Une excellente comédie de société, la multitude des sujets abordés comme la séparation, les difficultés financières, le chômage, les familles recomposées ... donne droit à une multitude de portrait cynique ou l'égoïsme semble une lois naturelle de l'homme; finalement le seul qui écoute et aide le personnage de Victor est le sdf Michou et uniquement car il lui donne à manger et à boire. Vincent Lindon est parfait dans son personnage dépassé par les évènements et l'incrédulité qu'il dégage face à ses différentes situations. Le passage chez l'ami médecin m'a très franchement fait rire, chez le député également. Une vraie réussite de Coline Serreau.
La crise, c’est un bon film… Un regard juste sur une société ou le nombril du monde est souvent le sien. La vie d’un homme dérape sur le départ de sa femme. En voulant crier sa détresse à ses amis, l’homme se retrouve en fusion avec le problème des autres. Un rythme vivant, des dialogues riches, seul bémol, certains troisièmes rôles manquent de relief dans leurs interprétations… Ils récitent un dialogue nourri en oubliant de le jouer. A l’inverse, les premiers rôles sont excellents…
C'est la crise des sentiments et autres, et nous nous sommes en pleine joie de suivre tous les personnages. Comment oublier le monologue culte de Maria Pacôme sur sa vie sexuelle (mon cul va bien ! C'est avec mon cul que je vous ai fait mes enfants...), bref. Une comédie française qui s'élance avec intention et attention.
Voilà une pure comédie française qui s'avère remarquablement bien construite, qui propose et pose un vrai regard sur ses contemporains et surtout, surtout, une comédie qui fait rire ! Des acteurs et des actrices qui se donnent à fond, des dialogues à la mitraillette à se pâmer, des situations drôlissimes, un rythme impeccable et des scènes cultes à la douzaine. C'est un régal de voir un Vincent Lindon hébété, accablé, flanqué d'un Patrick Timsit dans son rôle le plus mémorable ; un délice d'écouter Michèle Laroque débiter sa tirade injurieuse au frais d'un mari débonnaire mais trop bon trop con ; un plaisir de regarder Maria Pacôme foutre son ménage en l'air en direct... La Crise est un film culte qui vous chatouille la bonne conscience pour mieux s'en moquer, qui balaie la société française à rebrousse-poil pour mieux en conserver la médiocrité : personnages égoïstes, minables, ridicules ou encore marginaux, cette galerie peu reluisante est tout simplement à mourir de rire. La loi de l'emmerdement maximum concentrée sur 90 minutes de sacré cinoche : jubilatoire !
La crise est un bon film de Coline Serreau. La mise en scène de la réalisatrice est efficace, elle nous plonge rapidement dans l’ambiance, même si le rythme n’est pas toujours bien dosé. Le scénario est les dialogues sont travaillés, le film est intéressant et Vincent Lindon et Patrick Timsit sont très convaincants dans leurs rôles. En clair, on ne s’ennuie pas.
En voilà un sujet intéressant que de parler de nos petits égoïsmes. Victor, c'est vous, c'est moi. Le monsieur tout le monde, concentré sur ses réussites, ses tourments, ses goûts, ses opinions, sa vie. Mais complètement sourd à ceux des autres. La Crise, c'est un voyage initiatique qui prendra l'allure d'une vraie thérapie, parce que c'est en connaissant le malheur que l'on prend pleinement conscience de ce qu'est le bonheur. Si le début du film est nerveux, presque hystérique, il trouve par la suite une grande profondeur et l'apaisement. Coline Serreau en profite pour aborder tout un panel de thèmes militants sur ce qui cloche dans notre société inhumaine. Le scénario évite cependant que ces différents sujets sérieux pèsent sur le rythme grâce à un humour impertinent, servi par des dialogues aussi incisifs que le scalpel d'un chirurgien. Je retrouve dans ce film le même génie décapant que les meilleurs sketchs de Coluche. Et comme eux, il est, bientôt vingt ans après sa sortie, toujours terriblement d'actualité. Magnifiquement écrit, réalisé, joué et d'un équilibre quasi-parfait, tour à tour drôle, engagé, touchant, jubilatoire, la Crise est avant tout un film qui a du sens, et dont on sort plus intelligent et meilleur. Dans le cercle restreint de mes films cultes.
Très bonne satire, qui à sa façon met à mal notre bonne société. Nombreuses situations prêtent à rire, mais en y regardant de plus près, on a plus affaire à un drame qu'à une comédie. Côté acteurs, c'est du solide, hormis Timsit qui en fait un peu trop.
un film traitant le sujet des crises familiales, professionnelles et humaines. Victor (vincent lindon) apprend que sa femme l'a quitté, le même jour, il perd son boulot . Il se retrouve anéanti . Dans son entourage, personne ne prête attention à son état à ses problèmes. Seul michou (Timsit) un sdf rencontré par hasard va l'écouter tout en profitant. Un film toujours d'actualité. Des répliques qui font mouches , des acteurs très justes , des moments de rigolades et de tristesse mention spéciale à patrick timsit dans le rôle de ce sdf qui a une vision humaine sur la société et qui est excellent !!! vincent lindon très bon comme d'habitude un bon film
Une petite comédie, plutôt réussie, assez étrange dans le sens où l'intrigue fait la part belle à l'hystérie en tout genre... Les comédiens sont bons, même si Timsit surjoue parfois un peu (la faute à un accent un peu trop... surjoué, justement). Les dialogues et situations cocasses abondent. Seul petit bémol: une fin peut-être un peu trop... facile.
Un film qui peut paraître assez saoulant au début mais qui prend de la saveur avec le jeu de Timsit. Les dialogues sont percutants et on passe aisément du comique au tragique voir au pathétique. Un film qui fait réfléchir et encore d'actualité.
Une bonne petite comédie avec de bons acteurs français, notamment Vincent Lindon dont le rôle nous montre que l'on peut perdre sa femme et son boulot du jour au lendemain, Patrick Timsit dans le rôle du SDF un peu collant mais qui au fond à bon coeur, Michelle Laroque en hystérique qui a la phobie de l'homéopathie et enfin Zabou Breitman dans le rôle de la soeur solitaire qui refuse de partager sa vie avec quelqu'un, pour ne citer qu'eux. Il y a pas mal de scénes assez drôle ! Par contre j'ai trouvé la fin un peu rapide !
Un regard d'une intelligence rare et d'une extrême finesse sur des thèmes que jamais, nos auto suffisants de cinéastes osent aborder : l'individualisme forcené du tout un chacun, le petit bourgeois qui retrouve les avantages de la solidarité une fois seulement qu'il est licencié, et qui regarde enfin le paumé qu'il méprisait une semaine avant, les mensonges de notre médecine allopathique officielle, l'angélisme d'une gauche caviar plus dogmatique et soucieuse de son image, que réaliste, solidarité et tolérance chez le "petit peuple" contrairement à la caricature de beaufs racistes, que les bobos bien pensants veulent en faire...
Enfin, et même si le machisme pépère est taclé, Coline Serreau n'oublie jamais les femmes, en les montrant aussi égoïstes, agressives, vulgaires et arrivistes que ces "machos" qu'elles prétendent combattre. Chacun en prendra pour son grade et sans démagogie, pour une fois. A rééditer d'urgence en DVD et a offrir à l'appareil politique du PS, avant 2012, mais aussi, à certaines féministes qui feraient bien de se calmer. En effet, le traitement de "La Crise" est très proche de celui d'Agnès Jaoui dans "Le Goût des autres" sur la claque aux idées reçus et aux clichés les plus éculés. Papy Cabu peut remballer son beauf à moustaches dans ses cartons et Mamie Gisèle Halimi prendre sa camomille, la réalité est plus nuancée que leurs vieux stéréotypes.