Il y a énormément d'imagination dans les décors, dans la photo, dans l'histoire, dans le galerie des personnages, dans le jeu des acteurs, dans le montage, dans le choix des cadres, des focales. Bref, Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro insufflent beaucoup de leur imagination dans tous les aspects de la mise en scène pour créer un univers bien à eux. Quelques références cinéphiliques parsèment habilement le tout. Mais ce même tout est un peu trop bordélique pour vraiment emporter l'adhésion car le film manque d'une chose essentielle, une structure scénaristique solide. Reste un OVNI qui contraste singulièrement avec le paysage trop conventionnel du cinéma français.
réglé comme du papier à musique, une symphonie de sons et d'images qui vous emportent dans le monde fantasmagorique de Caro/Jeunet JC Dreyfus et D Pinon excellents dans ce monde imaginaire
Quel étrange film que ce Delicatessen... Une véritable plongée dans l'esprit torturé de deux réalisateurs français, assez connus pour leurs univers débordants, que je n'avais encore peu ou pas testé.
Taxée de surréaliste (à vrai dire, je ne peux pas trop corroborer, je ne suis pas un expert en la matière), cette comédie noire tient le choc pendant une grosse heure, tant que rien ne se passe dans cette maison et qu'on suit l'amourette assez intéressante de Dominique Pinon et Marie-Laure Dougnac, excellents acteurs au demeurant cependant devancés par le génialissime Jean-Claude Dreyfus, acteur magistral qui donne au boucher toute sa puissance animale et le rend très inquiétant. Et puis, vers 1h15, l'évènement important a lieu, et ce qu'on croit être le combat final. Le problème, c'est que le film dure 2h et qu'il faut donc remplir les 45 minutes restantes.
Le film chute inexorablement lors qu'il se perd dans les méandres des égouts avec les Troglodistes, et devient totalement hystérique, changement personnifié par le personnage de Silvie Laguna, horripilante d'hystérie surjouée. Il en devient même inintéressant vers la fin. C'est dommage.
Répugnant et d'une poésie très, trop personnelle, le film de Jean Pierre Jeunet est peut-être original, mais n'est pas pour autant intéressant. L'histoire se perd dans la confins de la bêtise, les personnages grotesques ne parviennent pas à faire rire et le cadre restreint du film étouffe et donne envie pressante de quitter l'écran des yeux.
Une histoire loufoque, un cadre à la fois post-apocalyptique et délicieusement vintage, une esthétique parfaitement travaillée (on peut faire une photo parfaite de n'importe quel plan du film), font de Delicatessen un incontournable qu'il est jubilatoire de regarder encore et encore.
Delicatessen est certainement l’une des plus originales comédies du cinéma Français. La mise en scène de Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro est efficace, le film est délirant au possible, l’humour est excellent, il y a de bons dialogues et le casting est très bon avec notamment le grand Dominique Pinon, mais aussi Marie-Laure Dougnac, Jean-Claude Dreyfus et Ticky Holgado. Bref, on passe un très bon moment.
Mon dieu mais ce film est pire que tous les Saw réunis. D'ailleurs tous les Saw réunis ne suffiraient pas à venir à bout de la fuite d'eau de cet immeuble, c'est impressionnant.
film d'une atmosphere extraordinaire! l'un des meilleurs film du duo de réalisateurs ! ils ont eu bien tord de se séparer! humour noir , galerie de portraits improbable entre monstre de foire et cirque Pinder! un tres grand film français!
Chef d’œuvre signé Jeunet et Caro, Delicatessen nous plonge dans un futur étrange mêlant poésie, ambiances glauques, fantaisie et humour noir pour un résultat décapant! Dreyfus joue avec brio son rôle de boucher-tueur de même que Dominique Pinon dans celui d'un ancien clown reconverti en concierge.
Film où la magie opère dès les premières secondes. L'ambiance est glauque, les couleurs sont jaunâtres, marron, le scenario ne fleure pas l'optimisme, mais on adhhère totalement à cette ambiance si particulière, à ces personnages pittoresques tous aussi barrés les uns que les autres. Les comédiens sont parfaits, jouent juste. La photographie et la musique sont sublimes. Seul bémol, une fin un peu en deça du reste. Un film français, sans surjeu, sans moral à deux sous avec un soucis de l'esthétisme ça existe !
Dans un immeuble, on découvre la vie d'habitants tous plus barrés les uns que les autres. Pour ceux qui ont trouvé "le fabuleux destin d'Amélie Poulain" un peu spécial, on retrouve le même type de délire mais en multiplié par 100. Mention spécial à Dominique Pinon et ses tours de magie. Le reste du film est globalement indescriptible tant il est bizarre (mais moins que "la cité des enfants perdus"). A voir seulement si on a aimé "Le fabuleux destin ..", sinon il vaut mieux passer son chemin.
La vie des étranges habitants d'un immeuble de banlieue qui se dresse dans un immense terrain vague et qui tous vont se fournir chez le boucher-charcutier à l'enseigne "Delicatessen".
Tel une comédie fantastique in-orthodoxe qui se joue de cynisme par ses qualités artistiques et de styles.
En leurs premier long métrage, le duo Jeunet et Caro, jusqu'ici auteurs fidèles et talentueux de courts comme Foutaises, récitent un ovni marqué. Leurs complémentarités originelles, Jean-Pierre Jeunet à la réalisation stricto sensu et Marc Caro en directeur artistique harmonisent richesse et créativité.
Delicatessen est un bijou de situation romanesque au surréalisme et caricature poétique vouant une bizarrerie hors normes. Ils contrastent une société glauque isolée empreinte de cannibalisme avec une amourette plaisante.
On contemple un conte noir timbré à la résonance burlesque. C'est alors un incroyable délire sensoriel qui envoute le cinéma français.