« Marqué par la haine » est le second film interprété par Paul Newman après « Le Calice d’argent » (Victor Saville en 1954), péplum hollywoodien que l’acteur n’a jamais voulu considérer comme faisant partie de sa filmographie officielle. Il retrouve pour l’occasion l’actrice d’origine sarde Pier Angeli qui était alors la petite amie de James Dean devenu la nouvelle coqueluche d’Hollywood après son apparition dans « A l’Est d’Eden » d’Elia Kazan en 1955. C’est lui qui devait interpréter Rocky Graziano dans ce film évoquant la carrière du boxeur avant que le jeune acteur de 24 ans ne trouve la mort au volant de sa Porsche 556 Spyder non loin de la petite localité de Cholame (Californie). C’est Paul Newman ayant lui aussi auditionné pour tenir le rôle principal dans « A l’Est d’Eden » qui remplace Dean au pied levé. Robert Wise qui réalise « Marqué par la haine » est déjà expérimenté avec 21 longs métrages à son actif après une solide carrière de monteur. C’est Ernest Lehman déjà présent auprès de Wise sur « La tour des ambitieux » » qui se charge d’écrire le scénario retraçant l’ascension de Rocky Graziano des bas-fonds de New York jusqu’au titre de champion du monde des poids moyens conquis de haute lutte le 17 juillet 1947 contre Tony Zale (le boxeur prendra sa retraite en 1952 soit peu de temps avant la mise en chantier du film). Plutôt long pour l’époque (113 minutes) le film est scindé en deux parties. La première relatant le parcours de délinquant du jeune Thomas Rocco Barbella qui le mènera dans différentes maisons de correction avant un séjour en prison consécutif à sa désertion de l’armée peu avant le départ de son bataillon pour l’Europe. La seconde partie s’intéresse à la rédemption de celui qui se nomme désormais Rocky Graziano, suivie de son ascension fulgurante dans le milieu de la boxe et de sa rencontre avec Norma (Pier Angeli) qui lui apportera la stabilité émotionnelle et l’accompagnera dans son parcours de champion. Ces deux parties clairement distinctes quant à leur tonalité éclairent sur ce qu’était à l’époque le jeu de Paul Newman qui venant de l’Actors Studio se vivait comme un émule de Marlon Brando et un rival de James Dean pourtant son cadet de six ans. Visiblement le parcours de petite frappe de Graziano avait été construit sur mesure par Lehman pour permettre à la MGM de surfer sur l’image de rebelle de James Dean qu'il s’était forgée sur ses trois films précédents auprès de Kazan, de Nicholas Ray (« La fureur de vivre ») et de George Stevens (« Géant »). Après les circonstances tragiques de sa venue sur un tournage qui n’était pas prévu pour lui, Paul Newman ne peut faire autrement que de se rapprocher des attitudes quelques peu emphatiques et doloristes de Dean ce qui se confirmera par la suite, ne constitue par l’essence du jeu de Newman. Cette première partie où l’on découvre un Steve McQueen débutant s’avère donc assez peu crédible et même par instants un peu indigeste tant les situations dramatiques sont poussées à leur paroxysme. Paul Newman aura d’ailleurs bien du mal à se défaire des tics appris auprès de Lee Strasberg. Selon la teneur des rôles qu’on lui propose, il sera plus ou moins convaincant. Des films comme « Le gaucher » d’Arthur Penn, « l’Arnaqueur » de Robert Rossen ou encore « Le plus sauvage d’entre tous » de Martin Ritt laissent apparaître tout le potentiel que contient son jeu mais ce n’est qu’après « Luke la main froide » de Stuart Rosenberg à 42 ans que Newman maîtrisera totalement son art. Plus jamais, il ne sera en décalage avec les personnages que devenu une star, il choisit d’interpréter. La seconde partie où Rocky Barbella se mue en Rocky Graziano relève heureusement grandement le niveau d’un film jusqu’alors un peu décevant avec un Paul Newman particulièrement convaincant dans les scènes de combat mais aussi en parfaite osmose avec Pier Angeli qui semble être pour lui un point d’appui solide comme le sera Piper Laurie cinq ans plus tard dans « L’Arnaqueur ». La jeune actrice bizarrement plus expérimentée que son partenaire qui devait interpréter ce film avec son amoureux est tout simplement confondante de sincérité et d’émotion contenue. Sa performance illumine toute cette seconde partie qui sauve la mise à un Robert Wise que l’on a connu plus inspiré, notamment sur « Nous avons gagné ce soir » (1949), son autre film sur la boxe. Observé dans son ensemble, « Marqué par la haine » reste cohérent et ce grâce à l’arrivée miraculeuse de Pier Angeli qui a contribué à remettre sur la voie un Paul Newman un peu désorienté. Reconnaissant et lucide l’acteur devenu star dira plus tard de l’actrice disparue à seulement 39 ans : « La plus belle actrice italienne du siècle. C'était une femme extrêmement complexe et douée. Il est regrettable que les rôles qu'on lui a fait jouer ne lui aient pas toujours permis de montrer ce que je sais qu'elle avait à offrir ». On notera la présence émouvante de Sal Mineo lui aussi trop tôt disparu.
Terriblement daté. Newman, en plus de ne pas avoir le physique de l'emploi, surjoue le demeuré abominablement et il n'est pas le seul. La voix de Pier Angeli est insupportable même en VO. "Corny" est l'adjectif qui convient pour ce pur produit Hollywoodien prévisible jusqu'à son happy end. Un mauvais conte de fée.
Un grand classique, évidemment peu de surprise par contre le film permet à Paul Newman de faire un grand numéro et à Macqueen de faire une brève apparition.
Bon, quand on sait que Robert Wise a accouché du superbe Nous avons gagné ce soir sur la boxe, il y a de quoi être confiant pour Marqué par la haine, biopic sur Rocky Graziano. Et le film est bon, très bon même, on suit ce boxeur au départ antipathique, mais qui va devenir attachant, sans jamais que rien ne soit épuré. Wise gère son rythme à la perfection, sa mise en scène est sobre (bien plus que Nous avons gagné ce soir) et les combats, surtout le dernier, sont incroyables de tension. Quand à l'interprétation des acteurs, elle est parfaite, avec un Paul Newman dans un de ses premiers grands rôles déjà très bon. C'est un film sympa, il se regarde sans déplaisir, même si pour moi c'est un peu moins bon que Nous avons gagné ce soir.
Seconde prestation de Paul Newman ( et ici avec le rôle principal ) et première apparition de Steve McQueen. La composition de Newman est imparfaite, mais révèle tout ce qui fera de lui un futur grand acteur. Il y interprète Rocky Barbella-Graziano, boxeur au passé trouble et empli d'une violence qui trouve son origine pendant son enfance. Rocky est un jeune délinquant qui vient des quartiers pauvres de N.Y et qui s'obstine à volé et se battre au lieu de travailler. Il fait plusieurs maisons de correction, de la prison, rentre dans l'armée, toujours avec son caractère d'une extrême violence qui s'évertue à aller à l'encontre des règles. Jusqu'au jour où, par hasard, et par un grand besoin d'argent, il se met à la boxe... il y fera carrière, deviendra un champion respecté et acclamé dans sa ville. Ce sport lui aura permis de canaliser sa haine, de renouer des liens avec son père, et de rencontrer l'amour. Le rêve américain, en gros. Ce film montre, qu'il est possible pour n'importe qui, venant de n'importe où, de telle classe sociale, de réussir dans la vie. Belle mise en scène de Robert Wise, filmant les combats de boxe avec une indéniable efficacité. Scorsese s'en serait-il inspiré pour Raging Bull...?
Un très bon Robert Wise , un Paul Newman extraordinaire, un grand scènario... Que demander de plus? Nettement supérieur aux 6 autres Rocky avec Stallone en tout cas... Une fin très réussi également ;)
Inspiré de la vie de Rocky Graziano ce film réalisé par Robert Wise est une réussite.Pas de temps mort,on assiste à l'évolution,l'ascension de Rocky,les doutes,les relations avec son entourage.Le film date,mais reste une référence.
"Te casse pas la tête" Et pas besoin de se casser la tête pour apprécier pleinement ce très très très bon film. Paul Newman est excellent tout comme Sal Mineo. Et Steve McQueen y fait une de ces premières apparitions.
Rocky a grandi entre un père violent qui n'a pas pu poursuivre sa carrière de boxeur et la délinquance de son quartier. Entre prison, désertion de l'armée, il reste un éternel indomptable qui ne se plie à aucune autorité. Mais sa violence trouvera une échappatoire. Si "Marqué par la haine" est un drame puissant plus qu'un film noir, c'est que Rocky, plus qu'un mauvais bougre, personnifie à merveille les conséquences d'un trop plein de coups pris dans la tronche. Maladroit, touchant, plus que chargé de "haine", ses affronts apparaissent comme les mauvais réflexes d'un idiot buté qui ne sait répondre qu'ainsi. Les événements lui tombent dessus, il n'est jamais acteur de sa vie. C'est cette fragilité, cette passivité contrecarrée par la boxe qui fait la force de cette histoire avec un Newman paumé très touchant.
Le film de ma vie , le top du top , et surtout Paul newman qui est remarquable. Te casse pas la tête man , te casse surtout pas la tête!!!!!! je recommande vivement ce film qui est en nb . dans le rôle du frisé (Steve Mc Quinn sont premier rôle) et ne pas oublié Sal Minéo qui a jouer dans la fureur de vivre avec Jean Dean. Le DVD a la version française qui est de très bonne qualité + la vost français.
Deuxième film avec un Paul Newman déjà au top, Robert Wise nous fait vivre les débuts et l'ascension de Rocky Graziano, qui passera durant les moins de deux heures que de film de petit délinquant à champion du monde de boxe des poids moyens. Première apparition remarquée de Steve Mcqueen, dans la bande de Newman. Super film, une inspiration peut être pour le Raging Bull de Scorcese?
Marque par la haine est le film qui a permis à Paul Newman de gagner ses galons de star d'Hollywood. Il faut dire que remplacer au pied levé James Dean qui venait de se tuer en voiture, dans un rôle de délinquant et de jeune revolte devenant un peu par hasard champion de boxe était loin d'être évident. Sa formation à l'actor studio était certes un bon atout mais fallait il encore beaucoup de talent pour jouer aussi bien un personnage aussi complexe en revolte permanente contre son père, l'école, le milieu pénitentiaire. l'armée la societe et toute forme d'autorité. Comment imaginer aussi que la haine puisse être le creuset de sa réussite sportive. C'est là tout le talent de Robert Wise grand réalisateur qui a su diriger avec beaucoup de tact Paul Newman en le laissant libre dans l'interprétation de sa revolte et de sa grande violence expression d'une haine profonde. Ses ses coup de gueule et ses bagarres soudaines éclatent souvent sans raison, simplement pour exister et s'imposer par la force seul moyen d'expression qu'il connaisse. Robert Wise est on le voit aussi un grand amateur de boxe. Le dernier combat entre Rocky et Szell est si violent qu'il semble reel. On se croirait dans le match et on souffre face à la sauvagerie de ce sport. Le film est donc assez dur mais il reste l'un des plus marquant que j'ai vu. Il me donne du coup envie de revoir Salone et sa série de Rocky.
Premier grand film sur la boxe qui a largement inspiré d'autres grand classique du genre(Raging Bull et Rocky entre autres).Paul Newman est excellent dans ce role de boxeur meurtri.La realisation de Robert Wise est vraiment prenante et nous offre de très beau plan de new york.On a aussi la chance de voir Steve McQueen dans l'un de ses premiers role.A voir absolument
Superbe film inspiré de la vie de Graziano. On est dans l'ambiance, avec un scénario joué magistralement. C'est là que l'on découvre le nom d'Acteur ! C'est également le tout premier rôle d'un autre très grand, Monsieur Steeve Mc Queen ! A voir sans modération.