L'univers de Jeunet se prete particulierement bien à cette histoire située dans une époque non précisée mais assez clairement définie dans l'entre-deux guerre. Il peut distiller sa fantaisie, sa poésie et son gout du macabre sans trop se soucier de la vraisemblance. Cette combinaison est souvent réjouissante loin de sa ripolinée Amélie, hélas son manierisme reprend parfois (et déjà) le dessus sur l'histoire et la fin est plutot confuse. Assez frais quand même.
On retrouve ou plutôt on trouve dans Delicatessen l'univers bizarre et déjanté (c'est un euphémisme) que l'on a trouvé dans Amélie Poulain. En effet Delicatessen et un des premiers long-métrage de Jeunet et il s'avère être très efficace. Si le côté déjanté et la réalisation se rapproche d'Amélie Poulain, Delicatessen est très différent : plus violent, plus sale (pas de photographie couleurs vives ici), et je dirais aussi plus personnel pour Jeunet (à mon avis) qui nous gratifie de séquences inutiles à l'intrigue mais jouissive au spectateur (séquence du rythme dans l'immeuble). Ingénieux dans ses personnages et dans sa mise en scène, Jeunet utilise une histoire simple pour construire un univers dont il a le secret, et fait de ce film un de ces ovnis du 7ème art. Peut-être moins accessible au grand public que Amélie Poulain mais presque aussi bon.
Un très bon film français réalisé par Jean-Pierre Jeunet et Marco Caro . Une très bonne comédie avec beaucoup d'humour noir ,de fantaisie et un très bon délire cartoonesque proche du film d'horreur.
Pas depuis "La Cité des Enfants Perdus" je n'ai été aussi curieux de voir un film.
Ce film se déroule dans l'après-guerre, laissant le monde en ruines. Un homme qui voyage finit par travailler dans une épicerie fine plutôt ombragée pour faire des petits boulots. Le film passe ensuite à la vie de l'appartement en examinant les différents traits des locataires. Eh bien, notre homme de voyage finit par prendre le mauvais chemin en essayant de se connecter avec la fille du boucher ... et ainsi la vie de danger commence.
Eh bien, ce film ressemble beaucoup à "La ville des enfants perdus" dans la mesure où le fond est si intéressant qu'il a tendance à prendre la majeure partie du film ... mais les personnages ont également cet intérêt. Le plus gros problème que j'ai du film est que les personnages et l'arrière-plan ont tendance à éclipser l'histoire elle-même. Sinon, je peux dire que c'est un film vraiment merveilleux que j'adorerais regarder une deuxième fois.
Que dire de ce film ? On rentre immédiatement dans cet univers farfelue et magique que l'on retrouve dans les autres films de Jeunet. La différence, c'est que là on connait ni le cadre historique et que l'immeuble est seul, rien autour. Un film inclassable, c'est une comédie, un film d'horreur, on ne saurait définir qu'elle a été le délire de ces deux hommes. Un casting génial, Dominique Pinon toujours fidèle au poste, le boucher est des plus malsain et terrifiant et le reste de l'immeuble met mal à l'aise. Un film parfait à voir.
Le cinéma de genre français a toujours eu du mal à percer. Non pas que ses initiateurs soient de mauvais cinéastes, seulement, à trop pomper sur le modèle américain, on obtient des projets sans âme et donc, sans intérêt. "Delicatessen" du duo Jeunet/Caro fait parti de ses exceptions qui ont même réussi à s'imposer au-delà de l'hexagone grâce à leur inventivité, leur excentricité et leur merveilleux univers naît de l'esprit de jeunes réalisateurs talentueux. Excentrique et visuellement envoûtant, le premier long métrage du célèbre duo français est tout simplement somptueux, offrant à Jean-Claude Dreyfus un rôle sur-mesure, menaçant la vie déjà mouvementé des habitants d'un immeuble délabré à une époque indeterminée, de sa stature imposante. "Delicatessen" est à la fois un rêve et un cauchemar, une histoire d'amour charmante avec le couple plus qu'improbable formé par Dominique Pinon et Marie-Laure Dougnac doublée d'une trame assez effrayante sur fond de fin du monde et de cannibalisme. Toujours surprenant, rarement éxubérant, c'est une sombre merveille d'une beauté douce et intense que nous livre ici le cinéma français.
Un film pour le moins surprenant, déjanté et très original. On est plongé dans un univers très spécial. Le scénario est assez léger mais ce n'est rien car les personnages sont incroyables, l'ambiance du film entre délire et cauchemar et quelques scènes sont hilarantes. Une vraie pépite du cinéma français!
Premier film de Jeunet (avec son complice Marc Caro) , ce Delicatessen m'a...comment dire...dégouté , voila le terme . Une histoire assez malsaine et étrange mais qui veut avant tout développer des personnages bien distincts les uns des autres , ça fonctionne mais l'impression de tourner en rond m'a ennuyé a mourir , et qui ne m'a pas fait rire une seule seconde malgré deux , trois trouvailles intéressantes . Dans le casting , on retrouve les habitués de Jeunet (Dominique Pinon , Jean-Claude Dreyfus...) , mais c'est pas que c'est mal joué , c'est le vide du film qui fait poids lourd sur les acteurs , et ça donne des acteurs pas a leur meilleur niveau . Dans un esprit mélangeant l'humour noir de Blier et le visuel étrange de Burton en mettant sa touche personnelle (Cette fameuse couleur jaunâtre) , Jeunet joue la carte de l'originalité a fond , au point de dépasser des limites inutiles , a cause de ce trop-plein de créativité , les une heure trente du film m'ont paru interminables . Un premier film qui m'a déplu , ennuyé surtout mais que Jeunet a fait oublié avec ses autres oeuvres (Surtout le fameux Amelie Poulain) .
Avec Delicatessen, Jean-Pierre Jeunet nous emmène dans un monde un peu particulier qu'il a créé. On aime ou on déteste mais en tout cas c'est original et plutôt bien ficellé. À noter un joli casting qui joue remarquablement bien.
Première long-métrage et première collaboration entre jean-Pierre Jeunet et Marc Caro, Delicatessen est un film atypique. Le film est marqué par son univers très marqué ce qui en fait sa force et sa faiblesse. Décalé, déjanté, Delicatessen impose un style comme on n'en voit peu. Sa photographie jaunâtre, ses plans de caméra inspirés, ses personnages étranges et parfois inquiétants ont permis au film de se démarquer à l'époque et d'être toujours aussi inimitable actuellement. Cependant, si son esthétique et sa forme sont très réussies, l'histoire l'est beaucoup moins. Une fois que l'on a compris où les réalisateurs voulaient nous mener, l'histoire traine en longueur et manque beaucoup trop d’intérêt pour maintenir le spectateur en haleine. D'où un léger sentiment d'ennui qui apparait progressivement, sauvé de temps en temps par des scénettes amusantes (le suicide à répétition, les rencontres entre Dominique Pinon et la fille du boucher). Prises séparément, les scènes fonctionnent bien. Regroupées, l'ensemble perd en efficacité. Pour un premier essai, Delicatessen est un bonne surprise. Mais on ne peut regretter que le scénario ne soit pas à la hauteur de l'inventivité de la réalisation. Heureusement, pour la suite de sa filmographie Jeunet arrivera à mieux équilibrer ces deux aspect de son cinéma jusqu'à l'équilibre parfait que constitue le sublime Amélie Poulain.
du jeunet comme on l'aime: un film sur un sujet grave, la guerre, le rationnement, la survie, la persecussion tout ceci traite dans un humour noir et avec beaucouo de fantaisie. cest lugubre poetique et drôle. un tres bon cinéma