Un détective privé , désabusé , proche de la retraite ( Michel Serrault évidemment ), une tueuse somptueuse, froide et déterminée ( Isabelle Adjani en toute liberté ) dans une histoire tortueuse à souhait . Claude Miller l’emprunte au roman de Marc Behm, « Eye of the Beholder » et confie l’adaptation à Michel et Jacques Audiard. Comme la recette du succès d’un film policier qui se dégage des références habituelles pour laisser à ses personnages des divagations scénaristiques concluantes . Voleuse et tueuse sous l’effet de la séduction, cette mystérieuse meurtrière est fascinante . A l’image du film. AVIS BONUS De nombreux chapitres aussi divers que bien informés, un plaisir de bonus Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Le type même du film "culte" sur-côté ! De mon point de vue, pas grand chose à sauver. Je n'arrive pas à apprécier Michel SERRAULT comme acteur. Rien ne me touche dans son jeu, jamais... Alors le voir conduire pendant 90 mn.... J'ai même l'impression que le réalisateur s'est fait un kif : Isabelle en femme fatale, en étudiante, en serveuse, en femme qui aime les femmes.... plus le court plan qui va bien entre deux portes pour montrer l'étendue de son "potentiel"...
Bref tout cela ne fait pas un film car rien ne marche.... Sauf peut-être le début du film quand "l’œil" est dans le bureau de sa cheffe... Beaucoup de promesses pour beaucoup d'ennui par la suite....
Entre l'effrontée et garde à vue, Claude Miller réalise cette mortelle randonnée, le résultat est pour ma part assez décevant, un thriller pas vraiment haletant parsemé de touches d'humour cynique. La très bonne interprétation de Michel Serrault sauve un peu la mise et empêche de s'endormir… Claude Miller dirigeant Adjani et Serrault, je m'attendais à beaucoup mieux.
Le film débute comme un simple polar mais dévie très vite vers un thriller psychologique où un enquêteur se retrouve séduit et perturbé par une femme fatale qui pourrait ou semblerait être sa propre fille disparue. Dès lors, le film oscille constamment entre comédie de moeurs, drame psychologique, polar avec une dose de surréalisme qui crée une atmosphère singulière qui nous perd au fil du récit. La première partie du film, entre l'enquête, le charme de Adjani, le trouble de Serrault, le doute et les meurtres, tout est parfait avec un mystère qui s'instaure et un climax assez envoûtant et mélancolique. Etonnamment le récit prend une autre tournure avec l'arrivée d'un couple détonant, Guy Marchand en sorte de ripoux libidineux et une Stephane Audran très enlaidie façon consanguin du nord, formant un couple de Bidochon qui ne colle pas à l'élégance générale du film. On tombe presque dans la farce alors que la fin du film souligne un drame certain entre la fuite en avant et la perte d'un enfant. Site : Selenie.fr
Un beau casting et une ambiance froide et parfois déprimante, le tout au service d'une histoire originale (sans être stupéfiante) et de dialogues globalement soignés. Une réussite minorée par le manque de relation de boxeur-punching ball que l'on aurait souhaité entre Serrault et Adjani.
Film très fort des années 80 qui rassemblait Serrault (2 ans après l’énorme succès de « Garde à vue ») et la belle Isabelle Adjani. Très beau casting, mais le scénario est un peu bancal et le film a du mal à trouver son rythme et le bon ton. Ce n’est pas vraiment un thriller car tout est trop improbable et absurde ; trop de crimes en série, et de changements d’identité pour cette belle tueuse. On ne croit pas trop non plus à la possible paternité de Serrault, fausse piste inintéressante. Mais ce n’est pas non plus un film fantastique ou ésotérique, ni surréaliste, Adjani qui est de toutes les scènes, ne joue pas vraiment, elle défile. Serrault est bon mais a du mal à trouver sa place. Très belle prestation de Guy Marchand. Un film qui a mal vieillit.
C'est un film que j'aime beaucoup parce qu'il dégage une ambiance très particulière et un récit pour le moins original. Il oscille entre humour noir - situations, dialogues, personnages secondaires décalés - et drame -spoiler: le traumatisme de la perte d'un enfant -, ce qui peut donner l'impression d'une narration un peu bancale, mais pour moi c'est tout ce qui fait son charme. Je regrette toutefois quelques facilités d'écriture - spoiler: le vol d'argent à la fin par exemple -, mais comme les acteurs principaux comme secondaires son excellents et que j'aime beaucoup le jazz de Carla Bley, je ne peux que recommander la vision de "Mortelle randonnée".
C’est un film original et inquiétant, porté par l’interprétation de l’impérial Michel Serrault en enquêteur solitaire. Sa quête obsessionnelle et ses monologues nous plongent dans une ambiance étrange, à la poursuite de l’insaisissable et troublante Isabelle Adjani avec laquelle il va entretenir une relation ambiguë. Entre une fille sans père et un père sans fille, cette filature obstinée dévoilera une singulière affection.
D’après un roman de Marc Behm, publié dans la « Série noire » de Gallimard, adapté par Michel et Jacques Audiard. À la réalisation : Claude Miller, qui venait d’œuvrer talentueusement dans le polar avec Garde à vue (1981). Cette Mortelle Randonnée est vraiment singulière, pétrie de fantaisie et plutôt virevoltante dans sa narration, mais sans gaité aucune. La fantaisie y est sombre, dépressive, macabre. Le sens de l’absurde y serait inquiétant s’il ne flirtait pas en permanence avec le grotesque. Les deux personnages centraux nous embarquent dans une fuite en avant, tout en mensonges et en illusions qui cachent un désespoir, une folie, des pulsions suicidaires… Cette intrigante matière dramatique s’épanouit dans un scénario improbable qui alterne les moments abscons, géniaux et faiblards, comme la mise en scène. Côté interprétation, Isabelle Adjani trouble la pellicule dans un registre sensuel et vénéneux ; Michel Serrault surprend sans cesse mais n’est pas toujours bien audible. On pourra dire que l’ensemble est inégal. Il est pour autant mémorable. Mémorablement bizarre et noir.
La base de l’histoire est intéressante, ce père qui cherche à retrouver sa fille devenue un genre de serial killer. Cependant, le scénario est désespérant de longueur, de mollesse et d’invraisemblances. Un long ventre-mou soporifique dont on peine à percevoir le message de fond, s’il y en a seulement un. Quand on pense qu’ils se sont mis à deux, père et fils Audiard, pour écrire ce navet inconsistant !
Il se dégage de ce film policier de C. Miller une ambiance très particulière. C'est un film policier, noir où le détective est taciturne, mais engagé à 100% dans sa traque, une implication totale. Il en vient même à en faire une affaire personnel. La musique de C. Bley grinçante colle parfaitement au film, au personnage blasé du détective et contribue à renforcer cette atmosphère noire. Ce n'est pas un film d'action, au contraire, c'est bien un thriller policier psychologique dont le scénario doit, je pense, coller pour beaucoup au roman de M. Behm. A noter que S. Audran et G. Marchand n'ont que des petits rôles, dommage. Il y aussi D. Frot en jeune auto-stoppeuse que j'ai pris pour sa sœur au début.
Ce film renié par C.Miller semble t'il et réhabilité aujourd'hui par la critique me semble friser le ridicule. D'abord par son scénario. Le couple M.Serrault I.Adjani est sans substance. La réalisation médiocre et sans rythme. Et l'interpretation mièvre. Devrait frôler le fantastique mais au contraire est banal et sans le moindre pouvoir d'émotion.
Chef d'œuvre de Claude Miller , je ne l'avais plus revu depuis 30 ans , film intemporel pas du tout marqué par les années 80's , le duo Adjani - Serrault extraordinaire, la beauté glaçante d'un côté , l'œil complice de l'autre !
Ce film a beaucoup vieilli malheureusement, malgré les excellents acteurs qu'on a plaisir à revoir : ni la musique ni les dialogues ne sont convaincants. Le tout est indigeste, artificiel et prévisible.