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Spiriel
43 abonnés
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4,0
Publiée le 24 janvier 2008
Premier film (ou presque) du réalisateur de Johnny Guitar et de La fureur de vivre, ce film noir, tout en conservant les éléments du genre, s'en démarque, dans le bon sens. On est ici assez loin du film de gangster, à mi-chemin avec les films sociaux qui vont suivre à vrai dire. Ray n'en rajoute pas dans la noirceur, offrant plus de variété à ses personnages, le film n'étant pas noyé dans le désespoir tout du long. En fait, Ray s'intéresse plus à la tentative de réinsersion par tous les moyens de Bowie (l'amour, et ce mariage grotesque, en particulier), à qui on n'offre ni seconde chance ni pardon, le seul moyen étant juridique, donc financier, pour pouvoir "vivre" à nouveau. Le film est bien foutu à tous les niveaux, mise en scène, fluidité du scénario, interprétation... On ne peut qu'apprécier l'absence de caricature des personnages et de leur relation (on est loin du prototype Bogart), donnant de la crédibilité et de l'authenticité à l'ensemble.
Le road-movie est un peu pour le cinéma ce qu ‘est la saga familiale pour la littérature ou l’album concept pour la musique, un genre établi la plupart du temps rasoir. Une fois les protagonistes jetés sur la route tout devient symbolique et les rencontres ou les incidents de parcours sont des éléments faciles à introduire et auront de toute façon une valeur initiatique ou cathartique. Pas d’exception ici même si l’on peut reconnaître à Nicholas Ray un naturalisme bien maîtrisé pour un premier film avec un parti pris systématique de gros plans des personnages alternés avec des prises de vues chaotiques surplombantes de voitures toujours en fuite.
Premier film de Nicholas Ray: rien à dire, c'est captivant, c'est bien fait et le cinéaste y met ses obsessions propres à lui... et ça marche. Chaque plan a été pensé et le duo d'acteurs est exceptionnel mis en valeur grâce à la beauté des images en noir et blanc... Du grand cinéma comme il ne s'en fait plus.
Le premier et probablement le meilleur film de Nicholas Ray. Un diamant noir, souvent imité, jamais égalé ! Cette histoire d'un jeune couple en fuite est absolument boulversante.
"Les amants de la nuit", je l’ai découvert dans une salle de l’Action Christine, il y a une bonne dizaine d'années. Et l'impression reste la même : ce film est d'une grande intensité dans sa mise en scène, ses clairs-obscurs, ses dialogues (« quelle heure as-tu sur ta montre ? ») et le jeu de ses jeunes acteurs. Même sur petit écran, c'est magnifique.
Premier film de Nicholas Ray, un polar sombre et désespéré qui suit le destin tragique d’un jeune couple en cavale vers une quête impossible de rédemption, interprété par deux comédiens solaires. Le plan final est magnifique. Noir c’est noir !
"Les Amants de la nuit" (1948), c’est l’histoire d’un type qu’on prend pour un gangster, mais qui veut juste tirer un trait sur le passé et vivre peinard avec la femme qu’il aime. En gros, une cavale à deux, avec l’amour en bandoulière et les flics au derrière.
Sur le papier, ça aurait pu être prenant. Mais malheureusement, c’est long. Ça traîne, ça tourne un peu en rond, et même si on comprend les intentions (le côté romantique désespéré, la fuite vers une vie meilleure), on finit par décrocher. Le rythme ne suit pas et les scènes s’étirent sans vraiment faire monter la tension.
Le duo principal fonctionne à peu près, il y a de l’émotion par moments, mais l’ensemble reste trop plat pour vraiment accrocher. Ça manque de nerf, et pour une histoire de cavale, on s’attendait à un peu plus de mouvement.
Bref, 2/5. L’idée est là, mais le film peine à décoller. Dommage, il y avait de quoi faire mieux.
Superbe film, dont la beauté visuelle s'allie à celle des dialogues. Malheureusement les sous-titres sont très mauvais, ce qui n'est pas du tout le cas de ce film.
Film intergenerationnel préfigurant " La Fureur de vivre" ou "Bonnie and Clyde", cette idylle mise en scène par Nicolas Ray en 1948 se situe entre le film noir et le mélodrame. Tout au long de leur périple nocturne " Bowie " et " Keechie " tentent d'échapper à un monde d'adultes corrompus et cruels. Leur beauté juvénile tant physique qu'intérieure tranche avec la cupidité des autres personnages (gangsters, policiers, commerçants...). L'issue tragique ne fait point de doute mais l'intensité de leur amour naissant parvient à émouvoir grâce notamment à de superbes cadrages serrés et un splendide noir et blanc. Cathy O'Donnell et Farley Granger forment un couple d'une pureté touchante et réaliste loin de la sophistiquation de deux autres duos du film noir Lauren Bacall-Humphrey Bogart et Véronique Lake-Alan Ladd