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Nicolas B
18 abonnés
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3,0
Publiée le 3 février 2026
J'ai revisionné ce film récemment et franchement, ça reste un moment de cinéma plutôt efficace. On plonge dans les coulisses d'une campagne présidentielle américaine qui ressemble à s'y méprendre à celle de Bill Clinton, et c'est assez fascinant de voir l'envers du décor, entre idéalisme et coups bas. John Travolta est vraiment bluffant dans son rôle. Il arrive à capter ce mélange de charisme magnétique et de faiblesses humaines qui rend son personnage à la fois attachant et agaçant. Emma Thompson, en épouse solide et stratégique, complète parfaitement le duo. Le film évite de tomber dans la caricature simpliste; on sent bien que le réalisateur Mike Nichols a voulu montrer la complexité morale de la politique, où les bonnes intentions finissent souvent par se heurter à la réalité du terrain. Après, le film est peut-être un peu long par moments. Le rythme s'essouffle légèrement au milieu et certaines intrigues secondaires n'apportent pas toujours grand-chose à l'intensité globale. Ce n'est pas le chef-d'œuvre absolu du genre, mais c'est une satire intelligente qui n'a pas trop vieilli. Pour une soirée télé, c'est un très bon choix qui pousse à la réflexion sur l'éthique et le pouvoir sans être trop lourd.
Le réalisateur Mike Nichols signe une fable politique dans laquelle un jeune directeur de campagne d’un candidat à la primaire démocrate américaine perd à peu ses illusions vis-à-vis de ce dernier. Un film dont le prétendu cynisme cache en réalité une forme de naïveté tant le récit manque de finesse et les soubresauts de l’intrigue politique flirtent trop souvent avec un certain conformisme de l’idée que l’on se fait de l’homme politique.
Un film agréable à regarder, bien interprété, qui nous plonge dans les coulisses d'une campagne électorale américaine avec un mélange efficace de satire et de réalisme. Sans révolutionner le genre ni marquer durablement l’histoire du cinéma, Primary Colors reste un bon film, solide, intéressant, et porté par un casting convaincant. Pas inoubliable, mais tout à fait recommandable.
Un film flamboyant, époustouflant, grandiose, une œuvre magistrale, du grand cinéma ! Un scénario excessivement bien construit, avec des retournements de situation et des coups de théâtre en veux-tu en voilà. Une fabuleuse démonstration de la vie politique, aux USA, mais pas seulement, bien sûr…
D'autres films ont déjà traiter ce thème à différentes époques, comme La Dernière fanfare ou Que le meilleur l'emporte. Ici, le démocrate joué par John Travolta, n'est pas sans rappeler un Bill Clinton, bon orateur, il se veut proche du peuple, mais ne nous y trompons pas sa seule ambition, c'est la présidence. Il est intéressant de voir tout ce petit monde qui gravite autour de lui, comment s'articule sa campagne et jusqu'où, ils sont prêt à aller pour défendre leur candidat. Belles promesses pour des causes perdues, humanisme pour flatter les égos, dans cette partie d'échec, on pourrait croire que les faiblesses de ces hommes politiques, ne sont renforcer que par la femme qui les soutiennent, prêtes à accepter l'inacceptable, à aller encore plus loin, le loup n'est pas forcément celui que l'on croit, et Emma Thompson est parfait dans ce rôle. Le pouvoir rend fou, et tous sont pris dans ce tourbillon, le film démontre avec tristesse que les belles espérances sont vite ensevelis sous l'ambition de vaincre. Parfois relevé, parfois bavard, le film n'arrive jamais à trouver son rythme.
nul. dans le même style que true colors: un type qui se bat pour sa carrière politique, vite très ennuyant, rien d'intéressant et ont décroche très vite.
Nichols oublie pendant un moment de nous donner les outils pour comprendre son film, mais ce n'est pas grave car il est déjà passé spécialiste du grand spectacle politique. Saisissant directement l'ultracompétence décadente qui rend jouissifs ces films où les États-Unis parlent de leur propre système, il maîtrise tout si bien qu'il ne s'embarrasse pas de transitions d'arrière-plan : on verra des liaisons se construire et du sous-entendu déborder, mais pour lui c'est accessoire. Refusant d'expliciter les sentiments et laissant notre sens d'observation boucher les trous, il pousse son film dans ses retranchements, et ça marche.
Sans personnages principaux, Primary Colors fait vivre le frisson des intrigues gouvernementales jusqu'à nous faire poser les mêmes questions que devant un journal : qui se cache derrière le visage des hommes de pouvoir ? Quelques idoles médiatiques en caméos et voilà construit un des décors qui va temporairement faire vibrer l'histoire et transformer tous ces Hommes en pions pour notre plus grand plaisir.
Ce genre de décors (ou "chapitres" si l'on préfère), tous motivés par un obstacle à franchir, il y en aura au moins quatre, dont trois sont au minimum bons (le premier étant un brouillon) et dont un est érigé au sommet de l'excellence par Kathy Bates, écrasante de charisme au point d'effacer Travolta, et même (brièvement) Emma Thompson.
Tout cela justifiait déjà que je considère Primary Colors comme un bon film, mais il glane un point bonus dans ce que Nichols saura faire également dans La Guerre selon Charlie Wilson : manipuler le spectateur. Car derrière sa quête un peu naïve (menée d'ailleurs par le rôle un peu trop typé "charmant débutant" d'Adrian Lester) d'une politique que les idéaux tiennent encore à cœur, il ne donne pas de réponses définitives.
On comprendra que même si l'on croit tout savoir de ces protagonistes qui nous distraient pendant deux heures, la vérité n'éclatera qu'au dernier moment. Alors on hésite à se laisser séduire par tel ou tel beau discours : a-t-il été écrit juste pour faire joli ou bien est-ce un signal qu'il faut changer de camp ? Rien ne reste vrai longtemps chez Nichols, et c'est ce qui rend son cinéma épatant.
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18 103 critiques
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2,0
Publiée le 20 décembre 2020
Je pensais que Primary Colors souffre d'un manque de direction. Il semblait juste errer d'une scène à l'autre dès le début où il n'y avait aucune introduction apparente à aucun des personnages. Je pensais que Travolta aurait donné une meilleure performance s'il n'avait pas tant essayé de faire une impression flagrante de Clinton et s'était plutôt contenté de jouer. Le dialogue semblait trop forcé. Je n'ai rien contre le fait de jurer dans les films si c'est bien placé et n'enlève rien à l'histoire. Même Billy Bob Thornton qui sonne si naturel et fluide avec n'importe quel type de dialogue ne se sentait pas à l'aise avec des jurons mal placés. Kathy Bates qui est une actrice incroyable semblait parfois ridicule. C'était donc assez amusant par moments mais mal ficelé et avec trop de plans évidents sur Clinton qui n'aidaient pas l'intrigue...
Je viens de revoir ce film qui a 22 ans..On croit rêver..les élections US ont bien changées.. Trump aurait été enterré grave avec les critères de l époque..le moindre petit écart était rédhibitoire..le 100ieme de ce qu il déclare et fait à l heure actuelle l aurait mis sur la touche le peuple américain est devenu sourd et aveugle..ce film est un témoignage sur l evolution de cette société américaine ..même si notre vision de Trump en Europe est trop souvent dévoyée sur la réalité de son impact aux USA
Henry, un jeune activiste idéaliste, décide de rejoindre la campagne présidentielle du gouverneur Jack Stanton, charismatique candidat à la nomination du parti démocrate. En pénétrant dans son antre, ses idées naïves seront mises à mal ! Mike Nichols signe là un drame pertinent et intéressant sur les primaires américaines, où coups bas et et manipulations médiatiques sont légions. Par ailleurs, le film se laisse agréablement suivre par des spectateurs européens souvent largués par le complexe système de nomination outre-Atlantique. "Primary Colors" souffre cependant de quelques faiblesses, telles un protagoniste qui n'a finalement pas grande utilité et qui permet surtout au spectateur de s'impliquer dans l'action, et le jeu un peu étrange de John Travolta. Semblant osciller entre premier et second degré, l'acteur rend son personnage de politicien difficile à cerner, car l'on ne sait jamais vraiment quand il est sincère, même avec ses proches. Peut-être était-ce là l'objectif de Mike Nichols, d'autant plus que le film est fortement calqué sur Bill Clinton ! On repérera en revanche Emma Thompson très convaincante en ersatz d'Hillary Clinton, mais c'est surtout Kathy Bates qui vole la vedette dans son rôle d'ancienne activiste devenue détective privée détonante. Signalons que "Primary Colors" fut un échec à sa sortie, avec un budget de plus de 60 millions de dollars. La concomitance entre la sortie du film et la médiatisation de l'affaire Monicas Lewinsky y est sans doute pour quelque chose !
Sous couvert d'une fable satirique Mike Nichols nous plonge dans les coulisses d'une campagne présidentielle à l'américaine où les coups bas, les manipulations et les mensonges vont prendre une tournure plus sérieuse quand il va falloir assumer les dérapages extra-conjugaux du prétendant à la présidence. D'abord amusant, voir jouissif, le film vire doucement vers un côté plus dramatique abordant au fil des minutes quelques idées sur le racisme, les libertés individuelles ou la pauvreté... Les performances des acteurs sont un plus non négligeable, Travolta est un Clinton/Stanton charmeur, Emma Thompson touchante, et Kathy Bates est une conseillère inénarrable. Un bon moment. Site : Selenie
Primary Colors retrace l'histoire d'un couple et de leur relation avec la politique, le sexe et les magouilles en tous genres pour accéder au pouvoir et s'y maintenir....cela ressemble furieusement aux Clinton et l'auteur ne s'en est pas caché à la sortie du livre. John Travolta et Emma Thompson sont bluffants.
Un excellent thriller politique. John Travolta incarne un candidat à la présidentielle américaine. Kathy Bates interprète sa secrétaire de campagne. Emma Thompson tient le rôle de la femme du candidat. Adrien Lester joue un jeune idéaliste.
Un film cynique et décapant largement inspiré de l'ascension du couple Clinton vers la Maison Blanche, et qui n'épargne aucune vilenie à ses personnages. Entre les petits mensonges et les grosses trahisons, Mike Nichols découpe au scalpel la politique américaine et ses arcanes avec une belle efficacité. Si l'exercice comporte quelques longueurs préjudiciables et que tout n'est pas parfait, les interprètes sont dans l'ensemble particulièrement brillants, notamment Travolta qui est absolument parfait dans a prestation. C'est savoureux à regarder, même des années après.
Primary Colors : Un faux biopic car le film s’inspire librement de la campagne électorale de Bill Clinton même si ils ont changés le nom dans l’histoire pour que ça passe mieux. Mais, ils sentent caches pas et c’est assuré mais pas totalement assumé du coup. Pour le film en général, c’est plutôt fidèle au combat et a la guerre qu’engendre les élections, ils se renvoyés la balle, ils démontent ce que dis et accuse de l’un et l’autre, les veilles histoires, les défauts et les écarts de conduite spécifiquement a cette campagne… L’atmosphère et l’ambiance est bien retranscris avec les crises et les risques entre les personnages, ça pas de problème. Mais, je trouve quand même qu’il manque de piquant, de rythme, le film dure quand même un bon 2H10 et c’est toujours le même rythme, il y a pas de moment fort et je ne vais pas dire que c’est plat et chiant mais on suit ça sans souci mais rien d’exceptionnelle et de palpitant. Pourtant, il y a un casting d’exception et ils sont tous impeccables : John Travolta, Emma Thompson, Adrian Lester, Kathy Bates. Et la réalisation est bonne malgré quelle soit classique, c’est de bonne facture. Mais, pour revenir a l’histoire, ça tourne beaucoup sur le même thème : infidélité… mais pas plus, on approfondi pas autre chose tellement, surtout que le personnage centrale malgré tout et l’assistant du futur président, c’est bien, ça change de vision mais bon. Donc voila, bon petit film du genre, un peu lent et manque d’intensité mais le casting est génial et ça ce regarde bien mais pas inoubliable.