Un film très intéressant sur le fond car quand on connait comment ont évolué les quartiers de Los angeles par la suite, tout le monde est au courant mais rien ne change au final. Ce film prouve que même les personnes qui se battent au quotidien pour s'en sortir et aider les autres sont quand même pris dans une spirale horrible sans aucune aide de l'état qui bien au contraire continuent de laisser se détériorer les choses (en France même combat) Le film ne tombe jamais dans une surenchère "gangsta c'est cool" (comme d'autres film comme 187 code meurtre etc) il s'agit ici d'une démonstration maitrisé de l'état des ghettos américain servit par un excellent casting : cuba gooding jr, laurence fishburne, ice cube... La forme marque son époque bien sur, début des années 90, et du coup a mal vieillit. ATTENTION : A ne absolument pas regarder en version française qui gâche tout, c'est vraiment mauvais !!
Un pamphlet virulent sur la condition des noirs dans les ghettos a Los Angeles. Mais plutot que de s'appitoyer, John Singleton choisi la lutte de ses persornnages pour s'en sortir. Chez Singleton, il faut s'elever au lieu de se rebeller bêtement. Le film est percutant, les personnages biens définis, boys n the hood est un grand film.
Culte.Pas réellement par son caractère exceptionel de son scénario ou d'autres choses.Simplement par son côté précurseur dans le film de genre aux USA.Dans des années 80 ou augmentent petits à petits les violences dans les ghettos un film se devait de l'illustrer.Qui de plus adaptés que "Ice Cube", fameux rappeur gangsta du groupe culte NWA pour jouer un des acteurs principal.Très bien entouré par Laurence Fishburne et Cuba Gooding.Sans en faire trop le film nous plonge dans la dure réalité des ghettos de Los Angeles ou mêmes ceux qui choisissent le droit chemin,n'en sortent pas indemnes.
Singleton nous livre un film tire de sa propre experience: la banlieu de los angeles avec ce que ca comporte: meurtre... Bon petit film avec un bon casting (fishburne, gooding Jr et Ice cube). Sympa
Pierre angulaire du cinéma gansta, un premier film qui a plutôt bien vieilli et qui fait encore son petit effet grâce à un sens du vécu indéniable et à de bon comédiens (Ice Cube en tête) malgré un côté prêchi-prêcha franchement agaçant.
La rue: les putes narguant de façon éhontée, les dealers, les diseurs de bonaventure, de toute façon un point de vue réaliste sur une tranche de vie qui fait comprendre la haine & les fans lors de la sortie. Indispensable.
Singleton ne confirma jamais ce coup de maître. Véritable sensation à l'orée des années 90, boyz n the hood est devenu un film culte influençant bon nombre de réalisateurs. La grande intelligence de ce film , est de chercher à responsabiliser les parents de ces jeunes désoeuvrés , qui , délaissés par leurs famille se réfugient dans une "famille" de substitution : les gangs. Les réalisateurs se contentent généralement de poser le problème sur la table , ce qui est très facile , mais se gardent bien de proposer des solutions voir même des explications. Singleton , de manière peut être un peu lourde voir moralisatrice, eut ce mérite et à 22 ans s'il vous plait ! Les frères hughes par exemple, avec leurs menace society paraissant plus impressionnant notamment pour les jeunes , s'avère finalement beaucoup plus superficiel malgré ses qualités . En résumé , si boyz 'n the hood est le meilleur film consacré aux ghettos, il le doit à l'intelligence de son propos, et au courage de son auteur.
Avec la naïveté du débutant, John Singleton (toujours adepte de belles caisses: 2 Fast 2 Furious) fournis ou tente de fournir un film bourré d'émotion, comme en témoigne les longs plans sur le visage larmoyant et crispé de Cuba Gooding Jr. Il réussit surtout à nous agacer avec une grosse séquence, sorte de grosse mascarade, où poursuivis par des truands deux types décident de se séparer (à croire que l'union ne fait pas la force) après bien sûr que l'un d'entre eux ait pris le temps de faire une pause pipi (courir c'est trop pour lui) tout en continuant à jouer à son jeu de grattage sur un produit alimentaire. Grosse surprise pour le spectateur de le voir se faire buter... mais ouf, son pote est sain et sauf ! Ridiculissime ! Le jeu de Cuba G. Jr est inégal, voir mauvais surtout en la présence du charismatique Laurence Fishburne (par ailleurs, déjà adepte de pensées philosophiques qui tuent ... c'est matrix avant l'heure) ou encore d'Ice Cube (pas si mal). Avec ses grosses lacunes, le réalisateur parvient quand même (soyons pas chien!) à nous intégrer dans ce quartier et cette "famille".
Je ne l'ai pas vu à sa sortie (où il a fait grand bruit) mais quelques années après. Entre temps, j'avais vu "Menace II Society" que j'ai adoré. C'est sans doute ce qui explique que j'ai si peu apprécié "Boyz N the Hood". Singleton n'a clairement pas le talent cinématographique des frères Hughes. Même si le sujet est à peu près le même, le traitement est grossier, plein de clichés et de bons sentiments. On croirait presque une version Disney du film de Ghetto (à part qq passages un peu chauds). Cuba Gooding Jr est assez moyen. Ice Cube et Larry Fishburne crédibilisent un peu l'ensemble mais ça ne suffit pas à combler les lacunes d'un film de fin d'études mal maitrisé et trop consensuel pour être réellement efficace. On sent que Singleton est un réalisateur qui essaye de faire des films qui plaisent au plus grand nombre plutôt que d'apporter une vision personnelle. Acclamé comme le nouveau Spike Lee à la sortie du film, il a largement contredit les espoirs placés en lui par la suite de sa carrière ("Shaft" et "2fast 2 furious" par exemple sont très loin d'être des films d'auteurs).
Bref, si vous voulez voir un petit film de blacks dans le ghetto qui a mal vieilli, je vous conseille ce film (autant que sa parodie "Spoof Movie" des frères Wayans). Si vous préférez voir un vrai grand film dans le style Scorsesien, essayez "Menace II Society" des frères Hughes.