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CrystalEagle
4 abonnés
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2,5
Publiée le 14 août 2026
Delicatessen, sous ses airs de dystopie grotesque, raconte une chose simple : la faim finit par bouleverser les règles de la société. On ferme les yeux. On négocie, on troque, et les comportements les plus inquiétants finissent par s'installer dans les habitudes de l'immeuble, presque banalement, comme un voisin qu'on n'ose plus questionner. Clapet gère ses locataires comme un commerçant tient ses comptes, quotas compris, et c'est cette froideur méthodique, bien plus que les scènes les plus radicales, qui met véritablement mal à l'aise. Ce qui sauve le film du pur cynisme, c'est qu'il aime ses personnages : la voisine désespérée et virtuose, l'éleveur de grenouilles, les frères aux bruitages absurdes. Aucun n'est un simple numéro de foire, ce sont des personnages attachants pris dans leur propre logique. On devine la structure du conte de Grimm en dessous, avec ses pièges et son enfant salvateur, mais Jeunet et Caro refusent le manichéisme facile : les Troglodystes végétariens ne valent pas forcément mieux que les habitants de l'étage supérieur. Ils vivent simplement de l'autre côté du mur.
Visuellement, ça n'a pas pris une ride, et c'est sans doute pour cela que le film reste en tête bien après qu'on a oublié certains détails de l'intrigue. La photo sépia de Darius Khondji colle à la peau, dense et inquiétante ; un immeuble presque unique suffit à faire tenir tout un monde rouillé, hors du temps. La caméra pousse le fisheye jusqu'au malaise, s'attarde sur les visages marqués, maintient cet étrange équilibre entre fantastique et burlesque où certains plans deviennent presque difficiles à regarder. Il faut dire que Jeunet et Caro ont mis dix ans à convaincre un producteur de financer un projet pareil, et cela se sent jusque dans le choix des visages. Chacun semble choisi pour devenir une partie du décor. Jean-Claude Dreyfus compose un Clapet glaçant sans jamais tomber dans la caricature. Dominique Pinon fait passer l'inquiétude à l'émotion en une seconde.
Le problème, c'est que le film orchestre davantage qu'il ne raconte. Entre deux fulgurances, l'histoire ralentit, et l'ensemble finit par manquer de véritable moteur dramatique. Formellement, c'est brillant. Sur le papier, ça reste en chantier. Je referme Delicatessen impressionné par la mise en scène, mais un peu gêné par ce manque de souffle narratif, sans réelle envie d'y revenir immédiatement. Comme ses personnages, le film a une personnalité inoubliable. Mais on quitte la table avec le sentiment qu'il manque encore quelque chose.
"Delicatessen" n’est pas vraiment un film d'épouvante, mais plutôt une comédie burlesque. On est en plein dans l’absurde, et si on le prend au second degré, cela fonctionne très bien. La réalisation de Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro est remarquable : on y reconnaît déjà la touche caractéristique de Jeunet, que l'on retrouvera dans ses films suivants. Les décors sont somptueux et les comédiens parfaitement ajustés à leurs rôles. Quant au scénario, s'il est volontairement loufoque, il s'avère extrêmement bien ficelé et se laisse suivre avec un réel plaisir. Au final, on passe un très bon moment.
Avec Delicatessen, Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet imposent un univers immédiatement identifiable, mélange de dystopie grotesque, de poésie bricolée et d’humour noir délicieusement macabre. Chaque plan déborde d’inventions visuelles et de détails baroques, comme si le film cherchait constamment à transformer la décrépitude en terrain de jeu esthétique. La mise en scène possède une énergie burlesque impressionnante, notamment dans ses chorégraphies absurdes et son travail sonore extrêmement précis, qui donnent au film une véritable identité sensorielle. Pourtant, derrière cette créativité débordante et cette fantaisie visuelle fascinante, le récit paraît parfois prisonnier de son propre dispositif esthétique, au point de réduire les personnages à de simples figures de cartoon morbide. Une œuvre culte par son imaginaire et son audace formelle, mais dont l’exubérance permanente finit par limiter la profondeur émotionnelle.
Jean-Pierre Jeunet bois a offert une fois de plus un véritable chef d’œuvre avec Délicatessen. Ce film est rempli d’humour, de joie et de moment qui nous tiens en haleine. Ce film est une totale perfection
De plus Dominique Pinon est parfait dans ses rôles, surtout dans le rôle de Louison, qui nous offre un véritable spectacle. Franchement je mets 20/20 à ce film
34 ans après (et un Blu-Ray UHD qui permet de retrouver une image conforme à la volonté initiale), le film n'a pas vieilli. La créativité de l'histoire, des cadrages, les "gueules" d'acteur, tout ça était une gigantesque gifle à sa sortie. Original du début (très beau générique) à la fin (hommage à chaque acteur présenté avec son nom comme un salut au théâtre).
Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro nous emportent dans un film à l'image et l'esthétisme léchés. Au niveau casting, cela suit avec toutes ces têtes (Pinon, Dreyfus, Rufus, Viard...) Un scénario étrange pour une histoire déjantée. Malgré tout, on a l'impression d'un manque qui fait poindre un léger ennui.
Un très bon film français réalisé par Jean-Pierre Jeunet et Marco Caro . Une très bonne comédie avec beaucoup d'humour noir ,de fantaisie et un très bon délire cartoonesque proche du film d'horreur.
Film absolument génial !!! Une France post apocalyptique, des personnages plus étranges les uns que les autres, film déjanté, décalé, humour (noir). L'image est belle et poétique avec un casting au petit oignons !
Une fable noire inventive, à l’esthétique soignée et singulière. Ce film culte de Jeunet et Caro mêle humour absurde, univers post-apocalyptique et satire sociale avec un style visuel unique. Un ovni cinématographique original et marquant.
Le film le plus nul que j'ai vu, tant pour le scénario et le sujet lui-même assez incompréhensible, que le jeu des acteurs et avant tout la réalisation.
“Delicatessen” est une fable noire, burlesque et grinçante, où l’absurde côtoie la tendresse dans un monde en ruine orchestré comme une symphonie mécanique. Jeunet et Caro transforment un immeuble décrépit en théâtre d’ombres grotesques, peuplé de personnages décalés et de rythmes syncopés. Sous son humour macabre, le film cache une poésie étrange : celle de l’amour qui survit même quand tout sent la rouille, la poussière… et un peu la viande froide.
Un OVNI ce film, c'est original, décalé, hyper rythmé, ça mêle humour noir et poésie, c'est empreint d'une nostalgie douce-amère dont le réalisateur a le secret. Les teintes "à la Jeunet" sont si belles, la mise en scène est excellente et le casting vraiment au top, le tout mené d'une main de maître par le grand Jean-Pierre Jeunet.
Du jeunet à 1000%. Toujours des personnages atypiques et attachants. Des décors glauques mais comme on les aiment. Pourtant, je trouve que le film a vieilli et je me suis surpris à m’ennuyer sur la fin.
il ne se passe rien pendnant tous le film , aucun scénario, c'est vide. Alors oui l'image est très belle mais au final ce n'est pas un film à la mite un story board filmé et encore