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Michael R
138 abonnés
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5,0
Publiée le 29 juin 2016
Absolument magnifique ! Drôle, touchant, tragique, le cinéma dans tous ses états. Le comique et la poésie en rempart contre l'horreur (de la seconde guerre mondiale), seul Chaplin avait ce génie, Begnini est son élève le plus doué.
Enorme succès critique et public à sa sortie, "La vie est belle" dut cependant faire face à une poignée de polémiques hors de propos, accusant notamment son réalisateur Roberto Benigni de prendre à la légère un évènement tragique de notre histoire et remettant une énième fois sur le tapis la sempiternelle question: peut-on rire de tout ? Débats complètement stériles, Benigni ne cherchant pas à montrer l'holocauste sous un angle historique mais plutôt sous celui de la fable (ce qui ne l'empêche pas de montrer l'horreur de la situation) et ne riant à aucun moment du drame qui se joue devant nos yeux mais plutôt malgré lui, prônant le rire comme ultime arme de survie. Le véritable problème du film ne réside à mes yeux aucunement dans ses intentions et son propos, fort louables, mais définitivement dans sa forme. Alors que Benigni parvient à construire une histoire bouleversante sur le papier, construisant parfaitement son récit voyant la dolce vita de la première partie doucement mais sûrement gangrénée par la folie (et la connerie) des hommes, sa mise en scène désespérément plate empêche le film d'atteindre la force d'un Chaplin, l'émotion tant attendue étant du coup réduite à une simple tendresse envers le sacrifice de ce père prêt à tout pour garder son fils en vie.
Quelle mièvrerie, j'imagine les gens bien pensants devant leur écran à regarder ce flot de fausse humanité comme il n'en existe nul part et de désintèressement de soi comme les gens le sont aujourd'hui... Je n'irai pas plus loin dans cette réflexion...
Ce film est ridicule, inhumain, j'étais consterné devant mon écran alors que l'on me l'avait vivement recommandé.
De plus, que dire de cet acteur, manipulateur, simulateur et hypocrite...
Peut-on vraiment rire de tout ? Roberto Benigni le pense et le prouve en réalisant « la Vie est Belle», une comédie légère sous fond d’Holocauste. Sa prise de risque, certes gonflée, s’avère véritablement payante, tant la stratégie ébauchée par ce père de famille pour protéger son fils de l’horreur est touchante. Jamais immorale, ni malsaine, cette fable "chaplinesque" unique est excessivement riche en émotion au point qu’on lui pardonne ses défauts.
Un des films les plus original qui existe et un chef d oeuvre du 7ieme art à ne pas en douter ! Traiter la guerre par l'humour il fallait oser et sur un sujet aussi difficile, on peut dire que le résultat est somptueux ! Qui d autre que Begnini lui même pouvait incarner ce héros plein de vie entouré par la mort ? Le film se décompose donc en deux parties, la première où la rencontre des deux amants, fait de comique de situation et de quiproquo avec une montée du fascisme en arrière plan. Puis, dans la dernière heure, place à l enfer des camps mais sous un forme de jeu pour faire oublier l absurdité de cette guerre. Place alors à l émotion, à la peur, à l effroi, aux larmes mais aussi à la joie de voir ce petit enfant heureux d être avec son papa qui possède une foi inébranlable en l humanité. Un très très beau film.
Une œuvre époustouflante tant il faut être sûr de sa maitrise pour aborder le sujet de l’holocauste sous l’angle de l’humour. Et le trublion italien, Roberto Benigni, y est parvenu avec talent. Ce long-métrage est d’autant plus brillant qu’il se décompose en deux parties distinctes nous entraînant à chaque fois dans un tourbillon d’émotions. Le début traite de la rencontre amoureuse entre un jeune homme débordant de malice et une charmante institutrice un peu coincée (interprétés par Roberto Benigni et Nicoletta Braschi, son épouse également dans la vraie vie). Contrairement aux romances traditionnelles, le réalisateur insuffle un rythme incroyable avec des scènes d’une grande drôlerie. Puis, l’histoire bascule dans le drame avec la survie dans un camp de concentration allemand durant la Seconde Guerre mondiale. Là encore humour et bouffonnerie parviennent à l’emporter avec subtilité. Bref, en obtenant à la fois l’Oscar et le César du meilleur film étranger en 1999, il s’agit d’une fable humaniste d’une très grande profondeur.
Un film qui montre le monde tel qu'il devrait être, plaçant la valeur du conte devant tout le reste - y compris l'Histoire. La Vie est Belle selon Benigni porte bien son titre, leitmotiv sous-jacent d'une fable délibérément optimiste portée par un acteur-réalisateur au talent indiscutable : véritable gag-man de son état, Roberto Benigni construit son long métrage autour de Guido, jeune italien séducteur et malicieux aux fonctions polyvalentes. A la fois naïf et fantasque, luttant presque inconsciemment contre un monde sombrant vers l'horreur, par son charme, ses mensonges et sa bienveillance Guido tient du vagabond de Chaplin : burlesque dans l'effet de sa gestuelle, de ses multiples accoutrements, ce personnage peu banal détient l'âme - et donc l'arme - du film. Très dialogué, quasiment théâtral dans sa forme visuelle La Vie est Belle articule son récit en deux parties bien distinctes : la première - la plus réussie - tient de la comédie populaire italienne, développant la romance naissante entre Guido et sa dulcinée Dora. Reposant sur la légèreté et le comique de situation cette première partie témoigne de l'imaginaire perpétuel du réalisateur ; dans un deuxième temps Roberto Benigni rentre dans le vif de son sujet, à savoir la Shoah... C'est alors que le film devient particulièrement ambigu, l'auteur cherchant avant tout à divertir - comprendre faire rire ET faire pleurer - en dénaturant le cauchemar des camps de la mort. S'il n'escamote jamais complètement la terrible réalité de l'Histoire ( parfois assez bien reconstituée ) il passe tout de même beaucoup de pommade sur le tableau macabre que la Shoah représente véritablement. On ne se risquera pas à parler de négationnisme à propos de La Vie est Belle, bien qu'une sensation paradoxale perdure une fois la projection achevée : si l'héroïsme de Guido est sauf par sa portée sacrificielle le comique de détournement dérange considérablement par son efficacité souvent irrespectueuse à l'égard des disparus. Bémol majeur pour une fable que je prends toujours plaisir à revoir, car généreuse et poétique. A voir au moins pour deux séquences : celle du Grand Hôtel et celle, plus lyrique, de Guido passant Offenbach dans la nuit des camps...
Une fable tragique certes, mais également l'un des plus puissants message passé par le cinéma. Un bijou de Roberto Benini (exceptionnel dans le rôle principal) qui restera sans aucun doute gravé dans les mémoires.
Une véritable prouesse sur le plan de la sensibilité et de l'émotion que ce film où Roberto Benigni démontre qu'il vaut mieux que l'image de clown sans cervelle qu'il a longtemps véhiculée. L'angle choisi est très audacieux mais parfaitement maîtrisé, Benigni s'avérant également un remarquable directeur d'acteurs tant il y a une harmonie entre tous les interprètes. Quelques longueurs pourraient gâcher le plaisir, mais le film distille son message d'espoir au milieu de la gravité avec grand talent.
Un film très touchant, plein de joie et de tristesse, a noter la jolie musique tout le long du film. Malgré tout, avec un peu de recul, toute la trame du film est là pour sortir un mélodrame un peu gros. On commence dans une joie un peu surexposée, qui sombre dans la tristesse et l'horreur. Je regrette toujours un peu la fin, surtout la manière dont ça a été tourné spoiler: (scène de l'exécution finale hors champ de caméra, un peu confuse sur le coup, et d'une tristesse peut-être un peu inutile) .
D'habitude je n'aime pas beaucoup les films dramatiques mais je d'admets que celui m'a bien forcé à rester les yeux rivés sur l'écran. Un film d'amour et d'enfance pendant un moment difficile comme la seconde guerre mondiale est bien choisi comme scénario. Rien qu'avec l'accent italien, Roberto Benigni a un talent d'acteur impeccable dans ses paroles et il sait entamer des discussions. Rien à dire sur le reste du casting. Une partie sympathique au début pour bien nous attirer jusqu'à la deuxième partie où ils sont enfermés dans un camp dont on aimerait savoir comme cela va se terminer. Le camp est bien mis en valeur avec les détails du décors. Des costumes bien taillés. Un film dramatique que je recommande.
pour se cultiver et s'informer il existe livres et documentaires. si vous préférez pleurer vous pouvez regarder ça. mais quand l'émotion remplace la réflexion l'Histoire est bafouée.
Certains sont totalement abrutis ou ils le font exprès ? Quand on lit les commentaires des "zéro étoile", c'est impressionnant. Soit ils n'aiment pas Benigni (alors je comprends qu'ils n'aiment pas le film, mais de là à mettre la note minimale...), soit ils pensent que Benigni a voulu recréer une autre vision des camps de concentration en les rendant joyeux et ludiques. Ces gens-là n'ont vraiment rien compris au film. C'est un film touchant car le personnage principal fait tout pour donner l'impression à son fils que c'est un jeu. Mais en aucun cas Roberto Benigni n'a souhaité prendre ce sujet à la rigolade. Ca me parait évident. Bref, vraiment un très beau film en deux parties distinctes. La première est intéressante, drôle avec quelques gags un peu clichés mais ça fait rire. La deuxième partie est plus dramatique et les acteurs sont franchement géniaux et émouvants. Vraiment un superbe film.