef d'œuvre !
La musique est une tuerie. La photo n'est jamais prise en défaut. La mise en scène est époustouflante de bout en bout. Mifune est génial (comme d'hab), les affreux sont... charmants. Et le scénario ne parait banal qu'au spectateur moderne paresseux qui oublie combien il a inspiré de productions par la suite. Le regard cynique que pose Kurosawa sur les mutations de l'ère Meiji à venir préfigure les rapports que nous entretenons avec notre propre époque. La critique du capitalisme est subtile mais réelle : deux marchands se livre une concurrence sans merci qui fini par tout engloutir, et les hommes, et les idéaux... Tous ces drames étant traités non sans humour.
Malgré l'apparente victoire sur ses ennemis de classe, Sanjuro le cynique (le chien est un motif récurant dans le film) reste lucide. En redonnant à son ennemi son révolver il accepte de prendre le risque d'être tué, sort qu'il sait inéluctable à terme (historiquement, les marchands finiront par supplanter les samurais). Ce geste final répond au geste initial lorsque le samurai errant lance une branche dans les airs qui déterminera quelle route poursuivre. Le héros de l'ancien ordre reconnait et consent à se soumettre aux forces qui le dépassent : le Hasard, l'Histoire…
Ce grand film, finalement peu connu en France, est véritablement une clé de voute du cinéma mondial : il a autant digéré intelligemment le jidaigeki, le western, voire le film noir (tous genres sur lesquels Yojimbo s'appuie), qu'il a alimenté des pans entiers du cinéma à venir (celui qui nourrit encore nos imaginaires).
Franchement, je tiens à dire que ce film est extrêmement ennuyant et nul. Il n’est même pas disponible en VF et est vraiment pas intéressant. Je suis allé le voir dans des conditions scolaires et franchement, je regrette d’y être allé. J’ai payé plus de 1€50 pour un film ou un mec est vraiment dark. Je cite « J’ai encore trop de gens à tuer avant de mourir. » Enfin bref, à éviter.
Les jeux de hasard : c’est le thème du film. Pour choisir sa destination, le héros fait appel au hasard. Il possède une ligne de conduite, il prend son temps pour jauger la situation, quitte à agacer les parties prenantes. Et surtout, il a déjà perdu car il est un samouraï sans maître, un rônin, dans ce Japon qui s’apprête à entrer dans la période Meiji. Il tente de se refaire avec ce qu’il sait faire de mieux : manier le sabre. Il évalue ses adversaires. Tant pis s’il perd, il a fait son temps.
Le jeu, on le revoit à de multiples reprises, on joue devant le garde du corps, on perd une femme au jeu. Même le final rappelle étrangement la roulette russe. C’est le Jeu que ne reprendra pas avec autant d’intensité Leone pour sa poignée de dollars. C’est le jeu qui permet à Yôjimbô d’être parfois plus poétique. La musique a un côté qui s’accommode du jeu, elle créée une certaine ambiance par moment, pleine de légèreté.
Kurosawa s’amuse à faire des plans magnifiques, qu’ils soient d’intérieur ou d’extérieur, les premiers si serrés dans les espaces clos alors que les plans larges sont très larges dans ce si petit village. Il utilise les hauteurs pour de magnifiques contre plongées. il filme à ras le sol.
Kurosawa est à l’origine du Western spaghetti. Sergio Leone s’est inspiré de Rashômon, où il en reprend les gros plans sur les visages, et de ce Garde du corps, Sergio Leone sera marqué par ce personnage interprété par Toshiro Mifune, personnage marqué par la fin de son époque, comme le sera l’homme à l’harmonica et Noodles entre autres.
Deux scènes me restent à l’esprit : l’arrivée du samouraï dans le village et celle où le rônin assiste au spectacle depuis sa tour. Vu au cinéma en VOSTFR le 20/06/2026