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stans007
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2,0
Publiée le 11 juin 2024
Je n’ai pas du tout été intéressé par ce film ésotérique dans lequel je ne suis à aucun moment parvenu à entrer. Comment l’auteur du quasi-parfait « Garde à vue » a-t’il pu se commettre dans cette espèce de road-movie ennuyeux, fermé, sans émotion, violent ? La grosse tête ? L’excellente musique de Carla Bley m’a heureusement encouragé à l’entendre jusqu’au bout..
« Mortelle randonnée » est un faux thriller où un père, qui a perdu sa petite fille spoiler: (en fait morte) poursuit une jeune fille désaxée a la rage mortelle. Aussi doux que sombre, la « randonnée » est un vertige fascinant entre l’impérieux Serrault et la magique Isabelle Adjani. Doux comme l’enfance et sombre comme la mort A travers l’Europe, d’étranges liens se créent entre celui du deuil impossible et la criminelle au regard bleu mauve qi chante « la Paloma » avant ou après chacun de ses crimes Polar plein de « fantasmes » à l’atmosphère pseudo hitchcockienne, il raconte avant tout le « deuil impossible » d’un père, Comme le réalisateur, Michel Audiard et Michel Serrault l’ont vécu en perdant chacun un enfant spoiler: (dans un accident de la route)
Face à Adjani aussi belle qu’envoutante, Serrault est remarquable dans ce jeu plein de contradictions, qui peut à peu perd la raison. Film d’ambiance, avec aplat d’esthétisme, spoiler: (à la mode au début des années 80’s) l’histoire reste trop diluée pour nous saisir (et fut décapité par la critique presse à sa sortie) « Mortelle randonnée » n’est pas « Garde à vue » et son « Adjani » est bien fade face à celle de " l’été meurtrier" sorti la même année :-(
Film boursouflé, tous les poncifs du (pauvre) cinéma français des années 80 y sont bien présents (Diva, Subway, 37,2 et j'en passe). Dialogues lus, personnages pas attachants, scénario sans intérêt, et surtout ennui mortel tout au long du film excepté l'extrait du "dernier des hommes", magnifique séquence du chef d'oeuvre de Murnau aperçu sur un écran TV.
Complètement invraisemblable, scénario sans intérêt, personnages plats pour lesquels on ne ressent rien. On s'accroche pour Serrault et Adjani mais on finit déçu. Une perte de temps
Une étoile pour les métamorphoses d’Adjani hyper sexuée dans des poses fascinantes . D’accord mais ça fait pas un film. Le reste c’est un polar prétendument hyper sophistiqué mais sans scénario . Miller cache ce vide avec des situations qu’il croit inattendues ou déstabilisantes …beaucoup de critiques sont tombés dans le panneau . Que je n’entende pas le mot chef d’œuvre ! Bons acteurs y compris dans les seconds rôles , bande son de Carla Bley très en vogue à l’époque mais ..Faux grand film , faux film noir , faux polar .. tout faux quoâ…
C. Miller signe une traque sous forme de thriller psychologique sombre, ayant le deuil pour thématique de fond. une mise en scène et un ton dramatiquement troublants, fascinants où M. Serrault livre une prestation de grande classe face au mystère d'I. Adjani.
Un détective privé file et épie une jeune femme tueuse en série à laquelle, insensiblement, il voue -toujours à distance (au point que Michel Serrault et Isabelle Adjani spoiler: n'auront qu'un court passage du film à jouer ensemble - une étrange affection. Cette disposition psychologique du personnage de Serrault et la mythomanie de Catherine -qui sont l'une et l'autre justifiées- déterminent la singularité de ces deux figures de polar et l'impression parfois d'une intrigue irrationnelle, de laquelle émane le ton mélancolique qui s'insinue dans une cavale criminelle sans issue. Pour autant, le film de Claude Miller n'est pas un drame affligé, loin de là. Il commence même, avant de s'assombrir, sous les auspices de la comédie policière fortement teintée d'humour noir, suivant les crimes de Catherine qui n'émeuvent guère son garde du corps éloigné. L'Oeil, surnom du détective solitaire, est un type caustique et désabusé qui en a vu d'autres certainement, commentant les évènements ou ses impressions avec ironie. Michel Serrault en fait une belle composition , entre gravité et loufoquerie, à l'image de la mise en scène de Miller.
En apparence, Mortelle randonnée s’apparente à un film policier au penchant dramatique. En réalité il en ressort un thriller à énigme, sur fond de psychodrame pour nos deux protagonistes. Ce père inconsolable va développer une véritable obsession pour cette femme, remettant en cause ses principes, naviguant entre réalité et fiction, il se persuade qu’elle est sa propre fille. Catherine de son côté est insaisissable, elle projette sur le détective les souvenirs de son père. Isabelle Adjani, fascinante en femme fatal est un véritable caméléon, arborant plusieurs visages, elle flirte clairement avec la folie. Claude Miller livre ici une œuvre complexe sur la traque obsessionnelle d’un détective, une mise en scène déchirante et glaciale, dégagement une grande puissance émotionnelle.
Miller avait lui-même reconnu que ce film n'était pas une réussite. C'est tout à son honneur. La version remasterisée (rallongée) est pire que la première.
Un des (le ?) fleurons du polar Français des années 80, qui n’en manquait pas ; les temps ont bien changé. Pour produire cette pépite, une somme d’ingrédients de première qualité : une idée originale, un scénario qui l’exploite parfaitement, un Michel Serrault habité et bouleversant, une Isabelle Adjani fascinante, une musique « mécanique » de Carla Bley parfaitement adaptée, et surtout, une mise en scène précise et talentueuse, sachant aussi bien créer les ambiances que montrer, à juste distance, les évènements. Ainsi cette randonnée criminelle des deux personnages symétriques, un père ayant perdu sa fille, et une fille ayant perdu son père, est constamment prenante. Au désarroi de « L’œil », surnom du détective, face à la photo de classe sur laquelle il essaie de deviner sa fille, correspondent les changements successifs d’identité de Catherine. Au transfert (au sens psychanalytique) qu’il réalise sur Catherine, elle finira par répondre. Michel Serrault et Michel Audiard, le scénariste, avaient en commun d’avoir perdu un enfant quelques années avant le tournage ; peut-être cela, servi par l’intelligence de Claude Miller, explique-t-il la sincérité et la profondeur du film ; on avait rarement ressenti aussi vivement le vide provoqué par une disparition.
Un film très beau mais très étrange, qu'en toute franchise je ne suis pas certain d'avoir tout à fait compris. Mais je garderai en mémoire pour longtemps, c'est certain, le jeu halluciné tout en chassés-croisés de Serrault et d'Adjani.
incroyable mais pourtant vrai, j'ai essayé de regarder ce film hier soir et après plus d'une demie heure,je n'avais toujours rien compris, et c'est la première fois qu'une telle chose m'arrive, j'ai été obligée de lire le résumé ce matin pour comprendre un petit peu cette intrigue absolument fantasmagorique et totalement dépourvue d'intérêt, Serrault et Adjani sont réduits à l'état de tristes fantomes , sans saveur ni expression d'aucune sorte sur leur visage, sauf une sorte d'hébétude incompréhensible et mortellement ennuyeuse pour le spectateur... quant à Guy Marchand et Stéphane Audran ... on ne voit pas du tout ce qu'ils viennent faire là dedans ... le pire navet que j'ai jamais vu !
Isabelle Adjani, Michel Serrault, Jean-Claude Brialy, Patrick Bouchitey, Stephane Audran, Guy Marchand, Sami Frey, Macha Meryl, pas de doute Claude Miller sait recevoir. Sur fond de fil rouge policier (et meurtrier) "mortelle randonnée" est l'histoire pleine de poésie et de desespoir d'un homme à la recherche de sa fille disparue. Très beau film 4/5
Un film qui démarre très très bien, avec une intrigue lente mais hypnotique, des personnages étranges et torturés dans une ambiance de plus en plus onirique. Ceux qui veulent des cascades type "L'Arme Fatale" (à part la très belle finale, si on ferme les yeux sur l'épouvantable erreur de raccord: la voiture tombe de l'immeuble et se retourne, pourtant arrive à plat au plan suivant), fuyez ! Mais "L"aKcheune for morons" n'est vraiment pas le propos du film...
Le propos du film est plutôt une belle et émouvante histoire. Un détective qui suit une meurtrière en série, et croit reconnaître en elle la fille qu'il a perdue des années auparavant. Il devient obsédé par elle comme pour sa fille dont il ne lui reste qu'une seule photo de classe, et couvre ses forfaits quand elle ne s'en est pas occupée elle-même. Et force est de reconnaître qu'une fois dans le rythme, on se prête vraiment au jeu, malgré des longueurs et digressions inutiles (je juge la version ciné de 2h01 pas celle raccourcie de 1h40, qui pour le coup est trop raccourcie. L'idéal aurait été entre les deux à mon avis, dans le rabotage de-ci de-là de morceau inutiles, pas dans la coupe franche de certains événements).
On se prête d'autant plus à l'expérience, qu'il règne sur ce film "l'air de rien" un humour noir du plus bel effet, et certains passages de meurtres ou post-meurtriers sont d'une certaine manière bien cyniques et franchement drôles.
L'interprétation générale est excellente, des rôles principaux à ceux plus secondaires. Michel Serrault joue très bien, tout en sobriété, et nous épargne (à part une fois) ses horribles tics de jeu comme traîner sur l'avant-dernière syllabe d'un mot de fin de phrase, pour ensuite affreusement sur-appuyer la dernière. Isabelle Adjani est assez fascinante en mante religieuse caméléonne sans coeur. Elle nous livre également une excellente interprétation, même si elle ne peut pas s'empêcher de temps à autres de nous gratifier d'une de ses postures à Césars Big-Émocheune-hypra-renversante-grave-bouleversifiante "Ah je souffre, mais tout en finesse et sensibility. C'est tellement merveilleusement à fleur-de-peau-d'zob, je jouis !", pass'que ça fait toujours trop joli à l'écran. Guy Marchand... que dire de Guy Marchand ? La classe, impeccable comme d'hab'. Lui, jamais besoin de simagrées pour exister, juste la classe, même quand il joue un sale type !
En fait, si j'aurai bien mis un bon 10/10 au début, le scénario devient tellement fouillis et nébuleux vers la fin, tellement difficile à suivre, que cela devient vraiment problématique, et que je n'irai pas au-delà de 7/10 malgré d'immenses qualités. L'aspect un peu rêvé et onirique de l'ensemble ne justifie pas à mon avis que plus on approche vers la fin, plus on se dise "?!?... What the F**k ??"
Il paraît que Claude Miller avait conscience des faiblesses du scénario et qu'il a cherché à compenser avec une grande recherche d'esthétisme. Certes, le film est visuellement très beau, mais... je ne suis pas expert, mais c'est pas mieux de revoir le scénar avant de le tourner dans ce cas-là ?