Nimbé dans un univers qui lui ai propre Delicatessen est un ovni du cinema français, qui prend de vrais risques et crée une atmosphère particulière. Ponctué d'idées totalement inédites, Jean Pierre Jeunet met en scène une histoire drôle et unique, qui ne ressemble à rien.
Il s’agit du premier long-métrage de Jean-Pierre Jeunet, coréalisé en 1991 avec Marc Caro. On y trouve déjà la patte artistique du cinéaste et son goût pour les histoires simples mais traitées avec poésie qui fera fureur dans « Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain ». En période de rationnement, les locataires d’un immeuble s’en remettent à un étrange boucher pour survivre. La mise en scène s’appuie sur des décors kitchs, de vraies gueules d’acteurs (Jean-Claude Dreyfus et Dominique Pinon notamment) et une photographie de couleur sépia créant ainsi un univers imaginaire atypique. Si l’humour noir teinté de drame horrifique est absolument délicieux, sur la durée l’absurdité du propos finit par tourner en rond. Bref, une petite gourmandise visuelle et burlesque à consommer sans modération.
Que dire devant la fascination visuelle au détriment d'une histoire? C'est vide. Ils feraient mieux de faire de la bande dessinée. Exclusivement pour ceux qui aiment les storyboards filmés.
Il y a énormément d'imagination dans les décors, dans la photo, dans l'histoire, dans le galerie des personnages, dans le jeu des acteurs, dans le montage, dans le choix des cadres, des focales. Bref, Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro insufflent beaucoup de leur imagination dans tous les aspects de la mise en scène pour créer un univers bien à eux. Quelques références cinéphiliques parsèment habilement le tout. Mais ce même tout est un peu trop bordélique pour vraiment emporter l'adhésion car le film manque d'une chose essentielle, une structure scénaristique solide. Reste un OVNI qui contraste singulièrement avec le paysage trop conventionnel du cinéma français.
Tout simplement un pur chef d'oeuvre qui se distingue d'abord pour l'un des castings les plus impressionnants du cinéma français avec sa galerie de vraies gueules comme Dominique Pinon ou Jean-Claude Dreyfus puis pour la qualité exceptionnelle de sa mise en scène. Une intrigue à tiroirs magnifiquement complexe, cohérente de bout en bout, une ambiance très prenante, lourde embellie par la riche photographie de Darius Khondji, ce qui est aussi la marque de fabrique des films de Jean-Pierre Jeunet. Une sorte d'OVNI saisissant, un peu lent mais magnétique. Du cinéma comme je l'aime, malin et inventif.
C'est quand on voit ce film qu'on comprend pourquoi Jeunet et Carot sont de grands artistes. Leur style est admirable à condition d'adhérer. L'histoire est super originale et portée par d'excellents acteurs. Un petit bijou à la photographie sublime.
Delicatessen est un film très original … un peu comme tous les films que Jean-Pierre Jeunet fera à l'avenir. On retrouve déjà tous les ingrédients du style : des acteurs au visage atypique, le teint jaunâtre, l'univers un peu post-apocalyptique, …. J'ai bien aimé ce genre. Les acteurs sont bons, Dominique Pinon et Jean-Claude Dreyfus en tête. L'histoire est très bizarre, mais très appréciable. Les décors sont vachement marquant. C'est étrange mais sympathique.
Du pur jeunet comme j'aime, cet univers surréaliste, qui m'avait déjà subjugué et transporté dans "La cité des enfants perdus"; je ne saurai caractériser son style, peut-être son travail de l'image qui est remarquable et qui n'est simplement qu'un fond sépia pour certain mais qui change complètement notre vision du film, où est-ce peut-être ces bizarreries ces personnages parfois inutiles dans le scénario mais vitale pour entrer dans ce monde, ce film peut-être incompris mais à la fin il ne sera pas passez inaperçu dans votre conscient et subconscient !
Ce film aura gagné un titre : le navet du siècle. C'est assez pénible d'y voir tous ces rappels à Amélie Poulain mais sans le génie, sans la fraîcheur, l'intelligence du scénario (entre autres) Et ces scaphandriers venus des sous-sols ? Non, vraiment, comment adhérer à cet humour soi-disant décalé? Il faut vraiment s'accrocher pour regarder ce film jusqu'au bout.
Le premier des 2 "longs" du duo Caro/Jeunet se situe dans une période non précisée, que l'on espère être un passé uchronique (post 39/45 par exemple), et non une vision (redoutable) du futur, régressif, et bien réel ! Et dans un lieu sinistre (en banlieue, sous un ciel brouillé en permanence, un immeuble de rapport isolé et déglingué avec le propriétaire du tout, commerçant au rez-de-chaussée, un étrange boucher, façon Sweeney Todd - Jean-Claude Dreyfus). Récit baroque et foutraque, tendance grand-guignol, avec une certaine dose aussi de romanesque, et même de "romance" - je l'avoue, je ne l'avais jamais encore visionné, ce "Delicatessen" décoiffant. Un poil déçue, eu égard à la réputation très flatteuse de ce César du Premier film, en 1992. Si l'esthétique reste très convaincante, les personnages bien dessinés (du clown Pinon à l'éleveur de grenouilles et d'escargots, de la suicidaire contrariée Mme Interligator au couple Tapioca ...), la dramaturgie elle-même tourne un peu à vide (entre le monde d'en-haut, et celui des "troglodistes", résistants calamiteux). L'originalité de la démarche générale reste en tout cas intacte (humour noir toute), plus de 20 ans après.
Delicatessen est certainement l’une des plus originales comédies du cinéma Français. La mise en scène de Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro est efficace, le film est délirant au possible, l’humour est excellent, il y a de bons dialogues et le casting est très bon avec notamment le grand Dominique Pinon, mais aussi Marie-Laure Dougnac, Jean-Claude Dreyfus et Ticky Holgado. Bref, on passe un très bon moment.
Le style ancien et macabre recherche est très réussi ! Tout a fait du Jean Pierre Jeunet. Cependant, le scénario laisse un peu a désirer, on s'ennuie très vite, c'est dommage.