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Eli B
22 abonnés
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4,5
Publiée le 15 juillet 2026
je l'avais vu à sa sortie et je suis ravie de le revoir en replay après avoir vu des shorts avec Maria Pacôme, Zabou sur les réseaux... pour moi c'est une grande réussite une comédie satirique certes pas dans la nuance mais c'est rythmé, drôle et même les seconds rôles ont leur importance et sont très bien campés, alors mettre une étoile c'est passé à côté du film... à mon humble avis
Ça démarre sur les chapeaux de roue. On a l'impression d'assister à un championnat du monde d'égoïsme en fin de carrière. Autour de chacun des champions, le monde bien gentil qui supportait tout s'effondre. Ce qui occasionne des échanges musclés et fleuris entre maris et femmes. Ainsi le mari de Martine (Michèle Laroque) à propos de son expérience de médecin allopathe : "Dix ans à ce régime, pas une guérison." Puis il poursuit : "J'ai fait du fric, j'ai drogué les gens, j'ai aidé à creuser le déficit de la sécu et j'ai enrichi l'industrie pharmaceutique." Voilà une honorable prise de conscience. De son côté Michou (Patrick Timsit) se fend d'une belle tirade en réponse à la question d'un député socialiste : "C'est beaucoup plus facile d'être contre le racisme quand on habite à Neuilly, que quand on habite à Saint-Denis." Puis il prolonge : "Moi, les étrangers, je vis avec, je peux pas les saquer, vous voyez, ils foutent rien, ils sont sales, ils nous piquent nos bagnoles, on leur file des appartements en priorité sur les Français, ils gagnent plus de fric que nous avec toutes les allocations qu'ils ont dans les écoles. Les mômes apprennent plus rien parce qu'il y a 70 % d'enfants étrangers qui parlent pas un mot de français. Ils nous font chier avec leur foulard et encore faudrait qu'on paie pour leur construire des mosquées." Bref, le gars en avait gros sur la patate. Tandis que tout au long du film, on suit Victor (Vincent Lindon) qui progresse lentement. Au final on s'amuse de voir le bazar en cascade.
Une comédie des années 80 bien rhytmée, signée Coline Serreau. Le duo Vincent Lindon et Patrick Timsit fonctionnent assez bien, il m'a fait penser au duo Thierry Lhermitte et Jacques Villeret dans "Le Dîner de cons", la scène du téléphone est étrangement assez semblable dans les deux réalisations, ce qui n'est probablement pas un hasard... Même si le film n'est pas toujours hilarant, cette comédie reste plaisante. 6/10
La Crise est sans doute le film le plus réussi et le plus drôle de Coline Serreau. Chronique à la fois drôle et attachante sur le couple et la vie de famille. La scène de Maria Pacôme, face à son mari et ses enfants, reste un vrai must de la comédie française.
Plus de 30 ans après, le film n’a pas vraiment vieilli et se regarde toujours avec le même plaisir.
Un film absolument sublime qui met en avant le fantastique Vincent Lindon qui prend conscience de la charge mentale d’une femme à travers de multiples péripéties qui met en avant les faiblesse des rouages de la société. D’actualité en 92 mais encore en accord aujourd’hui en 25 Un film à voir absolument
Un plaisir que de redécouvrir ce succès de 1992 découvert en salle à l'âge où manger devient important et Timsit est sans nul doute notre seul allié. Puis on grandi et on comprend les enjeux définis par cette comédie, malheureusement encore trop d'actualité. Tous les thèmes sociaux d'envergure s'y trouvent et bien heureusement les personnages restent d'une sympathie raisonnable, on accepte alors qu'ils nous malmènent de table en table, de maisonnettes en chateaux, et le débat se fait autour d'un gueuleton qui ressemble à un bon repas de famille où tout s'apprécie, même l'inacceptable vérité.
Chacun a ses problèmes qui explosent dans un déluge d'excès qui font trop. À part la diatribe de couple absurde de Zabou (DyOHm-d6f68), le reste n'est pas vraiment drôle. Il y a eu un travail évident sur les textes mais c'est une affaire de goût. J'ai failli zapper et aurais dû. Il y a quelques plans extérieurs qui nous rappelleront la France de 1990.
Ca faisait un bail que je n'avais pas vu ce film et je dois dire que ce re-visionnage m'a beaucoup plus. Le scénario est très bien écrit et le rythme du film est parfait: les scènes s'enchaînent très bien. Le film aurait du s'apeller Les Crises tellement il y en a. Le film se passe dans les années 80, mais c'aurait très bien pu être les années 90, période à laquelle il a été tourné ou même maintenant. Rien n'a changé. La crise du couple, la crise environnementale et écologique, la crise familiale, la crise du logement, la crise migratoire et j'en passe. Tout est dit dans ce film sur le ton de la comédie. Avec un V. Lindon tout jeune, et une M. Pacôme qui ne fait pas ses 70 ans. Et sans oublier P. Timsit sans qui le film ne marcherait pas aussi bien.
La Crise, réalisé par Coline Serreau, est un film qui frappe par la justesse de ses dialogues, la richesse de ses idées et la pertinence de son propos. Porté par une interprétation solide et des situations finement observées, il parvient à capter avec acuité l’esprit d’une époque et les tensions sociales et personnelles qui la traversent. Le personnage principal, sorte de fil rouge nerveux et désemparé, traverse un monde en mutation où chacun semble avoir ses propres problèmes, sans jamais prêter l’oreille à ceux des autres.
Ce qui frappe d’abord, c’est l’intelligence des dialogues : vifs, drôles, parfois poignants, ils dessinent avec précision des personnages aussi crédibles que symboliques. Les idées foisonnent, abordant les thèmes de la solitude, de l'individualisme, de la communication rompue, et du mal-être contemporain, du racisme, sans jamais sombrer dans la lourdeur ou le didactisme.
Cependant, si le film séduit par sa verve et son regard acéré, sa forme narrative peut laisser sur sa faim. Il adopte un format proche de celui d’une succession de sketches, comme une série de tableaux reliés uniquement par la présence du protagoniste. Ce choix, s’il permet une diversité de situations et de registres, nuit à la construction d'une véritable dynamique dramatique ou une progression émotionnelle forte.
En somme, La Crise est un film drôle et intelligent, porté par des performances convaincantes et un regard lucide sur notre société. Mais son format fragmenté, qui privilégie la juxtaposition à la construction narrative, empêche l’ensemble de pleinement convaincre. Un film à voir pour la qualité de ses idées et de son écriture.
Superbe ! Une comédie sociale et psychologique remarquablement bien menée. Vincent lindon est largué par sa femme et viré de son travail. Cherchant du soutien, ils rencontrent des amis et de la famille tous en train de péter les plombs... Des situations qui vont l'amener à prendre conscience de ses comportements et de ses relations égocentriques avec les autres qui ne s'intéressent pas plus à lui que lui s'intéressaient à eux avant ses problème. Très drôle, des répliques cultes, des acteurs survoltés. Mais aussi une réflexion profonde et une belle fable sociale. Le ton général est plein de justesse, de tact et d'humanité.
Film incontournable qui nous Plonge dans des sujets de société variés et traités sur un mode philosophico-comico-satirique. Des scènes et des dialogues mémorables avec un Vincent Lindon dépassé et un Patrick Timsit collant. Une belle réussite où les gens ne s'écoutent plus parler et sont centrés sur leur nombril. Toujours d’actualité.
Je n'ai pas vu le temps passer devant ce film français qui réunit quelques acteurs bien connus, dont Maria Pacôme que j'aime beaucoup. Les dialogues sont souvent géniaux, sans filtre. Je ne sais pas si de telles répliques passeraient encore de nos jours, comme lorsque Patrick Timsit avoue ouvertement qu'il est raciste. En fait, ce long métrage dénonce beaucoup de choses, quand on regarde bien, même si cela est traité avec un certain humour. J'ai adoré le monologue de Maria Pacôme. J'ai également apprécié la mise en scène et l'éclairage. Même si ce n'est pas un film à gros budget, on sent qu'il a été préparé avec soin. J'ai aussi l'impression que le personnage incarné par Jacques Villeret dans "Le dîner de cons" en 1998 s'est inspiré du personnage interprété ici par Timsit, notamment pour la scène du téléphone...