244 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
21 critiques spectateurs
5
5 critiques
4
7 critiques
3
3 critiques
2
4 critiques
1
1 critique
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
poupicinéphile
1 abonné
41 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 26 juin 2025
20ème film Compétition Cannes 2000 : Dernier film de la représentation française pour cette édition cannoise et, choix amusant, le 3ème film d'Arnaud Desplechin (qui aura été à chaque fois en compétition officielle pour ces premières oeuvres) a décidé de tourner en anglais pour adapter une nouvelle d'Arthur Symons, un auteur britannique oublié des deux côtés de la Manche. Cette fresque romanesque dans l'East End londonien narre l'émancipation progressive, par le théâtre, d'une jeune fille juive de parents couturiers, mal aimée au sein de sa famille nombreuse, qui peine à s'exprimer, à ressentir quelque chose, à se passionner dans un domaine particulier, et qui va finalement trouver sa voie dans le monde théâtral en gravissant progressivement les étapes de la vie d'actrice, de figurante jusqu'au rôle principal (en l'occurrence celui d'Hedda Gabler d'Henrik Ibsen à la fin du film). Il s'agit d'un véritable récit d'apprentissage et d'émancipation où la sauvagerie, la froideur et la naïveté du personnage incarnée par Summer Phoenix (la petite dernière d'une famille d'acteurs décidément bien douée) vont laisser place à une assurance, une plus grande maturité mais également la découverte des sentiments. Pour cela, le parcours initiatique de la débutante sera tantôt aiguillé par un délicieux acteur-professeur joué par l'inénarrable Ian Holm tantôt bousculé ou tourmenté par un traducteur vampirisant (joué par le frère jumeau du réalisateur, pas très bon acteur dans un rôle qui doit pourtant susciter la passion de l'héroïne). Le film reste néanmoins romanesque et captivant de par la transformation lente d'une actrice, qui passe de la rigidité, de l'inanimé, de la machine à la vie et les sentiments qui en font une vraie personne, dut-elle en passer par le mensonge de la scène et les affres de la passion.
Pauvre Esther, méprisable, méprisée par le cinéaste lui-même. Scène ridicule et insultante du dépucelage, vécue sur un mode totalement égoïste et sans sentiment. L'héroïne est enlaidie, stigmatisée, présentée comme le rebut de l'humanité. Quelle haine de l'humain chez ce cinéaste !
Esther Kahn est un film sombre mais beau. Esther jeune fille qui fait tout dans l'extrême, autant bien dans l'amour et de la souffrance. Summer Phoenix y est extrement convaicante dans ce film où elle campe le premier rôle. On a mal avec elle, on pleure avec ell, on aime avec elle! Juste un bémol: le film est peut être un peu trop long. Mais à voir simplement pour le regard mystérieux de Summer
On s'ennuie ferme pour un film qui n'arrive pas à convaincre. C'est long, c'est long et c'est long ! peut être est ce du à l'actrice, qui ne réussit pas à transmettre grand chose . J'ai adoré un conte de noel du même réalisateur mais là j'accroche pas du tout .
Un de mes film culte!! Desplechin, qui est un type très compliqué, emprunte ici les voies de Truffaut (il réalise lui aussi son film "anglais" tout dans un souffle romantique et distille ça et là des clins d'oeil à certains de ses films) mais en se démarquant par son style si singulier...vu, vu et revu à sa sortie et depuis revu et revu, le film ne perd rien mais gagne encore en mâturité. Je n'avais rien vu d'aussi beau alors depuis longtemps et aujourd'hui c'est pareil...tout simplement merveilleux.