West Indies
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Pascal
Pascal

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3,0
Publiée le 15 mars 2025
Med Hondo cinéaste mauritanien qui passa une grande partie de sa vie d'adulte en France, aborde avec " west indies" (1975) l'histoire de la colonisation des Antilles françaises.

Réalisé dans un seul décors ( tourné dans les entrepôts de Javel à Paris), on est au plan formel proche du théâtre filmé.

Hondo, montre de façon généalogique les problématiques auxquelles sont confrontés les habitants de la Martinique et de la Guadeloupe.

Entrecoupé de scènes musicales, " west indies" est traversé par un ton tragi-comique mais aussi par quelques longueurs.

Malheureusement plusieurs décennies après la sortie du titre, ce qu'il expose semble toujours d'actualité. Le spectateur intéressé par le sujet ne le manquera pas, c'est ( selon moi) un opus de référence.
Alu-Ciné
Alu-Ciné

27 abonnés 150 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 mars 2023
Un film d'une vitalité incroyable, d'une prise de risque créative constante et tellement utile pour creuser les plaies du colonialisme et de l'esclavage : une culture sans mémoire n'est pas une culture.
Décidément Med Hondo est un immense cinéaste injustement méconnu, à (re)découvrir. Il faut saluer bien sûr aussi le créole comme langue du film tout aussi importante que le français, des chorégraphies époustouflantes et, répétons-le, une liberté d'idées cinématographiques que l'on trouve assez peu dans notre monde étouffé par les conventions (certes un film comme "Pacifiction" l'an dernier montre que cette liberté survit chez certains).
"Soleil ô" dans un tout autre style, du même Med Hondo est aussi à découvrir.
Peter Franckson
Peter Franckson

82 abonnés 1 375 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 septembre 2026
Le thème de l’esclavage et du commerce triangulaire n’est pas nouveau au cinéma mais concerne surtout celui des Etats-Unis. Celui pratiqué dans les colonies françaises d’Amérique [historiquement faisant partie des Indes Orientales, d’où le titre (pourquoi en anglais ?) et qualifiées de Petites Antilles] est beaucoup moins traité. D’où le côté précurseur de Mel Hondo, qui a fait le choix d’une comédie musicale [cf. « West Side Story » (1961) de Robert Wise et Jerome Robbins, sur les émigrés européens et portoricains à New-York) dans un décor de théâtre [il s’agit de l’adaptation de la pièce « Les négriers » (1971) de Daniel Boukman] installé dans une ancienne usine. Pourquoi pas ? Malheureusement, outre le manque de concision (le film dure 1h55, trainant en longueur, tournant en rond et donc ennuyeux), Med Hondo demeure confus dans sa représentation des faits historiques (accentuée par l’absence de narration chronologique) ; il a voulu y intégrer l’immigration économique des Antillais français en métropole, ce qui aurait pu faire l’objet d’un autre film. Il traite ces sujets comme des farces, façon anticléricale et surréaliste, à la manière de Luis Buñuel, mais tellement grotesque, que son propos en est amoindri. En outre, la musique de Georges Rabol et Frank Valmont, est oubliable car bien loin de celle de Leonard Bernstein (1961), et même, dans un autre contexte, de celle de Claude-Michel Schönberg dans l’opéra rock, « La Révolution française » (1973).
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