L'Homme de marbre
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Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 février 2011
Le grand mystère de ce film c'est comment une aussi forte critique anticommuniste a pu exister alors qu'à l'époque la dictature socialiste était toujours au pouvoir. En tous les cas, voilà une oeuvre très audacieuse de la part d'Andrzej Wajda. Mais c'est très loin d'être son seul mérite. La structure narrative fait fortement penser à "Citizen Kane" dans sa façon de raconter l'histoire de cette victime de la bêtise communiste. La caméra est souple, la reconstitution impeccable (tout juste peut-on déplorer que le noir et blanc des actualités est trop propre pour entièrement convaincre!), la musique dynamique, le jeu de la comédienne Krystyna Janda énergique et celui de Jerzy Radziwilowicz intense. Le film dure 160 minutes et pourtant on peut s'y plonger sans risque car l'ensemble est tellement bien raconté et est très dense que le temps passe très vite. Une très grande réussite.
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 janvier 2012
Magnifique film polonais de Wajda qui bien que les cocos étaient toujours au pouvoir semble avoir bénéficié d'un instant de liberté lui permettant de réaliser un film très critique sur le pouvoir en Pologne. Une histoire édifiante et passionnante qui se suit sans un seul instant d'ennui (je rappelle que L'Homme de marbre dure près de 2h30), L'Homme de marbre est construit comme une enquête pas dénué d'un certain suspense, un film au ton moderne comme sa musique. On s'attache aussi très fort aux personnages que ce soit Agnieszka et bien sur Mateusz Birkut, un homme naïf mais bon et qui est parfait pour servir le régime ; on a de la peine pour lui qui se rend compte que ce régime est loin d'être idéaliste. Des moments forts comme celle de l'incident de la brique brûlante. L'Homme de marbre devrait être diffusé dans les écoles.
loulou451
loulou451

146 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mars 2012
On imagine sans mal avec quelles difficultés, Wajda tourna ce film en pleine dictature communiste... Et pourtant, la grande force de ce film est justement sa liberté, son audace, voire son insouciance qui lui permet de passer au-delà des barrières et, au final, de tisser une oeuvre beaucoup plus universelle qu'il n'y paraît. Un film étonnant.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 121 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 février 2012
Un film èvènement de l'annèe 1976 qui avait dèfrayè la chronique en Pologne et qui fut accueilli à sa sortie avec dèlire par le public! Le cinèma polonais a connu un brillant èpanouissement grâce à l'un de ses plus cèlèbres reprèsentant, Andrzej Wajda, auteur du brillant "L'homme de marbre", qui tèmoigne avec puissance et luciditè sur la sociètè et l'histoire polonaises, histoire particulièrement tourmentèe ici avec le stalinisme! Dans une mise en scène haletante, Wajda rèalise une interrogation impitoyable sur cette sombre èpoque! Grandeur et dècadence de Tadeusz Birkut (Jerzy Radziwilowicz dont le mot "admirable" semble avoir ètè inventè pour lui), ouvrier modèle puis tombè en disgrâce et "disparu". Vingt-ans d'histoire de la Pologne regardèe par une jeune femme de vingt ans (la remarquable et tenace Krystyna Janda) qui recherche des documents et qui recherche la vèritè sur ce jeune maçon devenu hèros national dans les annèes 50! Mais qui va aussi dèmonter le système de "fabrication" d'un hèros de tout un pays avec cette fameuse scène qui le voit poser des milliers de briques en une seule journèe! Prèsentè au festival de Cannes, "L'homme de marbre" obtint le Prix de la Critique internationale! Et ce n'est que justice, tant l'histoire est belle, passionnante, d'une beautè des grandes rèussites de Wajda dont certains cadrages ressemblent à s'y mèprendre aux films de Andrzej Żuławski! Un grand film...
benoitparis
benoitparis

142 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mars 2010
Il paraît contradictoire de démystifier une icône avec un personnage stéréotypé. L’ouvrier stakhanoviste est bien entendu candide, droit et manipulé. Même si par ailleurs il est objectivement dérisoire et poignant. Idem pour la jeune cinéaste culottée et hyper active, garçon manqué… Un film bien dans le style des années 70 pour le coté agité, frénétique avec musique pop. Les réserves posées, les reconstitutions de films de propagande de style stalinien valent leur pesant et Wajda réussit à rendre palpable la présence d’un passé occulté dans un présent, aussi bien par volonté politique qu’à cause de la douleur ou de la honte des protagonistes. Il transmet une véritable émotion historique. Étonnant qu’une œuvre aussi critique ait pu se faire sous dictature…
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 29 septembre 2006
C'est un film assez prenant dans l'ensemble mais avec des écarts du réalisateur qui font qu'il nous laisse un peu sur notre faim. il est aussi beaucoup trop long et l'actrice principale n'est pas vraiment convaincante.
vadorbane93
vadorbane93

31 abonnés 557 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 février 2009
Le film de wajda le plus reconnu. Solidarnosc et son emblématique leader lech walesa , sont les véritables stars de ce film qui engendra un suite tout aussi remarquable l'homme de fer.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 15 février 2011
Un excellent long-métrage réaliste et en V.O. en forme de documentaire à propos d'un maçon promu du système communiste et dénoncé ensuite faussement pour "trahison" car prenant trop d'importance... L'histoire est retracé sous forme de flash backs et magré quelques longueurs, en suivant l'enquête de la journaliste Agnieszka/Krystyna Handa on a froid dans le dos du fait de la lâcheté profonde de ces gens et de la perversité de leur méthodes, et surtout tout en inversant les tenants et les aboutissants: jamais d'actes directs, une propagande omniprésente, avec le harcèlement de certains fonctionnaires hyper-privilègiés.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 mai 2026
Sorti en 1977, L’homme de marbre est un film majeur d’Andrzej Wajda – et du cinéma polonais tout court. Filmé caméra à l’épaule, dans un style faussement documentaire, mis en scène de manière nerveuse et efficace, ce long-métrage de 2h35 nous embarque aux côtés de la jeune Agnieszka, réalisatrice de télévision qui s’intéresse au parcours d’un certain Mateusz Birkut, ouvrier maçon stakhanoviste dans les années 50. Ses supposés exploits avaient été mis à profit par le régime de l'époque, avant que les caciques soviétiques ne décident de le déchoir et de l'envoyer dans les oubliettes de leur narratif, au profit de priorités nouvelles. Mêlant vraies et fausses images d’archives, ce film politique magistral et courageux est un essai d’une liberté folle, d’une intelligence rare, et un véritable acte de foi en le cinéma. Il questionne notamment le rôle et le pouvoir des images au service de régimes autoritaires. Il sera suivi trois ans plus tard de L’homme de fer, de facto deuxième volet d’un diptyque sur l’histoire de la Pologne d’après-guerre.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 mai 2026
Le film montre l’histoire d’un film en train de se faire : un film sur un « héros du travail » Polonais dont une jeune cinéaste a découvert la statue abandonnée dans la remise d’un musée. Pour mener à bien son projet, elle effectue des recherches avec une pugnacité remarquable, convoquant témoignages de personnages qui l’ont connu et images d’archives. Le sel de ces images est que Wajda a lui-même fait appel à d'authentiques films d'archives, et en a fabriqué d'autres. Montrant une véritable enquête, ce qui le rend d’autant passionnant, le film est une succession de flash-backs alternant donc documents d’archives et narrations de témoins. Une démonstration de création et de construction. Sur le fond, c’est une fine, implacable et dramatique dénonciation d’un système totalitaire, de son intolérance, de sa répression et du climat que cela génère. Enfin, c’est un film sur le pouvoir du cinéma, et tant le film que veut faire la jeune Agnieszka que celui de Wadja ont valeur de révélateurs.
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