Seize ans sépare le deuxième épisode de la saga du «Godfather» du troisième. « The Godfather Part III» (USA, 1990) de Francis Ford Coppola abstrait la grandeur shakespearienne tragique des deux premiers films pour appuyer le thème inspirateur de la saga de Mario Puzo : la passation de pouvoir. Suite à l’engloutissement de Michael par sa famille Corelone dans le premier film, à l’incapacité à pérenniser la Famille dans le deuxième, ce troisième opus rêve d’un rachat, d’une rédemption de la mafia auprès de l’Eglise. Ce retour, cette sorte de boucle que semble fermer ce «Godfather» passe par des séquences ternes, d’une simple valeur narrative mais dépourvues de consistance tragique. Le succès des deux chefs-d’œuvre qui précède ce film reposait sur l’instance systématique du drame dans les séquences. Coppola, avec toute l’intelligence dont il est pourvu, a su infiltrer ses thèmes et ses formes au cœur d’un film populaire. Ce faible retour, en 1990, à la saga qui fit son succès et sa popularité, mu par le besoin de retrouver du succès et de l’argent, amoindrit la grandeur de la trilogie. Pour autant, cette troisième partie conclusive (espérons-le) n’est pas exempte de fulgurances. Il suffit de mentionner les trente dernières minutes à l’opéra qui, à elles seules, résument les neuf heures de la trilogie de Coppola. La musique de Carmine Coppola exalte la pénombre ténébreuse qui occupe la salle de théâtre (dû au titien-ique Gordon Willis) et dynamise l’avancée du récit en même temps que la tragédie des plans. La scène sur l’escalier, si elle repose sur une explosion immense contenue depuis la quiétude qui ouvre «The Godfather», couple économie de mise en scène et génie de la composition. Conclusion puissante, quelquefois nerveuse comme les années 90, tantôt bancal (à cause notamment d’Andy Garcia et de Sofia Coppola), ce troisième épisode réussit grâce à ses maîtres esthétiques (Titien) et narratif (Racine).
Troisième et dernier opus obligatoirement (je veut dire qu'il n'y aura,évidement,aucune suite)! Je préfère Al Pacino dans celui-ci que dans le précédent et le premier opus! Al Pacino se montre moin discret et plus joyeux! Mais le plus triste de la saga! Un grand merci à Francis Ford Coppola!
Après être aller si loin, suite à tant d’effort pour être au sommet de la chaîne alimentaire, est-il possible de se racheter une conduite ? Quand bien même cela est faisable, le monde ne nous le permettra pas. Condamnation, damnation, le résultat d’une vie toute entière qui s’est dérobée, ne laissant qu’un triste constat et qui n’a de cesse naviguée en eaux troubles. Le revers de la médaille fût cinglant. Une fin cataclysmique pour ce parrain qui finit seul. Merveilleuse trilogie.
Le problème avec Le Parrain 3 c'est qu'il est la suite de 2 chefs d'œuvres absolus alors forcément il souffrira toujours de cette comparaison alors qu'il reste un film honorable mais qui n'a pas le lyrisme et les fulgurances des premiers à l'image d'un Coppola qui déclinait. Mais on retrouve avec plaisir Al Pacino et les nouveaux venus comme Andy Garcia, Elli "le truand" Wallach ou l'acteur fétiche de David Mamet l'excellent Joe Mantegna . La fresque mafieuse se poursuit et se conclue donc avec un Michael Corleone vieillissant qui va essayer de décrocher tout en affrontant une nouvelle menace. Ainsi se termine une des plus fameuses trilogies avec un petit regret quand même.
Francis Ford Coppola reprend les mêmes ingrédients qui ont fait la légende du parrain. Le personnage de Michael Corleone prend une autre dimension, inattendue, plus fragile, presque en repentance par rapport à son passé, éprouvé par la mort de son frère, incapable de répondre à la violence par la violence contrairement aux deux premières parties. Ce troisième opus est globalement moins fort que les précédentes, il y a moins de grandeur. Il faut aussi noter que : Sofia Coppola est certes devenue une très grande réalisatrice, à l’époque on ne peut pas dire qu’elle était une grande comédienne…
J'ai aimé mais moins que les deux autres car Michael Corleone vieux ne me plaît pas beaucoup,le personnage qui m'a le plus plu est Vincent(Andy Garcia)qui est très courageux et qui s'impose dans le monde mafieux.
Dernier acte d'une tragédie annoncée,la saga du parrain n'aurait sûrement pas été la même sans ce dernier film à la thématique tout simplement prodigieuse,point d'honneur et conclusion fatale d'un système bis devenu par la force des choses,le pilier d'un système qu'il cherchait pourtant à fuir. Retour de bâton logique d'une fuite toujours plus en avant,inextricablement lié au pouvoir politique,mafia suprême s'il en est,aux ramifications multiples et aux voies sans issues.Eloquent de bout en bout.
Même si il reste en dessous de la première et seconde partie, ce film clôt parfaitement la trilogie. Le traitement de la rédemption tranche et montre l'originalité de ce volet tragique qui se termine par une scène d'opéra inoubliable.
Sublime!tout simplement la meilleur saga qu'il me fut donné de voire!Les Trois films sont différents cohérents et il est difficile d'en préférer l'un plutôt que l'autre.Les personnages sont attachants(Al Pacino,toujours aussi bon!Et de seconds rôles très bien tenus,comme Vincento)et je me suis même surpris à éprouver le chagrin de la Familia.Certes la mafia n'est pas une organisation dont il faut faire l'éloge mais l'histoire du Parrain et des Corleone est si humaine que l'on ne peut que partager les joies,les peines,les sautes d'humeurs des différents protagonistes.Dans ce film,tout est bon,la bande originale est superbe et inoubliable,les plans sont soignés et assez variés,les scènes de crimes sont savoureuses,la psychologie des personnages est travaillée(surtout dans ce 3eme opus)et l'on ne peut qu'admirer le travail de Coppola en se sentant impuissant de ne rien pouvoir faire a certains moment!Evidemment cette trilogie st à regarder en Version Originale Sous Titré car le doublage est CATASTROPHIQUE J'espère avoir donné envie a certains de voire ces films.