La troisieme partie du Parrain nous fait découvrir un autre visage de Michael Corleone, plusieurs années plus tard, vieillissant et affaibli. En effet, il a totalement changé, n'étant plus obsédé par le pouvoir : il cherche désormais à se racheter, s'en voulant énormément pour ses nombreux crimes.
En effet, il fait des dons et souhaite devenir actionnaire dans une entreprise immobilière gérée par le Vatican, rentrant ainsi dans le domaine financier et religieux, s'éloignant des activités sombres et des mafieux qu'il avait l'habitude de côtoyer. Sa quête de rédemption est le thème principal du film, qui se veut moins sombre que les précédents, aussi bien dans le fond que dans les images, avec des couleurs plus vives et chaudes. C'est aussi mélancolique, avec son retour en Sicile, introspectif et contemplatif.
Il renoue avec Kay, son ex-femme, accepte que son fils Anthony se lance dans l'opéra, reflétant ce que la vie de Michael aurait pu être s'il avait suivi une autre voie. D'ailleurs, la portée nostalgique est présente, se remémorant ses moments passés en Sicile avec sa femme Apollonia durant le spectacle émouvant d'Anthony.
Michael est torturé, hanté par le meurtre de Fredo, donnant une scène où il confesse ses péchés à un cardinal pour la première fois afin de s'en libérer. Il désigne le fils de Sonny, Vincenzo, comme son successeur, ayant une histoire d'amour avec sa fille Mary, qu'il souhaite interdire par décence morale et pour la protéger.
Cependant, il n'échappe jamais à son destin : « Just when I thought I was out, they pull me back in », amenant même dans ses affaires avec le clergé les trahisons et les différents problèmes qui vont faire échouer sa transition vers la légalité. La scène d'opéra est grandiose, rappelant le premier film dans le contraste entre l'art qu'ils regardent et les crimes effectués pendant, mais aussi tragique dans sa fin, perdant l'être qu'il aimait le plus.
Assez étonnamment, malgré le titre "La Mort de Michael Corleone", il ne meurt pas, mais c'est bien pire : il est condamné à souffrir éternellement car, comme le dit le proverbe final, les Siciliens ne pardonnent pas. La dernière scène montre un Michael seul et brisé.
Cela clôt parfaitement la fresque familiale des Corleone et surtout celle de son personnage phare, que l'on aura suivi dès le début de son ascension à sa chute, en passant par sa soif de pouvoir et son changement de psychologie : Michael.