Le Silence des agneaux
Note moyenne
4,4
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1 237 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 avril 2013
Un chef d'oeuvre du genre a la fois passionnant et dérangent. Anthony Hopkins et Jodie Foster sont juste parfait.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 690 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 avril 2016
Un chef-d'œuvre ! Un adaptation parfaite par Jonathan Demme du roman de Thomas Harris. Le film a récolté les 5 Oscars majeurs en 1991 (meilleur film, réalisateur, scénario adapté, acteur et actrice), performance qui n'a eu lieu que deux fois dans l'histoire du 7ème art, c'est dire. L'ambiance glauque et inquiétante est parfaitement retranscrite à l'écran, accompagnée par une musique plutôt réussie de Howard Shore (aujourd'hui ultra-célèbre grâce à la musique du Seigneur des Anneaux). Le scénario est remarquablement écrit et on est scotché à l'écran tout au long du film. Mais la véritablement force de ce film réside dans la casting, et quel casting ! Jodie Foster est remarquable dans ce film, qui confirme qu'elle est une très grande actrice. Scott Glenn joue très correctement (il a sans doute un rôle moins intéressant que les autres). Ted Levine est absolument terrifiant dans son rôle de psychopathe Buffalo Bill. Mais c'est Anthony Hopkins vole la vedette dans ce film. Quelle claque, mais quelle claque ! L'acteur, malgré un visage inspirant la bonhomie, est à la fois effrayant, attachant, bref fascinant. On reste accroché à chacune des scènes où il apparaît, et chacune de ses lignes est mémorable. Le personnage est génialement machiavélique, ses plans sont parfaitement réfléchis et il entre par la grande porte au panthéon des plus grands personnages de cinéma. L'American Film Institute l'a nommé Vilain nº1 du cinéma (devant Norman Bates de Psychose et Dark Vador) et il faut admettre que c'est mérité. Toutes ses scènes sont cultes, spoiler: que ce soit celle de sa rencontre avec Clarice Starling ou celle de son évasion (époustouflante)
. Un chef-d'œuvre, à voir absolument ne serait-ce que pour la prestation d'Anthony Hopkins !
fandecaoch

1 151 abonnés 2 232 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 décembre 2011
Le Silence des agneaux est vraiment somptueux, très bien écrit , très bien travaillé et captivant de bout en bout, c'est juste une pure merveille. Un réalisation minutieuse, posé et efficace et une mise en scène très soigné, vraiment rien a dire. Une intrique et une enquête très captivant, très intéressant a suivre, ou on évolue en même temps que les personnages et sa c'est vraiment sympa. Enquête remplit de suspense et de rebondissement, les personnages sont vraiment énorme, très bien écrit et surtout ils on chacun leurs personnalité, leurs émotion et leurs psychologie et admirablement bien interprété par les acteur, d'ailleurs les acteurs sont juste excellent: Anthony Hopkins est encore une fois impressionnant, très charismatique et parfait dans son rôle du célèbre docteur Hannibal Lecter, une vrai tete de tueur, bravo. Jodie Foster est aussi très convaincante dans sont rôle. Mention aussi a Ted Levine alias buffalo bill qui est juste énorme dans un scène en particulier. Intrigue captivant, performance d'acteur juste énorme, rythmé avec beaucoup de rebondissement, voila ce qui vous attend dans ce film que je peux que vous conseillé, a voir absolument, un chef oeuvre qui mérite amplement ces oscar.
Djo D
Djo D

78 abonnés 693 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 janvier 2014
Le scénario est plutot pas mal ! Mais pour un film classer dans la catégorie epouvante l'ambiance est plutot molle et cela donne un film assez mou , déçu
Loskof

421 abonnés 688 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 juillet 2012
Considéré comme l'un des meilleurs films d'épouvante, le silence des agneaux peine à atteindre ce titre qui lui est injustement attribué. On peine à sentir le suspens dans ce film l'histoire comporte quelques soubresauts mais manifestement assez, la faute à un casting inégal et des longueurs à la pelle. Jodie Foster est à côté de la plaque, son jeu d'acteur est inexistant, elle en fait trop et cela se voit et pour un second rôle ça plombe franchement le film. La traque de Buffalo Bill ne présente finalement que peu d'intérêt, le véritable psychopathe c'est Hannibal mais il ne sert finalement que d'accessoire. Les points positifs viennent quand même de la scène finale, angoissante à souhait (mais c'est un peu tard), ainsi que de la scène de la cage (même si elle est sous-exploitée) et de l'immense prestation de Hopkins, qui par un simple regard, sans en faire trop, arrive à nous glacer le sang.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 31 octobre 2013
Le silence des agneaux , premier volet d'une trilogie , est un thriller d'excellente qualité , qui est une référence en la matière, avec un final à couper le souffle .
Ghibliste
Ghibliste

94 abonnés 577 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 décembre 2014
Le problème avec "Le Silence des Agneaux" c'est que la première heure, en dehors de la rencontre avec Hannibal Lecter, est plutôt soporifique... Je ne sais pas si ça tient à la mise en scène de Jonathan Demme ou au manque de rythme global, mais c'est assez ennuyeux, jusqu'à ce qu'enfin nous arrivions à la scène de la cage, qui elle est grandiose ! Il faut dire que le gros point fort du film c'est Anthony Hopkins, qui est terrifiant dans son rôle, le rôle de sa vie probablement. Il me semble d'ailleurs dommageable que son personnage ne soit pas celui qui intéresse l'enquête principale, parce que le charisme de Buffalo Bill ne lui arrivant pas à la cheville, on ressort un peu frustré du dénouement du film - qui a au moins le mérite de créer une certaine tension. Pour résumer, je dirais que c'est un bon thriller, mais qu'il est loin d'être le meilleur... Et je n'ai toujours pas compris l'engouement auprès de la prestation de Jodie Foster, qui est au-dessus de la moyenne certes, mais qui n'a rien d'extraordinaire non plus. 2-3 scènes cultes.
Davidhem
Davidhem

130 abonnés 336 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 mars 2014
Clarice Starling, Hannibal Lecter, les deux protagonistes du film sont brillamment interprétés par Jodie Foster et Anthony Hopkins. Tiré d'un livre de Thomas Harris, le film de Jonathan Demme excelle à tous les niveaux. Le scénario est riche, complexe, profond. L'idée de départ elle-même est géniale car elle met en scène une étudiante du FBI qui va se confier et tirer des informations à un psychiatre tueur en série cannibale. Bref, le tout se déroule de façon fluide, le rythme alterne rapidité et temporisation, la psychologie est le facteur-clé de cette histoire car à partir d'indices qui pour la plupart des enquêtes ne donneraient rien, ceux-ci se révèlent terriblement concluants pour trouver le tueur en série qui enlève les femmes pour les tuer et leur retirer la peau de leur corps pour fabriquer des vêtements. Si le thème est horrible, la trame, elle, est exceptionnelle car à travers cet échange entre Jodie Foster et Anthony Hopkins qui la mène presque directement à l'assassin, deux intrigues se forment et existent, celle de coincer le tueur en série et de l'autre une nouvelle traque qui s'annonce quand la première aura été résolue. On pouvait craindre que le film montre des images répugnantes mais il n'en est rien, les meurtres ne sont pas montrés explicitement, le réalisateur montre seulement des cadavres qui s'accumulent au fur et à mesure que le film avance. En ce qui concerne le suspense, il est fortement bien huilé, le réalisateur montre deux enquêtes pour un même meurtrier. Le film montre également la personnalité d'Hannibal Lecter, il est un homme sadique, monstrueux, cynique, sadique mais malgré tous ses défauts il adore la musique classique et l'art de la renaissance. Quant à Clarice Starling, on se rend compte qu'il s'agit d'une jeune femme meurtrie et torturée mentalement, sa force vitale fait qu'elle arrive à survivre malgré ses cauchemars de chaque nuit dont la raison évoque le titre du long-métrage. Au final, Jonathan Demme réalise un thriller psychologique horrifique brillant qui ne cessera jamais d'étonner pour sa noirceur et pour l'épouvante qu'il génère.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 mars 2014
Un des meilleurs thriller-horrifiques que j'ai pu voir !

Suite directe et logique du premier opus, Le Sixième Sens, cette suite avait tout pour réussir son pari, c'est-à-dire dépasser son aîné sur tous les points. C'est un objectifs amplement réussit car ce flm arrive sans peine à insuffler le peu ce qu'il manquait au premier film pour qu'il soit excellent.
Le scénario est sans doute le plus grand atout de ce second film. Sans conteste le meilleur scénario de la saga mais aussi le plus élaboré et le plus recherché. On nous offre une histoire découpée en deux parties qui se tiennent, et qui vont nous tenir en haleine jusqu'au bout des deux heures de film. D'un côté on a un tueur psychopathe nommé Buffalo Bill qui terrorise la région, et de l'autre côté on a Clarice Starling, une jeune agent du FBI, qui est chargée d'interroger l'ex-psychiatre Hannibal Lecter, lui aussi psychopathe enfermé dans une prison hautement sécurisée. La partie la plus intéressante du film est la relation que vont se construire Clarice et Hannibal au fur et à mesure de leurs rencontres. Hannibal Lecter est un personnage passionnant qui peut infiltrer les pensées de gens pour essayer de les blesser au plus profond de leurs êtres. Dans ce film, Clarice s'initie en quelque sorte au jeu de Lecter au point de développer un sentiment de fascination pour lui. Personnellement j'adore entendre Lecter parler, on dirait une sorte de philosophe qui essaye de nous convaincre de quelque chose, bien sûr c'est pas évident de voir de quoi il s'agit.
Le panel d'acteur choisis pour ce film est tout bonnement excellent. L'énorme révélation étant Anthony Hopkins qui s'implique vraiment dans son rôle du Docteur Hannibal Lecter. C'est sans doute lui que j'ai vraiment apprécié à voir durant toue la durée du film car on voit tout son potentiel d'acteur dans ce rôle qui est sans doute le plus important de toute sa vie. Sincère, calme, impulsif et cruel, ce personnage est un véritable psychopathe capable de rivaliser voire même de dépasser le grand Jiwsaw lui-même. J'approuve donc entièrement le fait qu'Anthony Hopkins ait reçu un oscar pour sa prestation en 1991. Jodie Foster est elle aussi très bonne dans son rôle de l'agent Starling. Elle va nous montrer qu'elle est capable de rendre les interrogatoires du Docteur Lecter passionnante voire agréable car elle joue d'une manière naturelle sans sur-jouer.
Les musiques sont excellentes, mêlant habillement émotion et surprise, elles vont accompagner le film jusqu'à la fin pour le plus grand bonheur de nos oreilles. La violence est elle aussi omniprésente dans le film car elle ajoute une touche de dégoût et de mépris pour tous ses psychopathes. Le film est donc assez violent pour un thriller horrifique digne de ce nom, c'est pas non plus le film gore par excellence mais par moment Hannibal Lecter et ses acolytes s'en donnent à cœur joie pour tuer des pauvres gens. Cerise sur le gâteau, le réalisateur nous réserve un twist final excellent, même s'il est prévisible, on est quand même surpris par les tournures que prend le film.

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Note : 19 / 20

Vous l'aurez compris, ce film est le meilleur de la saga et mérite bien les nombreuses récompenses qu'il a obtenue. Le duo Anthony Hopkins - Jodie Foster est une véritable révélation. A voir pour tout amateur de thriller horrifique.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 10 septembre 2010
Tant applaudit et tant primé, Le Silence des Agneaux ( à ne pas confondre avec le Seigneurs des Anneaux, c'est pas pareil, dans celui là Legolas est joué par Jodie Foster ) est un monument du cinéma, une référence indispensable au guide du cinéphile aguerri. Histoire dangereuse d'un dangereux monsieur qu'on chasse à l'aide d'un encore plus dangereux monsieur, le SDA est en soi et incontestablement un polar basique, bien mené mais pas franchement innovant si ce n'est dans la manière de traiter le polar lui même, en le menant tambour battant par des personnages intrigants. Mais si l'intérêt du film réside bien entendue dans la confrontation Foster-Hopkins, il faut bien le dire, Demme abandonne, assez vite, cette idée pour se concentrer sur le thriller un peu miteux qu'est ce film. On préfère le film policier ultra simpliste donc à une plongée qui s'annonçait fantastique et délicieusement diabolique dans la l'esprit de Lecter, celui ci s'avère presque secondaire malgré son importance. Alors pour tuer le temps ( expression superbement choisie en l'occurrence ) on fait courir la petite Jodie ici et là, cadavre après cadavre, on baille une fois, deux fois, puis quand on commencer à s'impatienter, on en revient, enfin, à nos moutons ( expression admirablement choisi en l'occurrence ) : Dr Hannibal is Back, et oui comme on arrive pas à chopper le sadique tueur, on fait appel au seul capable de le coincer, dans son biz' pas d'rivals. Quelques scènes assez copieuses plus tard... rechute, cette fois ci Lecter est vraiment oublié, tristesse ô tristesse, on va devoir se taper toute la fin de l'enquête de la gentille Jodie...
Alors c'est quoi au final ce Silence des Agneaux, c'est un film naïf qui assois sa notoriété sur une enquête finalement peu intéressante, jouant maladroitement la carte du suspense en le bâclant par une facilité des plus vulgaires, au lieu de creuser la véritable mine d'or qu'était à lui seul le personnage d' Hannibal Lecter, laisser à quelques scènes puissantes et un final plutôt pas mal.
Une des plus grosses déceptions cinématographique de ma vie, snif.
Shelby77
Shelby77

193 abonnés 1 538 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 juillet 2016
Critique de "Le Silence des agneaux". Un grand moment de cinéma qui restera et traversera les époques comme il l'a déjà fait. Les acteurs réussissent la prouesse de crédibilité. Un thriller exceptionnel sublimé par un duo électrique, la mise en scène est sobre, sans complaisance pour le gore mais toujours efficace. À voir absolument. 4,5/5
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 740 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 juin 2020
UN Thriller aux 5 oscars majeures ! un chef d oeuvre absolu et incroyable . Super Thriller et un casting parfait
Chevalier du cinéma
Chevalier du cinéma

282 abonnés 338 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 juillet 2014
Sans doute le thriller de serial killer le plus célèbre du cinéma avec Seven de David Fincher, Le Silence des Agneaux de Jonathan Demme est une œuvre à la fois dérangeante et fascinante, qui n’a pas pris une ride depuis 1991. Porté par des acteurs habités et une réalisation exemplaire, Le Silence des Agneaux est un chef-d’œuvre inoubliable du Septième Art, l’un des piliers du genre du thriller policier, certainement imité à de nombreuses reprises mais jamais égalé. Un psychopathe connu sous le nom de Buffalo Bill sème la terreur dans le Middle West en kidnappant et en assassinant des jeunes femmes. Clarice Starling, une jeune agent du FBI, est chargée d’interroger l’ex-psychiatre Hannibal Lecter. Psychopathe redoutablement intelligent et porté sur le cannibalisme, Lecter est capable de lui fournir des informations concernant Buffalo Bill ainsi que son portrait psychologique. Mais il n’accepte de l’aider qu’en échange d’informations sur la vie privée de la jeune femme. Entre eux s’établit un lien de fascination et de répulsion. Sorti en 1991, Le Silence des Agneaux est depuis resté dans les mémoires des spectateurs comme l’un des films les plus terrifiants jamais réalisé. Devenu une œuvre culte du Septième Art mise au rang de monument par la critique et le public, Le Silence des Agneaux fut également sacré lors de la prestigieuse cérémonie des Oscars de 1992 en remportant cinq statuettes : Meilleur film, Meilleur réalisateur pour Jonathan Demme, Meilleur acteur pour Anthony Hopkins, Meilleur actrice pour Jodie Foster et Meilleur scénario adapté pour Ted Tally. Et aujourd’hui, le film de Jonathan Demme garde encore toute son efficacité et surtout toute son horreur. Et oui, car Le Silence des Agneaux est un thriller policier sur fond de film d’épouvante avec une ambiance angoissante et glauque. Adapté du roman éponyme de Thomas Harris et qui est le troisième volet de la tétralogie de l’auteur mettant en scène le célèbre personnage de fiction Hannibal Lecter, l’adaptation du Silence des Agneaux est certainement la meilleure de toutes, car il faut savoir que tous les livres d’Harris ont eu droit à leur propre adaptation au cinéma : Hannibal Lecter : Les Origines du Mal, premier opus de la saga, est sorti en 2007 et réalisé par Peter Webber, Dragon Rouge, deuxième opus de la saga, a eu droit à deux adaptations, l’une par Michael Mann en 1987 intitulée Le Sixième Sens et l’autre en 2002 sous le titre original de l’œuvre par Brett Ratner, Le Silence des Agneaux est sorti en 1991 sous la direction de Jonathan Demme et enfin Hannibal, le quatrième et dernier opus de la tétralogie, est sorti en 2001 avec le grand Ridley Scott à la réalisation. Et donc comme je le disais, la meilleure adaptation, en terme de fidélité au roman original, car il paraît que Demme est resté très fidèle à l’œuvre d’Harris, et cinématographiquement parlant, Le Silence des Agneaux est la plus mémorable, déjà pour avoir remporté cinq Oscars, pour être resté dans les mémoires des cinéphiles comme un chef-d’œuvre et pour être un des meilleurs thrillers policiers à mettre en scène la traque d’un serial killer. La première force du film réside bien évidemment dans son superbe scénario, sans qui il ne serait rien, comme tout film d’ailleurs. L’originalité du scénario du Silence des Agneaux est qu’il se divise en deux intrigues bien distinctes. Nous n’avons donc pas une seule et même histoire mais deux, qui sont très différentes et qui permet ainsi à ce thriller d’être plus complexe qu’il n’y paraît. D’abord il y a l’intrigue principale avec la traque du tueur en série Buffalo Bill par le FBI et surtout par l’héroïne du film, l’agent Clarice Starling. C’est une histoire parfaitement terrifiante et glauque où le psychopathe en question est un transsexuel complètement taré qui tue des femmes et leur enlève des parties de peau de leur corps pour se fabriquer une sorte de tenue et s’affirmer comme une nouvelle personne, plus un homme mais une femme. Et ensuite il y a la seconde intrigue, sans doute la plus passionnante, qui est celle où Clarice cherche à obtenir des informations sur Buffalo Bill par le biais d’Hannibal Lecter, un ex-psychiatre devenu un tueur complètement fou mais très intelligent et qui a la particularité d’être cannibale. Durant le film, et entre les deux personnages, s’installe une relation perverse entre eux, mélangeant la peur et la fascination de Clarice pour le tueur ainsi que la fascination et l’intelligence d’Hannibal pour entrer dans le cerveau de la jeune femme. Et pour obtenir ses informations, Clarice est obligée de raconter à Hannibal des évènements de sa vie passée. Et grâce à cette intrigue secondaire qui sera bouleversée par la violente et terrifiante évasion d’Hannibal au milieu du film, cela apporte une dimension psychologique au film qui va prendre le pas sur l’intrigue policière classique qui tourne autour de Buffalo Bill car le film se termine sur une fin ouverte avec le retour d’Hannibal. Et, en tant que spectateur, nous restons fasciné par les dialogues entre les deux personnages avec des répliques qui mettent mal à l’aise comme « J’ai été interrogé par un employé du recensement, j’ai dégusté son foi avec des fèves au beurre, et un excellent chianti. » ou « J’aimerais poursuivre cette conversation mais j’ai un vieil ami pour le dîner.», les plans rapprochés sur le visage d’Anthony Hopkins vont frissonner tant l’acteur est habité par le rôle d’Hannibal Lecter, ses yeux sont justes terrifiants. Avec cette seconde histoire, le film de Jonathan Demme nous emmène dans un thriller psychologique dérangeant et perturbant, certainement l’un des plus complexes jamais réalisé et raconté au cinéma. Ensuite, un autre point culminant de ce film mythique, c’est sa magnifique bande-originale composée par le célèbre compositeur américain Howard Shore connu également pour ses BO des trilogies du Seigneur des Anneaux et du Hobbit. Grâce à la musique de Shore, cela permet au film d’avoir cette ambiance froide et angoissante par moment, notamment lors du premier passage à l’asile, sous le thème « The Asylum », où Clarice interroge Hannibal. Après on ne peut qu’être impressionné par la parfaite réalisation de Jonathan Demme qui réussit à créer une véritable ambiance de thriller qui est digne du Seven de David Fincher c’est pour dire. Sombre, froide, poisseuse et glauque, on se sent souvent mal à l’aise et stressé devant Le Silence des Agneaux, notamment lors des moments forts du film comme les scènes de dialogues entre et Clarice et Hannibal, les passages avec Buffalo Bill, interprété par un terrifiant Ted Levine, l’évasion de Lecter pleine de violence, d’inhumanité et de peur, ou encore l’assaut final chez Buffalo Bill par Clarice qui est à un moment plongée dans le noir où seul le tueur fou la voit grâce à ses lunettes de vision nocturne et grâce à l’intelligente réalisation de Demme, le cinéaste effectue un mouvement de caméra en plaçant les yeux du spectateurs dans ceux du tueur qui est avec ses lunettes nocturnes pour que nous voyons le personnage de Jodie Foster terrifié, angoissée et totalement perdue dans l’horrible maison du psychopathe. Et enfin, si le film a autant marqué les esprits c’est surtout pour les prodigieuses interprétations des acteurs, dont les deux principaux furent récompensés aux Oscars. D’abord Jodie Foster, sans doute dans son meilleur rôle et celui le plus inoubliable de sa carrière, celui de l’agent du FBI Clarice Starling. L’actrice est excellente et dégage un charisme fou dans ce film ce qui fait qu’on s’attache très vite à son personnage déterminé à arrêté le tueur Buffalo Bill. Ensuite il y a le terrifiant Anthony Hopkins qui joue également dans le meilleur rôle de sa carrière, celui d’Hannibal Lecter, le mythique tueur cannibale très intelligent et dérangeant. L’acteur est habité par le rôle, on ne pense plus à Hopkins, on voit seulement Hannibal Lecter, des yeux perçants, une voix grave, son visage portant un masque inoubliable,… bref, avec ce rôle, l’acteur est devenu un géant du cinéma. Et ensuite il y a de très bons seconds-rôles en les personnes de Scott Glenn, Ted Levine ou encore George A. Romero, oui le réalisateur de La Nuit des Morts-Vivants et de Zombie. Voilà, pour terminer nous pouvons dire que Le Silence des Agneaux de Jonathan Demme est un film aussi fascinant pour son histoire que dérangeant par sa dimension psychologique et qui nous prouve une fois de plus que le monstre le plus terrifiant jamais mis en scène au cinéma n’est autre que l’être humain lui-même. Bref, un chef-d’œuvre qui a laissé son empreinte comme peut-être le plus grand thriller du cinéma. Et oui, ce « silence » est d’or !
Val_Cancun
Val_Cancun

68 abonnés 764 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 décembre 2014
En 1991, Jonathan Demme signe ce thriller psychologique culte qui marque le face à face ambigu entre Jodie Foster et Hannibal Lecter (A Hopkins), et obtient les 5 oscars les plus prestigieux.
Quel regard peut-on porter sur cette œuvre une vingtaine d'années plus tard, à l'heure où les séries policières tels que "CSI" ou "Criminal Minds" ont envahi le terrain? Le problème n'est pas que le film ait mal veilli, mais que la production actuelle a complètement banalisé ce type d'histoires.
"The silence of the lambs" faisait preuve en tout cas à sa sortie d'une modernité incontestable, prototype d'un genre qui allait se développer à grande échelle ; de plus, le film se distingue par la dimension psychanalytique et par un certain cynisme (cf la scène finale!) ; quelques séquences sont de vraies trouvailles (l'évasion de Lecter, le jeu sur les portes qui s'ouvrent simultanément...).
En revanche, les rares scènes d'action sont décevantes, à l'image du dénouement dans la maison de Buffalo Bill, qui traîne en longueur (héritage des années 80).
EricDebarnot
EricDebarnot

239 abonnés 1 262 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 février 2013
"Le silence des agneaux" fut l'un des films les plus marquants des années 90, au point de contaminer de manière durable l'imaginaire des cinéphiles comme des producteurs et scénaristes du cinéma du monde entier. L'intelligence appliquée de la mise en scène de Demme, qui est l'exemple du bon artisan appliqué respectueux de son sujet comme de son public, et la brillance de l'interprétation compensaient largement les défauts d'un sujet putassier et pas très cohérent (Les problèmes des thrillers surévalués de Thomas Harris se révéleraient plus tard, à travers les deux autres piètres adaptations de la "trilogie" de Hannibal Lecter). Malheureusement, revoir ce "classiques" plus de 20 ans après nous expose à une terrible déception, le film ayant été comme annihilé par les nombreuses copies qui en ont été faites depuis, sans parler de l'impact habituel de la course hollywoodienne à la surenchère permanente, qui fait que tout "vieux" film est automatiquement dévalué, tant sur le plan technique que sur le plan "pavlovien" des réactions qu'il suscite. On regarde aujourd'hui ce fameux "silence des agneaux", sinon avec ennui, tout du moins avec une certaine indifférence blasée, que n'aide pas le scénario particulièrement mal écrit. Tout sonne faux ici, la psychologie à la petite semaine de la fameuse manipulation de Clarice Sterling par Lecter, les rapports entre celui-ci et le tueur, la manière dont l'enquête progresse, etc. On a bien du mal désormais à comprendre pourquoi on a tant aimé le film, cela fait si longtemps déjà. Plutôt que Hopkins, certes marquant, mais qui a été bien plus juste dans de nombreux autres films, on soulignera quand même la subtilité et la force de l'interprétation de Jodie Foster, qui réussit elle à transcender le passage des années.
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