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Un visiteur
5,0
Publiée le 5 septembre 2008
Chef d'Oeuvre !. C'est le premier Antonioni que je vois, et je suis épaté par la mise en scène. Je vais pas écrire une tartine de critique, y en a qui font ça bien.. J'attends avec impatience la suite de cette trilogie, l'Eclipse et la nuit.
Les relations amoureuses sont complexes, et le cinéma d'Antonioni les montrent telles qu'elles le sont dans la vie de tous les jours. Un très beau film, avec une photographie magnifique.
Le cinéma de Antonioni exige la plupart du temps un effort d'implication. Peu accessible, parfois difficilement perceptible car trop fin (l'Eclipse), il a pourtant le mérite d'être intelligent, subtil et beau. L'Avventura ne déroge pas à la règle car les trente premières minutes sont loin d'être passionnantes. Le reste, en revanche, est quasi parfait. Esthétiquement, le film est une bonne claque, la photographie sublime, les plans extrêmement travaillés et métaphoriques (surtout celui du couloir, éblouissant de finesse et de pureté). Mais l'Avventura est également un film extrêmement novateur sur le fond, un des premiers à faire de l'absence d'un personnage un enjeu du métrage. À la manière de la Anna de Saraband, la Anna de l'Avventura (clin d'oeil de Bergman ?) hante littéralement le film, elle revient dans toutes les discussions et son fantôme est presque présent à chaque plan (on l'attend alors derrière une porte qui s'ouvre ou, dans les grands espaces, rejoindre le cadre). Le film de Michelangelo est extrêmement sensuel, mais aussi émouvant (ce qui est assez rare, pour ma part, chez le cinéaste). Sans rien spoiler, le film a également un côté Rashômon fortement sympathique. Chef d'œuvre. C'est à voir absolument.
Malgré une immense bronca au festival de Cannes 1960, L'Avventura a su traverser les époques et se créer une solide réputation, notamment celui d'avoir inventé un nouveau langage cinématographique et c'est toujours difficile de se lancer dans ce genre d'oeuvre dont la réputation est si haute qu'on a un peu peur de la déception due à une attente trop élevée.
Ce n'était pas mon cas à cause d'une dernière expérience très mitigée avec le cinéma d'Antonioni que je connais pourtant très peu (deux films vus avant celui-ci) et je dois bien reconnaitre que c'est à nouveau le cas ici. Le metteur en scène de Blow Up nous emmène dans la bourgeoisie italienne pour y suivre la préparation d'une croisière qui va finir, assez vite, par une disparition, et c'est autour de l'amie de la disparue qu'il va peu à peu axer son récit.
L'histoire en elle-même est aussi audacieuse qu'intéressante, surtout lorsque la disparition arrivera, ce qui va permettre à Antonioni d'installer des relations de plus en plus ambiguës entre les personnages où amour, sexe et mensonge seront au rendez-vous, avec comme fond un polar autour de la recherche de la disparue. Il prend son temps pour bien explorer les personnages et poser le contexte tandis qu'il étudie avec finesse et intelligence l'évolution des protagonistes. Formellement c'est une réussite indéniable, tant dans les cadres que la façon de capter les paysages ou expressions des personnages ou la très belle photographie en noir et blanc.
Et pourtant... L'Avventura m'a tout de même déçu dans l'émotion et l'impression de vide qu'il m'a peu à peu donnée plus on avançait dans le récit. Si les personnages sont intéressants, on ne ressent rien pour eux, tandis que l'atmosphère romantico-mystérieuse peine à tenir sur toute la durée du film, provoquant un certain ennui lors de quelques passages, le manque de dramaturgie n'étant pas comblé comme il le faudrait.
C'est vraiment dommage car on ressent tout le talent et la maitrise du cinéaste italien, sachant bien mettre en avant les sensations des personnages via un regard, un geste ou une expression tandis que les moments intimistes sont souvent d'une justesse rare. La mise en scène est aussi très belle, élégante à souhait mais ne sublimant pas toujours cette histoire de vie. Devant la caméra, les interprètes sont excellents, se fondant dans leur rôle à l'image d'une Monica Vitti éclatante et faisant ressortir à la fois la beauté, et la fragilité humaine.
Si Antonioni est incontestablement un cinéaste talentueux, il me déçoit à nouveau avec ce film beau, audacieux et intelligent mais sans émotion. Faisant suite à une plus grande déception (Profession : Reporter), je peine à retrouver le brillant auteur de Blow-up, en espérant que la prochaine expérience soit la bonne.
J’ai encore donné une chance à Antonioni après Blow-Up, et les ennuyeux La Nuit et L’Éclipse…
Pourtant, ça commençait bien : la première partie était intéressante et plutôt regardable, tout ce qui se passe sur l’île fonctionne assez bien. Puis on revient sur terre, c’est-à-dire dans le vide.
Encore une histoire d’amour inintéressante, sans aucune émotion ni idée mémorable. Il n’y a absolument rien à retenir… un véritable naufrage.
Et une fois de plus, c’est inutilement beaucoup trop long : 2h22 ! Deux heures de vide.
À partir d’1h30 de film, j’ai commencé à avancer en accéléré tant c’était une souffrance.
Hué à Cannes puis défendu par un comité de critiques et d'artistes, «L'Avventura» est de ces films qui révolutionnèrent le cinéma. Pour la première fois dans un long métrage, la narration se désintéresse complètement de tous ses éléments dramatiques pour se concentrer sur le ressenti des personnages, dans leurs non-dits et tous ces sentiments qui demeurent « invisibles » mais bel et bien présents. Fait impensable à l'époque, à la fin de «L'Avventura» on ne sait toujours pas ce qu'il advient de la jeune fille disparue, sur le papier élément central de l'intrigue, alors qu'en réalité Antonioni s'attarde sur son amie restante (intrigante Monica Vitti) et partie à sa recherche. Michelangelo Antonioni fait ici entrer le cinéma dans une nouvelle maturité artistique, le hissant au rang d'art des plus subtils, capable de sonder le fonds des êtres et de leurs âmes grâce à la suggestion que constituent images et sons. Véritablement inoubliable, «L'Avventura» vaut aussi pour sa maîtrise technique éblouissante, parsemé de cadrages magnifiques et éclairé par un noir et blanc enchanteur. Un très très grand film, à voir absolument. [4/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
L'Avventura est un film devenu classique à cause notamment de la difficulté de le produire et de son originalité qui provoqua des réactions particulières lors de sa découverte (mais qui fut une réussite commerciale). Que dire des acteurs et surtout de la sublime Monica Vitti qui explose l'écran dans son interprétation pleine de force et d'émotion. Mais ce genre de cinéma reste difficile d'accès et demande une réelle attention de la part du spectateur.
Hué par le public lors de sa présentation cannoise en 1960, mais défendu par de nombreux intellectuels et cinéastes, L’avventura marqua le début de la reconnaissance internationale de Michelangelo Antonioni ainsi que l’émergence d’un cinéma d’auteur exigeant et dépouillé, qui influencera les décennies à venir. Structuré autour de la disparition d’une femme (Lea Massari), cette fuite en avant amoureuse est un portrait acide de l’Italie bourgeoise d’après-guerre autant qu’un long-métrage aux accents psychanalytiques, sur les frustrations individuelles de femmes et d’hommes dont la vie d’apparence confortable peine à masquer une vacuité existentielle liée à des insatisfactions d’ordre sentimental, sexuel ou professionnel. Si certaines séquences de ce film de 2h25 paraissent longues, Antonioni nous offre de nombreux plans à la beauté saisissante, notamment sur l’île dans la première partie ou dans les villages abandonnés où va s’échouer le couple Claudia/Sandro. L’avventura marque aussi la première collaboration du réalisateur avec la superbe Monica Vitti, qui deviendra sa muse et dont le visage continue de nous hanter de sa froide beauté.
Alors, c'est superbe, et le noir et blanc est l'un des plus raffiné que j'aie pu voir. J'ai malgré tout eu du mal à me laisser emporter. Peut-être est-il compliqué de voir ce film à notre époque.
Ce film connu pour avoir été hué à Cannes pendant la projection, avant d’être largement défendu par les critiques et les cinéastes, est considéré comme une œuvre fondatrice du cinéma moderne du fait qu’elle désoriente le spectateur en bousculant les règles de la narration et de la réalisation, ce qui peut déconcerter certains. L’histoire débute avec des gens oisifs et fortunés qui font une croisière en méditerranée sur un yatch mais lors d’une escale sur une île volcanique quasi déserte, Anna qu’on pouvait croire qu’elle est le personnage principale, disparaît mystérieusement. Alors contrairement à ce qu’on pouvait penser à ce moment du récit, le film ne s’apparente pas à un policier, ni à un triller psychologique notamment lors des recherches de la disparue par sa meilleure amie Claudia et son futur mari, Sandro mais au lieu de cela, l’intrigue concernant « l’évaporation » d’Anna se dilue peu à peu, en se centrant de plus en plus sur l’attraction entre Claudia et Sandro, sans pour autant que le réalisateur explique le pourquoi du comment de leurs comportements, comme si l’événement de la disparition devient révélateur d’un désir « inacceptable » puis qui s’impose lentement comme une évidence. Néanmoins si Antonioni n’explique rien dans son film qui peut être ressenti comme une œuvre conceptuellement ennuyeuse, il donne quand même les explications après l’avoir réalisé. Et ce n’est pas tant le fait que le réalisateur se fiche un peu de la disparition d’Anna en n’explicitant pas son mystère, ce qui rompt avec des codes narratifs et visuels, ni le fait qu’il n’explique pas ce qui nous est donné à voir à propos de la dérive des sentiments de ses personnages, en donnant à son film une orientation très introspective, ce qui peut être éventuellement une source de désaccord ce sont les explications qu’il donne pour la compréhension de son film si elles s'avèrent comme un unique mode de fonctionnement humain. On peut comprendre la démarche du réalisateur concernant par ex
Suite à sa disparition sur une île, Sandro part à la recherche de sa fiancée, aidé de Claudia, dont il finira par s'éprendre...
Le premier Antonioni que je visionne. Je m'attendais à quelquechose de plutôt posé (certains diront lents mais j'aime pas le coté péjoratif du mot) et s'attardant sur ses personnages. Et bien j'ai été servi bien au dela de mes espérances . Ce qu'Antonioni dépeint, ce n'est pas la perte d'une amie ou d'un amour, ni l'amour d'une femme pour un homme, c'est la Perte, la Culpabilité et l'Amour tout entiers. Et cette tension vers l'universel, je peux dire sans me tromper que c'est ce que je cherche au plus profond du cinéma.
Le choix fondamental d'Antonioni est pour moi cette mise en suspens de l'intrigue. Anna est-elle morte ou s'est-elle échappée par peur d'être étouffée par sa relation avec Sandro? Ce que aurait pu rester une simple enquête/ poursuite prend par ce choix de se concentrer sur Claudia et Sandro une ampleur absolument superbe.
Antonioni peint littéralement les sentiments des personnages par petites touches. Les profonds regards hallucinés de Monica Vitti dans le lointain traduisent mieux que nimporte quel dialogue la détresse que l'on peut ressentir face à la disparition d'une amie très proche ou le doute et l'incertitude face à sa propre action. Un autre exemple de cet attitude de peintre se trouve selon moi dans l'importance accordé aux échanges de regards entre les personnages. Rien n'est dit lors de l'échange amoureux véritable et la parole semble servir plus lors des phases de doute avant les ruptures (définitives ou non)
On parle souvent des signes au cinéma, je ne peux m'empêcher de penser à ça en voyant la manière dont le lever de soleil pénètre à nouveau dans la maison de l'île juste après la naissance d'un nouvel amour et comment au contraire on n'en trouve pas la moindre trace dans l'hotel final.
Au dela même du profond sens qu'Antonioni parvient à donner à son unité entre la réalisation et l'intrigue, le film est d'une beauté absolue. La précision et la sensation qui se dégage de certains plans est juste formidable. Chaque fois que Monica Vitti fait une pause et se tient immobile, on a droit à une véritable fascination pour Claudia comme si Antonioni était en train de peindre sa Joconde à lui. Tres fort. A ce titre, le dernier plan du film reste dans la grande Anthologie du Cinéma.Le déchirement entre l'universel et le terrestre, l'inconnu et le présent.
Tous ces plans larges ou au contraire très près des personnages sont comme d'immenses représentations de la peur d'un inconnu et d'une incertitude immense et mélancolique, que ça soit à l'extérieur (le lointain du lever de soleil, de l'ile volcanique lointaine) ou à l'intérieur des coeurs des personnages (regards vagues et hallucinés comme exprimant une détresse bien plus grande que sa simple petite personne).
Mais le film n'est pas que mélancolie, c'est aussi sa force. Antonioni parvient à introduire une sensualité impressionante sur certains passages qui n'auraient pas classiquement lieu de l'être. Toute la scène du jeune peintre est à mon sens magnifique en ce que elle montre bien que le monde n'est pas que tristesse, qu'il est aussi possible d'y trouver la joie.
Pour ce qui est des acteurs, je pense que quiconque lit ce texte a déja repéré que j'étais très impressionné par le jeu et la beauté naturelle de Monica Vitti. Elle semble jouer tout seulement tellement naturellement et sans artifices qu'il est difficile de ne pas, à notre tour, se laisser entrainer.Je ne la connaissais pas jusqu'à aujourd'hui et je ne suis pas près de l'oublier. Gabriele Ferzetti est lui aussi brillant dans son rôle de fiancé épris mais qui sent pourtant la tentation l'envahir très rapidement après la disparition. Pour ce qui est des seconds rôles, je dois dire que la comédienne jouant Anna est également magnifique, et incarne clairement un autre type de beauté, plus italienne, moins à part que Monica Vitti.
En résumé, un film véritablement fascinant portée par la pureté visuelle et l'évocation profonde des sentiments des protagonistes
Comment ne pas attribuer 5 étoiles à ce film. Initiation au voyage, à la photographie davantage qu'à une intrique qui bien vite passe en second plan quoique fil conducteur. Déambulations hors du temps, un exercice de style tenant à la fois des meilleurs classiques du genre, mais aussi par la qualité extraordinaire de son cadrage et de l'enchainement des plans. Antonioni nous offre ici un condensé de tout son savoir, de toute sa passion pour la peinture, l'esthétisme féminin, la photographie, la transgression, les tabous. Un film référence à posséder dans sa vidéothèque.
Suite à sa disparition sur une île, Sandro part à la recherche de sa fiancée, aidé de Claudia, dont il finira par s'éprendre... Antonioni nous livre avec L'avventura une oeuvre sublime qui fut tout d'abord conspué à Cannes puis soutenue par un comité de critique pour sa remarquable contribution à la recherche d'un nouveau langage cinématographique. Antonioni avait coutume de dire de son film qu'il était « un polar à l'envers » dans la mesure où la victime n'est pas retrouvée, le crime n'est pas élucidé et encore mieux on ne sait même pas si il a eut lieu. L'avventura va bien au dessus d'une disparition physique, il représente avant tout une disparition psychologique. Car Anna la fiancée de Sandro finira au cours de leur périple par s'effacer des mémoires créant comme un grand vide. Mais du fait que Sandro et Claudia partent à sa recherche ils se sentent épiés et ont l'impression de ne plus pouvoir vivre pleinement, d'être limités dans leur fait. A tel point que les personnages en sont d'autant plus frustrés, à commencer par le brave Sandro qui voulait devenir peintre mais qui finit par être consultant, car c'est un travail beaucoup plus lucratif. Cette réplique résume parfaitement les pensées de ce personnage : « " Je me croyais un génie prêt à vivre dans un meublé. Aujourd'hui, j'ai deux maisons, une à Rome, l'autre a Milan. Quant au génie je n'en suis pas un. Qu'en penses-tu ? ».
La photographie est vraiment splendide et le film malgré son coté émotionnel garde un petit air de légèreté. L'actrice Monica Vitti est resplendissante sur tout les plans, véritable objet de beauté filmé par Antonioni. Autant dans les plans fixes, que dans les mouvements, dans les regards pénétrants que dans les regards vides. L'actrice excelle en toutes conditions. La beauté d'une femme, la sensibilité d'un homme, la perte de repères, la frustration de la vie, la sensibilité érotique, la mélancolie, tant de choses qui se confrontent sous une mise en scène parfaitement maîtrisée. Il ne faut pas se mentir, L'avventura est une oeuvre contemplative et dénuée de rythme ce qui ne plaira donc pas à tout le monde. Mais c'est aussi ce qui fait sa plus grande force, en se désintéressant de la progression de l'enquête à proprement parlé, Antonioni prends son temps pour filmer les sentiments et autres errances de ses personnages.
L'avventura est donc une aventure psychologique et émotionnelle entre mort et naissance d'un amour. Une œuvre essentielle.
Copieusement sifflé au Festival de Cannes, "L'Avventura" donnera paradoxalement à son réalisateur Michelangelo Antonioni une reconnaissance internationale et marque sa collaboration avec sa muse, la sublime Monica Vitti, qui le poursuivra avec "L'Eclipse" et trois autres films.
Avec "L'Avventura", Antonioni donne toute leur froideur aux iles éoliennes, archipel volcanique non loin des cotes italiennes, il ouvre également une des matrices du cinéma moderne, en filmant avec une grande innovation le quotidien presque morbide d'une femme perdue dans sa propre vie, faisant de l'amour un thème de prédilection. Une femme disparait, surement s'est elle suicidée, nait ainsi une romance hésitante et touchée par la grâce, aussi froide que la pâleur des lèvres de cette actrice inoubliable que le réalisateur sublime à grand coup de plans esthétiques particulièrement habiles.
Et sous sa couverture métaphysique et invisible, le silence des âmes en peine, et la mer silencieuse, le future réalisateur de "Blow Up" rompt littéralement avec l'émotion, la place sous une couche de marbre translucide, et la sublime à partir d'un réalisme épatant, presque irréel autant qu'il est glacial, car ici l'air salé et l'urbanisme représenté se sentent en profondeur, tout en savourant la beauté qui passe ici la frontière de la classe imagée. Malheureusement, même en convaincant les yeux, Antonioni semble volontairement laisser les longueurs exercer son style, et malgré la lenteur forcée du récit, celui ci commence agacer très rapidement, entre les quelque confusions, la complexité de l'écriture et l'explosion de la réflexion, rien est laisser au hasard et les courbes du rythmes atteignent une épaisseur qui n'a rien à envier à la hauteur du Stromboli.
Mais si il est amorcé par l'ennui, "L'Avventura" reste une expérience paradoxalement inoubliable, révélant aux yeux du monde l'un des maitres du cinéma moderne, au service de l'une des plus belles femmes du monde qui éclate ici toute forme de mélancolie. Loin d'un cinéma conventionnel, une aventure irréelle , ennuyeuse autant qu'elle est grandiose.