Un film très académique , aux intentions très louables, ambitieux , mais qui est souvent ennuyeux. Plein de bonne volonté, la partie sur l'enfance est bien faite, la destinée de cette poétesse maudite est atypique ,les acteurs sont bons , mais n'arrivent pas à enlever le film sur des sommets.
Beau biopic, bien interprété, la reconstitution niveau costumes et décors est géniale; cependant quelques passages sont soporifiques et longuets à mon goût. Tranches de vie d'une personnalité complexe qui ne laisse pas complètement indifférent.
Deuxième long-métrage de la cinéaste néo-zélandaise Jane Campion, Un ange à ma table est une adaptation de l’autobiographie de sa compatriote Janet Frame, écrivaine qu’elle admirait tout particulièrement et dont elle souhaitait porter l'œuvre à l’écran. Par petites touches et à travers de délicates tranches de vie, elle nous fait donc suivre la vie de Janet à partir des années 30 jusqu’aux années 60. Issue d’un milieu très populaire, cette jeune fille au physique atypique va se passionner pour la littérature au contact des livres et de différentes personnes qui sauront l’y guider. Modernisant le genre du biopic tout en adoptant un ton classique – dans le sens le plus noble du terme – Jane Campion réalisait un film fort et émouvant, assumant un rôle pionnier de par son point de vue féminin, qui racontait le cheminement et la lutte d’une artiste fragile et inadaptée au monde dans lequel elle évolue.
2ème long-métrage de Jane Campion ou le portrait sensible d'une femme unique, marginalisée en raison d'une timidité maladive. Un sens aigu de la narration et des choix plastiques forts font de "Un ange à ma table" une oeuvre envoutante et intemporelle. Les plans de pâturage au pied de la colline, liens avec la maison familiale, sont d'une indéfinissable poésie, celui où Jane accompagne une vache est sublime.
magnifique film de Jane Campion qui s'appuie sur l'autobiographie de la poétesse Janet Frame et nous dépeint l'enfance, l'adolescence et la jeune femme inadaptée, trop habitée par sa passion pour la poésie et qui sera victime d'acharnement thérapeutique dont elle ne se remettra jamais. film bouleversant .
"Un ange à ma table" m'a personnellement sidéré. Ce film s'est insinué en moi, étrange, suspendu... Comment expliquer, c'est un peu à l'instar de "La leçon de piano", le film de Jane Campion, on en sort plus que jamais grandi, magnifié par le ton qu'emploie la réalisatrice. L'histoire et les images sont assurément réalistes. Pourtant, des personnages (fantastiques!), de la mise en scène, de la photographie, des ces teintes sépia utilisées, ressort comme un grand conte cruel et surréaliste, absurde et poétique... Peut-être à l'image de l'oeuvre de Janet Frame... Un film que j'aime tendrement...
On a du mal à se laisser convaincre par l'histoire de cette écrivaine hors norme, qui avait pourtant tout pour faire un film intéressant. Mais à force d'ellipses et de litotes, "Un ange à ma table" finit par se vider de toute émotion et par sombrer dans la monotonie.
Malgré quelques longueurs, Un ange à ma table est un film poignant et bouleversant, à la fois juste et délicat, sensible mais sans aucune sensiblerie où Kerry Fox incarne magistralement une Janet Frame au bord du gouffre...
Un film un peu trop long (2h38); autobiogaphique qui ne suscite pas grand intérêt malgré le jeu de l'actrice principale. Je préfère "La leçon de piano" de Jane Campion.