Roberto Benigni se montre aussi talentueux devant que derrière la caméra. Il nous offre l'histoire bouleversante d'un père et son fils dans un camp de concentration allemand durant la guerre de 39-45. On passe du rire aux larmes dans cette très jolie fable. A voir absolument.
Sixième long-métrage de Roberto Benigni dans sa carrière de réalisateur, "La vie est belle" est une véritable bombe dès sa sortie en 1998. Les raisons en sont nombreuses : son sujet évidemment, celui de la guerre qui ravive toujours tellement de souvenirs et de traumatismes dans la tête des gens, son histoire également, Benigni incarnant lui-même son personnage principal d'un homme juif déporté avec son oncle, son enfant et sa femme dans un camp de concentration, mais c'est surtout la tournure et le scénario qui sont de pures merveilles dans ce film. Il est, en effet, plutôt "simple" (notez bien les guillemets car ça ne l'est évidemment pas tellement) de raconter les faits tels qu'ils ont été rapporté autrefois, mais il est bien plus difficile d'y apporter une grosse touche d'ironie et de comédie dans un sujet aussi gravissime que celui de la Shoah. Allier comédie et émotion est peut-être l'une des combinaisons les plus dures dans le cinéma moderne et voir à quel point le sujet est magnifiquement traité ici par l’ensemble de l’équipe du film, on ne peut qu’applaudir. Mais ce n’est pas tout, ce qui m’a frappé encore plus c’est le sadisme que Benigni se fait lui-même subir tout au long du film spoiler: (sa femme qui sera, en quelque sorte, en montant dans le train la cause de sa mort, le fait d’avoir son fils avec lui à qui il fait croire qu’ils peuvent partir et que cela n’est qu’un jeu alors qu’il sait pertinemment qu’il y restera, son "ami" officier allemand avec qui il pense pouvoir s’échapper et qui lui pose finalement une pauvre devinette) . Au final, on pleure, on rigole et on en peut nier que ce film procure des émotions grandioses avec le seul petit bémol d’un début légèrement long qui a pu en faire décrocher quelques uns, je n’en doute pas, c’est dommage pour eux car ils loupent quelque chose de grand. Une chose est sûre, Roberto n’aura pas volé le grand nombre de récompenses qu’il aura amassé grâce à ce film. Bravissimo !
Un film naïf et touchant proposant une pertinence discutable et contestable sur les « camps de la mort », dont Roberto Benini répond par l’absurde à la chose.
Un film qui donne une vision beaucoup trop édulcorée de l'histoire. C'est un jeu dangeureux auquel a voulu jouer le réalisateur, et il ne s'est pas donné les moyens d'être crédible.
Un message universel *** La Vie est Belle (1998) retrace avec simplicité et authenticité le parcours d’une famille durant une période historique troublée, celle de la seconde guerre mondiale. ** Porté par un Roberto Benigni charismatique, ayant remporté l’Oscar du meilleur acteur, le film recèle une singularité émouvante. L’histoire dévoile le combat d’un père, prêt à tout pour préserver et sauver son fils de la folie humaine. L’amour est un moteur, l’espoir se mêle la peur, l’humour tranquille, déjanté par moment, côtoie le dramatique. La puissance du lien familial ne connait pas de limite. La toile de fond évidemment solide, n’enlève rien à la qualité du scénario, la subtilité des répliques, la puissance de certaines scènes. Les sentiments passent par les échanges de regards, la complicité entre les personnages. Le bonheur de vivre, la beauté de l’existence, se confrontent à l’horreur, l’inimaginable. Le contraste est bouleversant. L’abomination se devine. Rien de superflu n’est démontré, seulement la vérité; la réalité romancé d’un point précis de l’Histoire. La simplicité semble gage de succès. Elle interpelle, touche. *** Mainte fois revisité dans le domaine cinématographique, le sujet sensible exploité est cependant soigneusement remanié. Par son talent de réalisateur-comédien, Roberto Benigni est parvenu à faire de son projet un véritable chef d’oeuvre d’émotion. *** Tout simplement saisissant. ***
Bouleversant et exceptionnel, j'en suis encore ému. Ce qui est le plus touchant c'est la réalisation, elle ne fait pas dans le sentimentalisme ; le père et le fils restent positifs, drôles, et joyeux même dans les moments difficiles.
Film très touchant parlant des camps de concentration en donnant un aspect très comique par l'interprétation du personnage principal qui veut cacher à son fils l'horreur des camps les faisant par des jeux. Ce film m'a profondément ému, notamment à la fin.