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3,5
Publiée le 29 janvier 2022
C'est la crise! Coline Serreau, la cinèaste culte de "Trois hommes et un couffin", dirige en 1992 son sixième long-mètrage pour le cinèma! Une comèdie douce-amère dont elle a ècrit le scènario! C'est tellement bien fignolè que "La crise" a reçu le Cèsar dans cette catègorie! Des dèboires en sèrie pour le paumè Vincent Lindon qui perd dans la même journèe à peu près tout, à savoir son job et sa femme! Sa rencontre avec Patrick Timsit, un compagnon de galère attachant avec lequel il erre dans la capitale, va changer sa vie! Le duo, excellent, se cognent à la crise et nous avec entre petits travers et grands maux de la sociètè! Une nouvelle rèussite de Coline Serreau entre rire et èmotion! Si vous êtes nostalgique des 90's, du bord de Seine au crèpuscule et des dialogues à l'emporte-pièce, vous trouverez votre bonheur durant la projection! Mention à Maria Pacôme qui envoie tout valser dans un monologue d'anthologie...
Dommage que que ce film soit aussi irrégulier . Avec aussi ces excès agaçant propres à la "réalisatrice militante"... Mais quelle belle prestation de Patrick Timsit à qui l'on doit les plus beaux moments d'émotion grâce à son jeu .
C'est un film sympa. Pas fantastique car pleins de détails rendent le tout assez inégal. Les scènes sont très énergiques ou surréalistes (volontairement), donc c'est charmant par endroit et parfois ça n'a pas l'effet escompté. On assiste à du cabotinage ou à des effets de théâtre qui moi m'on peu convaincu. C'est pas mauvais, loin de là, juste irrégulier.
Fantaisie enlevée, un peu simpliste, moralisante et dans l’air du temps passant en revue tous les travers de notre société : licenciements abusifs, égoïsmes de couples, familles recomposées, indifférence des nantis, boboïsme, intégration, malbouffe, chirurgie esthétique… avec Timsit dans le rôle du naïf qui révèle à Lindon que nous sommes tous la tête dans le guidon et que nous gagnerions à plus d’attention portée aux autres et à plus d’authenticité (« Quand tu joues tu es belle comme si tu faisais l’amour. »)
C'est un film effréné, presque hystérique, en tout cas assez drôle durant sa première heure où tout le monde court dans tous les sens, tandis que le personnage principal (Vincent Lindon) essaye d'exposer ses problèmes et que personne ne l'écoute (si ce n'est un SDF un peu nigaud : Patrick Timsit). Puis on se dirige ensuite davantage dans un méli mélo teinté de "moraline" sur le devoir d'écouter pour être écouté en retour. Malgré quelque lourdeurs ce film de Coline Serreau reste une assez belle réussite des années 90.
Ce film date de 1992 et je l'ai visionné en 2021 pour la première fois. J'ai été agréablement surprise. Bien que le début soit un peu brouillon et bruyant, les personnages se mettent bien en place à partir de la première demi heure et vont permettre de créer des scènes d'anthologie et des répliques cultes, mention particulière pour Maria Pacôme et sa formidable tirade. Le trio Lindon / Zabou / Timsit ne sont pas en reste... Ce film est une grande satire de notre société contemporaine dont les situations sont plus que jamais d'actualité. En 1992, on aurait pu dire que les personnages de ce film étaient tous plus tarés les uns que les autres et que les situations étaient très exagérées, mais quand on voit l'évolution en 2021, on ne peut que remarquer que certaines scènes du film se rapprochent vraiment de la réalité. À voir et à revoir pour passer un bon moment.
Génial !!! Enfin pour moi pas pour Monsieur Victor ! Car lui, il souffre, sa femme l a quitté et il ne comprend pas pourquoi. Il va chercher une oreille attentive et PAF! tout est cassé « j avais l archet dans une main ... » lol ... ce film est un BIJOU ! A chaque fois que je le revois je me marre, il a pas pris une ride. Subtil, réfléchi, drôle, touchant, Coline Serreau aborde des sujets graves avec une légèreté peu commune. Un régal pour les sens !
Coline Serreau signe ici son meilleur film, mais ne vous y trompez pas, même s'il est catégorisé en comédie, le film est moins drôle qu'il n'y paraît.
J'ai toujours eu tendance à comparer ce film avec un autre chef d'œuvre des années 90 : Le huitième jour, avec Daniel Auteuil. Ces deux films se ressemblent sur certains points : une rencontre entre deux personnes que tout oppose dans un monde qui vit à 300 à l'heure, les deux protagonistes étant entourés de gens insensibles à leur situation et leur mal-être.
Mais La Crise, c'est aussi un film bourré de dialogues spontanés, directs, et parfois cassants. Il suffit de voir les échanges entre le député et ses enfants, ou bien le pétage de plomb de Maria Pacôme dans la maison familiale pour s'en apercevoir.
C'est un des meilleurs films français que j'ai vu. Drôle, touchant, juste, une superbe photo, une direction d'acteur au top, une bo gracieuse. Atemporel, il traverse les décennies sans aucune poussière. J écris cette critique car je viens juste de revoir le monologue de Breitman sur le célibat puis j'ai enchaîne avec celui de Pacôme sur la liberté à 60 ans, et finalement, je vais revoir ce film, comme un ami que l'on revoit tous les ans avec impatience.
Cette gentille satire sociale est profondément ancrée dans son époque. Aussi pertinente soit-elle, elle a, presque trente ans plus tard, forcément perdu de son impact et reste donc un témoignage sympathique mais pas davantage. Avec son message très moralisateur, elle perd en effet son trait mordant et parfois cynique. Surtout, avec sa galerie de personnages tous très sympathiques mais affreusement caricaturaux, elle s’apparente davantage à une fable qu’à une véritable comédie. Si elle a vieilli sur le fond (ce qui, en soi, n’est pas un souci), la forme est complétement démodée. Le rythme n’est pas en cause (même si les échos entre la cacophonie du début et le silence de la deuxième partie du film sont lourdement mis en avant), mais la photographie est vraiment hideuse. Outre son style 80-90 très daté, la saturation du « orange » est une énigme. Elle apporte une tonalité en total décalage avec son propos et elle est franchement horrible. Pas déplaisant, avec quelques bonnes scènes (l’envolée lyrique de Maria Pâcome, notamment), quelques sourires, des acteurs plutôt convaincants, le film se laisse toujours regarder. Il pose cependant question sur des changements de ton pas toujours heureux, l’évolution étrange de certains de ses drôles de personnages (Patrick Timsit en tête dont le lien avec Vincent Lindon paraît vraiment grotesque), la disparition de certains autres et une fin pour le moins brutale.
Presque 30 ans et pourtant les crises décrites dans ce film sont encore tellement raccord avec notre époque. Cette œuvre très réussie et finement écrite, qui alterne drôlerie et émotion avec beaucoup subtilité, surtout pour une comédie. Les acteurs sont excellents et le duo Lindon-Timsit est à mon sens un des plus réussi dans ce registre... Un film qui fait du bien.
Près de 30 ans que « La crise » de Coline Serreau est sortie ; et il n’a pas pris une ride. Toujours d’actualité, ce film parle de féminisme, d’homéopathie, d’allopathie, de racisme, d’écologie avec des personnages affichant des propos tranchés. Le film se veut résolument gauchiste et sans filtre ; et c’est bon. Les monologues longs et débités comme une mitraillette sont profondément jouissifs et donnent un rythme effréné. Réalisatrice et surtout dialoguiste, Coline Serreau frappe fort à chaque monologue ; c’est hilarant, percutant, engagé et visionnaire. Tout le monde parle et vide son sac, mais personne ne s’écoute ; cette sauce est un tableau savoureux et cinglant d’une société très individualiste. Et depuis, on n’a pas fait marche arrière. Et c’est le beau tour de passe-passe réussi avec ce film ; faire d’une grosse farce un film subversif. Coline Serreau par son montage n’autorise aussi aucun répit et très peu de respiration au spectateur ; peut-être deux ou trois dont la belle scène avec Djamila et la scène finale. Et puis elle s’appuie sur un casting en or ; même si Timsit manque parfois de finesse, mais le rôle du benêt sied tellement à la comédie française. Une comédie française XXL à revoir d’urgence en ces temps agités. tout-un-cinema.blogspot.com
Difficile à regarder car beaucoup de personnages chacun dans leurs histoires, qui , au final nous font perdre le fil de l'histoire, si toutefois on avait réussi à le trouver... Les personnes ne sont pas attachants. Le personne de Vincent Lindon est plutôt affligeant et pathétique. Film assez grossier dans son ficelage. Beaucoup de bruit, de cris... mais pour quoi au final ??? Bref, rien d'intéressant, le film s'embourbe alors qu'on s'attendait plutôt à un revirement de situation. Des relations toujours faussées, jamais authentiques, des situations pesantes, à la limite du caricatural....
Comédie aussi douce-amère que grinçante, dans laquelle Coline Serreau illustre jusqu'à l'absurde la notion de "dialogue de sourds". Tout le monde se parle et personne ne s'écoute, donnant lieu à une succession de scènes quasi irrésistibles dans la première partie du film, à grand renfort de répliques cinglantes et de personnages secoués. Jusqu’aux seconds rôles pourtant multiples et variés, tout le monde se régale sans trop se marcher dessus, grâce à une mise en scène et une direction d'acteurs qui parviennent à équilibrer le récit. Peut-être le final est-il un peu trop expéditif, mais l'on prend un réel plaisir devant cette comédie sociale qui n'a pas pris une ride.