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gabdias
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4,0
Publiée le 30 mars 2011
Premier film de Jean-Pierre Jeunet et premier film qui scellera définitivement cet univers impitoyable, décalé, loufoque, complètement excentrique et surtout visuellement unique. Si le scénario ne paie pas de mines, les gags, le côté anticonformiste, la dénonciation de l'entre deux-guerres surpassent tout.
Dans un immeuble délabré, quelques résidents étranges survivent à la récente apocalypse et n'échappent à la famine que grâce aux méfaits d'un sinistre boucher... A la sortie du film, j'avais été surpris et séduit par l'inventivité et le formalisme artistiques de Jeunet et Caro, par leur colection de personnages insolites et leur sens du gag distancié. Baignant dans des couleurs à la tonalité cafardeuse et poisseuse, irréelle, le microcosme que mettent en scène les auteurs, évoquant les rétro années 50, est le résultat d'une imagination fertile et singulière. L'humour noirspoiler: -cannibalisme oblige!- et les comportements insolites s'inscrivent dans une réalisation fondée sur la virtuosité technique et des mouvements de caméra recherchant l'effet stylistique et initiant une sensation d'irrationnel. Cette technique ostentatoire, prépondérante, relègue quasiment l'intrigue à un rang subalterne, et c'est d'ailleurs le reproche que je ferai au film. L'histoire de Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet n'est en définitive pas très intéressante; elle semble le prétexte à une série d'idées, de situations et de figures extravagantes entassées.
Un très bon film! Un scénario on ne peut plus original, de très bons acteurs, beaucoup d'humour (noir), d'actions et de rocambolesque. Des personnages macabres et sombres très bien plantés et des décors propres au style de Jeunet, très particuliers mais géniaux!!!
Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro nous emportent dans un film à l'image et l'esthétisme léchés. Au niveau casting, cela suit avec toutes ces têtes (Pinon, Dreyfus, Rufus, Viard...) Un scénario étrange pour une histoire déjantée. Malgré tout, on a l'impression d'un manque qui fait poindre un léger ennui.
il ne se passe rien pendnant tous le film , aucun scénario, c'est vide. Alors oui l'image est très belle mais au final ce n'est pas un film à la mite un story board filmé et encore
Sans pour autant être transcendant, le film met en scène un clown sans emploi qui se retrouve à être l’homme à tout faire dans un immeuble plus étrange qu’absurde, où figurent divers habitants pour le moins bizarres ! Le film est à la limite du vaudeville comme on le dirait au théâtre, des situations plus absurdes les unes des autres qui s’enchaînent, et le pitch qui ponctue le film ? Notre clown trouve l’amour au milieu de tout ce dégueulasse/cet univers malsain ! Comment caractériser ce film ? Pas si évident que ça ! On traine à mi chemin entre l’horreur visuelle, la comédie noire burlesque et le film romantique au milieu d’une représentation cradingue de je-ne-sais-quoi ! Visuellement bon et entièrement jubilatoire on ne se lasse pas de cet OVNI du cinéma français !
A la fois poétique et absurde, long et génial, étrange et dérangeant, ce film est un véritable OVNI visuel. Les gros plans, les scènes longues et l'atmosphère poisseuse rajoutent au malaise constant dégagé par le film. On ne sait pas si on aime ou si on déteste, mais on ressort forcément interrogatif sur ce que l'on vient de regarder.
Quel étrange film que ce Delicatessen... Une véritable plongée dans l'esprit torturé de deux réalisateurs français, assez connus pour leurs univers débordants, que je n'avais encore peu ou pas testé.
Taxée de surréaliste (à vrai dire, je ne peux pas trop corroborer, je ne suis pas un expert en la matière), cette comédie noire tient le choc pendant une grosse heure, tant que rien ne se passe dans cette maison et qu'on suit l'amourette assez intéressante de Dominique Pinon et Marie-Laure Dougnac, excellents acteurs au demeurant cependant devancés par le génialissime Jean-Claude Dreyfus, acteur magistral qui donne au boucher toute sa puissance animale et le rend très inquiétant. Et puis, vers 1h15, l'évènement important a lieu, et ce qu'on croit être le combat final. Le problème, c'est que le film dure 2h et qu'il faut donc remplir les 45 minutes restantes.
Le film chute inexorablement lors qu'il se perd dans les méandres des égouts avec les Troglodistes, et devient totalement hystérique, changement personnifié par le personnage de Silvie Laguna, horripilante d'hystérie surjouée. Il en devient même inintéressant vers la fin. C'est dommage.
C’est le grand n’importe quoi, ce n’est pas original ou audacieux, c’est pitoyable et ridicule. Pire film de Jeunet. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 1/5
Si vous cherchez l'originalité, et que l'humour noir est votre seconde nature, Delicatessen, 25 ans d'âge, est fait pour vous. Tout y est, une ambiance glauque à souhait, des personnages plus tordus les uns des autres, et puis le scénario il fallait oser et ils l'ont écris. Les traits, l'histoire, tout est grossier dans l'absurde... C'est jubilatoire à condition d'être sensible à ce genre d'humour culotté, sinon l'expérience peut al contrario faire grincer des dents... Enfin des films français dans cette veine là il y en a tellement peu qu'il mérite au moins cette distinction. Le boucher canibal n'épargne personne, dans ce petit immeuble ou chaque vie peut se terminer en repas, j'adore. Et puis chaque vie il faut les voir à l'œuvre, c'est drôle. J'ai un petit faible pour la bourgeoise suicidaire qui m'a fait le plus rire... Parfois un peu bancal et maladroit (notamment avec les gars des égouts), le tout n'est pas assez marquant pour être passionnant, mais en terme de divertissement original il est une bonne référence à citer.
Une époque et quasi une véritable petite révolution à sa sortie . Aujourd'hui il en reste un bel hommage au cinéma d antan comme les films de Tati. L univers de Jeunet est déjà là et il y a en plus une technique bien particulière.
L'association Caro/Jeunet détonne dans cette pépite d'humour noir déglingué, ultra esthétisée et brillament mise en lumière, qui brasse théâtre de l'absurde apocalyptique Beckettien, Terry Giliam, Burton, le réalisme poètique et la Bande Dessiné. Un ovni.
Mais quel genre d’OVNI est Delicatessen ? Je ne peux pas lui mettre une excellente note car j’avoue que je n’ai rien compris thématiquement et les personnages sont trop bizarres. Mais de l’autre côté, les visuels sont justes dingues et la mise en scène inoubliable. Une sacré expérience !
Avec Delicatessen, Jeunet et Caro offraient une oeuvre inimitable d'un point de vue visuel et théâtral - pour ainsi dire. Un film à l'éventail émotionnel large, allant du drôle au cradingue, ceci dans un décors toujours bien glauque, animé par des acteurs de qualité. Seulement, la mise en scène ne fait pas tout et, malgré les qualité visuelles et le plaisir qu'on devine chez les acteurs à tourner ce film, le scénario reste trop pauvre pour accaparer de bout en bout. Dommage.