La première réalisation de Sean Penn derrière la caméra et quel film! L'histoire est émouvante et témoigne d'un malaise commun d'après guerre vu notamment dans Taxi Driver. Viggo Mortensen est époustouflant d'émotions et de sincérité en campant ce soldat dérangé par l'horreur du vietnam. Les dialogues sont crus, taillés dans le vif, ce qui donne à ce film une dimension particulière, une honnêteté rare à l'écran. Entre passion et déchirement, The Indian Runner pousse ses personnages dans leur dernier retranchement. Le parallèle avec les légendes indiennes est astucieux. Avec The Indian Runner, Sean Penn signe un premier long métrage puissant appartenant à une longue série de films de la même force, de la même rage.
Comment prêter davantage l’épaule à tous les défenseurs d’allées de ces supermarchés et/ou de ces abonnements TV pleins de peur et de haine que cet usine à misérabilisme empaquetté sous toutes les formes et/ou film débile à l’air affairé & au tempo pressé de ces gens qui n’ont d’autre choses pour nous attirer & qui nous incitent en effet à presser notre chemin : Long clip & à la limite polar ( Quoique nous sommes bien loin de la grandeur dans le crime des personnages des 50-60’s … ) même pas crédible 1 mn n’ayant rien d’autre à défendre que son vide faussement naturaliste & semblant sorti du cerveau d’un (frais) diplomé d’ « USC » à la complexité morale digne d’un premier de la classe replié de force chez lui & aux cloques pas réduites ainsi qu’au schéma individuel sorti des collections « Harlequin » et sans les lignes écrites en bas de la 3ème page de garde ; « The Indian Runner » , semblant en permanence nous parler à travers cette oreillette de seconde équipe, ne séduira donc que les aficionados des horoscopes des « people » et/ou les fans de Viggo Mortensen parfois ranimé d’ailleurs ( et filmé sous toutes les coutures par une équipe technique bien complaisante) - quand on excepte une légère lumière provoquée par une brève apparition du bienveillant D. Hopper ! - : En effet, ( & pour nos amis américains ) ; le monde ne se divise pas en « forts » & en « faibles« ; ainsi qu’en « pauvres » et en « riches » … Couleur : Rose.
Le film de Sean Penn qui l'a hissé sur les podiums des meilleurs réalisateurs. Un peu vieilli aujourd'hui, il a fait une percée remarquable il y a 20 ans dans le paysage cinématographique un peu convenu de l'époque. L'histoire est belle et forte, les acteurs font un travail d'exception. La mystique du film, l'indian runner, passe bien pour la plus grande partie du public, même si le thème de l'absurdité de la vie, telle qu'elle est représentée ici, avec les deux frères incarnant les deux modes extrêmes pour s'en arranger, peut être un peu abstraite pour certains.
The Indian Runner dévoile, derrière la caméra, le style magnifiquement inspiré de Sean Penn : sur la forme, et au regard de quelques prises et effets, son film n'est ni plus ni moins qu'une somme de chefs d'oeuvre. Cassavettes n'est pas loin... Mais il existe hélas une certaine redondance dans l'évolution dramatique et psychologique des personnages, pourtant excellemment interprêtés par Viggo Mortensen et David Morse.
Inspiré d'un morceau du grand Bruce Springsteen "Highway patrolman". C'est le retour difficile d'un ancien du Vietnam dans une Amérique profonde,malgré l'aide de son frère,on sent bien la fatalité qui règne sur cet esprit torturé et perdu.C'est un film rude et triste et cette première réalisation de Sean Penn offre déjà les beautés des paysages qu'il filmera plus tard dans le géant "Into the wild". Viggo Mortensen ressemble par moment à James Dean,il est magnifique. Un film génial par un acteur-réalisateur génial.
Bien filmé, bien joué, belle BO, mais archi-manichéen. Le bon frère d’un côté, le mauvais frère de l’autre, et tout ça emballé dans une morale bien conservatrice et bien amerloque : tout ce qui compte c’est la famille, c’est l’épouse et les lardons, c’est ça la vraie vie, c’est ça le grand secret du bonheur. Le bon frère, évidemment, c’est celui qui a compris ça. Et pour que le message rentre bien dans la tête du spectateur aussi, Sean Penn clôt son histoire avec une citation de Tagore sur le bonheur de faire des mouflets. Le mauvais frère, lui, ne se satisfait pas de cette romance pour ménagère de banlieue. Du coup il pète les plombs, casse la gueule à tout le monde, fait une grosse bêtise que je ne vais pas révéler, en gros il prend la route de l’enfer. Il n’avait qu’à pas chercher midi à quatorze heures. Bref, c’est un peu lourdingue, tout ça. Et surtout, on attend d’un artiste qu’il mette en scène les ambiguïtés de la vie, pas qu’il nous explique le bien et le mal tels que prêchés par la droite américaine. Heureusement, Sean Pen se rattrapera dans ses films suivants.
Très bon film de Sean Penn , loin devant Crossing Guard et The Pledge, un cran en dessous d'Into the Wild! Cependant, pour un premier film, beaucoup aimerait réussir le coup de maître de Penn! En effet, dès le générique on reconnaît le coup de patte du réalisateur : espace vaste et déserté, animaux sauvage, seul deux voitures roulent à fond la caisse! L'ambiance est fixée. On y fait la rencontre de Joe, qui incarne la province américaine... puis plus tard celle de son frère Frank, revenu du Vietnam, mais instable. Les deux frères sont très proches, mais quelque chose les a séparé. Rien ne sera comme avant. En posant ce pitch, Sean Penn va pouvoir aborder ses thèmes fétiches , à savoir la liberté et la famille. La (double) scène finale est une des plus belles qu'il m'ait été donné de voir au cinéma. Sean Penn boucle la boucle. Pour nous faire passer son message, Sean Penn nous offre tout d'abord une formidable brochette d'acteurs, qui forment la très bonne gueule du cinéma indépendant américain : Mortensen dans son premier rôle (qui aurait pu être incarné par Sean Penn, tant ce personnage est proche des personnages torturés qu'incarne Sean Penn dans 21 grammes ou La dernière marche) crève littéralement l'écran ; la tête de Dennis Hopper me fera toujours délirer , Bronson très sobre , Arquette toujours aussi naïve et attachante; apparition de Benicio Del Toro, et David Morse loin de son fusil de Rock. Côté BO, c'est un régal, on passe de Janis Joplin (Summertimes n'aurait jamais été aussi bien utilisée dans un film) à The Band puis au Creedence Clearwater Revival! Miam! Pourquoi 3 étoiles seulement ? Sans doute parce que le film ne m'a pas scotché complétement à mon fauteuil, quelques passages à vide, et certaines scènes auraient pu être plus développées, notamment avec le pére. Excellent film cependant! Un incontournable dans la filmo de Penn!
Une lente chronique familiale ,dramatique et désespérée..... on attend le dérapage, à chaque instant. Pour un premier film c'était ambitieux de la part de Sean Penn de s'embarquer sur ce sujet, pas beaucoup d'action, c'est l'attente qui est pénible. Hopper est juste là en clin d'oeil et Bronson fait une courte apparition ,sous-employé, dommage.
J'ai découvert ce film par curiosité, voulant voir ce que donnait l'adaptation d'une chanson de Springsteen. Je n'ai pas du tout été déçue, Sean Penn ayant réussi à garder l'esprit intimiste de la chanson et y restant assez fidèle. J'ai juste eu un peu de mal à accrocher au début mais une fois rentré dans l'histoire on ne voit plusle temps passer. Les acteurs sont vraiment bons, il est d'ailleurs dommage qu'on ne les voient pas assez souvent dans ce genre de production. Pareil pour Charles Bronson... En bref, une belle histoire sur la fraternité, superbement filmée...
Chronique familiale très très lente. J'avais regardé pour Bronson, son rôle est mineur, le reste est du genre "moi, je suis heureux avec ma vie sage,, mes gosses, ma femme, je t'aime, frérot, tu dois prendre tes responsabilités", et l'autre qui déblatère sur l'absurdité de la vie, et se barre dans la nuit. J'ai détesté.Ce film m'a profondément gonflée, ode aux valeurs familiales, gna gna gna...J'ai tenu jusqu'au bout parce que j'attendais qu'il se passe quelque chose, rien n'est arrivé, et cette métaphore avec le messager indien, quelle farce. Il n'y a que la BO qui soit bonne.
Beau film de Sean Penn qui balance entre le choix de la conformité et celui de la rébellion. Une belle réalisation lente, un Nebraska rural, familial et rude, une bonne B.O, il n'y a pas grand chose à reprocher à ce film. Un bon moment de cinéma.
Deux frères se retrouvent, autrefois très proches, aujourd'hui leurs vies torturées les ont diamétralement opposés de par les choix qu'ils on fait.
The Indian Runner est un film qui traite de la vie, des responsabilités et des choix que chacun d'entre a de les accepter ou non quelque soit son vêcu, car les responsabilité appartiennent à chacun quelque soit la communauté dans laquelle on vit quelque soit la sitiation. La paternité est utilisée pour appuyer le thème de la responsabilité et l'élever à son sommet. Franck Richards ne fait que fuir tandis que son frère tente de lui ouvrir les yeux.
Les bonnes intentions du réalisateur ne font pas l'ombre d'un doute. Malgré un bon début, c'est très long : le flic qui construit sa vie et son frère qui pète les plombs. A croire que Charles Bronson, que l'on voit peu, est venu se reposer.
sean penn a fait un film tres attachant qui rappelle un peu les films de clint eastwood,une tres belle musique et deux interpretes de choix:viggo mortensen 10 ans avant le seigneur des anneaux et la derniere apparition de charles bronson au cinema dans un role tres emouvant a l instar de john wayne dans le dernier des geants.